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> Claude Durand (Traducteur)
> Carmen Durand (Traducteur)
> Albert Bensoussan (Préfacier, etc.)

ISBN : 202023811X
Éditeur : Editions du Seuil (1995)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 1557 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Cent Ans de solitude. Epopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, et de sa plus illustre famille de pionniers, aux prises avec l'histoire cruelle et dérisoire d'une de ces républiques latino-américaines tellement invraisemblables qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 16 août 2012

    Nastasia-B
    INCLASSABLE ! je crois que c'est une sorte d'OVNI ou plutôt d'OLVNI (le l'c'est pour littéraire). Cela aurait pu s'appeler "Histoire (sur)Naturelle de la Colombie" mais cela s'est appelé "Cent ans de solitude". Je ne vous en dirai que quelques mots car l'ayant lu il y a déjà trop longtemps, j'ai l'avantage du recul mais l'inconvénient de l'oubli.
    L'auteur dépeint et peint une fresque digne de la tapisserie de Bayeux qui s'étale sur plusieurs générations de la famille Buendia (c'est une saga au sens propre, je ne sais plus le nombre exact de générations mais environ 5 ou 6).
    Ce qui frappe, outre le style et sa maîtrise cyclique et chronologique impeccable, outre l'ampleur, la densité, outre le nombre et la diversité des références, outre les considérations coloniales, outre les aspects historiques véridiques, outre l'incroyable tempérament des personnages, outre l'originalité du propos, outre le lyrisme, outre tout, ce n'est pas l'étonnante synthèse que l'auteur a réussi à faire du destin de la Colombie, alias le ville de Macondo dans le roman, non, ce n'est pas cela qui frappe l'inconscient du lecteur, ce sont surtout ses subtils emprunts au surnaturel qui passent sans surprendre et deviennent presque naturels à nos yeux, mystifiés de toutes parts.
    Je ne classerais probablement pas le chef-d'œuvre de sortilèges de Gabriel García Márquez dans la catégorie de ceux qui m'ont le plus fait vibrer, mais j'ai vécu auprès de lui de très bons moments et j'en garde un souvenir bienheureux car je sais qu'il fait partie de ceux dont on se dit : "Je n'en lirai pas cinquante de cette trempe-là." Mais tout ceci n'est que mon avis, un parmi tant d'autres, c'est à dire, pas grand chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 26 janvier 2012

    Kittiwake
    Il est hautement probable que malgré et même peut-être à cause du plaisir que j'ai eu à lire Cent ans de Solitude je sois passée à côté d'un certain nombre de messages plus ou moins subliminaux cachés entre les lignes de cette saga qui retrace l'histoire hors du commun de la descendance d'un couple consanguin, créant une communauté villageoise quelque part en Amérique du Sud, si isolée du reste du monde que la gestion des règles de la communauté est extrêmement atypique, tant que le monde extérieur n'existe que par le biais du passage de troupes de gitans éblouissant les foules à l'aide de subterfuges de camelots
    D'emblée pour ceux qui oseraient se lancer dans l'aventure, haute en couleurs, le problème des 3 prénoms utilisés pour tous les garçons, en les associant entre eux (Arcadio, Auréliano, José) est facilement contournable : il suffit de chercher sur wikipédia un arbre généalogique de la lignée des Buendia et de l'utiliser en marque page pour ne plus s'y perdre. Cela dit je n'ai utilisé ce subterfuge que dans le dernier quart du livre, ayant abordé entre temps une autre lecture, ce qui m'avait fait un peu perdre le fil.
    Ces prénoms ont un rôle important, car ils conditionnent le destin et la personnalité de leur propriétaire. L'auteur facétieux ira jusqu'à inverser ceux d'une paire de jumeaux....
    L'originalité de cette histoire familiale réside dans le caractère très entier des personnages, qui vont profondément influencer le devenir de la communauté initiale, en permettant l'intrusion du monde extérieur, à chaque fois source de déséquilibre (que ce soit par la guerre, ou par la visite de gitans, ou encore par l'arrivée d'une ligne de chemin de ferChaque crise marque une évolution spectaculaire du contexte.
    Une autre singularité du roman tient à la présence ténue mais quasi constante de la magie qui donne au récit une dimension légendaire et mythique. Lévitations, spectres, chambres abandonnées préservées de la poussière, fécondations prolifiques du cheptel au rythme des copulations de leurs propriétaires...Mais tout n'est pas résolu de cette façon : José Arcadio ne parviendra jamais à transformer le métal en or.
    Les personnages féminins mériteraient à eux seuls une thèse de troisième cycle! Ursula, la mère fondatrice de lignée, d'une clairvoyance hors norme gardera presque jusqu'à la fin une emprise remarquable sur les quatre générations qui suivent. Rebecca et Amaranta, éternelles rivales amoureuses, Remedios la femme enfant , l'austère Fernanda...
    En filigrane enfin la guerre civile qui oppose conservateurs et libéraux, ces derniers conduits par Auréliano l'un des fils d'Ursula et José Arcadio. C'est l'occasion de mettre en évidence les agissements et manipulations pour le moins malhonnêtes des politiciens. L'on perçoit aussi,le désarroi du soldat quand la guerre n'a plus lieu d'être et le vide de l'existence privée de combats quand ceux-ci ne sont plus nécessaires.
    Avant de se plonger dans cette oeuvre foisonnante, j'avais découvert l'auteur en lisant un recueil de nouvelles «L'incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique». Cela permet de se familiariser avec l'univers de Gabriel Garcia Marquez et de se retrouver ainsi en terrain connu lorsqu'on aborde Cent ans de solitude. D'autant que l'on aura l'occasion de croiser des personnages déjà rencontrés dans les nouvelles, ce qui crée un climat de familiarité toujours très plaisant
    C'est donc une oeuvre dense,complexe, mais aussi drôle, très bien écrite, et qui mériterait certainement plusieurs lectures, permettant de nouvelles découvertes à chaque fois

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/01/cent-ans-de-solitude.html
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 08 novembre 2012

    lecassin
    Comme beaucoup de ses lecteurs, c'est par « Cent ans de Solitude » que je me suis introduit dans l'univers de Gabriel Garcia Marquez. Publié en 1968 et pour ma part, lu en 1982, peu après l'obtention du prix Nobel de Littérature par son auteur, qui, à l'annonce de la nouvelle déclara à son épouse: « Je suis baisé »...
    Il est question de la création d'un village quelque part en Amérique du Sud et de la vie des habitants sur plusieurs générations plus où moins consanguines…
    Il y a aussi de la magie…
    Il y a aussi des politiques véreux…
    Un train…
    Des gitans…
    La guerre civile…
    Des papillons…
    Bref, un roman foisonnant, grave et drôle à la fois ; en même temps qu'une réflexion libre sur le temps.
    Un petit bémol : les noms donnés aux personnages masculins, les mêmes de génération en génération, ne facilitent pas la lecture… Mais n'est-ce pas voulu ? Est-ce bien important ?
    Et un conseil, aussi : il me semble que pour entrer dans la prose de Gabriel Garcia Marquez, « Chronique d'une mort annoncée » est plus abordable...
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    • Livres 5.00/5
    Par JacobBenayoune, le 15 novembre 2013

    JacobBenayoune
    C'était ma première rencontre avec le réalisme magique (sud-américain en tout cas); et dès la première rencontre j'étais subjugué! J'y ai trouvé tout ce que j'adore lire.
    J'ai senti la présence de la veine rabelaisienne et de l'imaginaire des Mille et une nuits. En effet, l'humour, issu de la juxtaposition de situations sérieuses et de situations burlesques, est omniprésent, ainsi que l'imagination infinie qui nous rappelle ces contes orientaux et ces mythes. le réel et le fictif se marie si bien qu'ils nous donnent l'impression de réalisme.
    Cent ans de solitude est le roman d'une dynastie au sort singulier. Mais, on peut y voir l'histoire de toute l'humanité. le premier était lié à une arbre et le dernier sera dévoré par des insectes monstrueux! Dans le Coran, on trouve que le sort du premier homme Adam a été lié à un arbre, et qu'à l'Apocalypse (selon une dernière exégèse du Coran) des insectes étranges vont dévaster la terre et mettre fin aux derniers hommes. Ce roman englobe toute l'humanité: l'histoire de développement et de décadence, de guerre, de révolution, de péchés, d'amour (plusieurs ressemblances avec des histoires bibliques aussi)... La terre tourne et l'histoire de Macondo aussi.
    D'une magie étrange Garcia Marquez donne à chacun de ses personnages (mêmes les moins importants) un aspect vivant qui nous charme! Cet homme qu'on attache à un arbre pour le reste de sa vie, ce fils qui demande à sa mère de l'égorger de peur d'être enterré vivant, cet autre qui, après une vie légendaire, se ferme dans un atelier pour faire des recherches bizarres, cette fille tellement belle qu'elle envoûte tous les hommes et reste vierge pour monter au ciel, ce sage gitan qui revient après sa mort avec sa prophétie, cette mère qui résiste à tous les âges...(et plein d'autres qu'on aime beaucoup à la lecture).
    Et bien des années plus tard, face à la page de Babelio, je me rappelle ce lointain temps au cours duquel l'envie de lire m'emmena faire connaissance avec Garcia Marquez.
    Un grand plaisir, un grand livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 03 octobre 2013

    Philemont
    Best-seller de la littérature hispano-américaine, et même oeuvre maîtresse de la littérature universelle, Cent Ans De Solitude est une fresque qui narre le parcours de la famille Buendia sur six générations dans le village imaginaire de Macondo, et depuis lequel elle vit les événements marquants de l'histoire colombienne entre la moitié du XIXème siècle et la moitié du XXème. Même si aucune date n'est citée explicitement dans le roman, cette histoire colombienne se caractérise par la lente mais inéluctable industrialisation, et les guerres civiles qui frappent le pays au tournant du XXème siècle. Violence et modernisation se rejoignent en 1928 quand une grève des travailleurs de la United Fruit Company, célèbre entreprise bananière américaine, est réprimée dans le sang par l'armée colombienne. Ce fait divers est depuis connu sous le terme de « massacre des bananeraies », est à l'origine de l'expression « république bananière », et est très clairement au coeur du roman de Gabriel Garcia MARQUEZ.
    Cent Ans De Solitude n'est toutefois pas un roman historique. Ces faits ne sont évoqués que par le prisme des habitants de Macondo, et du développement, puis de la décadence du village qui, rappelons-le, est purement imaginaire. Par ailleurs, MARQUEZ intègre nombre d'éléments fantastiques dans son récit, comme l'apparition de revenants ou les prophéties du gitan Melquiades, et n'hésite pas à pousser ses descriptions jusqu'aux frontières du surréalisme. Pour le lecteur cela fait de Macondo un véritable mythe, et du roman dans son entier une oeuvre parfaitement représentative de ce que l'on appelle communément le réalisme magique.
    Quant à la prose de Gabriel Garcia MARQUEZ, elle est pour le moins riche et foisonnante, baroque à souhait. Pour autant il n'est pas difficile de se laisser immerger dans Macondo et de suivre, émerveillé, les aventures simples mais incroyables de la famille Buendia. C'est tout particulièrement vrai dans les deux premiers tiers du roman, tant que Macondo vit dans un relatif isolement. Ça l'est bien moins après que les événements politiques et économiques se soient précipités et que le village soit entré définitivement dans l'ère moderne. C'est d'ailleurs le signe du début de la décadence et de la fin du mythe Macondo qui entre tardivement, mais de plain-pied, dans le XXème siècle avant de disparaître tout à fait. Il est alors temps de voire se réaliser la prophétie ultime de Melquiades, « car aux lignées condamnées à Cent Ans De Solitude, il n'était pas donné sur terre de seconde chance ».
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Citations et extraits

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  • Par bibliophage, le 15 janvier 2009 Première phrase du livre

    (incipit)
    Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Bendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace. Macondo était alors un village d'une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d'une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques.
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  • Par bibliophage, le 15 janvier 2009

    Il n'y avait, dans le coeur d'un Buendia, nul mystère qu'elle ne pût pénétrer, dans la mesure où un siècle de cartes et d'expérience lui avait appris que l'histoire de la famille n'était qu'un engrenage d'inévitables répétitions, une roue tournante qui aurait continué à faire des tours jusqu'à l'éternité, n'eût été l'usure progressive et irrémédiable de son axe.

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  • Par Medusa, le 16 mars 2014

    Le colonel Aureliano Buendia fut à l'origine de trente-deux soulèvements armés et autant de fois vaincu. De dix-sept femmes différentes, il eut dix-sept enfants mâles qui furent exterminés l'un après l'autre dans la même nuit, alors que l'aîné n'avait pas trente-cinq ans. Il échappa à soixante-trois embuscades et à un peloton d'exécution. Il survécut à une dose massive de strychnine versée dans son café. Il fut promu au commandement des forces révolutionnaires, son autorité s'étendant sur tout le pays.
    Bien qu'il se battît toujours à la tête de ses troupes, la seule blessure qu'il reçu, ce fut lui qui se la fit. Il se lâcha un coup de pistolet en pleine poitrine et le projectile lui ressortit par l'épaule sans avoir atteint aucun centre vital.
    Tout ce qui demeura de cette succession d'événements fut une rue à son nom à Macondo.


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  • Par bibliophage, le 15 janvier 2009

    [..] le plus à craindre, dans cette maladie de l'insomnie, ce n'était pas l'impossibilité de trouver le sommeil, car le corps ne ressentait aucune fatigue, mais son évolution inexorable jusqu'à cette manifestation plus critique : la perte de mémoire. Elle voulait dire par là qu'au fur et à mesure que le malade s'habituait à son état de veille, commençaient à s'effacer de son esprit les souvenirs d'enfance, puis le nom et la notion de chaque chose, et pour finir l'identité des gens, et même la conscience de sa propre existence, jusqu'à sombrer dans une espèce d'idiotie sans passé.
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  • Par Julitjubile, le 16 juin 2010

    "... le secret d'une bonne vieillesse n'était rien d'autre que la conclusion d'un pacte honorable avec la solitude." (p.230)

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Vidéo de  Gabriel Garcia Marquez

Gabriel Garcia Marquez est mort jeudi 17 avril à son domicile de Mexico, quelques jours après avoir été hospitalisé pour une pneumonie. Un deuil national de trois jours a été décrété par le président colombien, Juan Manuel Santos, qui a déploré la mort du « plus grand Colombien de tous les temps ». C'est avec Cent ans de solitude, roman publié en 1967, traduit depuis en 35 langues et vendu à plus de 30 millions d'exemplaires, que Gabriel Garcia Marquez devint célèbre. Auteur de romans parmi les plus populaires du XXe siècle, le père du « réalisme magique » avait reçu le prix Nobel de littérature en 1982.











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