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Par mila0707, le 13/04/2012
Le confident de
Hélène Grémillon
Maman n'avait pas beaucoup de robes, j'aurais pu voir celle qui manquait. Mais devant la bancale armoire ouverte, je me suis aperçue que je ne connaissais plus sa garde-robe. Que cela faisait des mois que je ne prêtais plus du tout attention à celle que je disais maintenant aimer de toute mon âme. On ne peut pas reprocher à la vie de vous reprendre ce que vous ne regardiez plus.
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Par Elisanne, le 05/02/2011
Le confident de
Hélène Grémillon
Ce ne sont pas les autres qui nous infligent les pires déceptions, mais le choc entre la réalité et les emballements de notre imagination.
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Par litolff, le 02/09/2011
Le confident de
Hélène Grémillon
L'amour est un principe mystérieux, le désamour plus encore, on arrive à savoir pourquoi on aime, jamais vraiment pourquoi on n'aime plus.
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Par caro64, le 23/03/2011
Le confident de
Hélène Grémillon
Elle est mystérieuse, la naissance, qui retire une femme à la société pendant quelque temps et qui, un jour, la lui rend, comme ça, brutalement. Après des semaines d'hébétude, de béatitude, on entre de nouveau dans l'action et on redevient celle qu'on était avant, en plus concentrée, en plus dense, en pire, car désormais on ne se bat plus pour soi mais aussi pour son enfant.
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Par caro64, le 23/03/2011
Le confident de
Hélène Grémillon
Les confidences sont une marque d'amour ou d'amitié à manier avec beaucoup de dextérité. Tout le monde n'est pas prêt à les recevoir, une encore enfant moins que quiconque. Il faut laisser les caractères se dessiner avant de leur imputer des choses qui ne leur appartiennent pas.
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Par mila0707, le 17/04/2012
Le confident de
Hélène Grémillon
Les rumeurs de village sont impénétrables, comme le téléphone arabe auquel Camille me demandait de jouer enfant, on ne sait jamais à partir de qui la vérité se déforme.
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Par litolff, le 04/09/2011
Le confident de
Hélène Grémillon
On ne pense jamais à ces femmes qui ont vu leur mari partir à la guerre avec le plus grand soulagement, elles existaient pourtant, et j'en fus.
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Par caro64, le 23/03/2011
Le confident de
Hélène Grémillon
Un jour, j'ai reçu une lettre, une longue lettre pas signée. C'était un évènement, car dans ma vie je n'ai jamais reçu beaucoup de courrier. Ma boîte aux lettres se bornant à m'annoncer que la-mer-est-chaude ou que la-neige-est-bonne, je ne l'ouvrais pas souvent. Une fois par semaine, deux fois les semaines sombres, où j'attendais d'elles, comme du téléphone, comme de mes trajets dans le métro, comme de fermer les yeux jusqu'à dix puis de les rouvrir, qu'elles bouleversent ma vie. Et puis ma mère est morte. Alors là, j'ai été comblée, pour bouleverser une vie, la mort d'une mère, on peut difficilement mieux faire.
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Le confident de
Hélène Grémillon
Paris 1975, « Un jour, j’ai reçu une lettre, une longue lettre pas signée »
Regardez la lumière ». Le pilote me montrait le ciel aux couleurs de feu du coucher de soleil. L’avion prenait de l’altitude, les phrases dansaient, se rencontraient, et doucement tout s’éclaircissait. Regardez la lumière.
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Par Zazette97, le 26/10/2010
Le confident de
Hélène Grémillon
Elle est mystérieuse, la naissance, qui retire une femme à la société pendant quelque temps et qui, un jour, la lui rend, comme ça, brutalement.
Après des semaines d'hébétude et de béatitude, on entre de nouveau dans l'action et on redevient celle qu'on était avant, en plus concentrée, en plus dense, en pire, car désormais on ne se bat plus pour soi mais aussi pour son enfant.
Après ce coup de feu, la vie venait de reprendre ses droits sur l'ère protectrice de la maternité nouvelle. p.246