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Jean-Daniel Brèque (Traducteur)
ISBN : 2070338851
Éditeur : Gallimard (01/09/2006)
Résumé :
À quinze ans, Nothing, adolescent rebelle et mal dans sa peau, s'enfuit de chez ses parents. Sa route croise celle des Lost Souls, créatures étranges, vêtues de noir, qui boivent une liqueur au goût de sang. Insatiables, sensuels, sauvages, ce sont des prédateurs sans loi qui n'obéissent qu'à leurs instincts. Avec Molochai, Twig et Zillah, Nothing part en quête d'amour, de sexe et de violence au son de longs riffs lancinants dans les boîtes punk de La Nouvelle-Orléa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Lulu_Off_The_Bridge
21 mai 2011
  • 5/ 5
Cher Doc Brite…
Non.
Chère Mademoiselle Brite,
Je vous aime, Mademoiselle. Je vous aime et je devais vous le dire avant que vous ne disparaissiez tout à fait. Car vous disparaissez, c'est un fait, « il » ou « elle », c'est égal, mais quelque chose de vous s'efface, la jeune femme que vous étiez, et moi avec, c'est forcé.
Je suis tombée amoureuse au détour de vos Âmes perdues, entre deux mises à mort, Bauhaus à tue-tête dans ma chambre sombre. J'étais jeune, mais pas trop, corbeau, mais pas trop. J'ai pris en pleine figure Nothing, Steve & Ghost. D'une certaine manière et malgré des milliers de livres, je ne m'en suis jamais remise.
Je conçois que mon aveu est d'autant plus ridicule que je ne suis pas une créature à sang chaud, pas émotive, volontiers méfiante envers tout ce qui se loge trop près du coeur. J'avais beau rire sous cape, les histoires de vampires, ça me connaît, j'en ai lu d'autres et de plus coriaces… Idiote.
Parce que c'est n'est pas de vampire qu'il est question, n'est-ce pas, Mademoiselle ? Pas vraiment ? J'ai adoré Nothing, parangon d'androgyne ripoliné au noir de fumée, dur sous la chair tendre, ancien sous ses quinze ans, encombré d'un univers qui l'ennuie, affolé de désirs qui l'effraient. J'étais comme ça, et tous mes petits camarades amateurs de caves et d'absinthe étaient comme ça, et nous ne l'aurions avoué pour rien au monde. Mais le voir écrit… Vous frappez juste, sous la jugulaire. Ce n'est pas tant la joie de se sentir moins seule, de chercher des alliés, voyez-vous, que la béatitude de retrouver des codes chéris. Un univers qui fait sens. Nous – et votre livre a été le seul moment où j'ai accepté de dire « nous » – nous écoutions, lisions, buvions les mêmes choses. Et nous étions terrorisés. Par essence. Mais pendant les quelques heures de la lecture, nous n'avions pas peur. Cette chanson des Lost Souls ? qui hante le roman, je l'ai chantée en coeur sans l'avoir jamais entendue. Nous n'avons pas peur.
Vampires, vampires… Je ne suis pas très sensible aux vampires, même adorables. J'apprécie la finitude du thème, comme vous, me semble-t-il. En retrouvant ses pairs, Nothing se réfugie dans le fantasme, devient le fantasme, inaccessible. Il est logique que l'histoire s'arrête lorsque l'adolescent, toute transformation achevée, devient mythe et ne s'appartient plus. Si Steve & Ghost vous suivent depuis vingt ans, vous n'avez jamais écrit d'autre histoire de Nothing, c'est un signe, je suppose. Il n'y avait plus rien à dire. J'ai adoré Nothing, et Christian et Zillah, mais je vous aime pour Missing Mile.
J'aime l'idée de ce birdland un peu dingue, cet endroit où l'on ne cesse de revenir, à mi-chemin entre ce monde et l'autre, tout plein de fantômes, de souvenirs, de violences éparses et ordinaires. J'adorerais faire un tour à l'If Sacré, arpenter les routes poudreuses de Caroline du Nord, celle qui n'existe pas, bien entendu. Vous avez créé mon cocon préféré, où croissent et évoluent musiciens malchanceux, fumeurs d'herbe, sorcières et serveuses de dinner, toute une humanité au sang vif, à l'épaisseur saisissante. Et j'aime votre écriture, dans ses réussites comme ses échecs, lourde comme une nuit de veille, pleine d'échos, saturée de références, mais fraîche et libre et frondeuse.
Vous – et d'autres, mais vous d'abord – m'ont rappelé que le noir est lumière et chaleur et mouvement et force. Que la musique est la vie est la musique, et la chair… Que l'amour pousse à déchirer la peau pour se baigner de chair, plus près, toujours plus près. Terrifiant et désirable. Cette étrange esthétique de la mastication, de l'absorption comme preuve d'absolu, je l'ai suivie, fascinée, dans toutes vos oeuvres, jusqu'à étiolement. Je considère que vous disparaissez et vos derniers romans me laissent indifférente. Mais pour Nothing et pour Ghost, pour Sang d'encre et les nuits de Caroline, pour la musique et la chair, et puisque Bela Lugosi n'est tout, compte fait, pas mort, je vous remercie, Mademoiselle.
L.
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verobleue
18 février 2015
  • 5/ 5
« Âmes perdues » est le premier ouvrage de la diva gothique de la littérature underground, Poppy Z. Brite et ce livre, glissé dans ma liste à rechercher depuis un temps certain, n'a pas été facile à trouver.
« Âmes perdues » est donc un livre sur les vampires. le monde entrevu est glauque et même gore, choquant et même repoussant, décrit sans tabou mais écrit avec sensualité. Les vampires sont représentés comme des personnages beaux, sensuels et érotiques mais surtout comme des créatures sadiques, perverses, déjantées, asociales et sociopathes. Ces créatures immortelles jouissent de la « vie » en se nourrissant des peurs, des souffrances et de la vitalité des vivants. Elle arrive à décrire des scènes glauques et choquantes, remplies de violence crue avec poésie.
L'auteur plonge dans l'ambiance gothique des années 80, avec codes vestimentaires et références musicales... La même jeunesse vaine, dépravée et sans avenir, avec le même nihilisme, la même atmosphère lourde, pesante et malsaine des punks.
L'auteur étant transgenre, on comprend mieux pourquoi l'histoire se base sur des personnages homosexuels et androgynes. Elle les traite avec tendresse et une certaine commisération et insiste davantage sur leur tristesse et leur détresse.
Un conte sombre sans intrigue avec des personnages fascinants et une ambiance de qualité. Un conte troublant où la plume élégante et efficace de Poppy Z Brite fait contraster la sensualité avec le réalisme glacial des personnages et teinte d'érotisme et de lyrisme les actes les plus cruels.
J'ai beaucoup aimé cette oeuvre troublante quasi glamour qui renverse le mythe du vampire.
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grm-uzik
12 janvier 2017
  • 5/ 5
Nouvelle Orléans, Molochai, Twig et Zillah sont trois vampires.
Pas des Bela Lugosis, non, des vampires d'aujourd'hui, assoiffés, vicieux, beaux et impitoyables. Ils chassent principalement dans les lieux de débauche où traînent de jeunes gothiques, la recherche de musique d'alcool, de drogues et de sexe.
Nothing, jeune garçon fuyant de chez lui parce qu'il est seul et que les autres le trouvent différent.
Nothing découvre qu'il est le fils de ces vampires, qu'il est de la même race qu'eux. S'ensuit alors un délire de sang, de musique, de sexe et de passion...
Tout d'abord, le bouquin accuse son âge, et on sent parfaitement l'époque a laquelle il a été rédigé. de nombreuses références à la musique gothique sont présentes, que l'on est réellement plongé dans l'ambiance. Jeunesse damnée, par choix ou non (Nothing et Ann en sont les parfaits exemples), jeunesse perdue. On est emportés dans le tourbillon de la vie de Nothing incompris, qui fuit la solitude pour finalement tomber dans la décadence. Il n y a pas de "morale" a la fin du roman. Pas de bons sentiments, non juste une vision de notre société (enfin, ce qu'elle était à l'époque) assez pessimiste il faut l'avouer. Réaction à une Amérique trop puritaine sans doute.
Les vampires sont loin des clichés, encore bien plus personnels que les vampires de Anne Rice. Les vampires ne sont pas d'anciens humains. Non, ils sont une autre race. Assez proche des humains pour les féconder (on assiste donc a des vampires "nés" et non crées) toutefois. Malheureusement pour la porteuse, l'accouchement est fatal. Ils se sont adaptés à la vie avec les humains, leurs dents ne sont plus pointues, nos héros se les liment donc, ils peuvent sortir au jour mais pas trop quand même, boire, se shooter etc... Ils sont rock 'n' roll, éternellement beaux et éternellement jeunes.
Le style est absolument agréable. Pas trop lourd ni trop de descriptions, mais cela suffit à créer une atmosphère. On s'attache à l'ensemble des personnages. A Nothing un peu paumé, à Steve et Ghost, à Christian. On suit avec plaisirs ses routes, ses enfants perdus, qui se croisent, parfois sans le savoir. Les descriptions sont sexuelles et parfois très crues.
Un peu moins de 400 pages, qui revisitent le mythe du vampire, nous plongent dans l'ambiance de la Nouvelle Orléans, de la musique gothique, des jeunes un peu largués, de cette jeunesse en noir, des villages minables. Il n'est sans doute pas à conseiller aux plus jeunes, les scènes osées étant très violente. Contrairement a ce que pourrait laisser penser le résumé, on est loin d'un ersatz d'Anne Rice. Cet ouvrage a sa propre ambiance particulière.
Pour conclure, "Âmes perdues" est un roman phare du vampirisme littéraire contemporain, un pur chef-d'oeuvre, un véritable bijou du genre, un mythe revisité avec originalité à la sauce de l'auteur, Poppy Z. Brite. Je vous le recommande absolument si vous êtes un vampire addict.
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Caribou
13 juin 2012
  • 5/ 5
Difficile exercice que de faire la critique d'Ames Perdues.
Cela faisait pas mal de temps que je rencontrais le nom de Poppy Z Brite, d'un était admiratif, d'autre dégoûté. Je ferais plutôt parti du côté admiratif après la lecture de ce livre. Certes cela s'engage sur des sentiers s'éloignant de la morale, certes il y a de l'inceste, du sang, certes... Mais à côté de ça, l'univers est tellement fourni, les personnages tellements bien construits... Je me suis vraiment attachée à Ghost, devin d'un peu plus de vingt ans, avec son côté androgyne, ses yeux bleus doux, le plafond de sa chambre constellé d'étoiles, son chapeau ceint d'un tissu coloré. Il y aussi Nothing, adolescent adopté aux origines ignorés et à la vie désillusionée. Tout est bon pour tenter de se défaire de cette existence qui ne lui convient pas. Un jour, il va finalement prendre la route et, de fil en aiguille, rencontrer un trio de vampires. Trio dont j'ai d'abord été intriguée par le leader avant de haïr ses membres. Car Ames Perdues, c'est aussi des chemins qui s'entremêlent. Les chapitres s'alternent, on voit les protagonistes avancer chacun de leur côté, on se laisse porter avant de saisir que ces chemins vont finalement se rencontrer. Moi qui ne suis pas fana de ce concept d'habitude est vraiment adoré. Chaque personnage est aussi touchant, chacun a son passé, ses blessures, ses rêves, ses points forts et ses points faibles. Chacun est desespérement humain, desesperement seul. Steve, l'ami d'enfance de Ghost, auquel je me suis finalement attachée, avec sa T-Bird, l'amour qu'il porte à Ann qui se confond avec la rage, cette même Ann, artiste, retenue par un père trop possessif, qui finira par se perdre, Christian, le vampire que la vie trop longue a fini par abîmer, Laine, personnage secondaire qui m'a touchée parce qu'il était sans doute aussi perdu que les autres avec ses baisers sélés de larmes...
Toutes ces vies évoluent, entre la Nouvelle Orléans et le petit village de Missing Miles, sur les routes et dans la nuit.
Je n'arrivais plus à m'arrêter, les pages semblaient se tourner toute seule. J'avais peur, j'étais éblouie par l'écriture, j'étais triste...
J'ai aimé, tout simplement.
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KrisPy
15 septembre 2014
  • 2/ 5
Ce livre, j'aurais pu, peut-être, l'apprécier s'il avait été écrit il y a quinze ou vingt ans... Mais il a été écrit en 2006, surfant sur la vague fantastique/vampire. Et cela se sent.
Les histoires de vampires qui sentent le caveau et l'hémoglobine, on peut dire que j'en suis férue depuis mon adolescence. Dracula de Braham Stocker, Carmilla, Lestat, Louis et Armand sont pour moi des classiques. Et bien entendu, je n'ai jamais, ne serait-ce que feuilleté, la série des Twilight, trop jeune, trop fleur bleue. (De toute façon je ne fais pas partie de la cible marketing...^^)
Pour en revenir à Âmes Perdues, je suis déçue.
J'ai adoré lire Poppy Z. Brite et son Corps exquis. Mais là, disparue l'écriture originale, l'histoire intense et fluide et les personnages atypiques. Place à une écriture ampoulée, lourde et pleine d'adverbes inutilement redondants et à des personnages caricaturaux.
Alors peut-être à ceux qui aiment les jeunes gens dépravés qui se prennent pour des vampires ce livre peut plaire. Mais je préfère lire des histoires de jeunes gens dépravés concoctées par Bret Easton Ellis, ou encore me pourlécher avec les saisons 5 et 6 de True Blood.
Et pour ceux, qui comme moi, aiment les vrais romans gothiques noirs et sanglants, les Âmes perdues sont un brin ennuyeuses et semblent perdues, oui, mais dans le brouillard cheap et toc d'un livre trop commercial.
ps- M'ennuyant ferme durant cette lecture, je relis La Plaisanterie de Milan Kundera... un peu de vampirisme aussi dans ce social-communisme forcené... beaucoup de zombies aussi...
Lien : http://www.babelio.com/livre..
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
myrtille81myrtille8109 janvier 2013
Christian passa devant un seuil obscur. des formes pâles s'agitaient au sein d'une lumière bleutée. Il se souvint de l'époque où cet antre était un club de jazz, où les accord de cuivres montaient jusque tard dans la nuit pour aller caresser les étoiles, où des femmes aux lèvres épaisses et à la peau couleur café saluaient les passants de leur sourire noir. Un soir, il avait vu Louis Armstrong sur ce même trottoir, en manches de chemise, au milieu de ses amis.
[...] A présent, les fêtards qui attendaient nerveusement sur le trottoir avaient une peau blafarde, des yeux cernés de noir et des vêtements en lambeaux, et ressemblaient à des fantômes, à des images négatives des danseurs agiles qui avaient jadis consacré leur nuit au jazz. A présent, la musique qui sortait de la boîte pour monter vers la lune était austère, sombre et étrange, un hymne pour tous les enfants perdus qui commencent à vivre à la tombée de la nuit, à l'heure où les bars ouvrent et où la musique fait résonner ses premiers accords."
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AltervoraceAltervorace04 avril 2012
Les dernières journées de l'été mourant, l'approche rapide de l'automne. Une nuit glaciale, la première de la saison, un changement dans le climat terne du Maryland. Il fait froid, pensa l'adolescent ; son esprit lui semblait engourdi. Les arbres qu'il apercevait par la fenêtre de sa chambre n'étaient que de gigantesque brindilles de charbon, frissonnant par crainte du vent ou pour résister à ses assauts. Tous les arbres étaient seuls. Tous les animaux étaient seuls, qui dans son terrier, qui sous sa fourrure, et ceux qui mourraient sur la route mourraient dans la solitude. Avant le matin, pensa-t-il, leur sang aurait gelé dans les fissures de l'asphalte.
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TalinaTalina20 juillet 2011
Ma grand-mère m'a dit qu'il ne faut pas essayer de définir le mal, parce que dès qu'on croit y être parvenu, une nouvelle forme de mal vous apparaît soudain et s'insinue dans vos pensées. A mon avis, personne ne sait ce qu'est le mal. Et personne n'a le droit de le dire.
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CatriesCatries07 juin 2015
Des fleurs séchées et des feuilles aux couleurs délicates étaient épinglées au plafond. Sur les murs, au crayon gras et à l’encre, au crayon de couleur et au stylo feutre, se déployait une fresque chaotique – des cartes de contrées réelles ou imaginaires, des visages apparemment sur le point de parler. Et des mots. Des centaines de mots. Des mots rassemblés en phrases, en citations et en paroles de chansons. Des mots isolés, inscrits là pour leur éclat individuel ou leur gloire enténébrée. Et là sur le plafond – au-dessus du lit, au sein des frondaisons friables -, des étoiles. Un univers entier d’étoiles et de planètes, un millier de minuscule corps célestes, luisant faiblement d’une lueur jaune. Mon Dieu, je suis chez moi, pensa Nothing. Et il entra dans la chambre.
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PartheniaParthenia15 mai 2013
"Même Wallace ferait l'affaire, même ce vieil homme fatigué aux yeux si tristes. Il colla ses lèvres à la gorge de Wallace. Sa peau était sèche, flasque; sentait la vieillesse. Il mordit et goûta le sang pour la seconde fois de la nuit...
Mais c'était un sang amer, un sang vicié, et il recracha et s'étouffa. Ses narines palpitèrent. Les vapeurs de whisky et de chagrin lui avaient brouillé les sens, mais il percevait à présent l'odeur de ce sang. L'odeur de la maladie, une puanteur qui imprégnait toutes les cellules de Wallace; aussi forte et puissante que l'odeur du fleuve. Une maladie mortelle, probablement un cancer. Le goût de la corruption dans sa bouche. (...)
La nausée le terrassa. (...) Il se retrouva à terre, incapable de bouger, secoué par le choc, redoutant un nouvel accès de nausée. (...)
Il vit Wallace viser, puis ferma les yeux. Et la nuit explosa, et la douleur transperça sa poitrine. Impossible de respirer. Un projectile de plomb incandescent le pénétra. Il garda les yeux fermés pour ne pas voir le triomphe se peindre sur les traits de Wallace.
Avant d'être emporté par un flot de douleur et de nausée, il eut le temps de formuler un ultime regret : Trois cent quatre-vingt-trois ans... une si longue vie... il aurait dû être beau... pas comme ce vieil homme triste et fatigué... il aurait dû être adorable."
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Videos de Poppy Z. Brite (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Poppy Z. Brite

La chronique de Gérard Collard - Poppy Z Brite
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