ISBN : 2918767220
Éditeur : Asphalte (2012)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
« Faut que tu sois notre guide, toi tu nous guides et nous on fait le boulot. Mais on a besoin de tes yeux. Parce que toi en plus tu connais les baraques, tu sais où sont les capteurs des alarmes, quelles fenêtres ils laissent ouvertes, si y’a des grilles partout ou pas... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par ballad, le 12 mars 2012

    ballad
    Il était écrit que je ne lirais que des auteurs latino-américains pour les opérations masse critiques de Babélio. Mais j'en suis heureuse car Félix Bruzzone est un jeune auteur argentin au talent prometteur.
    Solarium raconte l'histoire de Tavo qui est piletero, soit nettoyeur de piscine, dans une bourgade près de Buenos Aires, un endroit où pullulent les grandes villas. Travaillant sous le soleil brûlant toute la journée, il fait partie d'une petite équipe de nettoyeurs, malheureusement le "Roi des Rois", qui en est le chef, a mystérieusement disparu, et Yuyo, son collègue, a été retrouvé mort au fond d'une piscine, électrocuté par les câbles des machines de nettoyage. Un jour, Tavo entend un coup de feu alors qu'il est en plein travail, il croit même voir un mort au fond de l'eau. Il détale, et pendant sa fuite on suit son monologue intérieur grâce auquel son portrait se dessine et s'étoffe.
    Il m'a fallu quelques pages pour m'habituer au style rapide, dynamique et parfois elliptique de ce livre. Son discours n'est pas linéaire, et n'a pas une construction simple. L'histoire va de l'avant avec le bavardage du narrateur qui nous raconte ses souvenirs. Peu à peu son histoire ou du moins une partie se dessine sur fond de paysage local argentin.
    Le gros point fort du livre est incontestablement ce langage recréé, inventif, drôle et déstabilisant aussi, dans lequel s'exprime Tavo. Une manière hallucinante de s'exprimer, un parler direct et familier, ponctué de mots utilisés en guise de métaphore. Cela ressemble un peu à du Audiard remis à la sauce argentine.
    Une lecture à essayer pour apprécier cette écriture particulière et très originale de l'auteur. Merci à Babelio et aux Editions Asphalte qui m'ont permis de découvrir ce livre.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ildibad, le 05 mars 2012

    ildibad
    Merci à Masse Critique de m'avoir permis de découvrir ce remarquable roman court (150pp).
    Le critique n'a pas la tâche facile vis-à-vis d'une telle œuvre : c'est un menu de haute cuisine où chaque plat est savamment agencé et où chaque saveur contribue au succès sans dominer, mais laisse un arrière-goût qui se réveille quelques pages plus loin.
    Le fil de l'histoire est simple. En Argentine, un laveur de piscine est entrainé par une bande dans des cambriolages de villas. Il doit servi d'indicateur au gang.
    Le récit se déroule à la première personne et nous entraîne dans les pensées du personnage central. C'est un homme simple, et ses pensées sont simples. Cependant, de digressions en digressions, c'est son monde qu'il nous livre : Riches et pauvres, amis, sa femme, son fils, son beau-père, entourage, et surtout l'Argentine avec son cagnard qui fait mal, ses clivages sociaux et ses relations humaines souvent dures.
    Il y a peu d'auteurs capables en quelques mots de camper un personnage, ses affects et sentiments, son entourage. Felix Bruzzone est magistral tant dans son vocabulaire que dans sa construction. Sa narration, faussement décousue ne perd jamais le lecteur.
    Un Oscar doit être décerné à la traductrice, Hélène Serrano. Elle doit maîtriser les deux cultures et avoir fait corps avec un ouvrage où l'inventivité du vocabulaire et la maîtrise de la langue sont élevées pour livrer un résultat fluide, léger et agréable à lire.
    J'aime bien le principe de la « bande son » du livre, cela ajoute une dimension au roman. Elle est en écoute sur http://asphalte-editions.com/blog/. Personnellement, j'aurais préféré quelque chose d'un peu plus acide. Cependant, ne maitrisant pas l'espagnol, j'ai dû me contenté de me laisser mené par la musique et les voix. J'ai probablement perdu quelque-chose à ce niveau.
    Prenez le temps de déguster « Solarium » de Félix Bruzzone, il en vaut la peine.
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    • Livres 3.00/5
    Par encoredunoir, le 25 mars 2012

    encoredunoir
    Tavo est piletero, nettoyeur de piscines, à Don Torcuato, une petite ville des environs de Buenos Aires. Alors qu'il vient accomplir son travail dans une résidence, il entend un coup de feu, des gens qui courent… il fuit mais, très vite, se sent suivi. Quelque chose de louche s'est passé mais personne, et surtout pas la police, ne semble vouloir y prêter attention.
    Le nettoyage de piscine, ce n'est pas la panacée quand on a une femme aigrie et un enfant handicapé dont on doit s'occuper. Et puis c'est dangereux. Yayo, le collègue de Tavo, en est mort et le Roi des rois, son patron, est parti. Si en plus on se trouve aux prises avec des tueurs, ça devient carrément invivable.
    Solarium part dans tous les sens, au gré des pensées décousues de Tavo mêlant la réalité présente, les songes et les souvenirs. le tout dans un langage métaphorique souvent étrange qui nous mène constamment à la limite de la folie. Ce soliloque ininterrompu et haché entraîne le lecteur à la suite du héros dans son errance entre le passé et le présent, ses rêves déçus et sa réalité angoissante. D'autant plus angoissante que Tavo, dans sa longue logorrhée, peut aussi bien se lancer dans ses considérations sur la meilleure façon d'éliminer les tâches vertes dans les piscines que sur la manière dont il se sent suivi et épié.
    Hallucine-t-il ou est-ce ce qu'il vit qui lui fait perdre la tête ? Sous une chaleur accablante, dans une ville qui semble désertée en même temps qu'hostile tant le discours de Tavo est autocentré, on s'accroche et l'on essaie de suivre.
    Et suivre Tavo, ce n'est pas toujours simple. Solarium tient de l'exercice stylistique – et l'on peut s'incliner devant le travail qu'a sans doute dû fournir Hélène Serrano, la traductrice – qui, parfois, se fait au détriment de la compréhension par le lecteur s'il se montre un peu inattentif. C'est aussi un portrait distordu de la société argentine, un drôle de roman, une curiosité.
    Désarmant, déstabilisant, Solarium nécessitera que le lecteur accepte de se laisser embarquer et mener sans se poser de question. S'il donne cette adhésion, il fera un étrange voyage pas du tout désagréable bien que parfois ardu.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-solarium-de-felix-bruzzone..
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    • Livres 3.00/5
    Par Naoko, le 26 mars 2012

    Naoko
    Avant tout, je souhaite vivement remercier les éditions Asphalte ainsi que Babelio pour cette découverte. (Partenariat dans le cadre de "Masse Critique")
    C'est un hasard, c'est la seconde fois que que je reçois un livre des éditions Asphalte et je ne m'en plains pas. Cette jeune maison d'édition propose depuis deux ans des livres très modernes, ancrés dans la ville et avec pour particularité d'associer la musique (playlist sur le site d'Asphalte) à tous ses livres. Cela m'avait déjà charmé en lisant "A contresens" de Tom Liehr.
    Mais revenons à "Solarium", un court roman (154 p.) écrit par Félix Bruzzone, auteur argentin né à Buenos Aires. Son roman se passe... en Argentine évidement et plus particulièrement à Don Torcuato, petite ville proche de la capitale où vit actuellement l'auteur. Un univers authentique ou se mêle chaleur, foule, bidonvilles et rencontres en tous genres.
    Tavo, nettoyeur de piscines dans les maisons les plus riches de Don Torcuato voit un jour son train-train quotidien basculer suite à un coup de feu entendu au loin...
    Je dois l'avouer, les premières pages n'étaient pas évidentes, j'ai dû m'accrocher car l'écriture part un peu dans tous les sens, l'univers très loin de ce que l'on vit au jour le jour peut dérouter mais il faut persister!!
    Un joli challenge réussi pour les éditions Asphalte!

    Lien : http://blogvonnaoko.blogspot.fr/2012/03/solarium-de-felix-bruzzone.h..
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Citations et extraits

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  • Par ballad, le 12 mars 2012

    - T’es une vraie petite groseille toi, hein, c’est bien parce que t’as le swing, sans ça je te faisais persil, je te dis pas.
    - Tu me trouves trop vert ?
    - Mais non, pastèque : persil haché, je te hachais menu et je te balançais aux cochons.
    - Un peu de respect pour tes aînés, bébé.
    -Aînés la raie du cul, y’a pas plus respectable ; t’inquiète Bisounours, un de ces soirs je t’attrape et je te fais gagner au loto. »
    Ca c’était Yuyo tout craché.
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  • Par asphalte, le 09 janvier 2012

    C’est pas des cambrioleurs du dimanche tu comprends, ceux-là tu les attrapes au filet à papillons. Maintenant t’as plein de professionnels, ils ont compris que c’était du gâteau. Parce que les gens, c’est vrai qu’ils prennent certaines précautions. Seulement ils voient que la serrure est cassée et ils mettent un mois à la faire réparer. La fois d’après c’est l’alarme qui reste coincée, qu’est-ce qu’ils font, ils la débranchent. Ou leur chien qui clamse et avant qu’ils en reprennent un… Le secteur a toujours été tranquille, et puis on est là. Mais contre une attaque commando, qu’est-ce que tu veux faire ; les types ont toutes les infos. Avant ça allait parce que combien il pouvait y en avoir. Dix, vingt, dans tout le pays. Aujourd’hui ils sont… je sais pas : des milliers. Avant tu leur disais là non et c’était là non. On s’arrangeait. Moi j’allais faire un tour à la San Jorge, j’en chopais quatre ou cinq et je leur filais des billets pour le bal, ou des consos, tous les vendredis je faisais ça, et ils faisaient pas chier. Ou ils allaient ailleurs. Maintenant il t’en tombe des arbres.
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  • Par asphalte, le 09 janvier 2012

    Faut que tu sois notre guide, toi tu nous guides et nous on fait le boulot. Mais on a besoin de tes yeux. Parce que toi en plus tu connais les baraques, tu sais où sont les capteurs des alarmes, quelles fenêtres ils laissent ouvertes, si y’a des grilles partout ou pas, si le chien qui aboie mord ou pas, si y’a des trous dans le toit, des verrières, ou des lucarnes. Crois-moi, saute dans ce train, t’as tout à y gagner, tu vas devenir un roi du pétrole, un winner Gustavo, Tavito, tu vas tous les laisser sur le flanc, bientôt ils diront houla, gaffe, v’là Tavo, poussez-vous.
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  • Par ballad, le 12 mars 2012

    Il paraît que la Terre se réchauffe un peu plus d’année en année et que le jour où elle sera vraiment chaude, accroche-toi à ton nombril et prie dans toutes les langues.
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Felix Bruzzone en Cuentomilibro.com. Habla de su novela Los topos. (En espagnol.)








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