ISBN : 2070781224
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Que savons-nous de nos "proches"? Lorsque Olga, malade, coupe brusquement toute communication avec son entourage, ne parle plus, ne regarde plus, ce sont ses filles qui ouvrent les yeux - sur ce qui les sépare.
Dans cette famille en apparence si unie, chacune des... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 31 mai 2011

    brigittelascombe
    Aurions nous pénétré par inadvertance dans La Maison de Bernarda Alba, le drame de Frédérico Garcia Lorca?
    Effectivement nous retrouvons ici une mère dominatrice, un père invisible et des filles soumises à une relation fusionnelle. Mais, non nous sommes bien dans La chambre d'hôpital de La voyageuse de nuit, celle qui jeune(je cite) ressemblait à Ava Gardner et qui ressemble à présent à la momie de Ramses, enfin dans La chambre les trois quart du roman, parce qu'après c'est plus dur..Bon, donc, Olga est une voyageuse en fin de vie qui suite à un cancer en phase terminale s'enferme dans sa propre nuit, qui ferme la bouche et les yeux mais qui d'un simple battement de cils régente encore de main de maître son petit monde de filles.
    Des filles, des poupées russes qui s'emboitent les unes sur les autres,quatre femmes fragiles qui gèrent leurs problèmes psychologiques en passant par l'alcool, le suicide, une vie parrallèle ou l'homosexualité, tandis que les petits fils sont eux (ô miracle!) des prix d'excellence.
    Françoise Chandernagor, de l'Académie Goncourt, auteur de nombreux romans historiques dont L'Allée du Roi, La sans pareille, L'enfant des Lumières... revient ici au monde actuel pour traiter des quatre visions différentes de la mère à travers les yeux des quatre filles.
    Un roman entre amour et haine, selon le rang dans la fratrie et les relations nouées.
    Sonia, la célibataire endurcie, l'esthéticienne à laquelle sa mère fait comprendre qu'elle l'a assez vue.
    Véra, l'expert comptable chic,aux gestes posés, qui a su se faire aimer par son bon gout.
    Katia, l'ainée rejetée, la romancière, qui recevait maintes taloches, jalouse de Lisa qui a longtemps été la préférée, voudrait bien lire quelques poèmes mais ça ne passe pas.
    Lisa,la protégée l'avocate des causes perdues qui entoure sa mère de fêtes carillonantes.
    Point de paroles mais des gestes révélateurs. Et des réflexions sur le cancer, les soins palliatifs,l'acharnement thérapeutique, la mort,la souffrance,l'euthanasie, l'acceptation.Et un secret lié au père. Et une fin déroutante mais qui laisse de libres interprétations au lecteur.
    Et un excellent livre qui s'absorbe cul sec comme une eau de vie!
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    • Livres 2.00/5
    Par tessgeffroy, le 12 décembre 2007

    tessgeffroy
    Quand j'ai commencé ce livre, je me suis dis : voilà une perle !
    Mais la fin m'a beaucoup déçue !!!
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  • Par petronilleaimelire, le 29 mars 2011

    petronilleaimelire
    Je crains avoir été profondément décu. Je n'm'étais pas peut-être pas attendu à ça. Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire. et c'est avec grand regret !
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    • Livres 4.00/5
    Par myriampele, le 12 mars 2012

    myriampele
    Autour d'une mère qui n'a plus de communication avec son entourage, quatre soeurs retracent leur histoire, et chacune d'elle sa propre image de la mort et de son rapport avec sa mère. très belle écriture
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    • Livres 4.00/5
    Par balein, le 20 juillet 2010

    balein
    très fin
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 25 décembre 2008

    Maman, qu'est ce qui est le plus important? Les yeux fermés, le visage immobile, elle semblait ne pas avoir entendu ma question ; mais je croyais pouvoir anticiper sa réponse, elle allait me dire "la famille", "ce que l'on a bâti, transmis"... Elle se taisait ; j'insistai : "Hein? Qu'est ce qu'il y a de plus important dans la vie? - La vie..."
    Le mot fut chuchoté - ses lèvres avaient à peine remué -, mais il me foudroya. Ce qu'il y a de plus important dans la vie, la vie? La vie tout court? Car elle ne m'avait pas dit "profiter des bons moments" ; ça, encore, j'aurais compris ! C'était "la vie", rien que la vie, la vie n'importe comment et à n'importe quel prix. Sa vie, donc, telle qu'elle était aujourd'hui, douleurs et morphine, suffocations, nausées, paralysie, dépendance, désintérêt, vide affectif. Une vie aveugle et muette, dont seule la souffrance lui permettait encore, par intermittence, de prendre conscience. Pire : si la vie n'avait d'autre objet que la poursuite de la vie, si l'on ne devait vivre que pour vivre, alors elle allait tout perdre !
    Je restai pétrifiée devant l'ampleur de son malheur et la brutalité du désaveu qu'elle m'infligeait : j'avais toujours cru que la vie n'est pas une fin mais un moyen, que ma vie, la sienne, s'inscrivait dans une lignée et un projet, qu'elle s'ennoblissait de n'être que des passages s'ils menaient vers un monde moins laid. J'avais toujours cru que la vie d'un homme s'agrandissait du futur des autres. J'avais cru aussi que c'étaient ma mère et Micha qui me l'avaient appris... Sa phrase me niait, la niait, rideau ! (p. 130-131)
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  • Par Reka, le 25 décembre 2008

    Ce n'était pas pour mourir qu'elle s'affamait, c'était pour régner : nous réunir toutes autour d'elle : nous enrôler, nous enfermer. Son champ d'action se réduisait ; son empire rétrécissait ; il restait son corps, ce corps qui avait été bon vivant, ce corps qui aimait la table et le lit, ce corps qui avait de l'appétit, lui... Inflexible, elle le contraignit.
    Coup double : à travers ce corps qu'elle contrôlait, elle nous contrôlait aussi. Certains jours, il me semblait que si elle avait pu faire rentrer dans son ventre souffrant tous ceux - enfants et petits-enfants - qui en étaient sortis, elle nous aurait emportés dans son voyage... Voilà ce que, "sans le vouloir", elle voulait. (p. 116-117)
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  • Par Reka, le 25 décembre 2008

    Elle voulait mourir. Etait si lasse, était à bout. Elle voulait mourir. Demain. Elle voulait mourir. Bientôt. Elle voulait mourir. Voulait bien. Un peu. Mourir un peu. Mais pas trop. (p. 135)
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  • Par Reka, le 26 décembre 2008

    Il manque des temps au verbe "mourir". Des temps pour conjuguer toutes les étapes de l'agonie, des temps que les enfants rétablissent à juste titre : "maman a mouru longuement... Maintenant elle est morte : situation stable."
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  • Par Reka, le 25 décembre 2008

    Souffrir pour mourir, faire souffrir pour faire mourir, quelle absurdité ! Pour autant, bien sûr, qu'on s'attache à l'hypothèse d'un Créateur raisonnable... (p. 138)
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La chronique de Gérard Collard - Prix Goncourt
Pour cette rentrée littéraire, notre chroniqueur-libraire Gérard Collard réagit à l'annonce de la première sélection de livres susceptibles de remporter le Prix Goncourt 2011. Pour information le jury de l'académie Goncourt est composé d'Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Régis Debray, Françoise Mallet-Joris, Robert Sabatier, Patrick Rambaud, Bernard Pivot, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Didier Decoin. Voici leur sélection : rom@ de Stéphane Audeguy aux éditions Gallimard Limonov d'Emmanuel Carrère aux éditions POL Retour à Killybegs de Sorj Chalandon aux éditions Grasset Dans un avion pour Caracas de Charles Dantzig aux éditions Grasset Les Souvenirs de David Foenkinos aux éditions Gallimard L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni aux éditions Gallimard Jayne Mansfield 1967 de Simon Libérati aux éditions Grasset Un sujet français d'Ali Magoudi aux éditions Albin Michel Du Domaine des Murmures de Carole Martinez aux éditions Gallimard Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé aux éditions L'Olivier Le système Victoria d'Eric Reinhardt aux éditions Stock Monsieur le commandant de Romain Slocombe aux éditions Nil Tout, Tout de Suite de Morgan Sportès aux éditions Fayard La belle amour humaine de Lyonel Trouillot aux éditions Actes Sud Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan aux éditions JC Lattès








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