> Serge Quadruppani (Traducteur)

ISBN : 2265088609
Éditeur : Fleuve noir (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Montalbano fait grise mine. Depuis son incartade avec une très jeune demoiselle, ses relations avec Livia, son éternelle fiancée génoise, battent de l'aile. Sans compter que son récent infarctus l'inquiète. Mais pas le temps de s'apitoyer sur son sort, car le corps d'un... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 10 février 2011

    Sharon
    Si vous n'avez jamais lu une enquête de Salvo Montalbano, alors ne lisez pas ce livre : le personnage évolue réellement au fil de ses enquêtes, et, comme le dit son amie Ingrid, qu'il connaît depuis dix ans, lui, Livia et ses enquêteurs ont un passé qu'il est nécessaire de connaître pour comprendre comment ils en sont arrivés là.
    Un constat : Salvo a 56 ans et depuis sa précédente enquête, il met en doute sa capacité de jugement. Paradoxe : c'est parce qu'il se remet en cause et se juge avec lucidité qu'il prouve, si besoin en était, qu'il garde ses qualités d'enquêteurs intactes. Rien ne va plus dans sa vie personnelle : Livia et lui sont au bord de la rupture, et l'enquête est ponctuée par leurs tentatives de se parler, de se voir, bref, de tout tenter pour ne pas tout gâcher. Cette partie de l'intrigue tient une part importante dans le récit, pourtant je ne l'ai pas ressenti comme une gène, tant elle n'est pas la pour meubler une intrigue défaillante, mais pour caractériser davantage ce commissaire si humain.
    Il a deux enquêtes sur les bras, et des hommes pas toujours disponibles (Mimi Augello découvre de plus en plus les joies de la paternité) : une jeune inconnue est retrouvée assassinée, et un homme sans histoire a été kidnappé. Pour cette affaire d'enlèvement, que je ne souhaite pas trop dévoilée, je dirai que le commissaire va utiliser des moyens pas très catholiques pour confondre les coupables, et s'appuyer sur le pouvoir de la presse. Quant au meurtre, il n'est qu'une des ramifications d'une affaire bien plus complexe. Ce tatouage en forme de papillon que porte la jeune femme est devenu la seule trace de son identité, non plus un choix esthétique, comme tant d'autres jeunes filles le font, mais un véritable marquage, qui rappelle des souvenirs sinistres.
    Dans une Sicile où ce n'est plus seulement la Mafia dont il faut se défier, mais aussi de l'Etat (les policiers n'ont même plus de quoi mettre de l'essence dans leurs voitures) et d'un certain chef du gouvernement qui n'est jamais nommé, mais dont on devine aisément de qui il s'agit, chaque fois qu'une de ses extravagances est racontée. N'oublions pas l'Eglise, dont l'influence et les pouvoirs sont immenses et vous comprendrez que Montalbano craignit à juste titre de ne pouvoir mener à bien cette enquête quand il a découvert qui était mêlé à ce meurtre. Il lui faudra beaucoup de finesse, un sens aigu de l'observation et de sacrés talents de comédien pour découvrir le coupable. Il lui faudra encore plus de courage pour passer la main, et choisir de privilégier (enfin) Livia.... jusqu'à la prochaine enquête.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/categorie-11803212.html
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    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 11 août 2010

    ivredelivres
    Pour changer un peu des polars du nord qui envahissent nos étagères ( pour notre plaisir quand même!) je vous propose une balade italienne.
    Rien de bien original mais des valeurs sûres, sympathiques et gastronomiques, ce n'est pas un programme à dédaigner
    Montalbano d'abord, le commissaire né de la plume d'Andrea Camilleri, je lis ses aventures depuis sa création, avec des hauts et des bas et quelques franches réussites. Ce que j'aime chez lui c'est qu'entre une autopsie et un interrogatoire il vous fourgue une recette pour cuire les rougets ou mitonner une caponata, remarquez il a pas grand mérite car il a une cuisinière à sa dévotion.
    Bon alors aujourd'hui il joue les Nabokov en enquêtant sur de jeunes demoiselles qui portent le tatouage d'un sphinx sur le corps et que les demoiselles en question ont la fâcheuse idée de mourir ou de disparaître.
    Comme on est en Italie et je dirais même plus : on est en Sicile, ces demoiselles ont un lien avec une association caritative bien pensante et bien bien catholique.En parallèle Montabalno recherche un mari disparu qui semble avoir joué les filles de l'air avec une jeunesse mais impossible de lui remettre la main dessus, ce qui ne plait pas à l'épouse éplorée qui se refuse à croire à la vilenie du mari.
    C'est parti pour Montalbano et ses habituels acolytes, enfin doucement car il est maintenant dans les plus de 50 ... donc prudence, surtout que ses amours ne vont pas fort, Livia toujours au nord de l'Italie et lui toujours au sud et depuis quelques temps elle ne donne plus de nouvelles.
    Que vous dire de l'enquête ? C'est bien ficelé, parfois très drôle, parfois très grinçant et comme toujours la langue de Camilleri est un bonheur.
    C'est du polar classique pur et sûr.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/03/27/rechauffe..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 04 juillet 2010

    ivredelivres
    our changer un peu des polars du nord qui envahissent nos étagères ( pour notre plaisir quand même!) je vous propose une balade italienne.
    Montalbano d'abord, le commissaire né de la plume d'Andrea Camilleri, je lis ses aventures depuis sa création, avec des hauts et des bas et quelques franches réussites. Ce que j'aime chez lui c'est qu'entre une autopsie et un interrogatoire il vous fourgue une recette pour cuire les rougets ou mitonner une caponata, remarquez il a pas grand mérite car il a une cuisinière à sa dévotion.
    Bon alors aujourd'hui il joue les Nabokov en enquêtant sur de jeunes demoiselles qui portent le tatouage d'un sphinx sur le corps et que les demoiselles en question ont la fâcheuse idée de mourir ou de disparaître.
    Comme on est en Italie et je dirais même plus : on est en Sicile, ces demoiselles ont un lien avec une association caritative bien pensante et bien bien catholique.En parallèle Montabalno recherche un mari disparu qui semble avoir joué les filles de l'air avec une jeunesse mais impossible de lui remettre la main dessus, ce qui ne plait pas à l'épouse éplorée qui se refuse à croire à la vilenie du mari.
    C'est parti pour Montalbano et ses habituels acolytes, enfin doucement car il est maintenant dans les plus de 50 ... donc prudence, surtout que ses amours ne vont pas fort, Livia toujours au nord de l'Italie et lui toujours au sud et depuis quelques temps elle ne donne plus de nouvelles.
    Que vous dire de l'enquête ? C'est bien ficelé, parfois très drôle, parfois très grinçant et comme toujours la langue de Camilleri est un bonheur.
    C'est du polar classique pur et sûr.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/03/27/rechauffe..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 05 mai 2011

    kathel
    Retrouver Montalbano est toujours un plaisir, sa langue si particulière, son humour, ses amours un peu en berne dans ce volume… Ce qui ne l'empêche pas d'enquêter avec une grande perspicacité sur deux affaires, une jeune femme trouvée morte dans une décharge et qui a un papillon tatoué sur l'épaule et l'enlèvement mystérieux d'un homme. Les deux affaires suivies en parallèle sont pleines d'intérêt, une très bonne lecture détente, une belle écriture, du dépaysement. Que demander de plus ?
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  • Par michelaise, le 07 janvier 2011

    michelaise
    Peut-être un des Camilleri Montalbano les plus aboutis, une chape de chaleur pèse sur ce livre où l'inspecteur assume vaille que vaille les tentations les plus diverses

    Lien : http://lepetitrenaudon.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par Sharon, le 10 février 2011

    Il jura. Les commissariats n'avaient pas d'essence, les tribunaux n'avaient pas de papier, les pitaux n'avaient pas de thermomètres, et, en attendant, au gouvernement moribond, ils pensaient au pont sur le détroit de Messine.
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Extrait du documentaire de Mosco Lévy Boucault : "Le sourire de?? Andrea Camilleri, écrivain. .
Mosco Lévy Boucault a recueilli les histoires drôles d'écrivains (comme Tonino Benacquista, Thierry Jonquet ou Tonino Guerra), de comédiens (comme Rufus ou François Morel), de réalisateurs (comme Peter Kassovitz), de politiques (comme Laurent Fabius) pour une série intitulée « le sourire de?».








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