ISBN : 2020261995
Éditeur : Editions du Seuil (1997)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Une enfance et une adolescence dans une famille Kabyle, pendant l'entre-deux-geurres. C'est, à peine transposée, la jeunesse même de Mouloud Feraoun que nous découvrons. Ce témoignage plein de vérité et d'une émotion qui se teinte volontiers d'humour est d'un admirable ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par rkhettaoui, le 23 avril 2012

    rkhettaoui
    Impossible de lâcher cette magnifique oeuvre autobiographique !
    J' éprouve des fascinations pour ces ingéniosités regorgées de qualités indéniables et d'excellents moments de lecture que j'ai eu délecté
    Trop d'excipients, d'exhausteurs ont été prodigué inlassablement par l'auteur pour peaufiner la beauté des contrées kabyles , les paysages et montagnes édeniques et les porter à la connaissance du lecteur pour prendre les devants d'une appréciation et critique constructive
    Fouroulou n'en croyait pas ses yeux. Il était là, entrain de savourer les " prouesses " qu'il venait d'accomplir aprés maintes péripéties et de dur labeur ,Il se senti " roi" dans ce bled infesté des "non illuminés ", d'ignares , il était devenu une merveille , il avait échappé aux griffes acérées de ces monstruosités de l'illettrisme et de l'ignorance .Il avait accompli un exploit et s'en réjouissait éperdument
    Il venait d'échapper de justesse à être happé par cette toile d'araignée finement tissée par ses compères , ces durs blédards qui lui vouaient une jalousie et irritation sans borne et qui l'attendaient de pied ferme à ce que le piège se renferme sur lui telle l'épée de Damoclès pour le contraindre à camper le rôle de pâtre qui lui était destiné naturellement de telle sorte à ce qu'il ne puisse aucunement échapper à ce sort implacable, scellé par le destin
    Imperturbablement le fils de Menrad déjouait tout trame et manigance minées , l'épisode fatidique dû au retad de la percetion de la bourse eut eu failli , cependant , le dérouter et venir à bout de sa patience et le ramener à se détourner définitivement de ses pérégrinations
    de surcroit , son père s'en était déjà résigné , il ne croyait pas à cette réussite chmérique et utopique ,il le prédestinait à demeurer drapé du seul rôle qu'il incarnait idoinement : de se vouer entièment à la charge de paitre ses brebis . Ce n'était pas un hasard, oh non… Mais comment diable avait-il appris à résoudre ses problèmes d'équations , à rédiger ses textes dans un français convenable . Mais inutile de se leurrer : il n'était pas du même monde que ces "Roumis" . Il etait présentement, qu'il le veuillait ou non , Le fils du pauvre et il le demeurera Alors, il allait sans tarder lui mettre les points sur les i ! d'autant plus , propicement au moment où il reconnait explicitement son incapacité de subvenir aux besoins existentiels de son jouvenceau en matière d'hébergement et de restauration
    Contre toute attente , la providence s'etait rangé derechef du côté de ce persévérant (il devait une fière chandelle à Azir et M.Lembert), fouroulou pourrait s'en abreuver goulûment de cette eau bénite et des bienfaits de ce cadeau miraculeux
    Pourtant ce beau livre , agencé et transcris sur un cahier d'écolier ,avec une plume Sergent-Major , a failli ne pas voir le jour et demeurer enfoui et délaissé dans le tiroir comme le cinquième oeuf de la fauvette ,jugé futile et indésirable
    Heureusement , l'esprit de clairvoyance et d'opiniâtreté ont pu repëché cette ouvrage des épitaphes tombales de l'oubli et l'ont eu empêché de sombrer dans les tréfonds du noircissement et de l'inconnu
    Il avait finalement émergé pour rejoindre la position de maillon qui lui fut destinée sur cette chaine éblouissante de la littérature mondaine
    La prouesse de l'écriture feraounique réside dans la simplicité , dans le style limpide, dithyrambique et académique ,à travers desquels l'auteur excellait tel un élève, un instituteur studieux , dans la narration extensive de la société ( le micro-cosme familial et le macro-cosme social) se consacrant , corps et âme à peindre fidèlement toute une panoplie de moeurs et us kabyles à l'effet de les catapulter , les exterioriser et les vulgariser .
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 12 juillet 2010

    Nanne
    Tizi, ville de deux mille âmes plantée au cœur de la Kabylie sauvage, rude et hostile pour qui ne sait l'exploiter. Ici, pas d'artère principale, pas de route goudronnée, simplement un chemin de terre qui servait autrefois aux tribus allant d'un village à l'autre. Ce chemin de traverse, caillouteux et défoncé, menait à une route carrossable qui conduisait vers les grandes villes du pays. Tizi possédait trois quartiers, et – par conséquent – trois places aux musiciens ou djemas, deux mosquées discrètes de moindre importance que les djemas pour ses habitants qui vivaient ensemble depuis toujours, étaient tous plus ou moins cousins éloignés, à la parentèle incertaine se perdant dans la nuit des temps. Tizi et son café maure, situé à l'extérieur du village. C'était avant tout le lieu de rencontre des plus jeunes.
    C'est à Tizi qu'a vécu le narrateur, Fouroulou Menrad, qui revient sur son enfance et son adolescence dans cette Kabylie belle et séditieuse. Comme tout garçon né dans une société où l'homme est révéré et respecté, Fouroulou pouvait se comporter comme un roitelet sur ses terres, épouvantant, agaçant et régentant ses sœurs et ses cousines.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2010/07/linstituteur-berbe..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par charlottelit, le 06 janvier 2012

    charlottelit
    la vie d'un enfant kabyle entre pauvreté, solidarité, dans un village.
    ses chagrins d'enfant très émouvants,
    une tranche de vie,
    l'auteur fut assassiné en 1962
    sa vidéo parlant de Camus (à la fin des critiques de ce livre sur babelio)
    est émouvante.
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  • Par gama2, le 22 mai 2012

    gama2
    neant
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  • Par latrace, le 25 mai 2010

    latrace
    Un village de la montagne kabyle au début du siècle. C'est là que vivent les Menrad. Ils ne font pas, comme on dit, figure de pauvres. Ils ne se rendent pas compte qu'ils sont pauvres. Ils sont comme les autres; voilà tout. Dans ce livre Mouloud Feraoun raconte sa propre histoire…

    Lien : http://latrace.wordpress.com/2010/05/13/le-fils-du-pauvre-de-mouloud..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 12 juillet 2010

    En somme, à Tizi, on se connaît, on s'aime ou on se jalouse. On mène sa barque comme on peut, mais il n'y a pas de castes. Et puis, combien de pauvres se sont mis à amasser et sont devenus riches ? Combien de riches se sont appauvris promptement avant d'être ruinés par Saïd l'usurier, que tout le monde respecte, craint et déteste. Il aura son tour, bien sûr, il mourra dans la mendicité. La loi est sans exception. C'est une loi divine. Chacun de nous, ici-bas, doit connaître la pauvreté et la richesse. On ne finit jamais comme on débute, assurent les vieux. Ils en savent quelque chose.
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    Citation de qualité ? (37 votes positifs)
  • Par Nanne, le 12 juillet 2010

    C'est ainsi que j'ai fait la connaissance avec la morale et le rêve. J'ai vu le juste et le méchant, le puissant et le faible, le rusé et le simple. Ma tante pouvait me faire rire ou pleurer. Certes je n'aurais jamais compati d'aussi bon cœur à un vrai malheur familial. Le destin de mes héros me préoccupait davantage que les soucis de mes parents. Tout cela parce que ma tante s'y laissait prendre elle-même. A l'entendre raconter, on sentait qu'elle croyait à ce qu'elle disait. Elle riait ou pleurer tout comme son neveu.
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  • Par latrace, le 25 mai 2010

    Les pères de famille qui passent leur temps à essayer de satisfaire les petits ventres peuvent-ils s’occuper également des petites cervelles?
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  • Par charlottelit, le 06 janvier 2012

    Nul n'ignore que la sévérité des parents produit fatalement
    un pauvre diable craintif, faible, gentil et mou
    comme une fillette. (?? charlottelit)
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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2012

    En Algérie il était pris dans cette alternative : ou devenir instituteur ,ce qui signifiait l'aisance pour toute la famille , ou redevenir berger
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