> Dan Simmons (Préfacier, etc.)
> Jean-Daniel Brèque (Traducteur)

ISBN : 2070436918
Éditeur : Editions Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Les bayous recèlent de bien terribles secrets. En douze nouvelles, poétiques et vénéneuses, gothiques et romantiques, Poppy Z. Brite nous convie à participer à un voyage sans retour où un fantôme se lie avec une strip-teaseus... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 12 mars 2011

    Melisende
    Poppy Z. Brite est une auteure dont j'entends parler depuis un moment grâce à une amie qui aime beaucoup ce qu'elle fait. Jusque là, je n'avais jamais eu l'occasion de découvrir l'univers de cette référence dans le domaine de « la littérature underground et gothique » ; j'ai donc profité d'un partenariat avec Folio, proposé par Livraddict, pour combler ce manque.
    Je ne sais pas si le format « nouvelle » est la meilleure façon de commencer avec Poppy Z. Brite et si c'est vraiment représentatif de son style, mais je pense tout de même avoir eu un bon aperçu de l'univers que peut nous proposer l'auteure. Sur les douze « contes » que contient ce recueil, quatre m'ont beaucoup plu mais je pense être complètement passée à côté de deux autres, même si je leur reconnais quelques éléments positifs. Les six autres nouvelles m'ont semblé « moyennes » même si ce terme ne colle définitivement pas à une auteure hors du commun comme Poppy Z. Brite…
    Avant d'entrer dans les détails, je remercie Livraddict et Folio pour la découverte, et je vous propose quelques phrases pour « résumer » chaque nouvelle, pour que vous ayez une idée un peu plus concrète des sujets abordés…
    La première nouvelle baptisée « Anges » met en scène Steve et Ghost qui rencontrent, lors d'un de leur périple, deux frères siamois séparés prêts à tout pour être à nouveau réunis.
    Dans « Conte géorgien », l'auteure nous présente quatre amis qui vivent dans une église, chacun ayant ses particularités…
    Deux jeunes hommes trouvent le temps longs et inventent des jeux pour le moins « particuliers » pour vaincre leur ennui dans « Sa bouche aura le goût de la fée verte ».
    Alors qu'il quitte la bibliothèque tard le soir, un petit garçon se fait agresser ; des années plus tard, sa voix d'or semble être maudite et… la suite dans « Musique en option pour voix et piano ».
    Alors que Robert et le narrateur se promènent dans le quartier chinois, le croque-mort du coin les embauche pour veiller sur le cadavre d'une femme dans « Xénophobie ».
    La sixième nouvelle, justement appelée « La Sixième sentinelle », change un peu des précédentes puisqu'elle met en scène Rosalie, une jeune femme au passé trouble, cohabitant avec un fantôme.
    Deux nouveaux personnages masculins sont à l'honneur dans « Disparu » ; l'un d'eux vit au dessus de la boutique d'une sorcière qui conserve un cadavre dans un cercueil en verre.
    « Traces de pas dans l'eau » présente la rencontre de Dru, adolescent aux dons mystérieux, et Ninive qui cherche à retrouver son jumeau.
    Avec le neuvième conte, « Prise de tête à New York », on retrouve les deux héros du premier, Ghost et Steve, qui ont bien du mal à trouver leur chemin dans la grande ville qu'est New York.
    Le narrateur de « Calcutta, seigneur des nerfs », nous présente sa ville natale et son adoration pour la déesse Kali.
    Avec « Paternité », Poppy Z. Brite s'attarde sur un thème inédit jusque là : être père.
    Et enfin, « Cendres du souvenir, poussière du désir » met en scène un couple en déroute ; la jeune femme couchant avec le meilleur ami de son fiancé, celui-ci étant de plus en plus consumé par la jalousie…
    Pas étonnant que Poppy Z. Brite soit reconnue comme étant l'une des « chefs de file de la littérature underground et gothique » quand on s'attarde deux minutes sur ses thèmes de prédilection : la mort, les couples homosexuels, le vaudou, la Nouvelle-Orléans, la musique… Vu comme ça, ça ne fait pas franchement envie, n'est-ce pas ?
    Je vous l'accorde, j'étais assez sceptique avant d'ouvrir le recueil. Ayant pourtant évolué dans le milieu gothique et underground (milieu que je côtoie encore de temps à autre), je n'ai jamais été particulièrement attirée par tous ces « clichés ». A petite dose pourquoi pas, mais là, douze nouvelles, j'avais peu de faire une overdose, aussi courtes soient-elles.
    J'appréhendais également le côté « yaoi » (terme utilisé pour les mangas, mais autrement dit : les histoires de couples homosexuels), pas que je sois homophobe, loin de là (surtout quand on connait un minimum mon entourage), mais disons que ce n'est habituellement pas ce que je recherche dans mes lectures.
    Et bien, finalement, tous ces thèmes sont assez bien menés pour être intéressants, voire passionnants dans un ou deux textes ! Je me suis habituée à suivre des narrateurs et des personnages essentiellement masculins (ça manque un peu de femmes quand même…) et je me suis surprise à apprécier les relations qui les unissent (fraternelles, amoureuses,…). Comme quoi, quand c'est bien écrit…
    Il est vrai que Poppy Z. Brite écrit bien. Elle fait beaucoup appel aux sens du lecteur : la vue évidemment, mais également l'odorat avec la description de beaucoup d'odeurs nauséabondes et de parfums entêtants. J'ai également apprécié les nouvelles qui se déroulaient à la Nouvelle-Orléans. La moiteur de l'atmosphère, la magie vaudou, les boutiques atypiques… On ne s'étonne plus de croiser des corps morts dans les coins de rue ! C'est très « palpable ». Un peu « dégueulasse » parfois tant on a l'impression d'avoir un cadavre en décomposition devant nous… cela dit, cela prouve le talent de l'auteure pour les descriptions, quelles qu'elles soient.
    Cependant, j'ai parfois eu un peu de mal avec les tournures de phrases alambiquées, un peu comme si Poppy Z. Brite ajoutait le maximum d'adjectifs pour qualifier quelque chose. J'ai tendance à préférer les phrases nettes (attention, pas forcément courtes ou simples, mais claires) aux surenchères qui en deviennent parfois ridicules. Je ne sais pas si je me suis habituée à ce genre de phrases à rallonge ou si elles se raréfient au fil des pages, mais dans l'ensemble, j'ai apprécié le style.
    En ce qui concerne le côté « formel » de ce court recueil, les nouvelles n'excèdent jamais les 25 pages. Autant j'aurais aimé que certaines soient un peu plus longues (deux ou trois ne s'étendent que sur une dizaine de pages), autant certaines m'ont paru bien longues pour ce qu'elles avaient à dire… mais tout dépend évidemment du sujet proposé.
    Je retiens et vous conseille en priorité « Musique en option pour voix et piano » et « Paternité » qui, toutes les deux sur des thèmes différents, ont su m'accrocher. La première grâce au héros lié à la musique, la seconde car Poppy Z. Brite a su parfaitement décrire le sentiment de paternité ; sans doute la nouvelle qui m'a le plus émue.
    Dans une moindre mesure, j'ai apprécié « La Sixième sentinelle » qui tourne autour d'une jeune fille et « Sa bouche aura le gout de la fée verte » sans trop savoir pourquoi, sans doute pour la chute.
    En revanche, j'ai vite oublié « Conte géorgien » et « Traces de pas dans l'eau », toutes deux très courtes, elles ne m'ont définitivement pas convaincue !
    Sans avoir adoré ce recueil (de toute façon, je n'aime pas trop le format « nouvelle », au départ), je retiens en priorité les quelques textes qui ont su sortir du lot.
    Je suis heureuse d'avoir enfin découvert Poppy Z. Brite, et même si je ne m'en fais pas une priorité, je serais curieuse de la retrouver, mais dans un format plus long cette fois-ci…
    Merci donc à Folio et à Livraddict pour leur confiance !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/les-contes-de-la-fee-verte..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Je découvre Poppy Z. Brite version "nouvelles".Un chronique qui me rappelle à l'ordre, car je n'ai toujours pas écrite ma note sur "Alcool", mon coup de coeur 2010 (lu en octobre).Donc incursion dans le petit monde de Poppy Z.B., cet univers fantastique, glauque et putride que j'avais côtoyé lors de ma lecture "d'Ames perdues".En entrant dans ce recueil, me voilà en terre un peu connue. La première nouvelle met en scène Ghost et Steve, les deux jeunes artistes du groupe Losts Souls, personnages centraux du roman "Ames perdues". C'est ce que je trouve plutôt sympa concernant les nouvelles quand elles sont exploitées ainsi. A l'origine du roman, l'histoire nous permet d'avoir un aperçu de la naissance du roman. La nouvelle peut-être également un épisode qui peut nous en apprendre plus sur le roman, ou sur une partie sous-entendue, ou..., ou...Au final, une bonne entrée en matière. La première nouvelle est également à l'image, même si pas la pire, de ce seront les autres. Une plongée dans un univers décalé, bizarre, malsain. On fraye avec l'horreur, le fantastique et le gothique. Immergée dans le livre, le texte m'a donné plusieurs fois froid dans le dos!Je ne me suis pas amusée de la même façon avec toutes les nouvelles. J'en ai trouvé certaines beaucoup plus géniales que d'autres. Mais en règle générale, c'était un bon moment de lecture.L'écriture de Poppy Z. Brite est assez "poétique". L'horreur n'est pas décrite avec juste la volonté de dégouter. Je trouve qu'il y a une esthétisation de ces scènes "dérangeantes".Quand je lis Poppy Z. Brite, je ne fais pas que regarder un paysage d'un oeil extérieur, je me sens vraiment intégrée dans l'univers, happée dans le récit, le décor s'installe autour de moi. On se déplace en Nouvelle Orléans (même si on y a jamais mis les pieds).J'aime vraiment beaucoup cette auteur. Déjà, je trouve son nom plutôt terrible. Mais surtout, j'aime découvrir ses histoires. J'apprécie beaucoup cette partie fantastique et j'ai adooooré "Alcool".Une auteur plein de ressources.A suivre!Je remercie vivement BOB et Gallimard pour le partenariat!Ma note : 3,5 étoilesFolio SF, janvier 2011, 265 pages
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Lolita_Moon, le 16 avril 2011

    Lolita_Moon
    J'ai pu lire au travers des différentes critiques que ce recueil ne faisait pas l'unanimité. Je dois avouer que j'ai été totalement conquise. J'ai découvert Poppy Z.Brite grâce à une amie qui était très branchée littérature underground, et qui m'avait décrit un précédent roman, Les Corps Exquis. Et je suis tombée sur ce livre car c'était le seul de cet auteur dans la médiathèque près de chez moi. Je dois dire que depuis que je l'ai lu, c'est un des livres vers lequel je reviens régulièrement. Pourquoi? Eh bien...
    Tout d'abord grâce aux ambiances qu'elle crée, poisseuse et envoûtante, qui ont pour la plupart la Nouvelle Orléans comme théâtre. Elle fait transparaître toutes les particularités de la région : les mystères du bayou, le passé français, le vaudou... Et elle y place ses marionnettes, des personnages aussi excentriques qu'attachants, comme Ghost, Nothing, le mystérieux chanteur à la voix d'ange... Un point un peu négatif est que les couples homosexuels sont très présents dans ses histoires.
    Parfois, les personnages ou l'histoire restent flous, il y a du non dit, mais c'est aussi ce qui fait le charme de ces nouvelles, une impression de brouillard pas toujours dissipé, et qui nous laisse dans un curieux état d'esprit. Et son originalité : deux paumés sous acide, un chanteur dont la voix pousse au désespoir ceux qui l'écoutent chanter, un couple de dépravés aux plaisirs coupables...
    J'ai aussi adoré le style, que je trouve curieusement proche, pour certaines images et métaphores, du XIXe. Des images géniales, trash et en même temps hyper poétiques, originales, angoissantes ou drôles.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Bruno19, le 07 mars 2011

    Bruno19
    Reçu dans le cadre d'un partenariat avec le site Blog-o-Book
    Recueil de nouvelles écrites entre 1987 et 1993, ces contes de la "fée verte" (l'absinthe) sont des histoires de morts, de morts-vivants, de personnages déjantés dans un univers moite et inquiétant de la Nouvelle Orléans.
    Premier avis: si vous êtes dépressif ou craintif, passez votre chemin. Les gens meurent, se mutilent se suicident... nous sommes dans une ambiance gothique.
    Mais pour ma part, c'est un peu cela le point faible: il y a l'ambiance mais pas réellement d'histoire(s).
    Certaines nouvelles se terminent sans que j'ai bien compris quel était le thème de l'histoire (deux musiciens debarquent à New York et traversnt la ville jusqu'à leur lieu de concert, confrontés à des SDF qui leurs apparaissent comme des zombis...oui et alors? hormis les ambiances et descriptions, quel interet?
    Quelques unes (paternité, musique en option pour voix et piano, la sixième sentinelle)sont de bonnes petites histoires telles que je conçois une nouvelle: un récit avec une fin pleine de surprise . D'autres (Calcutta seigneur des nerfs) contiennent de bonnes idées (les morts vivants ont envahi la ville) mais traités trop etrangement pour que la nouvelle soit réussi à mon sens.
    Un ressenti globalement négatif donc. Si l'univers de l'auteur est nettement gothique et ses textes très imagés avec parfois des descriptions presque poétiques, les histoires sont souvent inexistantes et pour moi une nouvelle est avant tout une histoire pas une simple ambiance.
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    • Livres 3.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 16 mars 2011

    PerdreUnePlume
    Chronique bien difficile, je dois le dire face à une lecture si particulière qui ne peut se résumer à un simple "j'ai aimé" ou "pas". Je vais tout de même tenter de faire au mieux et vous dire ce que j'en retiens !
    J'étais très curieuse de découvrir Brite, qu'on qualifie de véritable "maître" dans son genre, à savoir horreur-underground.
    Je ne suis pas sûre pour autant que ce recueil de nouvelles soit la meilleure voie pour faire connaissance avec elle.
    En premier lieu parce que je ne suis pas une grande fana de ce format, qui bien souvent ne me laisse pas le temps de m'installer dans la lecture ; également parce que ce recueil regroupe des textes publiés dans un magazine spécifique Horror Show sur des thématiques assez proches.
    Et puis la préface de Dan Simmons m'a finalement rassurée, préparée à ce qui m'attendait... un bel éloge ! (et plein d'humour pour ne rien gâcher).
    Toutes les nouvelles ont donc un fond commun et des thèmes récurrents : la Nouvelle-Orléans, le vaudou, l'homosexualité, l'Alcool et les drogue, le fantastique, la musique...
    Et se lisent comme on regarde un bon vieux Conte de la crypte, avec la recherche d'une ambiance et une certaine curiosité morbide.
    Je dois dire que l'effet est réussi, surtout au niveau de l'ambiance. Peut-être même trop pour moi par moment, j'ai du faire des pauses entre les nouvelles, saturée à l'excès et contaminée par l'atmosphère.
    Parce que le plume de Brite est plus qu'efficace, elle est crue, écorchée vive et ne nous épargne rien.
    Sa force évocatrice est mise au service du glauque, de la noirceur et elle est puissante, surtout dans ses descriptions et les atmosphères qu'elle instaure.
    Quant aux nouvelles en elles-mêmes, elles n'ont pas le même impact. Certaines sont plus dures que d'autres, plus ou moins fantastiques... question de sensibilité du lecteur aussi. J'en ai aimé quelques unes, d'autres moins mais aucune ne m'a laissé indifférente, je suis rentrée dans chacune d'entre elle ; je pense donc que l'objectif de l'auteur est atteint.
    Tout comme j'ai aimé frissonner les jeudis soirs, devant les Contes de la crypte mais tout autant ensuite retrouver le réconfort de mon lit, j'ai aussi été soulagée de refermer le livre, de quitter cette Louisiane et son bayou suintant, sa chaleur étouffante et ses âmes en déroute à l'haleine chargée d'absinthe ; cette fée verte maléfiquement trompeuse...
    [Mon avis complet dans la suite]

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2011/03/16/Contes-de-la..
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Citations et extraits

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  • Par Lizouzou, le 11 juillet 2011

    Il ne disait pas un mot, mais il me semblait entendre ses cris, montant en spirales éternelles et silencieuses, résonnant dans toutes les pièces.
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Video de Poppy Z. Brite

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Vidéo de Poppy Z. Brite

Vidéo en anglais. Poppy Z. Brite présente son roman "Liquor".








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