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ISBN : 2264002824
Éditeur : 10-18 (1998)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 10 notes)
Résumé :
L'intrigue est centrée sur le personnage de Nicholas, jeune homme laissé impécunieux par la mort de son père et devant subvenir aux besoins de sa mère et de sa sœur. Son caractère droit et indépendant suscite l'antipathie de son oncle Ralph Nickleby qui le juge à tort sans valeur et le poursuit de son inimitié.
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
SagnesSy
SagnesSy10 août 2015
  • Livres 4.00/5
"Nicolas Nickleby" a été écrit en 1838, Dickens avait 26 ans, venait de connaître le succès avec Pickwick, et menait de concert la publication en feuilleton de ce roman et d'Oliver Twist. On sent bien le bouillonnement de la jeunesse dans ce roman, on voit les épisodes où il lui a fallu meubler pour atteindre son quota de lignes, la construction bancale qui fait revenir sur nos pas, l'improvisation à partir d'une idée de départ.
Mais tout est pourtant réuni pour nous entraîner à la suite de notre héros dans ses aventures décousues, avec ses 117 personnages parlants dénombrés (sans compter les comparses muets).
Nicolas Nickleby est un jeune homme de bonne famille (j'entends par là qu'il a été bien élevé). Son père vient de mourir, après avoir, sur les conseils de sa sotte épouse (j'adore ceci en préface : "Mme Nickleby est un personnage admirable qui ne comprend rien à rien"), tenté la spéculation, et laisse toute la famille dans le dénuement le plus total. Nicolas, en charge de sa mère et de sa soeur, la belle Catherine, vient se placer sous la protection de son oncle, le sordide et très intéressé Ralph Nickleby. Qui s'empresse de le coller comme assistant dans une "école", un établissement comme il en existait à l'époque où les parents se débarrassaient de leurs enfants. Nicolas y verra des choses abominables et ne pourra décemment pas y rester. Première bravade envers son oncle.
Entre-temps, ce dernier avait décidé de profiter de la beauté de Catherine en la donnant en pâture à quelques-uns de ses clients (entendons-nous, pas au sens littéral, évidemment, nous sommes chez Dickens, mais en tant qu'appât, apparat, pour ses affaires). La jeune fille ne se laisse pas faire et quand Nicolas apprend tout ceci, il réagit avec fureur : la rupture est consommée avec Ralph et il lui faut se débrouiller seul (ce qu'il avait de toute façon toujours fait).
Ainsi, il intégrera une troupe ambulante d'acteurs avant d'entrer au service de deux admirables hommes. Catherine, elle aussi, devra travailler, et à ses côtés nous entrerons dans un atelier de couture.
Divers univers, donc, avec des intrigues à chacun liées, des personnages que l'on croise pour les retrouver plus tard, des évènements périphériques en nombre, qui scrutent tous la comédie humaine, le jeu des pantins qui s'agitent mûs par différentes motivations, de la plus pure (ce brave Smike, Newman Noggs ou les admirables frères Cheeryble, entre autres) à la plus sordide (et là les zozos sont fort nombreux), en passant par de mémorables scènes comiques.
Le tout donne un roman vivant, bruissant, joyeux ou terriblement grave, qui se lit avec avidité et une grande joie. Je pourrais citer des brouettes entières d'extraits, par jeu en voici un particulièrement simple, mais très efficace :
"[...] il proposa vivement ce toast : "Les dames ! Honneur aux dames !"
"Je les adore, dit M. Snevellicci en promenant son regard autour de la table. Je les adore toutes.
- Non, pas toutes, dit doucement M. Lillyvick.
- Si… toutes, répéta M. Snevellicci.
- Permettez, dit M. Lillyvick, cela semblerait comprendre les dames mariées, dit M. Lillyvick.
- Je les adore comme les autres, monsieur" dit M. Snevellicci."
A un moment, une virulente charge contre les auteurs de théâtre qui adaptent, souvent très mal à l'époque et surtout de façon précipitée, des romans en cours de parution, où c'est complètement Dickens qui s'exprime sous le couvert de son personnage.
Enfin, ceci, à méditer :) "Quand les gens sont sur le point de commettre ou de laisser commettre une injustice, il n'est pas rare de les voir exprimer de la pitié pour la victime; ils ont ainsi le sentiment d'être vertueux et honnêtes, et à cent coudées au-dessus de ceux qui n'expriment pas de pitié. C'est une façon de placer la foi au-dessus des oeuvres, et cela les met en paix avec leur conscience."
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B28 juin 2015
Manoir de Dotheboys, Jeudi matin.
« Monsieur, Papa me prie de vous écrire, car les médecins ne save pas s'il pourra jamais recouvrir l'usage de ses jambes, ce qui l'empêche de mettre la main à la plume.
Nous sommes tout sans dessus dessous, et le visage de papa n'est qu'une plaie bleue et verte, sans conter deux bancs qui sont beignets de son sang. Il a fallut le faire transporté dans la cuisine où il est encore couchez. Vous pouvez juger par là qu'il est encore bien bas.
Quand votre neveu que vous avez recomandé comme sous-maître a eu fait ça à papa en lui piétinant le corps aves ses pieds, avec des mots que je ne veux pas soulier ma plume en les répétant, il s'est élancé sur maman avec brutalité, l'a flanqué par terre et lui a enfoncer son peigne d'écailles de plusieurs pouces dans la tête. Un peu plus il lui serait entré dans le crâne. Nous avons un certificat médical que, dans ce cas-là, l'écaille aurait fait une lézion au serveau.
Moi et mon frère, nous avons été ensuite la victime de sa rage, et depuis nous soufrons beaucoup, ce qui nous donne la cruelle sertitude que nous avons des contuzions internes, surtout qu'on ne voit pas de marque de violence à l'extérieur. Je ne fais que jeter les hauts cris tout le temps que je vous écrie, mon frère aussi, ce qui m'empêche naturellement de faire atention, aussi j'espère que vous excuserez mes fautes.
Le monstre, après avoir rassasiait sa soif de sang, c'est sauvé en emmenant avec lui un mauvais garnement qu'il avait exciter à la révolte, et une bague avec un grena apartenant à maman, et n'ayant pas été aprehandé par les gendarmes, on pense qu'il a prit une diligeance. Papa vous prix, s'il va chez vous, de tâcher moyen de renvoyer la bague, et de laisser partir ce voleur et cet asasin, parce que si nous le poursuivons, il sera seulement envoyé au bagne tandis que si on le laisse partir il sera pendu avant longtemps, ce qui nous évitera des ennuits et sera bien plus satisfaisant. Dans l'espérance d'une réponse à votre commodité,
Croyez moi, etc…
FANNY SQUEERS. »

Chapitre XV.
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SagnesSySagnesSy03 février 2016
Quand les gens sont sur le point de commettre ou de laisser commettre une injustice, il n'est pas rare de les voir exprimer de la pitié pour la victime; ils ont ainsi le sentiment d'être vertueux et honnêtes, et à cent coudées au-dessus de ceux qui n'expriment pas de pitié. C'est une façon de placer la foi au-dessus des oeuvres, et cela les met en paix avec leur conscience.
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