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> Albert Bensoussan (Traducteur)

ISBN : 2070126021
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'Oubli que nous serons est à la fois le récit d'un crime, la biographie d'un homme, la chronique d'une famille et l'histoire d'un pays. L'homme est un médecin colombien engagé dans le combat contre la misère et l'ignorance. Le docteur Héctor Abad Gômez enseigne à l'Uni... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Aela, le 16 août 2012

    Aela
    El olvido que seremos: Une très belle chronique familiale douce-amère, en l'honneur d'un père disparu prématurément; le père de l'auteur a été assassiné dans les années 80 pour des raisons politiques.
    Avec ce livre nous plongeons dans l'enfer de la violence politique colombienne et plus particulièrement à Medellin, où se passe l'action;
    Nous y voyons les rites, les coutumes, les clivages sociaux, bien plus forts qu'en Europe.
    Le récit est poignant et nous montre l'autre visage de l'Amérique du Sud, plus particulièrement la Colombie.
    Héctor Abad est un auteur très connu en Colombie.
    Il est né à Medellín (Colombie) en 1958.
    Il a été journaliste, romancier, traducteur.
    II a fait des études de médecine à Medellín et de lettres modernes à Turin. L'assassinat de son père en 1987 le contraint à vivre en exil pendant plusieurs années.
    C'est le premier livre de cet auteur que je lis.
    essai encourageant...
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  • Par raton-liseur, le 23 avril 2013

    raton-liseur
    Il est toujours difficile de donner son avis pour le récit d'une tragédie personnelle. Pourtant, je dois avouer que j'ai été déçue par cette lecture. Probablement en partie du fait de ce que j'avais imaginé, à tort, sur ce livre. Je pensais en effet qu'il s'agissait d'un témoignage sur l'assassinat d'un anonyme, victime de la Colombie sanglante des années 80. En réalité, Hector Abad évolue dans les cercles privilégiés de la société colombienne, héritier d'une tradition familiale de nantis, et son père est une personnalité en vue de Medellín, d'abord par ses combats pour la mise en place d'une politique de santé publique dans sa ville et dans le pays, puis comme défenseur des droits de l'homme alors que ceux-ci étaient bafoués quotidiennement dans le pays. Dans ce cadre, moi qui pensais découvrir la vie d'un homme simple, peut-être d'un héros anonyme, je découvre l'hommage d'un fils à un père à l'action éminemment politique, et ma position en tant que lectrice me parait alors bien plus inconfortable.
    Le fils justifie les actions du père, même celles qui peuvent paraître les plus étranges, mais je n'ai pas les éléments pour comprendre et me positionner par rapport à la vie publique de cet homme. de ce point de vue, le témoignage perd de sa force. Certes, la captation du pouvoir par la violence et l'assassinat est condamnable, que la personne soit anonyme ou candidat à la mairie de Medellin ; certes, même au plus profond des territoires des cartels de la drogue, aucune zone ne devrait être marquée par l'impunité. Mais je n'avais pas besoin de ce livre pour le savoir, et je dois bien avouer que je n'ai pas pu toucher du doigt la particularité de cette situation.
    A côté de ce plaidoyer qui ne m'a pas convaincue, je n'ai pas été sensible à la relation entre le père et son fils. le fils écrivain se décrit lâche, faible de caractère, et j'espère pour lui qu'il force le trait, alors que son père apparait comme le père idéal, mais vue la personnalité de son fils, son éducation ne semble pas avoir réussi.
    En définitive, entre un propos politique qui ne m'apprend rien et sur lequel je ne peux porter de regard critique et une relation père-fils qui me semble caricaturale, le tout servi par un style que j'ai trouvé plat pour ne pas dire inexistant, je suis passée complètement à côté de ce livre, dont j'espérais pourtant beaucoup.
    Un coup d'épée dans l'eau, donc, et je retournerai à d'autres écrits pour mieux comprendre la situation inextricable dans laquelle s'est trouvée la Colombie il y a quelques décennies, et dont les échos douloureux se font toujours sentir aujourd'hui.
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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 28 mars 2011

    caro64
    "Les livres sont un simulacre de souvenir, une prothèse pour se rappeler, une tentative désespérée de rendre un peu plus durable ce qui est irrémédiablement limité."
    Présenté par Mario Vargas Llosa, tout récent prix Nobel de littérature, le texte d' Héctor Abad revient sur l'histoire de son père assassiné en 1987 alors qu'il se présentait aux élections municipales à Medellin en Colombie. Un magnifique "hommage à la mémoire et à la vie d'un père exemplaire" !
    Livre sur le rapport au père, roman familial, ce livre nous fait aussi découvrir la violence au quotidien en Amérique latine. Poignant à l'extrême, ce livre est un monument élevé par un fils à son père disparu trop tôt ; cependant, rien d'un monument écrasant et intimidant : ce témoignage est empreint de charme et de poésie, de passion et de colère ; il nous révèle un homme passionné et fragile, combatif et convaincu, croyant dur comme fer à la possibilité pour les hommes de modifier le destin de leur pays.
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    • Livres 4.00/5
    Par AnisLitterama, le 26 janvier 2011

    AnisLitterama
    Ecrire serait-ce lutter simplement contre l'oubli inévitable auquel nous sommes condamnés, après que les derniers témoins de notre existence ont disparu ? Héctor Abad, témoigne, à travers une écriture dense et subtile, poétique souvent, de la vie et des engagements de son père qui fut lâchement assassiné, victime non seulement de la violence politique de son pays, la Colombie, mais aussi de ses idéaux et de son acharnement à combattre les inégalités et les injustices sociales. Il raconte aussi son expérience profonde et intime de l'amour filial, qui l'a façonné de l'intérieur, lui insufflant la force et l'énergie nécessaires à la poursuite de sa vocation.
    Il dresse un portrait de ce père tout en demi-teintes où l'ombre le dispute à la lumière, où l'affection n'empêche pas la lucidité sur ce père tant aimé.
    Cet amour filial, lui a prodigué l'estime de soi et l'amour de soi grâce auxquels il a pu se construire et se reconstruire après les événements douloureux de sa vie. Il n'a empêché ni le doute ni la souffrance mais a servi d'antidote au désespoir. Il le décrit en de très belles pages. Ce père rétablissait ainsi « l'ordre dans le chaos de mes pensées », confie-t-il, car « je disposais d'un abri nocturne et éclairé ».
    Y a-t-il plus bel hommage ?
    (cliquer sur le lien pour lire la suite)

    Lien : http://www.litterama.fr/article-hector-abad---l-oubli-que-nous-seron..
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    • Livres 5.00/5
    Par kolelavirginie, le 20 août 2012

    kolelavirginie
    J'ai énormément apprécié le dévoilement juste, pudique, sans position de victimisation mais empli de la vigueur des sentiments de l'auteur. Au delà de l'histoire personnelle, familiale et nationale qui est narrée, le cri du fils, et l'élaboration de l'intolérable mort du père qui alimente son écriture m'ont été droit au coeur. Merci à l'auteur.
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 16 août 2012

    Mes oncles et mon grand-père - autant qu'il m'en souvienne - n'embrassèrent jamais leurs garçons, ou seulement à l'occasion, parce que cela ne se faisait pas dans ces rudes et austères montagnes d'Antioquia, où rien n'est doux, pas même le paysage.
    Mon grand-père avait élevé mon père sans démonstration de tendresse, dans l'exigence et d'une main de fer, et mes oncles se comportaient de même avec mes cousins.
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  • Par caro64, le 28 mars 2011

    Le plus nocif pour la santé des hommes, n'est pas la faim, ni la diarrhée ou la malaria, ni les virus ou les bactéries, ni le cancer ou les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Le pire agent de nuisance, celui qui occasionne le plus de morts parmi les citoyens du pays ce sont les autres êtres humains. Et cette plaie (…) a le visage typique de la violence politique.

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  • Par Aela, le 16 août 2012

    Quand, à vingt-trois ans, je partis sur les traces de ma fiancée italienne, Bárbara, étudier à Turin, j'écrivis à mon père une lettre où je lui faisais part de ma gêne à devoir encore être à sa charge.
    J'ai conservé sa réponse, en date du 30 juin 1982:
    "Ta préoccupation de la dépendance financière prolongée m'a rappelé mes cours d'anthropologie, où j'ai appris que plus une espèce animale est avancée, plus longue est sa période d'enfance et d'adolescence; Et je crois que notre espèce famililale est assez avancée dans tous les sens.
    Moi aussi j'ai dépendu de mon père jusqu'à l'âge de vingt-six ans, mais pour te parler franchement, cela ne m'a jamais préoccupé.
    Tu peux être sûr que tant que tu continueras à étudier et à travailler comme tu le fais, pour nous ta dépendance ne sera pas une charge mais une très agréable obligation que nous assumerons avec énormément de plaisir et d'orgueil.
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  • Par caro64, le 28 mars 2011

    C’est l’un des paradoxes les plus tristes de ma vie : presque tout ce que j’ai écrit, je l’ai écrit pour quelqu’un qui ne peut pas me lire, et ce livre même n’est rien d’autre que la lettre adressée à une ombre.

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  • Par raton-liseur, le 23 avril 2013

    Par certaines de ces lettres que je conserve encore, et par le souvenir des centaines et des centaines de conversations que j’eux avec lui, j’ai pu me rendre compte qu’on ne naît pas bon, loin de là, mais que si quelqu’un tolère et dirige notre mesquinerie innée, il est possible de mener sa barque dans des voies non néfastes, voire de lui faire changer de sens. On ne vous apprend pas à vous venger (car nous naissons avec des sentiments vindicatifs), mais on vous apprend à ne pas vous venger. On ne vous apprend pas à être bon, mais on vous apprend à ne pas être méchant. (p. 147, Chapitre 17, Partie 4, “Voyages en Orient”).
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