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> Pierre Guglielmina (Traducteur)

ISBN : 2080689177
Éditeur : Flammarion (2007)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 116 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bombay, années 70. Lin, homme en cavale, évadé d'une prison australienne, atterrit dans les rues de la capitale économique indienne. Il finit par rentrer dans la mafia de Bombay.... De l'incendie du bidonville aux hôtels cinq étoiles, de la guerre des gangs aux films de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 28 décembre 2013

    Marple
    Waou ! Quel roman d'aventures grandiose ! Shantaram, c'est un peu comme si les trois mousquetaires s'étaient transformés en mafieux humanistes et étaient partis pour Bombay... Pas de la grande littérature, donc, mais un immense plaisir de lecture.
    Ce pavé impressionnant retrace 10 ans de la vie de Linbaba-Shantaram en Inde après son évasion d'une prison australienne. Tantôt philosophe, mais aussi parfois bagarreur ou amoureux, Lin vit mille vies en une : confident des touristes et expatriés, médecin du bidonville, voyou et homme d'affaires au grand cœur, prisonnier malmené, amoureux quasi-mystique, apprenti paysan dans un village reculé, américain de service lors de la guerre d'Afghanistan, fumeur de charras...
    Étranger partout, il s'intègre d'autant mieux et rencontre une impressionnante galerie de personnages de toutes les langues, ethnies et religions : Prabaker au cœur pur et au sourire contagieux, Khaderbbai le théologien musulman qui commande à ses heures perdues son armée de truands du marché noir ou de soldats afghans en mission, la mystérieuse et dure Karla, tous les paumés de Bombay : junkies, putes, dealers, mais aussi les Standing Babas, les Blind Singers, les héros ordinaires du bidonville, les stars de Bollywood, la terrible maquerelle Mme Zhou...
    Sa vie est tout simplement extraordinaire et fait oublier au lecteur qu'il ne s'y retrouve pas parmi les 123 personnages secondaires, que certains rebondissements sont cousus de fil blanc et que les passages pseudo-philosophiques sont assez naïfs et répétitifs. Bref, malgré plein de petits défauts, le lecteur plonge complètement dans cette histoire de vie dépaysante, épique et étonnante et en ressort plein d'optimisme, d'amour pour le genre humain et d'envie de visiter Bombay...
    C'est en tout cas l'effet que Shantaram a eu sur moi ! J'ai d'ailleurs été très étonnée en découvrant que c'était une autobiographie, un peu comme si on m'avait dit que Phileas Fogg avait vraiment fait le tour du monde en 80 jours.
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    • Livres 5.00/5
    Par LePamplemousse, le 26 décembre 2012

    LePamplemousse
    Un véritable roman « Coup de poing » qui se déroule au cœur de l'Inde.
    Que l'auteur nous entraîne à travers les allées boueuses, puantes et surpeuplées d'un bidonville, qu'il nous emmène apprendre le marathi dans un village isolé, qu'on partage sa cellule étouffante en prison, qu'on le suive à cheval dans le froid d'une nuit en Afghanistan, jamais ce sentiment de malaise indéfinissable ne nous quitte.
    Un roman « inracontable », des pages foisonnantes décrivant une ville démunie de tout, sauf de l'essentiel : cette humanité qui nous fait défaut.
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    • Livres 4.00/5
    Par malau, le 07 mars 2010

    malau
    Autant le dire tout de suite, il s'agit d'un pavé (plus de 800 pages), mais qui se lit très facilement. Même, je me suis surpris, vers la fin, à ralentir ma lecture pour rester dans l'ambiance du livre. Car, j'ai trouvé qu'il y avait d'abord une ambiance. Une ambiance indienne qui m'a rappelé mon voyage dans ce pays, avec plaisir. Même si je ne suis aucunement un spécialiste de l'Inde, je n'ai pu que remarquer la justesse du moindre détail. Par exemple, la manière dont les indiens disent oui en balançant la tête est très bien décrite. Ce roman semble en grande partie autobiographique car l'auteur s'est bien évadé d'une prison australienne et a bien vécu 10 ans à Bombay comme son héros Lin. Savoir que la plupart des choses ont été réellement vécues, a renforcé mon intérêt et la profondeur de ce qui était écrit. J'ai aussi aimé l'humanisme du personnage principal (et de son auteur), même si le milieu où il évolue, la mafia de Bombay, ne semble pas s'y prêter de prime abord. Car, en plus de l'ambiance, il y a aussi une humanité, une éthique, une manière d'écrire ses pensées et ses ressentis que j'ai trouvé belle. J'ai un peu été déçu par la fin, que j'imaginais différente, mais n'étais-je pas déçu, en fait, parce que c'était fini ?
    Lu en mars 2010
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    • Livres 5.00/5
    Par willymjg, le 17 avril 2014

    willymjg
    Après un mariage brisé, Lin craque, commence à se droguer sérieusement et enchaine les vols et attaques à main armée pour financer sa dépendance à l'héroïne.
    Pourquoi le vol à main armée ? Peut-être l'influence des héros de la télé ?
    Bonne question, que personne dans le système judiciaire - flics, avocats, juge, psychiatre et directeurs de prison – ne lui a jamais posée.
    1980. Il s'évade de prison et atterrit sous une fausse identité dans les rues fourmillantes de Bombay, où il espère disparaître. Il pénètre peu à peu le monde secret de la " ville dorée ", où se côtoient prostituées et religieux, soldats et acteurs, mendiants et gangsters. Des Grecs, des Allemands, des Italiens, des Français, des Américains, des touristes venus de partout. Qui mangent, boivent, parlent, rient. Et des gens de Bombay – des Indiens et des Iraniens, des Afghans, des Arabes, des Africains. Mais combien parmi ces gens ont un véritable pouvoir, une véritable destinée, une vraie dynamique ?
    Fugitif sans famille, Lin cherche inlassablement à donner un sens à sa vie, d'abord en improvisant un dispensaire dans un bidonville, « Docteur… docteur… docteur… » lui lancent ces pauvres ères en détresse et pourtant hiérarchisés dans une activité de récoltes et d'activités en tous genres. Il touchera le cœur de cette Inde, c'est dans ce bidonville que le cœur est roi. C'est pour cela qu'il est libre. C'est pour ça que le flic lui rend son passeport bidon. C'est pour ça qu'il peut se balader sans se faire arrêter à nouveau, même si ces flics savent qui il est. Lin le fugitif, mais aussi Lin … le docteur…
    L'infiltration et l'intégration de sphères souterraines d'organisations secrètes passe par un rite initiatique pratiqué en pleine foule : il devra affronter un ours géant, le prendre contre lui et subir l'étreinte des pattes se refermant sur ses épaules, la force de la bête le laissant sans défense. C'est alors que bruit de la foule déclina. Syncope passagère ou évanouissement ? Non. L'ours se met à balancer, d'une patte sur l'autre. Dans cette étreinte forcée, il a l'impression de flotter.
    Puis c'est l'échec en faisant ses premières armes dans la mafia de Bombay.
    Il prendra acte que le monde est dirigé par un million d'hommes méchants, dix millions d'hommes stupides, et cent millions de lâches. Les hommes méchants constituent le pouvoir – les riches, les politiciens, les fanatiques de la religion – dont les décisions gouvernent le monde et le propulsent sur sa trajectoire de cupidité et de destruction.
    Des milliers de réfugiés iraniens et afghans transitaient par l'Inde et essayaient d'obtenir l'asile politique au Canada, en Australie, aux Etats-Unis et ailleurs. Lin apprendra tout sur la falsification de passeports, et au bout d'un certain temps, il mettra en place un système de double-shuffle, voyageant d'un pays à l'autre, échangeant billets, visas et passeports avec ces réfugiés. Cette quête le conduira jusqu'à la guerre, à la prison et ses tortures, et à une série de trahisons sanglantes.
    Puis à la rédemption, enfin.
    Mais les clés du destin de Lin se trouvent entre les mains de son mentor, Khader Khan, parrain de la mafia, à la fois criminel, saint et philosophe, et surtout de Karla, femme mystérieuse, belle et dangereuse dont Lin tombe follement amoureux. Ce roman ample et épique nous plonge dans une Inde fascinante et marque l'entrée en littérature d'une voix extraordinaire.
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    • Livres 4.00/5
    Par painnoir, le 14 avril 2013

    painnoir
    Vous qui êtes là vous savez…
    La lecture est une machine incroyable. L'homme qui lit à eu milles vies, à vécu milles aventures. On a vécu 5 semaines en ballon, on connu la jungle, le désert, la montagne, les longues traversés à bord de tant de navires que la liste serait trop longues. On a côtoyé des personnages hauts en couleurs. Des hommes, des femmes, des enfants. On a partagé le quotidien de Buck le chien loup, des fourmis, de baleine, de dauphins.
    Le temps n'a pas de prise sur nous. du clan de l'Ours de la Caverne à la troisième guerre mondiale, on eu le loisir de vivre toutes les époques, celles milles fois passés comme celles qui n'ont pas encore de réalité.
    On a connu l'horreur, la joie, le rire et les larmes.
    Sans notre capacité à utiliser cette machine puissante qu'est la lecture, point de rencontre. Impossible de rencontrer Shantaram.
    Est-ce que c'est vrai ? A-t'il vraiment vécu ce qu'il raconte ? se demande-t-on au début… puis très vite çà n'a plus d'importance.
    On est plongé dans la moiteur du sous-continent indien. On voit les bidons-villes quand il arrive à Bombay par l'aéroport. On marche dans les ruelles étroites remplis de rickshaw, on croise les sans noms, qui en ont tellement ; de noms.
    On rencontre une autre facette de l'Inde (loin de celle raconté par les auteurs indiens eux-mêmes). Glauque, joyeuse, pleine de truculence, pleine de débrouillardise. On sent la masse puissante d'un milliard d'habitants derrière cet Australien qui est tout à fois…
    Shantaram emballe notre machine, la vapeur fait gonfler les veines, la sueur trempe la chemise, la ville grouille de bruit en tout genre… l'aventure dit-on est au bout de la rue… Avec Shantaram elle est au bout de la ligne…
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Citations et extraits

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  • Par missmolko1, le 04 avril 2011

    Il m'a fallu du temps et presque le tour du monde pour apprendre ce que je sais de l'amour et du destin, et des choix que nous faisons, mais le cœur de tout cela m'a été révélé en un instant, alors que j'étais enchaîné à un mur et torturé. Je me suis rendu compte, d'une certaine façon, à travers les hurlements de mon esprit, qu'en dépit de ma vulnérabilité, de mes blessures et de mes chaînes, j'étais libre : libre de haïr les hommes qui me torturaient, ou de leur pardonner. ça n'a pas l'air d'être grand-chose, je sais. Mais quand la chaîne se tend et entaille la chair, quand c'est tout ce que vous avez, cette liberté est un univers entier de possibles. Et le choix que vous faites entre la haine et le pardon peut devenir l'histoire de votre vie.
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  • Par willymjg, le 17 avril 2014

    Après un mariage brisé, Lin craque, commence à se droguer sérieusement et enchaine les vols et attaques à main armée pour financer sa dépendance à l’héroïne.
    Pourquoi le vol à main armée ? Peut-être l’influence des héros de la télé ?
    Bonne question, que personne dans le système judiciaire - flics, avocats, juge, psychiatre et directeurs de prison – ne lui a jamais posée.
    1980. Il s'évade de prison et atterrit sous une fausse identité dans les rues fourmillantes de Bombay, où il espère disparaître. Il pénètre peu à peu le monde secret de la " ville dorée ", où se côtoient prostituées et religieux, soldats et acteurs, mendiants et gangsters. Des Grecs, des Allemands, des Italiens, des Français, des Américains, des touristes venus de partout. Qui mangent, boivent, parlent, rient. Et des gens de Bombay – des Indiens et des Iraniens, des Afghans, des Arabes, des Africains. Mais combien parmi ces gens ont un véritable pouvoir, une véritable destinée, une vraie dynamique ?
    Fugitif sans famille, Lin cherche inlassablement à donner un sens à sa vie, d'abord en improvisant un dispensaire dans un bidonville, « Docteur… docteur… docteur… » lui lancent ces pauvres ères en détresse et pourtant hiérarchisés dans une activité de récoltes et d’activités en tous genres. Il touchera le cœur de cette Inde, c’est dans ce bidonville que le cœur est roi. C’est pour cela qu’il est libre. C’est pour ça que le flic lui rend son passeport bidon. C’est pour ça qu’il peut se balader sans se faire arrêter à nouveau, même si ces flics savent qui il est. Lin le fugitif, mais aussi Lin … le docteur…
    L’infiltration et l’intégration de sphères souterraines d’organisations secrètes passe par un rite initiatique pratiqué en pleine foule : il devra affronter un ours géant, le prendre contre lui et subir l’étreinte des pattes se refermant sur ses épaules, la force de la bête le laissant sans défense. C’est alors que bruit de la foule déclina. Syncope passagère ou évanouissement ? Non. L’ours se met à balancer, d’une patte sur l’autre. Dans cette étreinte forcée, il a l’impression de flotter.
    Puis c’est l'échec en faisant ses premières armes dans la mafia de Bombay.
    Il prendra acte que le monde est dirigé par un million d’hommes méchants, dix millions d’hommes stupides, et cent millions de lâches. Les hommes méchants constituent le pouvoir – les riches, les politiciens, les fanatiques de la religion – dont les décisions gouvernent le monde et le propulsent sur sa trajectoire de cupidité et de destruction.
    Des milliers de réfugiés iraniens et afghans transitaient par l’Inde et essayaient d’obtenir l’asile politique au Canada, en Australie, aux Etats-Unis et ailleurs. Lin apprendra tout sur la falsification de passeports, et au bout d’un certain temps, il mettra en place un système de double-shuffle, voyageant d’un pays à l’autre, échangeant billets, visas et passeports avec ces réfugiés. Cette quête le conduira jusqu'à la guerre, à la prison et ses tortures, et à une série de trahisons sanglantes.
    Puis à la rédemption, enfin.
    Mais les clés du destin de Lin se trouvent entre les mains de son mentor, Khader Khan, parrain de la mafia, à la fois criminel, saint et philosophe, et surtout de Karla, femme mystérieuse, belle et dangereuse dont Lin tombe follement amoureux. Ce roman ample et épique nous plonge dans une Inde fascinante et marque l'entrée en littérature d'une voix extraordinaire.
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  • Par oops, le 14 avril 2011

    Une des raisons pour lesquelles nous avons tellement besoin d'amour et le recherchons si désespérément, c'est que l'amour est le seul remède à la solitude, à la honte, au chagrin.

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  • Par Voltaire, le 04 avril 2012

    Il m'a fallu du temps et presque le tour du monde pour apprendre ce que je sais de l'amour et du destin, et des choix que nous faisons, mais le cœur de tout cela m'a été révélé en un instant, alors que j'étais enchaîné à un mur et torturé. Je me suis rendu compte, d'une certaine façon, à travers les hurlements de mon esprit, qu'en dépit de ma vulnérabilité, de mes blessures et de mes chaînes, j'étais libre : libre de haïr les hommes qui me torturaient, ou de leur pardonner.
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  • Par missmolko1, le 06 avril 2011

    Mes yeux étaient perdus, noyés, flottant librement dans le lagon miroitant de son regard fixe et calme. Elle avait des yeux immenses d'un vert spectaculaire. C'était le vert des arbres dans les rêves aux couleurs éclatantes. C'était le vert de la mer, si la mer avait été parfaite.

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