Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Françoise d'Aubigné Maintenon (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2260002609
Éditeur : Julliard (1993)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 238 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De sa naissance dans une prison de Niort à sa mort dans le doux asile de Saint-Cyr, de l'obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de la Cour, de la couche d'un poète infirme et libertin à celle du Roi-Soleil, de la compagnie joyeuse de Ninon de Lencl... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (21)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par boudicca, le 14 septembre 2012

    boudicca
    Inutile aujourd'hui de présenter « L'allée du roi » tant l'ouvrage de Françoise Chandernagor s'est imposé depuis quelques années parmi les romans historiques comme un véritable classique du genre. L'auteur nous propose une plongée au cœur de la cour du roi soleil, son faste, ses plaisirs, ses jeux et ses drames, le tout à travers le parcours de l'une des femmes les plus célèbres du XVIIe siècle, Mme de Maintenon. de sa présentation à la cour, à son rôle auprès des enfants du roi, en passant par la passion grandissante entre la jeune femme et le souverain, son mariage secret avec celui-ci, son influence à la cour..., F. Chandernagor nous raconte par le menu ce que fut la vie de cette femme qui sut ravir le cœur de Louis XIV et imposer sa présence et un style très particulier à la cour.
    Outre ce parcours atypique et fascinant, ce roman est l'occasion pour le lecteur de découvrir un aperçu de la vie de la cour française du XVIIe siècle et du contexte politique et religieux de l'époque. L'ouvrage fourmille ainsi d'informations et de détails sans que la lecture ne soit pour autant rébarbative ou indigeste (et ce malgré un nombre de pages plus que conséquent). Un mot enfin sur le personnage de Mme de Maintenon qui, à défaut d'être véritablement attachante en raison de son austérité et sa trop grande piété, n'en suscite pas moins l'intérêt, voire parfois l'admiration, du lecteur. Un excellent roman donc, et surtout un magnifique portrait de femme. A noter que cette œuvre a fait l'objet d'une adaptation télévisuelle en 1995 avec Dominique Blanc dans le rôle titre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 04 novembre 2012

    Ode
    « Francine, Bignette, "la belle Indienne", Madame Scarron, Lyriane, la marquise de Maintenon, l'épouse du Roi... J'ai porté bien des noms en ce monde et revêtu bien des visages ; je suis une multitude, je suis une femme qui a vécu quatre-vingt-quatre années. Dieu jugera si, dans sa diversité, cette femme-là fut vraie. »
    Est-ce grâce à leur prénom commun que Françoise Chandernagor s'est glissée avec autant de naturel dans la peau de Madame de Maintenon pour écrire ces brillantes mémoires, dans le style de l'époque ? Fondée sur un incroyable travail de recherche, cette remarquable biographie romancée, publiée en 1981, a depuis été rendue célèbre par son adaptation télévisée avec Dominique Blanc.
    Ce qui est frappant dans l'ascension de Françoise d'Aubigné, née en 1635 dans une prison de Niort, c'est qu'elle semble s'être déroulée presque malgré elle. Quand d'autres intriguaient à tout va, elle qui connut la pauvreté dans son enfance resta fidèle à ses convictions, conservant piété et modestie, ainsi qu'une bonté d'âme qui lui permit de s'ouvrir aux milieux les plus divers.

    Ainsi parvint-telle à s'accommoder de bien des situations, même les plus pénibles, comme son terrible mariage, à seize ans, avec le vieux Scarron, poète infirme. Pendant cette union qui dura huit ans, elle reçut dans son salon les esprits les plus influents de son temps et se fit remarquer pour son charme et son intelligence, ce qui la lança dans le monde. Au fil de diverses rencontres, elle se lia avec la marquise de Montespan, jusqu'à devenir la gouvernante des bâtards royaux. Son dévouement envers les enfants la rapprocha du roi, lui si extravagant et séducteur, elle si raisonnable et dévote. Leurs entretiens quotidiens se transformèrent en un attachement sincère et durable, si bien qu'il l'épousa en secret en 1683, peu après la mort de la reine Marie-Thérèse.
    Après plus de trente ans dans les fastes de Versailles - qu'à l'entendre, elle goûta bien peu - le décès de Louis XIV, en 1715, lui permit de se retirer définitivement auprès de "ses" petites filles, dans l'institution de Saint Cyr qu'elle avait créée pour leur éducation.
    Ce portrait de Madame de Maintenon est si précis, si vivant, que je serais à peine surprise de la croiser, un dimanche, au détour d'une allée des jardins de Versailles... Cette fameuse Allée du Roi, aussi fréquentée de nos jours qu'au temps de sa splendeur, par une foule encore plus bigarrée que celle des courtisans.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la critique

  • Par kuroineko, le 21 novembre 2012

    kuroineko
    Sous la plume de Françoise Chandernagor prend vie celle qui fut la seconde épouse, morganatique, du Roi Soleil.
    On suit avec grand intérêt les tours et détours de Françoise, née d'Aubigné, depuis la prison de Niort où elle voit le jour en 1635, jusqu'à sa réclusion à Saint-Cyr, comme Marquise de Maintenon. Descendante d'une famille huguenote, elle influencera pourtant Louis XIV dans sa révocation de l'Edit de Nantes qui avait mis fin aux guerres de religion qui ont déchiré protestants et catholiques au XVIème siècle.
    L'auteur s'est appuyée pour rédiger son roman sur la volumineuse correspondance de son héroïne. Elle nous offre ainsi un magnifique portrait de femme à la vie romanesque.
    L'autre grande qualité de cette biographie romancée tient dans son cadre historique. En effet, à-travers les péripéties de Françoise, c'est tout le Grand Siècle qui jaillit sous nos yeux, avec ses fastes, ses misères, ses guerres, ses esprits...
    En sa compagnie, on apprend les us et coutumes de la cour à Versailles, tout comme les rivalités y régnant. L'histoire tourne beaucoup d'ailleurs autour de la dualité entre Mme de Maintenon et la plus célèbre des favorites, Mme de Montespan.
    Ce roman permet de se plonger dans une époque palpitante. On côtoie grands événements et indiscrétions, sombres complots et émerveillement devant les spectacles versaillais. le tout servi par une belle écriture.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Dosamuse, le 27 janvier 2013

    Dosamuse
    Ce livre doit être génial. Malheureusement, je n'en garde que le souvenir du livre que j'ai dû lire le plus vite dans ma vie. Un énorme pavé à ingurgiter à l'époque pour le cours de français, élève trop consciencieuse pour recourir au profil de l'oeuvre.
    Je pense que j'ai dû passer à coté de beaucoup de bons livres, leur caractère obligatoire les rendant bannis par principe. Peut-être qu'il est temps que je redécouvre des classiques comme celui-ci.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 29 février 2008

    Woland
    Je ne connais Chandernagor que par son "Allée du Roi" mais cela ne peut que me conforter dans le désir de lire un peu plus de son oeuvre. Si elle fait preuve d'autant de sensibilité dans "La chambre", qui raconte l'emprisonnement de Louis XVII au Temple, cela doit vraiment valoir le coup.
    "L'Allée du Roi" est sous-titré "Souvenirs de Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon, épouse du Roi de France" et nous brosse un portrait que Saint-Simon lui-même - qui admirait autant qu'il détestait la marquise - aurait apprécié. D'autant que Chandernagor s'approprie avec naturel et élégance le style et les tournures du temps, ce qui accentue l'authenticité du récit. Et quel merveilleux morceau d'Histoire à donner à déguster aussi bien à l'amateur qu'au profane qui cherche à en savoir un peu plus !
    Françoise Chandernagor s'est basée pour ce faire sur les propres écrits de son héroïne mais aussi sur ceux de nombre de ses contemporains. Saint-Simon lui-même est repris, notamment lors de la fameuse querelle du quiétisme. le travail de recherches auquel elle s'est livrée est impressionnant : de sa naissance dans une cellule de la prison de Niort jusqu'à sa fin édifiante, à Saint Cyr, à l'âge ô combien respectable de 84 ans, rien n'est oublié au fil de ces 630 pages qui emportent le lecteur en un autre temps sans lui laisser le temps de souffler.
    Si les ennemis de Mme de Maintenon ne renonceront pas pour autant à la charger de maux qui sont bien souvent les inventions de Michelet et du XIXème siècle, le lecteur indécis ou impartial fermera son livre sans pouvoir se départir d'une certaine sympathie pour cette femme hors du commun qui, fille d'un condamné à mort par contumace, "demoiselle" déclassée que sa mère envoyait mendier par les rues de La Rochelle, jeune fille sans dot qui épousa le comique Paul Scarron pour ne pas avoir à entrer dans l'un de ces couvents qu'elle ne cessa toute sa vie de haïr, devint gouvernante des bâtards de Louis XIV et de Mme de Montespan avant de finir ses jours en qualité de veuve morganatique du Roi de France. "Quel destin !" ne peut-on s'empêcher de songer. "Assurément, cette femme-là ne se serait pas maintenue si longtemps auprès d'un Louis XIV si elle n'était réellement sortie de l'ordinaire."
    Si vous ne connaissez pas ou peu le personnage, cette biographie certes romancée dans les dialogues échangés mais solidement étayée par ailleurs vous en apprendra énormément sans que vous ayez l'impression même d'apprendre. Apprendre avec plaisir, apprendre en jouant, tel était de toutes façons l'un des principes majeurs de Mme de Maintenon éducatrice.
    A signaler : les notes à la fin du volume et les commentaires de l'auteur elle-même. Une mine de renseignements à ne pas négliger. ;o)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

> voir toutes (22)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Vendredi, le 10 mai 2013

    J'avais honoré Dieu dans mon enfance pas obéissance, à dix-huit ans par défi, à trente ans par désœuvrement, à quarante par intérêt, à cinquante par erreur, et je craignais à soixante-quinze ans de ne l'aimer plus que par lassitude.

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par Ode, le 05 novembre 2012

    Le Roi hésita un moment sur la déclaration de ce mariage. Je vis bien qu'il la craignait ; cependant, il me l'offrit. Je lui représentai alors qu'il ne fallait pas qu'il fît pour moi une chose si au-dessus de moi, et qu'il ne faisait que trop déjà en m'épousant ; qu'enfin, il valait mieux, de tout point, garder ce mariage secret. Il se rendit fort aisément à mes raisons.
    Il m'avait fallu paraître mariée avec Monsieur Scarron quand je ne l'étais guère ; maintenant que je serais bien mariée, il me faudrait jouer les veuves. C'était mon sort apparemment que de ne pouvoir être mariée à la façon commune.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par Ode, le 04 novembre 2012

    Ainsi, je n'avais jamais été maîtresse d'arranger mes appartements à ma mode : je vivais depuis trente ans dans des meubles rouges et verts quand je n'ai de goût que pour le bleu ; en été, je dormais dans la pleine lumière, mes fenêtres n'ayant ni volets, ni châssis, ni contrevents, car la symétrie en eût été choquée ; et en hiver, je grelottais de froid car il fallait tenir les croisées ouvertes par horreur de la fumée des feux.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la citation

  • Par Bloodyrose, le 30 novembre 2008

    J'ai eu froid toute ma vie. Il est des enfants qu'on voue à la Vierge ou à quelque saint au jour de leur naissance ; on m'a vouée au froid un jour de novembre dans une cellule sans feu de la prison de Niort, et ce patron là ne m'a plus quittée. Il m'a suivie à Mursay dans cette petite chambre qu'on ne chauffait jamais pour que je ne prisse pas goût à des douceurs au-dessus de ma condition ; il m'a rattrapée à La Rochelle, en cet automne pluvieux que j'allais pieds nus dans les rues pour avoir du pain ; il m'a enveloppée un soir d'hiver comme on portait en terre le cercueil de mon frère ; il m'a séduite à Paris quand, chaussée de souliers percés, je m'essayais à tenir le haut du pavé sans glisser ; il m'a épousée à Versailles tandis que le vent s'engouffrait par les fenêtres grandes ouvertes de ma chambre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par nathalie85, le 31 mars 2011

    "Je suis au désespoir, Madame, que toutes les déclarations d'amour se ressemblent et qu'il y ait quelquefois tant de différence dans les sentiments. Je sens bien que je vous aime plus que tout le monde n'a accoutumé d'aimer, et je ne saurais vous le dire que comme tout le monde vous le dit. Je sens aussi qu'il y avait peu d'apparence qu'un homme aussi changeant que j'ai eu le tort de l'être put être fixé par la sagesse et la modestie, quand même ces qualités se fussent, comme dans l'occurrence, alliées à la plus grande des beautés. Cependant, si surpris que je le sois moi-même et que vous puissiez l'être, je vous aime. Je vous aime du premier jour que je vous vis et je vous aimerai jusqu'au dernier instant de ma vie. Cette fierté, qui me charme tant en vous, me fait pourtant redouter de n'être point entendu; mais faites réflexion, s'il vous plaît, à la conduite que je vais avoir pour vous, et si elle vous témoigne que pour la continuer longtemps de même force, il faut être vivement touché, rendez-vous à ces témoignages et croyez que puisque je vous aime si fort, je vous adorerais si vous m'obligiez à avoir de la reconnaissance."

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (12)

Videos de Françoise Chandernagor

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Françoise Chandernagor


La chronique de Gérard Collard - Prix Goncourt
Pour cette rentrée littéraire, notre chroniqueur-libraire Gérard Collard réagit à l'annonce de la première sélection de livres susceptibles de remporter le Prix Goncourt 2011. Pour information le jury de l'académie Goncourt est composé d'Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Régis Debray, Françoise Mallet-Joris, Robert Sabatier, Patrick Rambaud, Bernard Pivot, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Didier Decoin. Voici leur sélection : rom@ de Stéphane Audeguy aux éditions Gallimard Limonov d'Emmanuel Carrère aux éditions POL Retour à Killybegs de Sorj Chalandon aux éditions Grasset Dans un avion pour Caracas de Charles Dantzig aux éditions Grasset Les Souvenirs de David Foenkinos aux éditions Gallimard L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni aux éditions Gallimard Jayne Mansfield 1967 de Simon Libérati aux éditions Grasset Un sujet français d'Ali Magoudi aux éditions Albin Michel Du Domaine des Murmures de Carole Martinez aux éditions Gallimard Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé aux éditions L'Olivier Le système Victoria d'Eric Reinhardt aux éditions Stock Monsieur le commandant de Romain Slocombe aux éditions Nil Tout, Tout de Suite de Morgan Sportès aux éditions Fayard La belle amour humaine de Lyonel Trouillot aux éditions Actes Sud Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan aux éditions JC Lattès











Sur Amazon
à partir de :

0,01 € (occasion)

   

Faire découvrir L'allée du roi par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (539)

> voir plus

Quiz