« Après La Bataille, après Il neigeait, voici le troisième volet de ma fin d'Empire. Je vous emmène cette fois en 1814. L'Europe envahit la France. Paris est assiégée et ses habitants voient apparaître des Cosaques entre les moulins de Montmartre. Replié à Fontainebleau... > voir plus
après "La bataille", "Il neigeait", voici "L'Absent". L'Absent, c'est l'Empereur, mis en quarantaine sur l'ile d'Elbe, il y joue au roi de l'ile, il complote et prépare son retour, il organise la vie domestique, il drague....livre plus intimiste que les deux autres mais aussi puissant, un grand plaisir de lecture
Les mentalités n’ont pas évolué depuis Homère. Voulez-vous un exemple de concordance et de permanence ? Hitler avait ses chemises brunes et Mussolini ses chemises noires, eh bien Phalaris, tyran sicilien, six siècles avant notre ère, avait ses chemises grises. Ses troupes d’assaut n’étaient pas moins barbares que la Waffen S.S. Quand elles entrent à Agrigente, elles brûlent tous les habitants à feu lent dans un énorme taureau de métal. Les cris sortaient par les naseaux fumants. Permanence dans la sauvagerie, vous dis-je. Un autre exemple lointain ? Le gendre de Frédéric II de Hohenstaufen, Ezzelino da Romano, s’empare de Driola : il fait comparaître tous les habitants devant lui, leur crève les yeux, leur coupe le nez et les jambes avant de les abandonner dans cet état. Imaginez le spectacle au journal télévisé du soir. Le même fait emmurer dans Padoue onze mille soldats capturés. L’extermination programmée est une vieille rengaine. Cela se passait en Italie au XIIIe siècle.