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> Claude Durand (Traducteur)
> Carmen Durand (Traducteur)
> Albert Bensoussan (Préfacier, etc.)

ISBN : 202023811X
Éditeur : Editions du Seuil (1995)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 2174 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Cent Ans de solitude. Epopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, et de sa plus illustre famille de pionniers, aux prises avec l'histoire cruelle et dérisoire d'une de ces républiques latino-américaines tellement invraisemblables qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 16 août 2012

    Nastasia-B
    INCLASSABLE ! je crois que c'est une sorte d'OVNI ou plutôt d'OLVNI (le l'c'est pour littéraire). Cela aurait pu s'appeler "Histoire (sur)Naturelle de la Colombie" mais cela s'est appelé "Cent ans de solitude". Je ne vous en dirai que quelques mots car l'ayant lu il y a déjà trop longtemps, j'ai l'avantage du recul mais l'inconvénient de l'oubli.
    L'auteur dépeint et peint une fresque digne de la tapisserie de Bayeux qui s'étale sur plusieurs générations de la famille Buendia (c'est une saga au sens propre, je ne sais plus le nombre exact de générations mais environ 5 ou 6).
    Ce qui frappe, outre le style et sa maîtrise cyclique et chronologique impeccable, outre l'ampleur, la densité, outre le nombre et la diversité des références, outre les considérations coloniales, outre les aspects historiques véridiques, outre l'incroyable tempérament des personnages, outre l'originalité du propos, outre le lyrisme, outre tout, ce n'est pas l'étonnante synthèse que l'auteur a réussi à faire du destin de la Colombie, alias le ville de Macondo dans le roman, non, ce n'est pas cela qui frappe l'inconscient du lecteur, ce sont surtout ses subtils emprunts au surnaturel qui passent sans surprendre et deviennent presque naturels à nos yeux, mystifiés de toutes parts.
    Je ne classerais probablement pas le chef-d'œuvre de sortilèges de Gabriel García Márquez dans la catégorie de ceux qui m'ont le plus fait vibrer, mais j'ai vécu auprès de lui de très bons moments et j'en garde un souvenir bienheureux car je sais qu'il fait partie de ceux dont on se dit : "Je n'en lirai pas cinquante de cette trempe-là." Mais tout ceci n'est que mon avis, un parmi tant d'autres, c'est à dire, pas grand chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par fredho, le 03 mai 2014

    fredho
    « Cent ans de Solitude » narre l'histoire de la famille Buendia sur plusieurs générations dans un village colombien éloigné nommé Macondo depuis sa fondation jusqu'à sa disparition. Tout débute par une union consanguine entre José Arcadio Buendia et sa cousine Ursula Iguaran, le couple va s'exiler dans ce lieu reculé suite à une malédiction pour y fonder une famille.
    Macondo est un pauvre village qui au fil des générations s'agrandira, s'enrichira mais traversera et subira les guerres civiles, les conflits économiques et sociaux du pays...
    Que dire de « Cent ans de Solitude » c'est à mes yeux ma plus belle rencontre littéraire, j'ai eu beaucoup de coup de cœur en littérature, mais cette fois-ci c'est beaucoup plus ; c'est le coup de foudre !
    Je me suis laissée fondre dans ce conte où le fantastique flirte avec le réel avec aisance sans que cela ne choque, l'invraisemblable devient normal, les phénomènes surnaturels, les événements magiques, la présence de fantômes s'installent tranquillement dans l'histoire sur un rythme régulier. Ce monde étonnant semble ordinaire...
    Les personnages ne sont ni bons ni mauvais, certains cherchent nuire à l'autre sans mauvaise conscience, tout naturellement, d'autres vivent l'inceste en toute innocence, et l'histoire de cette longue lignée se répète, ce n'est pourtant pas l'amour qui les unit mais leur destin est lié.
    « [...] l'histoire de la famille n'était qu'un engrenage d'inévitables répétitions, une roue tournante qui aurait continué à faire des tours jusqu'à l'éternité, n'eût été l'usure progressive et irrémédiable de son axe ».
    Dans ce village imaginaire de Macondo, le narrateur à travers la famille Buendia incorpore l'époque tragique de La Colombie entre 1850 et 1950.
    Ce livre m'a transportée dans une autre dimension, son univers très singulier m'a déconnectée du monde réel et ça fait du bien.
    Merci M. Gabriel Garcia Marquez pour ce moment de lecture jubilatoire, intense et grandiose, ce fut un réel plaisir. J'aimerais pouvoir oublier ce roman pour le découvrir de nouveau comme une première fois!
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 19 septembre 2014

    Gwen21
    La fascination que ce roman a exercée sur moi peut s’illustrer par la seule citation que j’en ai extraite et qui, en une phrase absolument interminable et sublime, fait jaillir de la bouche d’une des protagonistes toute la verve, toute la saveur, tout le burlesque et tout le charme de la plume de Gabriel Garcia Marquez. Comme l’ont déjà fait remarquer moult lecteurs, ce livre ne ressemble vraiment à aucun autre. Sur près de 500 pages, j’ai passé le premier tiers de ma lecture à me demander où l’auteur voulait m’entraîner et puis j’ai compris en un déclic que si je voulais que l’alchimie se crée entre ce roman et moi, je devais arrêter de me poser cette question et me contenter de me laisser entraîner par l’auteur, et ça a marché !
    « Cent ans de solitude » serait une peinture de l’humanité, sorte de « nature-vivante », saisie dans le prisme de la famille Buendia, vivant – on le devine même ce n'est pas dit explicitement – dans une Colombie encore très sauvage voire hostile, et ayant fondé courant XIXème siècle le village isolé de Macondo d’où elle a développé ses racines et étendu ses branches, en un éternel cycle de naissance, d’existence et de mort. Ni apologique ni réprobatrice, cette grande fresque, à la fois réaliste et fantaisiste, place ce roman en équilibre entre utopie et purgatoire.
    Dans « Cent ans de solitude », les frontières semblent abolies, celles de l’espace, du temps, du réel et du fantastique, de la morale, etc. La foule de personnages évolue vaille que vaille dans une incroyable anarchie paradoxalement ancrée dans la génétique et pas seulement dans celle des Buendia de tout bord mais plus sûrement dans celle de tous les hommes. L’auteur l’écrit lui-même : « […] l’histoire de la famille n’était qu’un engrenage d’inévitables répétitions, une roue tournante qui aurait continué à faire des tours jusqu’à l’éternité, n’eût été l’usure progressive et irrémédiable de son axe » et cette intuition que l’homme ne serait qu’un hamster tournant sans fin dans la roue de l’Humanité, condamné à finir dominé par sa nature et Dame Nature, est si présente qu’elle finit par donner le tournis.
    L’écriture de Garcia Marquez m’a étrangement rappelé celle de Zola et j’ai très souvent eu l’impression de lire les Rougon-Macquart en version condensée et abrégée. Moi qui avais gardé un mauvais souvenir de ma première rencontre avec Garcia Marquez, je suis très heureuse d’avoir tenté l’aventure de cette lecture atypique et les quelques longueurs de la narration n’ont aucunement gâté le plaisir que j’ai pris à ce voyage littéraire totalement hors-normes. Peu nombreux sont les livres qui m’ont complètement dépaysée, celui-ci en fait indéniablement partie.

    Challenge NOBEL 2013 – 2014
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    • Livres 5.00/5
    Par Tostaky61, le 27 septembre 2014

    Tostaky61
    Je ne savais rien de ce livre , ni de ce qu'il racontait, jusqu'à ce que j'entende son titre parmi les nombreux commentaires et éloges qui accompagnèrent la disparition de son auteur.
    Il y a des livres qu'on ne peut résumer.
    Alors je vais vous dire ce qu'on trouve dans "Cent ans de solitude".
    Il y a un village (Macondo), une famille (les Buendia), et il y a... de l'amour, de l'humour, de la féérie, de l'illusion, des rêves, des fantômes, des maladies (la peste du sommeil ?), des drames, des morts, et aussi, des civils, des militaires, des fourmis, des oiseaux morts, des filles de joie, de la violence, du sexe, des années qui passent, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des très vieux, et même des très très vieux qui n'en finissent pas de vivre...
    Et puis, surtout, il y a des prénoms, les mêmes, qui reviennent de générations en générations, des prénoms qui embrouillent le lecteur, comme ils embrouillent les personnages du livre eux même, au point qu'on finit par ne plus savoir qui est le père, la mère, le fils, la fille, le frère, la sœur, l'oncle, la tante, les grands parents, les arrière grand-parents, les arrière arrière grand-parents, jusqu'à provoquer l'erreur fatale...
    Oui il y a tout ça, et bien plus encore. il y a tant de richesse dans ce livre, on passe par tant de sentiment.
    S'il vous prend l'envie de le découvrir, prenez votre temps, surtout si vous ne voulez pas perdre le fil de l'histoire... C'est un trésor à savourer.
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    • Livres 5.00/5
    Par Allantvers, le 04 mai 2015

    Allantvers
    Il est de ces romans dont l'épaisseur, la notoriété, la densité, le sujet font peur et fascinent en même temps. On est irrémédiablement attiré mais on retarde toujours la lecture.
    Une attitude que j'aurai poussé à son paroxysme avec "Cent ans de Solitude": Dire qu'il m'aura fallu un quart de siècle pour parvenir enfin à reprendre et venir à bout de ce roman abandonné à la page 82 il y a 25 ans! Et ce avec une facilité déconcerntante, ce qui fait que je me sens bien stupide maintenant d'avoir hésité si longtemps devant ce chef d'oeuvre.
    Certes, le bougre ne se laisse pas dompter aisément, ma longue crainte n'était pas complètement infondée : la bête est dense, très dense, il faut l'aborder avec de bonnes techniques de respiration, mais aussi une attitude de lâcher-prise face aux difficultés liées aux ramifications de l'intrigue et à l'écheveau complexe de personnages aux noms semblables.
    Alors ainsi, si l'on accepte de se laisser porter par le texte, le souffle vaste et lent, quel bonheur mes amis! Quelle luxuriance, quel foisonnement, quelle langue! Quelle imagination, quel rythme, quel degré d'accomplissement dans la construction narrative!
    Et tout cela pour quelques générations de Buendia que, magie oblige, on se prend à aimer bien qu'aucun d'entre eux ne soit le moins du monde aimable, mais tous si vivants, si archétypaux, et si terriblement seuls.
    Puisqu'il semble écrit que chaque quart de siècle j'aie rendez-vous avec ce livre, vivement 2040 que je puisse de nouveau goûter ce nectar littéraire à l'état pur.
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Critiques presse (1)


  • Chatelaine , le 02 juillet 2014
    C’est touffu, drôle, cocktail enivrant de fiction et de réalité.
    Lire la critique sur le site : Chatelaine

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Citations et extraits

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  • Par angelique-c, le 27 mai 2015

    La dernière défense, qu'Aureliano commençait à percer à jour quad il se laisser terrasser par l'amour d'Amaranta Ursula, avait consisté pour Melquiades à ne pas échelonner les faits dans le temps conventionnel des hommes, mais à concentrer tout un siècle d'épisodes quotidiens de manière à les faire tous coexister dans le même instant.

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  • Par angelique-c, le 27 mai 2015

    Aurelieano se faisait plus songeur et silencieux, car sa passion s'était repliée sur elle-même et le calcinait. Tous deux en arrivèrent cependant à de tels prodiges de virtuosité qu'harassés par leur frénésie, ils n'en tiraient que meilleur parti de leur fatigue. Ils s'adonnaient à l'idolâtrie de leurs corps en découvrant que ce qui répugnait dans l'amour recelait des possibles inexplorées, beaucoup plus riches que celles du désir.
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  • Par angelique-c, le 27 mai 2015

    Au premier attouchement, les os de la jeune fille parurent se désarticuler avec un craquement épouvantable comme celui d'une boîte à dominos, et sa peau fondit en suées livides, et ses yeux se remplirent de larmes et tout son corps laissa échapper une plainte lugubre et une vague odeur de vase.

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  • Par angelique-c, le 27 mai 2015

    Parfois ils demeuraient silencieux jusqu'à la tombée de la nuit, face à face et se regardant dans les yeux, s'aimant en toute quiétude avec autant d'amour qu'ils s'étaient auparavant aimés à grand fracas. L'incertitude de l'avenir suscita dans leur cœur un retour au passé.

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  • Par angelique-c, le 27 mai 2015

    Elle aussi endurait avec souffrance l'écharde d'un amour solitaire. Enfermée dans les bains, elle se soulageait des tourments d'une passion sans espoir en écrivant des lettres enfiévrées qu'elle se contentait de cacher au fond de la mallette.

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Vidéo de  Gabriel Garcia Marquez

Gabriel Garcia Marquez est mort jeudi 17 avril à son domicile de Mexico, quelques jours après avoir été hospitalisé pour une pneumonie. Un deuil national de trois jours a été décrété par le président colombien, Juan Manuel Santos, qui a déploré la mort du « plus grand Colombien de tous les temps ». C'est avec Cent ans de solitude, roman publié en 1967, traduit depuis en 35 langues et vendu à plus de 30 millions d'exemplaires, que Gabriel Garcia Marquez devint célèbre. Auteur de romans parmi les plus populaires du XXe siècle, le père du « réalisme magique » avait reçu le prix Nobel de littérature en 1982.











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