> Albert Bensoussan (Traducteur)

ISBN : 2070126021
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
L'Oubli que nous serons est à la fois le récit d'un crime, la biographie d'un homme, la chronique d'une famille et l'histoire d'un pays. L'homme est un médecin colombien engagé dans le combat contre la misère et l'ignorance. Le docteur Héctor Abad Gômez enseigne à l'Uni... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 28 mars 2011

    caro64
    "Les livres sont un simulacre de souvenir, une prothèse pour se rappeler, une tentative désespérée de rendre un peu plus durable ce qui est irrémédiablement limité."
    Présenté par Mario Vargas Llosa, tout récent prix Nobel de littérature, le texte d' Héctor Abad revient sur l'histoire de son père assassiné en 1987 alors qu'il se présentait aux élections municipales à Medellin en Colombie. Un magnifique "hommage à la mémoire et à la vie d'un père exemplaire" !
    Livre sur le rapport au père, roman familial, ce livre nous fait aussi découvrir la violence au quotidien en Amérique latine. Poignant à l'extrême, ce livre est un monument élevé par un fils à son père disparu trop tôt ; cependant, rien d'un monument écrasant et intimidant : ce témoignage est empreint de charme et de poésie, de passion et de colère ; il nous révèle un homme passionné et fragile, combatif et convaincu, croyant dur comme fer à la possibilité pour les hommes de modifier le destin de leur pays.
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    • Livres 4.00/5
    Par AnisLitterama, le 26 janvier 2011

    AnisLitterama
    Ecrire serait-ce lutter simplement contre l'oubli inévitable auquel nous sommes condamnés, après que les derniers témoins de notre existence ont disparu ? Héctor Abad, témoigne, à travers une écriture dense et subtile, poétique souvent, de la vie et des engagements de son père qui fut lâchement assassiné, victime non seulement de la violence politique de son pays, la Colombie, mais aussi de ses idéaux et de son acharnement à combattre les inégalités et les injustices sociales. Il raconte aussi son expérience profonde et intime de l'amour filial, qui l'a façonné de l'intérieur, lui insufflant la force et l'énergie nécessaires à la poursuite de sa vocation.
    Il dresse un portrait de ce père tout en demi-teintes où l'ombre le dispute à la lumière, où l'affection n'empêche pas la lucidité sur ce père tant aimé.
    Cet amour filial, lui a prodigué l'estime de soi et l'amour de soi grâce auxquels il a pu se construire et se reconstruire après les événements douloureux de sa vie. Il n'a empêché ni le doute ni la souffrance mais a servi d'antidote au désespoir. Il le décrit en de très belles pages. Ce père rétablissait ainsi « l'ordre dans le chaos de mes pensées », confie-t-il, car « je disposais d'un abri nocturne et éclairé ».
    Y a-t-il plus bel hommage ?
    (cliquer sur le lien pour lire la suite)

    Lien : http://www.litterama.fr/article-hector-abad---l-oubli-que-nous-seron..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par MALIKA, le 19 mai 2011

    MALIKA
    Ce roman-témoignage est un message de sagesse et d'amour, l'histoire d'amour entre un fils et son père pourrait à elle seule justifier la lecture de ce roman ...
    Pourtant "L'oubli que nous serons", c'est beaucoup plus que cela ...


    Lien : http://www.3bouquins.com
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 28 mars 2011

    Le plus nocif pour la santé des hommes, n'est pas la faim, ni la diarrhée ou la malaria, ni les virus ou les bactéries, ni le cancer ou les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Le pire agent de nuisance, celui qui occasionne le plus de morts parmi les citoyens du pays ce sont les autres êtres humains. Et cette plaie (…) a le visage typique de la violence politique.
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  • Par caro64, le 28 mars 2011

    C’est l’un des paradoxes les plus tristes de ma vie : presque tout ce que j’ai écrit, je l’ai écrit pour quelqu’un qui ne peut pas me lire, et ce livre même n’est rien d’autre que la lettre adressée à une ombre.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par caro64, le 28 mars 2011

    Les grands romanciers italiens du XXe siècle sont tous siciliens. Et les antioqueniens [de la région de Medellín, ndlr] sont un mélange de Siciliens et de Milanais, avec les puanteurs de la mafia et de l’industrie.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par caro64, le 28 mars 2011

    Mais quand je me mis à écrire ce livre, je la ( la chemise ensanglantée de mon père) brûlai aussi car je compris que la seule vengeance, le seul souvenir, et aussi la seule possibilité d'oubli et de pardon, c'était de raconter ce qui s'était passé, et rien d'autre.
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  • Par caro64, le 28 mars 2011

    Je ressentais pour mon père la même chose que mes amis disaient éprouver pour leur mère.
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