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ISBN : 2203045663
Éditeur : Casterman (2012)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
– 12 avant Jésus-Christ. Marcus Aemilius Lepidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné du puissant empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles.

Alarmé par ces événements, Auguste char... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 22 mars 2013

    Cath36
    C'est un Alix à la fois vieilli et rajeuni que nous retrouvons ici pour notre plus grand plaisir : vieilli car le jeune homme d'antan est ici un sénateur mûr et respectable, et rajeuni car le graphisme, plus moderne, enlève ce qui était devenu un peu démodé, un graphisme trop précis et un peu enfantin pour une BD qui ne l'est pas du tout. Bref une version "relookée" qui me plaît bien et une intrigue intéressante bien qu'un peu simpliste (on est loin des histoires complexes de Jacques Martin) qui respecte la personnalité des personnages politiques ainsi que les us et coutumes de Rome. J'espère toutefois que les scénarios s'étofferont davantage par la suite.
    Affaire à suivre....
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    • Livres 3.00/5
    Par Syl, le 14 mars 2013

    Syl
    An 12 avant J.-C.,
    Marcus Aemilius Lepidus est retrouvé mort, le corps éventré, déchiqueté. le « dernier rival d'Auguste » pour le grand pontificat, n'est plus.
    Au capitole, aux pieds de Jupiter, Auguste reçoit les présages et la bénédiction du dernier augure. Les aigles, tout un symbole, ont survolé sa demeure sise sur le Palatin et la succession de Jules César est acclamée.
    Parmi les sénateurs, Alix Graccus, heureux de voir son vieil ami accéder à la plus haute fonction, ne peut s'empêcher d'être sceptique, soucieux. le pouvoir absolu n'a jamais été bon, même pour la meilleure des âmes.
    Le sénateur Alix a plus de cinquante ans. Il a un fils qui se nomme Titus et élève Khephrem, le fils de son ami Enak disparu depuis quelques années. Les deux garçons partagent une complicité fraternelle qui rappelle un peu celle de leurs pères.
    Titus et Khephrem partent en Campanie avec Agrippa. La jeunesse doit se former, loin de Rome et expérimenter une liberté moins praticienne.
    Un jour de chasse, le séjour vire au cauchemar. Un aigle attaque Agrippa et le tue en l'éviscérant. Les enfants traumatisés, ont juste le temps de voir un aigle géant s'envoler. Ils avait des serres d'or.
    Les ragots à Rome propagent des histoires sur les deux morts et le nom du nouvel empereur y est mêlé. Auguste, très attristé par le décès d'Agrippa, se confie à Alix et le charge d'enquêter discrètement. Ces morts ont un caractère mystérieux…
    Dans le ciel de Rome, les aigles planent, à l'affut, menaçants. le sénateur Alix, assisté de son serviteur Xanthos et des deux garçons avides d'aventure, commence par rechercher un dresseur de rapaces. Les Egyptiens ont ramené de leur contrée des oiseaux, comme Rome n'en a jamais vu.
    L'Egypte… des souvenirs amers reviennent en mémoire à Alix. le règne d'Auguste repose sur des bases cruelles et sanglantes et des fantômes, silhouettes du passé, réapparaissent. « Un terrible ennemi a fait son nid dans les entrailles mêmes de Rome. »
    Je n'ai jamais lu la série Alix. Je compte la commencer pour le challenge de Yaneck…
    Ecrite et dessinée par Jacques Martin dès 1948, elle raconte les aventures d'un jeune garçon d'origine gauloise, adopté par un riche romain ami de César. L'auteur étant décédé en 2010, d'autres auteurs ont pris le relai. Alix a vieilli, il a cinquante ans.
    J'ai apprécié les dessins de Thierry Démarez, ainsi que les couleurs posées. Ils m'ont rappelé la série Murena. J'ai aimé ses paysages et les vues de Rome, les détails, quant aux personnages, même si j'ai moins aimé les traits grimaçants, figés, cartonnés, d'Alix, leurs expressions étaient bien dessinées.
    Pour le scénario, c'est Valérie Mangin qui l'a écrit. L'histoire est intéressante, elle a su me plaire. Cependant… j'ai trouvé que le dénouement n'était pas à la hauteur de l'intrigue. J'imagine que les dernières pages de ce premier tome, ne dévoilent qu'une infime partie de l'histoire et que le second volume rattrapera cette petite déconvenue. Par la suite, n'ayant pas été charmée par leurs caractères, je souhaiterais aussi ressentir un peu plus de sympathie pour Alix et ses garçons.
    La dernière vignette montre un navire voguant vers l'Egypte. On peut penser que notre prochain voyage sera de l'autre côté de la Méditerranée.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 21 septembre 2012

    Bigmammy
    Où l'on apprend soudainement que deux ans après le décès de Jacques Martin, la saga d'Alix continue …. le héros lisse aux boucles blondes a maintenant 50 ans, des cheveux blancs, mais est toujours aussi séduisant – mais plus sage aussi. Il a deux enfants : Titus et Khephren, le fils d'Enak, son compagnon inséparable disparu mystérieusement après la mort de Cléopâtre – gageons qu'on le retrouvera dans un épisode suivant, patience
    Une nouvelle aventure donc, qui se passe au moment où l'empereur Octave-Auguste est sacré Pontifex Maximus, cumulant donc les pouvoirs temporels et spirituels. Mais cela ne plait pas à tout le monde, en particulier au prêtre du temple de Jupiter Capitolin, un vieux radoteur aveugle qui ressemble formidablement au frère Jorge, héros central du film tiré de « Au nom de la rose », le roman d'Umberto Eco. Lequel vieux radoteur est le frère du général Rufus, un ancien compagnon de César, pas très clair .....
    On l'aura compris, cet album est un premier tome et nous resterons sur notre faim jusqu'au prochain. Cependant, le challenge de continuer la saga des aventures d'Alix l'intrépide est relevé crânement. le graphisme est différent, plus actuel, la mise à la couleur harmonieuse, elle rappelle furieusement la série TV américaine "Rome", réaliste en diable, et n'a plus grand-chose à voir avec la « ligne claire » des années cinquante.
    Mais les caractères sont bien tracés, la chronologie des faits respectée, les personnages historiques intégrés à l'intrigue de façon habile. Pour ma part, j'apprécie les vues cavalières de la ville de Rome, qui s'inspirent naturellement des œuvres de Jean-Claude Golvin.
    Rome nous apparaît terriblement actuelle, avec ses rivalités politiques, ses turpitudes, ses croyances qui nous paraissent bien factices. Jadis comme aujourd'hui, les querelles politiques nous semblent bien parallèles. Cela devrait inspirer les élèves latinistes à travailler leurs textes latins. Finalement, l'homme est toujours le même à travers les siècles ….
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    • Livres 4.00/5
    Par LegoLegitisLegimus, le 13 mars 2013

    LegoLegitisLegimus
    La BD nous présente un Alix âgé de 50 ans, installé à Rome et devenu sénateur. Accompagné de ses deux fils (dont un Egyptien adopté), il va devoir résoudre un nouveau mystère : les assassinats de deux personnages majeurs de l'époque : Lépide, le Grand Pontife (le principal prêtre de Rome) et Agrippa, le bras droit et conseiller d'Auguste.
    L'intrigue ainsi mise en place est intéressante. On devine, certes, très vite les éléments de résolution de l'enquête mais cela n'enlève rien à la qualité des ficelles utilisées par les auteurs. En effet, toute l'intrigue est basée sur des éléments précis du contexte religieux/politique de cette période mais pas forcément sur des choses auxquelles on s'attendrait. le choix d'utiliser le problème des flamines (prêtres) de Jupiter m'a semblé très original pour deux raisons : premièrement ce n'est pas un élément qu'on met souvent en avant lorsqu'on évoque cette période dans les œuvres de divertissement ; deuxièmement, le sens dans lequel ce problème est présenté permet de donner un éclairage un peu à contre-courant de la présentation habituelle de l'empereur Auguste.
    C'est là en effet une des choses qui m'a plu : le traitement d'Auguste (je m'arrête un peu sur ce point car il s'agit d'un de mes personnages historiques préférés). Les auteurs ont pris le parti d'adopter une vision mesurée et toute en nuance du personnage. Je les salue sur ce point car il aurait été tellement facile (et si peu original) de suivre soit la vision antique de l'empereur idéal soit la vision moderne, véhiculée par exemple par la série Rome, du sadique manipulateur et mégalomane. le but des auteurs n'était bien sûr pas de se concentrer sur la figure historique d'Auguste mais on voit quand même ici un certain soin dans le traitement historique des personnages.
    Venons en maintenant justement aux questions de la cohérence historique. Je n'ai pas pu m'empêcher de noter quelques incohérences/anachronismes/raccourcis historiques. Bien sûr, vous me rétorquerez qu'il s'agit là d'une BD et pas d'un ouvrage d'histoire. Et, même si ma fibre d'historien ne peut pas s'empêcher de tiquer, je suis d'accord avec vous : c'est du détail. Et je pardonne d'autant plus qu'à d'autres moments, les auteurs font preuve d'un souci du détail qui m'a bluffé. Exemple concret : Auguste était le grand-père de cinq enfants qui ont fait l'objet de mon mémoire de Master. Ces enfants n'ont pas de rôle dans l'intrigue de la BD mais les auteurs les ont quand même glissé dans certaines bulles au milieu de la foule (par exemple pendant les funérailles d'Agrippa) et un œil averti pourra les repérer et les identifier. Ce genre de détail, qui passera inaperçu pour la majorité des lecteurs (qui contrairement à moi ne font pas une fixation sur ces enfants ^^), révèle à nouveau le soin apporté au contexte historique.
    Soin apporté également dans les illustrations et les magnifiques vues de Rome. En effet, le style des illustrations m'a conquis : la palette de couleur fonctionne à merveille pour donner vie à la ville de Rome et à ses monuments dans des cases s'étendant parfois sur une demi-page. A nouveau, bien sûr, un archéologue pourrait grincer des dents devant certaines reconstitutions mais on pardonne de nouveau facilement devant le plaisir avec lequel on s'amuse à repérer dans les décors des allusions précises à certains monuments comme l'Ara Pacis, présenté en arrière plan lors d'une scène se déroulant devant le mausolée familial d'Auguste. Mais stop, j'ai assez fait d'histoire dans cette chronique (déformation professionnelle) !

    Pour conclure, revenons donc à la BD en elle-même. Je pense que vous l'avez compris : j'ai beaucoup aimé cette lecture. Une intrigue prenante, des personnages attachants, un contexte et une atmosphère que j'ai trouvés bien reconstitués. J'ai littéralement dévoré cette aventure d'Alix senator. Un seul défaut : l'aventure est trop courte et se finit trop vite (mais c'est là une critique que je fais en général à toutes les BD).
    Une chose est certaine : je lirai sans hésiter le tome suivant, d'autant plus que les dernières bulles ouvrent l'aventure dans une direction qui m'intrigue fortement. Malheureusement, celui-ci ne sort qu'en septembre 2013 ! Je pense que je vais donc mettre cette attente à profit pour découvrir la série originale mettant en scène Alix adolescent !


    Lien : http://legolegitislegimus.blogspot.fr/2013/03/bd-alix-senator-tome-1..
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 23 septembre 2012

    argali
    Une bonne idée de reprendre le célèbre personnage de Jacques Martin sans chercher à copier. Alix qui nous a fait découvrir l'Empire romain à l'adolescence, revient. Et comme nous, il a vieilli. Il a la cinquantaine et est devenu sénateur à Rome. César vient d'être assassiné, Auguste lui a succédé. Les circonstances sont troublantes, de nombreux morts lui ont ouvert une voie royale et Alix va mener l'enquête. Une enquête qui le conduira, assisté de ses fils Titus et Khephren (le fils d'Enak), sur la piste de l'énigmatique maître des oiseaux.
    Une fois l'étonnement passé (on cherche les traits du jeune Alix derrière ce faciès sérieux de couverture), on est agréablement surpris. Les aventures restent trépidantes et passionnantes et la fidélité historique est toujours bien au rendez-vous. La présence des fils d'Alix n'est pas sans rappeler la jeunesse et la fraîcheur des aventures originales et le duo fraternel formé par Alix et Enak. Serait-ce aussi une tentative de fédérer les générations autour de cette famille intemporelle ?
    Quant aux illustrations, elles sont magnifiques. le trait réaliste de Thierry Démarez fait mouche et les décors n'ont rien à envier à l'original. Et c'est là, je pense la richesse de cet album. Les auteurs n'ont pas cherché à faire du Jacques Martin, ils ont gardé leur patte, leur talent propre.
    Ils rendent, cependant, un formidable hommage au créateur et c'est merveilleux.


    Lien : http://argali.eklablog.fr
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Critiques presse (6)


  • Du9 , le 24 septembre 2012
    Ce scénario téléphoné sera un peu plombant pour les amateurs d’autres bande dessinées. Sans réelle surprise, tout au crédo des poncifs scénaristiques actuels, il laisse un goût attendu mais (surtout) rassurant pour qui une bande dessinée n’est qu’une histoire et rien qu’une histoire.
    Lire la critique sur le site : Du9
  • Culturebox , le 21 septembre 2012
    Valérie Mangin au scénario a réussi avec finesse à rester dans l'esprit de la série d'origine.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • BoDoi , le 17 septembre 2012
    Les trois auteurs et leur éditeur ont donc réussi leur pari fou de ressusciter un héros qui avait un pied dans la tombe depuis belle lurette et de redonner au lecteur le goût pour ses enquêtes antiques. Une excellente surprise.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • LeMonde , le 14 septembre 2012
    Davantage qu'un nouvel Alix, Valérie Mangin et Thierry Démarez nous offrent un autre Alix, et celui-ci, plus fin, plus tactique, plus dans une logique de succession et d'héritage moral, mérite qu'on s'y attarde sans nécessairement en référer continuellement à la série originelle.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Sceneario , le 03 septembre 2012
    Le rythme est soutenu et les acteurs possèdent une présence et une personnalité presque palpable. Le dessin réaliste de Thierry Démarez y est pour beaucoup, il insuffle, par la fluidité des mouvements, la précision du geste et l’intensité des regards, la vie à ses personnages de papier. Précis, il nous ouvre de magnifiques perspectives sur la cité mais sait aussi rendre réaliste une partie de chasse où le sang versé par le cerf égorgé trouve écho dans les tripes sanguinolentes d’Agrippa.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • Auracan , le 21 août 2012
    Indéniablement une réussite totale !
    Lire la critique sur le site : Auracan

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Alix Senator - La bande annonce #2 .
2ème trailer d'Alix Senator, la BD évènement de Valérie Mangin et Thierry Démarez, à paraïtre le 12 septembre.








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