> Isabelle Maillet (Traducteur)

ISBN : 9782714446114
Éditeur : Belfond (2010)


Note moyenne : 2.94/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Chef des cuisines de l'hôtel Impérial, un palace plus vraiment à la hauteur de sa splendeur d'antan, Gabriel Lightfoot doit composer chaque jour avec une équipe cosmopolite et
chahuteuse, une petite amie chanteuse qui se pose des questions sur leur relation et un... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par lillou, le 25 octobre 2010

    lillou
    J'avais adoré – comme beaucoup, puisqu'il a été finaliste du Man Booker Prize 2003 – le premier roman de Monica Ali, Sept Mers et Treize Rivières, et j'attendais avec impatience le second. Quand j'en ai lu le résumé, j'ai été plus qu'emballée : le monde de la cuisine intriguant en lui-même, les promesses londoniennes de melting-pot, le héros tellement anglais…
    Chef du restaurant de l'Imperial, un grand hôtel londonien, Gabriel Lighfoot ne maîtrise plus grand chose de sa propre vie. Et c'est la mort mystérieuse d'un des employés dans les sous-sols de l'Imperial qui lui en fait prendre conscience.
    Professionnellement d'abord, Gabe s'aperçoit qu'il ne sait rien de ce qui passe dans les cuisines qu'il est censé diriger. Il ne connaît véritablement aucun de ses équipiers : immigrés de cultures et de pays différents, la plupart sont là par défaut – pas par passion comme ce fut son cas il y a une quinzaine d'années –, parfois pour longtemps mais plus souvent tels des éléments interchangeables envoyés par des agences d'intérim se chargeant de tout. Derrière les frigos, Gabriel découvre de sinistres secrets – passés terrifiants, quotidiens douloureux, chantages, trafics, prostitution… C'est tout un monde, assez glauque, qui lui apparaît.
    Il tente de nouer de nouvelles relations avec certains de ses employés mais aucun ne comprend cet intérêt soudain – a-t-il quelque chose à leur reprocher ? – et chacun fait attention à respecter la hiérarchie. Quant au restaurant qu'il est en train de monter, Gabriel doute de plus en plus de ses deux partenaires qui chaque jour le dépossèdent davantage de la substance, du « concept », de ce lieu censé être le sien.
    Personnellement ? Les choses ne sont pas plus simples. Après avoir ignoré des dizaines de messages, Gabriel apprend avec effarement que son père est très gravement malade et que sa grand-mère quasi sénile va devoir être placée… Il essaie alors en quelques mois de recoller ses bribes de souvenirs avec ce que chacun lui raconte, et de mettre ainsi à jour la réalité de son enfance et, surtout, de ses parents.
    Quant à sa vie amoureuse, sa relation en apparence harmonieuse avec Charlie est mise à mal par l'irruption de Lena, jeune fille de l'Est, désagréable et fuyante. C'est ce personnage et son lien improbable avec Gabriel qui m'ont fait « décrocher » en quelque sorte du roman : je n'ai pas réussi à y croire un instant et tout le reste m'est apparu bien trop artificiel, trop « fabriqué ».
    Au risque de filer la métaphore un peu lourdement (mais je ne sais pas comment mieux l'exprimer), tous les ingrédients y étaient mais trop abondants, trop rapidement effleurés. Les digressions sont nombreuses, les descriptions souvent trop longues, les enchaînements abrupts…
    En cuisine, c'est donc toute la vie de Gabriel qui se fissure, bout par bout, et le lecteur en prend connaissance en même temps que lui. C'est peut-être aussi pour cela que je me suis sentie totalement perdue dans ce roman : le récit est à l'image de ce héros qui ne sait plus où il en est, remet en question toutes ces certitudes, et découvre des facettes méconnues de sa propre réalité.
    Bref, malgré de nombreuses qualités – en premier lieu, des personnages très riches et le projet d'évoquer les difficultés des migrants–, ça n'a pas fonctionné, je suis restée irrémédiablement en dehors de ce livre.


    Lien : http://monbaratin.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par Aproposdelivres, le 05 octobre 2010

    Aproposdelivres
    Ce roman a pour cadre la cuisine d'un grand restaurant londonien, le personnage principal est le chef de cuisine Gabriel, il a été embauché il y a quelques mois pour redorer le blason de l'ancien palace, mais il avait tout planifié : un an à l'Impérial avant d'ouvrir son propre restaurant à Londres puis son mariage avec sa petite amie Charlie. Mais l'évènement qui ouvre le livre va bouleverser sa vie tranquille. Cet événement, c'est la découverte du corps de Yuri, un des employés à la plonge, dans les caves de l'établissement.
    Gabriel va réaliser que pratiquement toute son équipe est constituée de clandestins qui viennent du monde entier d'Inde, d'Afrique ou des pays de l'Est de l'Europe. Il va faire la rencontre de Lena une jeune plongeuse, qui s'était installée avec Yuri dans les catacombes du restaurant. Comme elle est seule et à la rue, Gabe va l'accueillir chez lui. En parallèle, il apprend que son père va mourir d'un cancer. Sa relation avec son père n'ayant jamais été très bonne, il va faire l'effort de renouer avec lui. Mais Gabriel Lightfoot va perdre peu à peu pied, et devenir dépressif.
    Malgré des descriptions parfois un peu longue, j'ai plutôt aimé ce livre qui nous plonge dans les coulisses d'un grand restaurant mais aussi dans l'univers des clandestins avec les abus et la misère dans laquelle ils sont obligés de survivre.


    Lien : http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2010/10/05/19224251.html
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    • Livres 3.00/5
    Par joedi, le 18 août 2011

    joedi
    Gabriel Lightfoot, Chef de cuisine d'un grand restaurant londonien, nous fait découvrir l'atmosphère qui règne En cuisine, avec une équipe de travailleurs issus de milieux très différents. Pour corser l'histoire, la découverte d'un plongeur (assassiné ?) et soudain notre Chef prend conscience que ses cuisines cachent bien des secrets : trafics en tous genres, prostitution, chantages, violences …
    Et, pour mieux comprendre Gabriel, mieux le connaître, l'auteure nous emmène dans son milieu familial, de son enfance à nos jours.
    L'écriture est fluide et le roman plein de surprises.
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    • Livres 3.00/5
    Par Hilde, le 06 octobre 2010

    Hilde
    Il avait tout pour plaire: une intrigue intéressante, un cadre attrayant. J'espérais découvrir l'activité des cuisines londoniennes. Je m'attendais à un roman bourré d'action et de suspense. J'ai été un peu déçue.
    J'ai trouvé ce roman trop long. Je me suis perdue dans les souvenirs du personnage qui m'ont semblé durer une éternité. le rythme est lent, les descriptions semblent vouloir vous engloutir et vous finissez par tourner les pages de plus en plus vite en quête d'un peu d'action et surtout du dénouement.
    Et pourtant, c'est bien écrit. Les personnages sont dignes d'intérêt. On a envie de savoir ce qui va leur arriver. Ce roman évoque des thèmes particulièrement intéressants, comme le sort des travailleurs immigrés, la difficulté des relations familiales et la société en perpétuelle évolution.
    J'ai bien fait de m'accrocher même si j'ai trouvé dommage de ne pas avoir plus de détails à la fin.
    Un roman appréciable mais un peu trop long à mon goût.

    Lien : http://bloghost.hautetfort.com/archive/2010/10/06/en-cuisine.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Sand94, le 21 novembre 2010

    Sand94
    Gabriel Lightfoot (moi qui adore l'onomastique, je ne peux m'empêcher de voir dans ce patronyme un sens implicite!) est chef dans un hôtel de Londres. Tout commence par la mort d'un plongeur, Yuri, dans les souterrains de la cuisine, où il avait élu domicile. Après enquête, il s'avère que l'homme, alcoolisé, serait tombé et que sa chute a donc été mortelle. Cependant, cette mort va obséder Gabe, et l'emmener à observer et à réfléchir sur la situation des émigrés sans papier qui hantent les cuisines des hôtels ! Il recueille Léna, elle aussi sans papier, recherchée par un mac, et dont il s'éprend avec un sentiment de culpabilité.
    pour lire la suite, suivez le lien

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2010/11/21/en-cuisin..
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 15 août 2011

    - Tu m'as fait une remarque sur le tissage, un jour, je m'en souviens encore. Tu m'as dit que c'était un peu comme la vie : la trame va dans une direction, elle donne le dessin et la couleur ; et la chaîne, elle est constante. Papa ? Je ... des fois, j'ai l'impression ...
    - C'est à cause de cette fille ? Lena ? Non, j'ai pas oublié. Ecoute, mon grand, il y a une chose que tu dois savoir : les fils cassent tout le temps. Un bon tisseur attend pas l'intervention du chef d'atelier ; il répare lui-même et il va de l'avant.
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  • Par cathrawlinson, le 05 décembre 2011

    Bref, tout ce que je voulais dire, c'est qu'on a beau tout tourner et retourner dans sa tête, ça fait aucune différence. Qu'est-ce que j'ai pu perdre comme temps à me tourmenter ! De toute façon, ce qui nous attend arrive quand même. Et nous, on voit jamais rien venir, parce qu'on regarde pas dans la bonne direction.
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  • Par Hilde, le 06 octobre 2010

    Quand il regardait ses cuisines, il se sentait transporté par une émotion qu'il n'aurait sans doute pas appelée de l'amour mais qui lui gonflait néanmoins le cœur - une émotion inspirée par la vue de sa brigade, aussi concentrée sur sa tâche qu'un groupe de travail aux Nations unies.
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  • Par joedi, le 14 août 2011

    Où était passée sa soeur ? Il aurait voulu partir la chercher à l'intérieur de cette femme trop grosse. Mais même s'il parvenait à l'atteindre sous la graisse, il se retrouverait toujours devant une inconnue en chemisier de polyester à manches courtes. Il lui faudrait alors attaquer à coups de burin le rempart de paroles ininterrompues, puis une gangue faite de préoccupations - Harley et Bailey, Nana, papa ... Resterait ensuite à éliminer une couche d'habitudes et de raisonnements provinciaux pour pouvoir aller plus loin, au plus profond, comme s'il ouvrait une poupée russe, et révéler enfin la vraie Jenny - celle qui disait, à plat ventre sur son lit en minijue de jean toute déchirée : "Si à dix-huit ans je me suis toujours pas tirée d'ici, achève-moi. Je t'en prie, achève-moi."
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  • Par Sand94, le 21 novembre 2010

    « Mais voilà, Yuri était le premier maillon d’une chaîne soigneusement enroulée qu’on avait soudain jetée par-dessus bord, et il n’y avait pas eu moyen d’en arrêter le déroulement. » (p.597)
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