Dans la même lignée…. Ou presque !
Un Mercy Thompson comme on les aime, plein de péripéties.
L'ennemi est à nouveau les faes, qui essayent de récupérer leur dû. J'ai mis plus de temps à accrocher à ce tome qu'aux autres : l'action démarre doucement, par petites touches, et le début du roman baigne dans une atmosphère d'attente. Mercy est inquiète mais, après tout, peut-être n'est-ce qu'un peu de paranoïa ? On sent que quelque chose se passe sans parvenir à savoir de quoi il s'agit, jusqu'à ce que tous les éléments se mettent en place.
L'écriture de
Patricia Briggs va en se bonifiant et dans ce tome construit comme une intrigue policière, les temps morts du début ont disparu ; la narration sert à la fois l'intrigue elle-même et le fond. On peut dire de ce tome qu'il est celui des apparences : personne n'est ce qu'il prétend être…
Sans parler du glamour des faes, qui est très présent et fondamental dans cet opus, on découvre des loups-garous qui, finalement, se débrouillent très bien avec les mensonges et les semi-vérités. Qui monte la meute contre Mercy ? Qui ourdit dans l'ombre pour s'emparer du pouvoir de l'Alpha ? Certains problèmes évoqués dès le premier tome trouvent ici leur consécration : le mal-être de Samuel qui ne fait que s'accentuer jusqu'au point de non-retour, les ennuis qui poursuivent Mercy et impliquent son entourage, ou encore son statut à part de coyote parmi les loups. On assiste au retour de Bran, et de ses pouvoirs supposés de télépathe, qui nous fait découvrir ainsi qu'à Mercy, l'autre facette des liens de meute. le fonctionnement et la hiérarchie de la meute sont un peu expliqués, bien que cela reste assez compliqué –questions de dominants/dominés, des droits et des devoirs qui s'y rapportent, entre autres…
Le grand absent de ce tome est finalement Stefan, à peine évoqué du bout des lèvres, mais on ne ressent aucun manque tant les autres éléments sont développés de façon fouillée. Une attention particulière est accordée à la psychologie des personnages, dévoilant certains aspects jusque-là insoupçonnés : la carapace de gros-dur d'Adam se fissure, lentement tout au long du tome, à grands fracas à la fin. Samuel cause quelques sueurs froides et la révélation d'une partie de son passé vient éclairer certains aspects de sa personnalité, ainsi que certains choix qu'il a pu opérer –et je n'en dirai pas plus^^.
Inutile de préciser, je pense, que je l'ai dévoré d'une traite ? De mon point de vue, c'est un des meilleurs tomes de la saga (avec le 3ème peut-être), sans que je sache à quel facteur l'attribuer : l'écriture ? L'aspect psychologique ? L'intrigue elle-même ? (Car je préfère les histoires de faes à celles de vampires). Malgré tout, la fin reste ouverte... promettant d'autres rebondissement!
Bref, un tome que je recommande vivement !