ISBN : 2070314200
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture
« Le tour de l'île : vingt-quatre pas. Six du nord au sud et d'est en ouest, depuis la porte d'entrée jusqu'à la fenêtre. Les cloisons de planches, la cheminée de marbre et, comme un lac suspendu, le grand miroir - la géographie de la cham... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par ladymi, le 27 septembre 2011

    ladymi
    Récit plus que bouleversant de la captivité du jeune Louis XVII en sa prison du Temple. Chandernagor appuie son texte sur des documents d'époque, rendant la trame, le décor, les lieux et l'époque plus que réalistes et historiquement vérifiables.
    L'auteure donne le ton, dès la première ligne : "C'est l'histoire d'un petit garçon qui va mourir". On ne peut qu'en être chamboulé.
    Tout dans ce roman est vivant. le lecteur est assis auprès de l'enfant, sur sa couche salle, dans cette pièce sombre. Il ressent la détresse, la solitude d'un petit garçon de 10 ans. On voudrait pouvoir lui toucher, le serrer, le consoler, le réconforter, lui assurer que tout sera bientôt fini... Parce qu'avant d'être roi, à 10 ans, on n'est toujours qu'un enfant.
    Dans La chambre, la cruauté réside dans l'indifférence.
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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 02 juin 2011

    Malaura
    Une chambre aux fenêtres obturées, des portes barricadées, c'est dans ce lieu sombre que vit pendant plus de 3 ans,"l'orphelin du Temple", le fils de Louis XVI. Après que ses instituteurs soient partis, l'otage de la nation se retrouve seul, abandonné de tous, oublié dans cette chambre crasseuse où les poux et la vermine sont devenus ses seuls compagnons. le petit Capet agonise sans qu'on le remarque et meurt à l'âge de 10 ans, victime de la bêtise et de la cruauté des hommes.
    En écrivant l'histoire de cet enfant séquestré et de ses gardiens, Françoise Chandernagor a réussi le pari de transcender le roman historique en une oeuvre bouleversante et intemporelle sur la violence ordinaire.
    Ici pas d'assassins même si tous sont coupables; coupables de la mort d'un enfant, victime de maltraitance et d'oubli. Et c'est avec une ironie mordante que l'auteur souligne la bêtise, l'indifférence et la cruauté.
    Une oeuvre tragique, révoltante et émouvante aux larmes.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 11 octobre 2010

    litolff
    C'est la tragique histoire d'un petit garçon qui va mourir.
    Récit bouleversant de l'emprisonnement, l'isolation et l'agonie d'un petit garçon de 10 ans, otage embarrassant qu'on a trouvé plus simple de nier, d'"effacer"... avec le temps, on oublie...
    Françoise Chandernagor nous raconte les derniers mois de Louis XVII avec toute la science de l'historienne, le talent de la romancière et surtout, les accents d'une mère : le morne enfermement dans La Chambre-tombeau, l'épaisseur d'un temps privé de calendrier, l'agonie lente du délaissement. Par cette évocation, sans pathos mais pleine de colère, du déchirant martyre du petit roi, elle nous fait entendre l'insupportable indifférence face à l'assassinat insidieux d'une vie qui n'a pas même commencé.
    Bouleversant !
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    • Livres 5.00/5
    Par alicejo, le 29 avril 2011

    alicejo
    Lu il y a quelques années déjà, je garde un souvenir très vif de ce livre.
    Jusqu'où peut mener l'aveuglement, la folie et la haine des hommes?
    Avant d'être l'histoire de Louis XVII, c'est avant tout celle bouleversante d'un petit enfant innocent, retenu prisonnier, seul dans le noir dans une chambre insalubre pendant plusieurs mois et qui sombre peu à peu dans la folie et la mort dans l'oubli et l'indifférence totale.
    Des Louis XVII, il en existe malheureusement encore aujourd'hui, victimes malgré eux de la folie des hommes et c'est sûrement la raison pour laquelle la lecture de ce livre ne nous laisse pas insensibles.

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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par st79310, le 27 février 2012

    st79310
    Un bon livre. J'ai apprécié le juste milieu roman et "vérité". J'ai également bien aimé l'interrogatoire de l'auteur sur les témoins revenu d'outre-tombe.
    La postface est pas mal, pour une fois, on y comprends mieux le parti pris de l'auteur.
    Je le conseille aux amoureux de l'histoire avec un grand H...
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Citations et extraits

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  • Par Bloodyrose, le 04 décembre 2008

    La bêtise "au commencement", la paresse, la négligence ? Le jaune, le beige, le fadasse ? Allons donc ! Le rouge oui. Le sang. Au commencement était le sang. La haine. La violence, la guerre, le crime ; puis la revanche de la défaite, le châtiment de l'assassinat ; et la revanche de la revanche, le châtiment du châtiment...
    Tuer était bon, les hommes s'aperçurent que c'était bon - agréable, facile : il n'y fallait que du sentiment... Tous les lieux, tous les outils faisaient l'affaire ; quant aux prétextes, on n'en manquait jamais : race, religion, parti, nation, autre. Les hommes savaient pourquoi ils tuaient ; ils comprenaient aussi, même quand ils le regrettaient, pourquoi ils mouraient : chacun était l'autre d'un autre.
    Mais leurs enfants, qu'est-ce qu'ils comprenaient les enfants ? Des enfants qui ignoraient jusqu'à leur nom, et ne distinguaient pas leur corps du corps qui les avait portés, et ne séparaient pas encore le dedans du dehors, et ne démêlaient pas l'amour de soi de l'amour du prochain, et se fondaient dans l'univers comme un sucre fond dans l'eau, les enfants ne comprenaient rien. Ils ouvraient des yeux étonnés. De grands yeux d'ombre. Fixaient le ciel, ou les murs. Fuyaient dans le ciel, rentraient dans le mur. Et c'était le ciel qu'on fusillait, le mur qu'on étranglait.
    Ainsi périrait un jour la chambre fermée. Lentement, très lentement, elle disparaîtrait au fond des yeux d'un enfant. Lentement, avec l'enfant étouffé, la chambre asphyxiée.
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  • Par litolff, le 11 octobre 2010

    Il vivra dix ans et trois mois. Mais toute vie achevée est une vie accomplie : de même qu'une goutte d'eau contient déjà l'océan, les vies minuscules, avec leur début si bref, leur infime zénith, leur fin rapide, n'ont pas moins de sens que les longs parcours. Il faut seulement se pencher un peu pour les voir, et les agrandir pour les raconter. L'enfant de la Tour est un vieillard parce qu'à son échelle il a tout vécu. Il ne lui reste ni illusions ni appétit. Sa mesure est comble.
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  • Par Reka, le 04 janvier 2009

    Est-ce qu'aujourd'hui est encore hier? Mais non, mon enfant, non : au-delà des murailles, des grilles, des planches, des serrures, on avance...
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  • Par alicejo, le 29 avril 2011

    Quand la foi soulève des montagnes elle écrase des enfants.
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La chronique de Gérard Collard - Prix Goncourt
Pour cette rentrée littéraire, notre chroniqueur-libraire Gérard Collard réagit à l'annonce de la première sélection de livres susceptibles de remporter le Prix Goncourt 2011. Pour information le jury de l'académie Goncourt est composé d'Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Régis Debray, Françoise Mallet-Joris, Robert Sabatier, Patrick Rambaud, Bernard Pivot, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Didier Decoin. Voici leur sélection : rom@ de Stéphane Audeguy aux éditions Gallimard Limonov d'Emmanuel Carrère aux éditions POL Retour à Killybegs de Sorj Chalandon aux éditions Grasset Dans un avion pour Caracas de Charles Dantzig aux éditions Grasset Les Souvenirs de David Foenkinos aux éditions Gallimard L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni aux éditions Gallimard Jayne Mansfield 1967 de Simon Libérati aux éditions Grasset Un sujet français d'Ali Magoudi aux éditions Albin Michel Du Domaine des Murmures de Carole Martinez aux éditions Gallimard Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé aux éditions L'Olivier Le système Victoria d'Eric Reinhardt aux éditions Stock Monsieur le commandant de Romain Slocombe aux éditions Nil Tout, Tout de Suite de Morgan Sportès aux éditions Fayard La belle amour humaine de Lyonel Trouillot aux éditions Actes Sud Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan aux éditions JC Lattès








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