> Robert Davreu (Traducteur)

ISBN : 2714443486
Éditeur : Beldond


Note moyenne : 3.94/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
Depuis ce jour où les guérilleros ont débarqué et réquisitionné tous les hommes de la ville, Mariquita tombe en ruine. Seules, livrées à elles-mêmes, les femmes ne savent plus à quel saint se vouer.
Qu'à cela ne tienne. De ménagères soumises, d'épouses dociles, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lethee, le 12 janvier 2009

    lethee
    Pour ceux qui n'ont pas lu le livre, et viennent ici à la recherche de quelques conseils de lecture sachez simplement que ne pas lire ce livre est un manquement fondamental à votre bonne santé littéraire. L'auteur, pour son premier roman, montre un réel talent tant au niveau de l'écriture, de l'histoire qui est à la fois drôle, touchante, émouvante, originale et exotique. Se priver d'une telle lecture est un sacrilège. Vous allez y prendre non seulement du plaisir, mais un certain goût également, réclamant rapidement un autre ouvrage de l'auteur. C'est dépaysant, bien écrit (et même mieux), hilarant, et de surcroît très très intelligent. L'écriture en est facile d'accès. Il vous faudra cependant une certaine ouverture d'esprit, comme toujours avec les romans sud-américains (je n'ai jamais pu lire Cent ans de solitude, roman cité quelques fois dans Les veuves, et la première fois que j'ai lu Zoé Valdès, je me suis demandé vraiment où j'avais attérri.). N'ayez pas peur d'être un peu bousculé ! Voilà pour ce que je peux dire afin de vous inciter à le lire, sans trop dévoiler l'histoire et son dénouement. Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à visiter Amazon ici, pour lire le résumé.

    Nous sommes en 1992 et en Colombie, c'est la guerre. Indiens, paysans subissent les batailles continuelles des guérilléros, des paramilitaires, et de l'armée colombienne. le conflit semble dépasser tous ceux qui le subissent autant que ceux qui le poursuivent. Cependant, il dure. C'est alors que les guérilléros, bien plus connus pour leur violence que pour leur politique, viennent chercher les hommes disponibles dans tous les villages qu'ils rencontrent. Au passage bien sûr, ils pillent, violent, tuent, empoisonnent et détruisent au nom d'une liberté qu'ils prétendent distribuer à qui veut bien les aider à l'incarner.
    C'est pour cette raison qu'un beau matin de dimanche, Mariquita se voit soudain dépeuplé de ses hommes et jeunes garçons. Ne resteront que des veuves, un prêtre, quatre garçons de moins de 12 ans, un Julio qui deviendra Julia, et un homosexuel qui n'était pas là lors de la rafle.
    Que peut bien devenir un village sans les hommes ? Qui va entretenir les voiries ? Qui travaillera la terre ? Qui procédera aux réparations diverses ? Et surtout, qui assurera la pérénité du commerce de Madame Emilia, la maison close du village ? Pire encore, qui assurera la descendance de Mariquita ?
    Un roman transgenre
    Ce ne sont certainement pas les hommes rescapés. L'un est homosexuel. Les quatres autres jeunes gens se réveleront eux aussi incapables de faire face à leur devoir de procréation, et même le prêtre, dont l'ardeur à la tâche n'a jamais connu d'égale mesure dans son art de la messe, se « sacrifiera » pour rien. le désir procréation semble maudit à Mariquita, et ne mène qu'à des échecs. C'est avant tout que dans l'histoire de James Canon, les événements ressemblent plutôt à ce dont rêvent les transexuels : de se voir pousser des seins, d'avoir soudain une voix de fille, de voir tomber son pénis. Ce que les transexuels mettent des années à obtenir, à payer, voire seulement à rêver, James Canon le rend possible de la manière la plus naturelle et involontaire. Ces castrations et autres poussées de protubérances se révèlent finalement salvatrices, puisqu'elles sauvent les hommes des femmes... Pas de descendance donc, et pourtant, il faut bien trouver une solution. Seulement celle-ci doit être en adéquation avec l'intérêt de tout le village, et à mesure que les solutions matérielles sont trouvées, il semble que les habitant(e)s du village se rapprochent d'un état « hermaphrodite », excluant la reproduction. Bientôt ne resteront plus que des veuves, des femmes entre elles, qui se passeront volontiers des hommes au fil du temps, pour se donner caresses et amour sans soumission, à mains égales.
    Et les hommes dans tout cela ?
    Les hommes sont raflés au début du roman. Cependant, ils viennent ponctuer les histoires de Mariquita par de brèves anecdotes, presque toujours morbides, toujours au sujet de la guerre. C'est cela un homme : ça part, ça produit, ça fait la guerre, et entre les bonnes nouvelles, ça en apporte de mauvaises. Ainsi, tout au long du roman, les hommes se font témoins de la guerre qu'ils sont les seuls à vouloir, les seuls à faire. Pendant que les femmes s'acharnent à trouver un moyen de faire vivre le village, d'assurer une continuité à la communauté, les hommes exterminent ce qu'ils trouvent ailleurs.
    Même le prêtre, censé être un représentant de Dieu à la fois chaste, pacificateur, brisera tous les commandements. le prêtre se transforme en pêcheur par excellence, puis déserte les lieux de ses méfaits en emportant les actes de naissance des villageoises : par là, il signifie qu'après la disparition du dernier véritable symbole masculin du village, les femmes ne peuvent plus exister. Elles n'ont plus d'existence légale. Elle n'existent plus Dieu et sans les hommes : mais c'est un point de vue d'homme de Dieu. Qu'importe, elles écriront leur propre bible : une bible de femme pour une communauté de femmes peut très bien remplacer une bible d'hommes dans un monde d'hommes où vivent les femmes.

    Le temps est impossible...
    Affranchies de Dieu, affranchies des hommes, les femmes finissent un beau jour par s'affranchir du temps. Qu'importe ! Elles inventeront le leur : un temps féminin. Bien sûr, le temps des femmes ne peut que tourner à l'envers.. et remonter en sens inverse. Tandis que celui des hommes « est tout entier tourné vers la productivité » (p. 249), celui des femmes sera tout entier tourné vers la communauté. le même temps, les mêmes règles, les mêmes sources. Les femmes remontent donc le temps et évoluent vers une harmonie parfaite. Quelques hommes, plus tard de retour, auront du mal à comprendre, puis à vouloir se plier aux règles de la « nouvelle Mariquita ». Eux d'ailleurs, l'appellent toujours « le mariquita ». Tandis qu'ils contemplent le village, happés par la nostalgie de l'ancien règne des hommes, les femmes remontent le temps vers un avenir à rebours, plus naturel, plus simple et plus paisible. Elle refont le temps plus qu'elles ne remontent les aiguilles.

    James Canon nous invente là une génèse particulière, celle d'un village de femmes dans un pays d'hommes. Celle d'un petit coin de retraite obligée à la recherche de la paix, dans un monde qui ne cesse de poursuivre la guerre. Celle d'un pays où tout est interdit aux femmes, aux hommes qui veulent devenir des femmes, et qui pourtant ignore qu'en son centre, en son coeur, certaines et certains parviennent à atteindre leur rêve de métamorphose. Il nous rappelle aussi que les femmes peuvent toujours s'affranchir des hommes et de leur passation de tutelle de père en époux, quand bien même ces derniers ne rêvent que de garder le pouvoir et la possession de tout.


    Lien : http://lethee.over-blog.com/article-22196291.html
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par torevan, le 31 octobre 2011

    torevan
    Magique, drôle, fantasque, fou, coloré, amusant…. le premier roman de James Cañón est un petit bijoux scintillant; un petit bonbon coloré et sucré pour les gourmands. Comparé au très célèbre Gabriel Garcia Marquez (je me suis rappelée Cent ans de solitude en lisant le roman), James Cañón évolue dans ce que tous appellent le réalisme magique.
    L'auteur, à l'imagination follement débordante, pense la société sans homme et spécule. Comment les femmes s'organiseraient -elles sans la présence de l'Autre masculin? Dans ce petit village colombien, Mariquita, les femmes sont désormais seules. Les hommes ont “disparu”, tous sont réquisitionnés par les guerilleros révolutionnaires qui ont débarqué un beau jour dans le village.
    Déboussolées au départ, pleurant la disparition des hommes et leur propre perdition, les veuves et autres femmes de Mariquita vont commencer à s'organiser sous l'autorité de la tenace Rosalba qui, à la suite d'une auto- proclamation, est devenue maire du village. Sous l'impulsion de cette veuve, au caractère trempé, les femmes de Mariquita vont travailler l'agriculture et l'élevage pour assurer leurs besoins alimentaires. Elles vont progressivement et effectivement, non sans quelques difficultés et réticences de la part des plus “fortunées”, pratiquer l'idéal communiste. Sur une période de près de 10 ans, elles vont assurer l'existence d'une cité plus égalitaire et plus démocratique, qui repose sur un partage réel des richesses. Toutes participent à la vie de lacité. Certaines s'occupent de la Terre, de l'élevages, d'autres encore sont tenues de la réparation des toitures, des maisons… etc. Mariquita s'organise en une véritable communauté. de propriété privée, il n'en existe pas.
    Sans la présence de l'homme “viril”, les femmes se sentent libres. Libres, elles le sont effectivement. Cette sensation de liberté est sans le doute le fruit de cette nouvelle organisation communautaire mais résulte également de l'absence de toute oppression masculine. Tout change. le village. le calcul du temps. L'organisation. Les moeurs. Les femmes. le regard de la femme sur le monde, la nature et les choses.
    Parmi les changements opérés, leur rapport à la nudité. Les femmes délaissent progressivement leurs vêtements et se promènent nues dans les rues de Mariquita. Quel intérêt de porter des vêtements quand on ne vit qu'entres femmes? le vêtement a été sûrement conçu, à l'origine, pour protéger le corps humain de l'extérieur, du mauvais temps, du froid mais a, au fil du temps, requis une importance toute particulière; le vêtement pouvant être la manifestation d'une oppression masculine. C'est que les moeurs et les “entreprises religieuses” sont passées par là. Il serait intéressant de s'informer sur l'origine du vêtement et l'évolution du rapport humain avec la question de la nudité, considérée dans nos sociétés occidentales et orientales comme dépravante et de l'ordre de la débauche. Puisque l'actualité s'intéresse au port du foulard, du niqab et autre tissu qui couvre la tête, le visage ou le corps féminin dans son ensemble, je me demande si les femmes voilées et autres continueraient à le porter dans une société sans homme? A voire.
    Certes, les femmes de Mariquita apprennent à vivre sans les hommes. Mais qu'en est-il de leur sexualité? Et bien, dans l'imaginaire de l'auteur, les femmes pratiquent le lesbianisme. La grande majorité de ces veuves intrépides s'abandonne en effet à la pratique homosexuelle. de quoi faire plaisir à tous ceux qui, faute d'arguments pertinents, s'amusent à décrire les féministes comme des lesbiennes en puissance.
    L'homme “viril” est lui réduit à son rôle procréateur. Sa présence est nécessaire pour la procréation et la perpétuation de l'espèce humaine. C'est en cela que son absence inquiète et perturbe la magistrate, Rosalba, qui espère le renouvellement de la population de Mariquita. Alors, le prêtre du village, seul homme “viril“, se propose pour apporter la semence. Au nom de Dieu, il baise toutes les femmes volontaires pour tomber enceinte. Généreux et véritable serviteur de Dieu, il viole même une jeune fille mineur. Mais le “programme” échoue. le prêtre est effectivement stérile. Alors la magistrate trouve une autre idée: attendre que les quatre jeunes garçons du village - Che, Hochiminh, Vietnam et Trotski - atteignent l'âge de 15 ans pour choisir l'épouse de leur choix et procréer. Au jour fatidique, surgissent les problèmes. Les garçons se féminisent, chacun à leur façon. L'un perd son pénis, l'autre voit apparaitre des seins, le troisième pisse le sang comme s'il avait ses règles quand le quatrième parle comme une femme. Ces éléments surnaturels disparaissent rapidement mais le projet de Rosalba ne pourra être appliqué. En effet, le prêtre tue les quatre jeunes et se fait expulser du village de Mariquita.
    Ne reste dans ce village que deux hommes; deux homosexuels qui ont des traits assez féminins. L'un d'eux est même travestie. Ils n'ont rien de l'homme “viril” et s'accomodent très bien de la vie en communauté exclusivement féminine. A croire qu'il faut développer son côté féminin pour accepter l'autorité nouvelle et officielle de ces femmes.
    Dans ce premier roman, James Cañón dresse donc un portrait assez élogieux de l'être féminin en imaginant une micro société utopique et idéale et revèle le parcours nécessaire à l'émancipation de la femme. Cette émancipation ne peut se faire qu'à partir d'une prise de conscience de sa propre soumission et à condition de vouloir son indépendance et de se penser en dehors de l'homme. Dans la ville des veuves intrépides, les femmes, soumises au départ et effacées, apprennent l'indépendance, se découvrent et finissent par imposer leur modèle de société. En effet, seul quatre hommes sont revenus de la guerre, ayant pu s'échapper des mains des guerilleros. Les femmes, conscientes du problème que leur présence peut causer à leur nouvelle organisation, leur laissent une chance. Soit ils acceptent le mode de vie adopté en leur absence, soit ils quittent le village. Un seul des hommes sera chassé du village, n'ayant pas accepté les règles posées par les femmes.
    Mariquita nous parait d'autant plus idéale et utopique que l'auteur nous raconte, en parallèle, la guerre que se mène les hommes. Guerrilleros révolutionaires, militaires et paramilitaires nagent dans le sang, l'horreur, la mort. Ils tuent, éventrent, brûlent, pillent, violent, se vangent quand les femmes, à Mariquita, vivent dans la paix et la sérennité, ayant pu et su appliquer les idéaux pour lequels sont sensés se battre les guerilleros colombiens.
    En bref, ce roman est à conseiller au plus grand nombre. Il est envoûtant, plein d'humour, fou et intelligent… une réussite que je préfère à Cent ans de solitudede Gabriel Garcia Marquez. La comparaison avec cet auteur très célèbre n'a rien de hasardeuse puisqu'on retrouve quelques mêmes ingrédients littéraires.

    Lien : http://pelgedar.blogspot.com/2011/07/dans-la-ville-des-veuves-intrep..
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    • Livres 3.00/5
    Par Deuzenn, le 15 septembre 2011

    Deuzenn
    Sur fond de guérilla colombienne, James Canon met en scène un village perdu aux odeurs d'orchidées et de mangues, où ne demeurent plus que des femmes. L'une après l'autre, celles-ci ont les héroïnes de courts chapitres qui voient se dérouler l'histoire d'un village peu ordinaire.
    Après la disparition des hommes, ces dames s'organisent comme elles peuvent: l'une devient Maire, une autre devient infirmière sous prétexte que son mari était médecin...Des jeunes femmes décident de créer un bordel ambulant pour ramener des hommes... le temps est aboli et un décret rend le calendrier féminin...
    Pittoresques et attachantes, ces femmes sont surtout l'occasion pour l'auteur de livrer des réflexions profondes, mais toujours teintées d'humour, sur ce qu'endure le peuple colombien, sur le Communisme, la politique et l'économie. Une chronique caustique et grave, habilement entrecoupée de courts récits de guérilleros et de paramilitaires, qui permettent de replacer l'histoire de ce village dans son contexte réel, pour ne pas y voir qu'un prétexte à une farce baroque teintée de réalisme magique.
    Fantasque sans aucun doute, mais éclairant.
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    • Livres 4.00/5
    Par noryane, le 29 avril 2010

    noryane
    L'histoire : Mariquita est une petite ville perdue de Colombie où la vie s'écoule plus ou moins tranquillement jusqu'au jour où les guérilleros décident d'emmener de force tous les hommes du village. Toutes ces épouses se retrouvent désormais seules et les célibataires voient d'un coup toutes leurs chances de mariage s'envoler. Que faire puisque personne ne fait rien pour elles? Se prendre en main. Avec plus ou moins de succès et des idées plus ou moins réussies; de ces villageoises émergent des personnages haut en couleur et les 3 survivants masculins du village ne vont pas pouvoir faire grand chose contre les idées parfois saugrenues de ces femmes. Mais peu à peu une véritable organisation va voir le jour et finalement le village va s'appercevoir que oui il peut survivre sans hommes.
    Verdict : depuis un moment je n'avais pas ressenti quelque chose pour une livre mais celui ci fut une belle découverte à défaut d'être un coup de coeur.
    Le village est déserté par les hommes. Que faire? La famine guette, la pauvreté s'amplifie, le sevrage d'êtres masculins n'est pas si simple pour tout le monde. Mais quelques unes de ces femmes veulent prendre le village en main comme Rosalba qui s'auto proclame maire et décide de réformes plus ou moins bien accueillies. Mais c'est un début. Et puis comment régler le problème du renouvellement des générations? Il reste au village, Julio devenu Julia lors de l'arrivée des guérilleros et qui refuse depuis de s'habiller autrement qu'en fille et de parler. Santiago mais Santiago est amoureux fou de Pablo qui lui aussi est parti. Et enfin le prêtre, qui pour le "bien" de la communauté décide de se défroquer temporairement. Mais c'est loin d'être un succès. Tous commes les réformes du maire d'ailleurs. Jusqu'au jour où peu à peu toutes prennent conscience de la possibilité de vivre ensemble et de créer une communauté.
    L'auteur nous plonge dans une jolie utopie narrée par les différentes protagonistes du village. De nombreux portraits sont faits des habitantes qui se découvrent une fois les hommes disparus. Les situations comiques sont nombreuses et l'auteur essaye de ne pas "enliser" le récit en l'entrecoupant de chapitres très brefs narrés eux pas les hommes, paramilitaires ou guérilleros racontant l'horreur de leur quotidien. Bien que j'ai trouvé que la fin était un peu décevante mais je pense que le récit s'essouflait, j'ai beaucoup souri devant les situations rencontrées, les solutions trouvées, les disputes, les amourettes ou plus qui s'instaurent. Et finalement la mise en place d'une véritable communauté d'entraide où chacune a sa place, son rôle et son métier. Il faut préciser que l'histoire se passe sur des années pour mieux comprendre l'évolution du village et de chaque personnage qu'on découvre à travers soit le chapitre qui lui est dédie soit les yeux des autres personnages. Je ne connais pas du tout la Colombie donc je ne peux juger du côté réaliste ou pas de la vie quotidienne; je l'ai pris comme une fiction mais tout en reconnaissant la dure réalité du contexte militaire qui oppose paramilitaire et guérilleros. Des personnages donc haut en couleur et à découvrir
    Un excellent roman que j'ai beaucoup apprécié et que je n'hésiterais pas à recommander donc.
    Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs 2010.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ladybug, le 12 octobre 2011

    Ladybug
    C'est un portrait très vivant et haut en couleur d'un village à l'écart du monde. On est totalement hors du temps, de très rares références sur des personnes connues ou des objets rappellent que l'histoire se déroule à notre époque. L'état de désolation et de solitude du village et de ses habitantes disparaît après plusieurs efforts de transformation (car elles n'y parviennent pas sans mal, il y a de la résistance, des maladresses...) pour laisser place à une communauté où doivent régner partage et bien-être de toutes.
    L'auteur déploie tous ses talents pour doter ses personnages de traits de caractère originaux et fantaisistes, et d'un passé parfois révélateur raconté à travers des tranches de vie drôles ou émouvantes.
    N"hésitez pas à vous plonger dans la lecture de ce roman où les femmes inventent un monde. Quand l'homme apparaît c'est pour nous parler de violence, car l'histoire de ce village de femmes est entrecoupé de chapitres consacrés à des guérilleros, des militaires, qui décrivent des scènes de guerre, de cruauté, de malheurs. Heureusement que ces chapitres sont brefs car on a qu'une hâte, c'est retrouver ces femmes !
    Voilà, c'est cocasse sans être trop loufoque, ce qui était ma crainte à l'ouverture de ce livre. Souhaitons à cette petite société des échelles et des échelles de bonheur !
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Citations et extraits

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  • Par gwenlaot, le 02 octobre 2008

    Il trouva ses testicules, chauds et ratatinés, mais pas son pénis. Contrarié, il alluma une bougie. Ses yeux ensommeillés étaient à présent en même temps que sa main à la recherche du pénis insaisissable, mais n’arrivaient toujours pas à le trouver. Trotski se réveilla complètement, presque sur le qui-vive. Il baissa son pantalon jusqu’aux genoux et, les yeux grands ouverts, à deux mains, il examina sa zone pubienne, séparant les poils par petites touffes. Son pénis n’était tout simplement pas là.
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