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Dominique Chipot (Traducteur)Makoto Kenmoku (Traducteur)
ISBN : 2757816322
Éditeur : Points (2010)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 21 notes)
Résumé :
"Je bois à la source,
oubliant que je porte du rouge aux lèvres"
Chiyo-ni

Cette anthologie bilingue fait découvrir les haïjins, des poétesses classiques et contemporaines qui ont voué leur plume lumineuse à l'art du haïku. Cette pratique poétique possède ses maîtres de renom, tels Basho, Buson, Issa ou encore Shiki, mais ils ne furent pas les seuls à marquer de leur empreinte l'histoire de la poésie japonaise. Les voix féminines réunies ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Nina
Nina18 avril 2012
  • Livres 5.00/5
Ce sont deux hommes qui présentent cette anthologie.
On peut les remercier pour ce travail parce que ce livre est une petite merveille.
L'introduction de cette anthologie explique les origines des Haïkus, cette poésie typiquement japonaise. Mais comme énormément de livres sont sortis sur le sujet, Dominique Chipot et Makoto Kemmoku se contentent de nous donner une explication simple sur la technique de ces petits poèmes japonais qui peuvent laisser perplexe un esprit occidental !
Les poètes écrivant des haïkus se nomment : Haïjins
Extrait de la définition du Haïku : poésie courte de 31 syllabes composées de deux parties : un distique de 14 syllabes (7-7) répond à un tercet de 17 syllabes (5-7-5) L'auteur s'appuie sur le tercet, souvent coup de projecteur sur la nature, pour exprimer, tout en retenue, son émotion dans le distique.
Les 2 auteurs expliquent aussi leur choix de présenter une anthologie exclusivement de haïjins japonaises : "car trop longtemps les francophones n'ont pu lire que des haïkus japonais écrit par des hommes.... Il est vrai que pendant la guerre, les hommes dominaient la société du Haïku au Japon. Les femmes étaient en revanche très présentes dans le monde du roman ou du tanka".
Il n'a pas été facile pour ces poétesses de faire entendre et reconnaître leur poésie dans ce monde d'hommes du haïku d'avant - guerre. Cette anthologie présentent les haïjins japonaises dans l'ordre chronologique de leur naissance afin que lecteur puisse appréhender la singularité de chacune :
L'amour, la souffrance, le quotidien nous apparaissent chaque fois sous un regard nouveau.
Cette anthologie présente des Haïkus écrits à partir du 17ème siècle jusqu'à nos jours.
Une petite biographie de quelques lignes présentent chaque poétesse.
Le livre commence par les poèmes de Chigetsu Kawaï, épouse d'un commerçant, elle est la soeur aînée du Haïjin Otokuni Kawaï. on ne connaît pas leur année de naissance et de mort.
Cette haïjin japonaise était disciple de Bashö, elle a souvent invité le maître dans sa maison, et l'a aidé au quotidien. Sa poésie est représentative de l'école de Bashö.
Ces Haïkus "féminins" sont des réflexions quotidiennes sur la vie. Ils sont souvent très pertinents avec un un humour décapant qui m'a beaucoup fait rire. Mais ils sont aussi très graves, quand il s'agit de parler de la maladie et de la mort.
Je vous invite vraiment à la découverte de cette anthologie. Ces haïkus sont des réflexions de femmes délicates, originales et pertinentes. Un peu complexe à notre mentalité occidentale, c'est néanmoins un vrai bonheur de lire et de méditer cette poésie.
Lien : http://de-page-en-page.over-..
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melina1965
melina196526 juillet 2014
  • Livres 5.00/5
Au coeur de la vie…

Des haïkistes japonnais, on connaît surtout des hommes et des classiques : Bashô, Buson, Issa et Shiki. Dans ce recueil, Dominique Chipot, spécialiste français du haïku, et Makoto Kemmoku présentent et traduisent des haïkus écrits par des femmes, depuis le 17ème siècle jusqu'à aujourd'hui. Les textes sont classés par ordre chronologique de la naissance des auteures et une courte biographie situe chacune d'entre elles dans le contexte historique, culturel et littéraire.
Cette anthologie bilingue nous permet donc de découvrir quarante haïjins japonaises à travers ces miniatures où transparaissent la richesse du genre et la sensibilité proprement féminine : les auteures parlent de leur quotidien, de leurs émotions et de leurs sentiments, de la maternité,… Un chapitre entier est également consacré aux émouvants haïkus de la bombe atomique.
Un recueil qui ravira les amateurs de haïkus et de culture japonaise.
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AmandineMM
AmandineMM12 août 2011
  • Livres 2.00/5
Ce recueil a éveillé ma curiosité et a été pour moi l'occasion de découvrir la poésie japonaise, et tout particulièrement le haïku. Peut-être aurais-je dû me renseigner sur cette forme poétique avant de les lire, car je m'interroge sur cette esthétique particulière que j'ai eu un peu de mal à apprécier, surtout au début. C'est vraiment différent de notre poésie française et européenne et un peu trop minimaliste à mon goût. J'ai l'habitude de formes plus longues et plus "ornées". C'est une expérience intéressante, mais que je n'ai pas envie de renouveler, ou du moins pas avant de m'être renseignée davantage.
Malgré cette impression générale plutôt négative, certains haïkus ont su me toucher, et cette anthologie est très bien faite: les haijins sont présentées de manière concise et chronologique, et leur importance se remarque au nombre de haïkus traduits (6, 12 ou 24)
2,5 étoiles.
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catmarie
catmarie16 avril 2012
  • Livres 4.00/5
Les femmes, avec leur sensibilité sont aussi de grandes poétesses. Les haïkus recensés dans cette anthologie ont été écrits par des femmes japonaises exprimant par la poésie leurs émotions au sujet de la nature, la vie, le quotidien, abordant également le thème poignant de la bombe atomique.
C'est Chigetsu KawaÏ vivant à l'époque du grand maitre Bashô au XVIIéme siècle qui ouvre le livre avec ses mots délicats:
sur la pointe des pieds
mon fils m'invite à regarder la lune
la montrant du doigt
Quelques traces de rouge aux lèvres plus tard, le livre s'achève avec la douceur des haïkus de la jeune contemporaine Ayaka Satõ:
parmi les parfums
des oliviers odorants
la nuit intense
ce livre est un voyage fabuleux à travers les pensées émouvantes des femmes, à travers les siècles et à travers l'art subtil de la poésie japonaise.
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myriampele
myriampele07 septembre 2012
  • Livres 2.00/5
c'est très joli et poétique, mais je ne suis que rarement touchée par ce que je lis. Je trouve plus agréable de les écrire.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SeshetaSesheta26 octobre 2012
tsuki mo naku hoshi mo makeredo haku-botan

Ni la lune,
ni les étoiles,
mais la pivoine blanche.

Momoko Kuroda

(p.207)
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CsylCsyl27 septembre 2014
Nuit de début de l'été,
à chaque pas
les étoiles rebondissent.

Haruko Takagi
Commenter  J’apprécie          80
CsylCsyl27 septembre 2014
Loin dans la montagne,
Poursuivant un papillon,
je perds mon chemin.

Hisajo Sugita
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melina1965melina196526 juillet 2014
La lame pénètre
la pêche blanche,
comme pour poignarder quelqu'un.

Masajo Suzuki
Commenter  J’apprécie          50
melina1965melina196526 juillet 2014
Douce journée.
Un de nous deux
sera seul un jour.

Momoko Kuroda
Commenter  J’apprécie          60
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