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Albert Bensoussan (Traducteur)
ISBN : 2070126021
Éditeur : Gallimard (2010)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 27 notes)
Résumé :
L'Oubli que nous serons est à la fois le récit d'un crime, la biographie d'un homme, la chronique d'une famille et l'histoire d'un pays. L'homme est un médecin colombien engagé dans le combat contre la misère et l'ignorance. Le docteur Héctor Abad Gômez enseigne à l'Université de Medellin et travaille dans les quartiers populaires de la ville. Eduqué dans la tradition des Lumières, ce libre penseur croit à la possibilité de changer la vie de ses semblables et de bât... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
Bookycooky18 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Je ne sais comment je vais faire la critique de ce livre sublime, tellement j'ai adoré ! Coup de cœur, cinq étoiles....rien ne suffirait à exprimer le plaisir que j'ai pris à lire ce livre et les émotions que j'en ai ressenti.Un livre qui restera gravé dans ma mémoire et dans mon cœur,à jamais ( dans la dernière phrase du livre,l'auteur exprime l'objectif de ses sentiments en écrivant ce livre,par rapport à son pére ,mais aussi par rapport au lecteur; sur ce dernier point avec moi ,c'est réussi).
Ce livre est un hommage à la mémoire et à la vie d'un pére exemplaire,celui de l'auteur.
Un livre qui raconte l'histoire d'une famille avec ses bonheurs et ses tragédies ,et une magnifique relation pére-fils, basée sur l'amour et le respect,dans le contexte d'une Colombie ravagée par l'injustice et La Violence des années 60 à 90.
Le profond humanisme de ce pére,pédagogue-né, et l'intelligence,la pudeur et l'humour de la prose du narrateur,son fils qui le raconte, m'a profondément touchée et éblouie. Résumer ce livre, est lui faire injustice.
La remarquable préface du livre écrit par Mario Vargas Llosa résume tout mes sentiments.Je ne peux que recommander fortement sa lecture!
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Aela
Aela16 août 2012
El olvido que seremos: Une très belle chronique familiale douce-amère, en l'honneur d'un père disparu prématurément; le père de l'auteur a été assassiné dans les années 80 pour des raisons politiques.
Avec ce livre nous plongeons dans l'enfer de la violence politique colombienne et plus particulièrement à Medellin, où se passe l'action;
Nous y voyons les rites, les coutumes, les clivages sociaux, bien plus forts qu'en Europe.
Le récit est poignant et nous montre l'autre visage de l'Amérique du Sud, plus particulièrement la Colombie.
Héctor Abad est un auteur très connu en Colombie.
Il est né à Medellín (Colombie) en 1958.
Il a été journaliste, romancier, traducteur.
II a fait des études de médecine à Medellín et de lettres modernes à Turin. L'assassinat de son père en 1987 le contraint à vivre en exil pendant plusieurs années.
C'est le premier livre de cet auteur que je lis.
essai encourageant...
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raton-liseur
raton-liseur23 avril 2013
Il est toujours difficile de donner son avis pour le récit d'une tragédie personnelle. Pourtant, je dois avouer que j'ai été déçue par cette lecture. Probablement en partie du fait de ce que j'avais imaginé, à tort, sur ce livre. Je pensais en effet qu'il s'agissait d'un témoignage sur l'assassinat d'un anonyme, victime de la Colombie sanglante des années 80. En réalité, Hector Abad évolue dans les cercles privilégiés de la société colombienne, héritier d'une tradition familiale de nantis, et son père est une personnalité en vue de Medellín, d'abord par ses combats pour la mise en place d'une politique de santé publique dans sa ville et dans le pays, puis comme défenseur des droits de l'homme alors que ceux-ci étaient bafoués quotidiennement dans le pays. Dans ce cadre, moi qui pensais découvrir la vie d'un homme simple, peut-être d'un héros anonyme, je découvre l'hommage d'un fils à un père à l'action éminemment politique, et ma position en tant que lectrice me parait alors bien plus inconfortable.
Le fils justifie les actions du père, même celles qui peuvent paraître les plus étranges, mais je n'ai pas les éléments pour comprendre et me positionner par rapport à la vie publique de cet homme. de ce point de vue, le témoignage perd de sa force. Certes, la captation du pouvoir par la violence et l'assassinat est condamnable, que la personne soit anonyme ou candidat à la mairie de Medellin ; certes, même au plus profond des territoires des cartels de la drogue, aucune zone ne devrait être marquée par l'impunité. Mais je n'avais pas besoin de ce livre pour le savoir, et je dois bien avouer que je n'ai pas pu toucher du doigt la particularité de cette situation.
A côté de ce plaidoyer qui ne m'a pas convaincue, je n'ai pas été sensible à la relation entre le père et son fils. le fils écrivain se décrit lâche, faible de caractère, et j'espère pour lui qu'il force le trait, alors que son père apparait comme le père idéal, mais vue la personnalité de son fils, son éducation ne semble pas avoir réussi.
En définitive, entre un propos politique qui ne m'apprend rien et sur lequel je ne peux porter de regard critique et une relation père-fils qui me semble caricaturale, le tout servi par un style que j'ai trouvé plat pour ne pas dire inexistant, je suis passée complètement à côté de ce livre, dont j'espérais pourtant beaucoup.
Un coup d'épée dans l'eau, donc, et je retournerai à d'autres écrits pour mieux comprendre la situation inextricable dans laquelle s'est trouvée la Colombie il y a quelques décennies, et dont les échos douloureux se font toujours sentir aujourd'hui.
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caro64
caro6428 mars 2011
  • Livres 4.00/5
"Les livres sont un simulacre de souvenir, une prothèse pour se rappeler, une tentative désespérée de rendre un peu plus durable ce qui est irrémédiablement limité."
Présenté par Mario Vargas Llosa, tout récent prix Nobel de littérature, le texte d' Héctor Abad revient sur l'histoire de son père assassiné en 1987 alors qu'il se présentait aux élections municipales à Medellin en Colombie. Un magnifique "hommage à la mémoire et à la vie d'un père exemplaire" !
Livre sur le rapport au père, roman familial, ce livre nous fait aussi découvrir la violence au quotidien en Amérique latine. Poignant à l'extrême, ce livre est un monument élevé par un fils à son père disparu trop tôt ; cependant, rien d'un monument écrasant et intimidant : ce témoignage est empreint de charme et de poésie, de passion et de colère ; il nous révèle un homme passionné et fragile, combatif et convaincu, croyant dur comme fer à la possibilité pour les hommes de modifier le destin de leur pays.
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michfred
michfred21 février 2015
  • Livres 4.00/5
J'ai d'abord été attirée par le titre- étrangement tourné, intriguant, poétique.
Puis par le sujet: politique, personnel, autobiographique.
Les pères et les mères plus grands que nature hantent la littérature: en voici un autre, de père, médecin engagé, humaniste, courageux. Dans une Colombie dictatoriale, dangereuse.
Son fils lui rend ici un bel hommage.
Un livre attachant et sincère.
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Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde05 février 2016
Par certaines de ces lettres que je conserve encore, et par le souvenir des centaines et des centaines de conversations que j'eus avec lui, j'ai pu me rendre compte qu'on ne naît pas bon, loin de là, mais que si quelqu'un tolère et dirige notre mesquinerie innée, il est possible de mener sa barque dans des voies non néfastes, voire de lui faire changer de sens. On ne vous apprend pas à vous venger (car nous naissons avec des sentiments vindicatifs), mais on vous apprend à ne pas vous venger. On ne vous apprend pas à être bon, on vous apprend à ne pas être méchant. Je ne me suis jamais senti bon, mais je me suis rendu compte que souvent, grâce à l'influence bénéfique de mon père, j'ai pu être un méchant qui n'exerce pas, un lâche qui surmonte non sans mal sa couardise et un avare qui maîtrise son avarice. Et ce qui est plus important, s'il y a quelque chose d'heureux dans ma vie, si j'ai quelque maturité, si je me comporte presque toujours de façon décente et plus ou moins normale, si je ne suis pas asocial et si, bien que j'ai supporté des violences et des peines, je suis resté encore pacifique, je crois que c'est simplement parce que mon père m'aima tel que j'étais, un paquet amorphe de bons et mauvais sentiments, et il me montra le chemin pour tirer le meilleur parti de ce mauvais naturel humain que nous partageons peut-être tous. Et bien que n'y parvenant pas toujours, c'est par son souvenir que je tente presque toujours d'être moins mauvais que ce à quoi me poussent mes penchants naturels.
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BookycookyBookycooky16 juillet 2015
....par le souvenir des centaines et des centaines de conversations que j'eus avec lui(son pére ),j'ai pu me rendre compte qu'on ne naît pas bon,loin de là, mais que si quelqu'un tolère et dirige notre mesquinerie inée,il est possible de mener sa barque dans des voies non néfastes,voir de lui faire changer de sens.On ne vous apprend pas à vous venger(car nous naissons avec des sentiments vindicatifs),mais on vous apprend à ne pas vous venger.On ne vous apprend pas à être bon,mais on vous apprend à ne pas être méchant.p.122
+ Lire la suite
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BookycookyBookycooky15 juillet 2015
Dans un carnet(que j'ai publié après sa mort sous le titre de "Manuel de tolérance ") il écrivit ce qui suit: "Si tu veux que ton fils soit bon,rends-le heureux,si tu veux qu'il soit meilleur,rends-le plus heureux .Nous les rendons heureux pour qu'ils soient bons, et pour qu'ensuite leur bonté accroisse leur bonheur."Il est possible que personne,pas même un pére, ne puisse rendre ses enfants complètement heureux.Ce qui est certain, en revanche , c'est qu'il peut les rendre trés malheureux. P.31
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BookycookyBookycooky15 juillet 2015
Un politicien trés influent,Gonzalo Restrepo Jaramillo, avait dit au Club Union-le plus sélect de Medellin- que Abad Gomez était le marxiste le plus convaincu de la ville,et un dangereux gauchiste à qui il fallait couper les ailes pour l'empêcher de voler.Mon pére avait été formé dans une école pragmatique nord-américaine ( à l'université de Minnesota ), il n'avait jamais lu Marx et confondait Hegel et Engels.Pour bien savoir de quoi on l'accusait,il décida de les lire,et tout ne lui sembla pas tiré par les cheveux chez eux... P.62
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art-bsurdeart-bsurde04 octobre 2015
Il trouva grotesque que les marxistes aient voulu transformer et aient réussi à transformer la vielle chapelle de la cité universitaire en laboratoire, puis en théâtre, car s'il est vrai que l'université devait être laïque, elle était née religieuse ; bien plus, elle était née dans un couvent, et par conséquent respecter (vu que la plupart des professeurs et des étudiants étaient croyants) un lieu de culte n'était pas une entorse à cet idéal laïc, mais la confirmation d'un credo libéral et tolérant qui admettait toute manifestation intellectuel des hommes, sans exclure les religieuses, et cela n'aurait rien de mal que l'université abritât aussi un temple bouddhiste, une synagogue, une mosquée et une chapelle de francs-maçons. Tout fondamentalisme était pour lui pernicieux, pas seulement celui des croyants mais aussi celui des non-croyants.
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