Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2266095269
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Septembre 1939 : les hordes hitlériennes déferlent sur la Pologne. Mai 1940 : les blindés allemands traversent les Ardennes. L'armée française s'effondre, même si un colonel visionnaire devenu général, Charles de Gaulle, parvient à faire reculer la Wehrmacht à Montcorne... > Voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (8)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par zwyns, le 31 janvier 2015

    zwyns
    Enfin ,je me suis décidé à lire ce pavé après avoir hésité pendant des années,et puis dernièrement je me suis procuré les 3 tomes en bon état pour 3,00euros,je ne pouvais laisser passer cette occasion sans un certain remord...
    Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir un grand écrivain,sobre,clair,d'une grande modestie;d'un homme politique dur en affaires et d'une grande franchise;d'un stratège visionnaire,et d'un historien hors du commun,rien moins que çà.....!
    En quelques petits chapitres,je vais tenter de résumer ce 1er tome:
    combattant de la guerre de 14,il va dans l'entre-deux guerres,tenter de faire passer aux politiques et aux généraux ,sa nouvelle conception du combat.Il va prôner la guerre de mouvement au détriment de la guerre statique des fortifications et des petites offensives coûteuses en hommes,mais pour de maigres résultats.Sa théorie est la création d'unités blindées qui vont précéder une infanterie motorisée,qui par des coups de boutoirs vont enfoncer les points d'appui ennemis,désorganiser ses mouvements,et par des manoeuvres d'encerclement vont détruire les armées adverses.
    Mais personne ne fera attention à ce colonel aux idées un peu trop farfelues (sauf les stratèges Allemands,qui en feront l'usage que l'on sait)
    l'époque est à la mode des grosses fortifications où l'on attend l'ennemi bien à l'abri.cLigne Maginot)
    Mai 40,les hordes nazies se ruent par les Ardennes,via la Belgique et s'enfoncent rapidement en France.Malgré son courage,l'armée Française,mal dirigée,mal utilisée va être vite mise en déroute.Seul de Gaulle,obtiendra des résultats dans les secteurs d'Abbeville,Laon,Montcornet,où il parviendra à arrêter les avant-gardes de Guderian,mais vu la déliquescence générale ce sera de courte durée.
    Dans la pagaille générale,alors que les combats continuent,De Gaulle s'envole le 17juin 40 pour Londres dans le but de rassembler et reconstituer un embryon d'armée et un gouvernement de la France Libre,alors que le Maréchal Pétain appelé par le pouvoir,prend le commandement et entame des pourparlers d'armistice avec le Reich.
    Le 18 juin ,De Gaulle va lancer son fameux appel radiodiffusé sur la BBC,
    appel à continuer le combat au côté des Britanniques.
    Face à De Gaulle et son Comité de la France Libre ,le Maréchal Pétain,après l'armistice conclu avec les Allemands,va s'installer en Zone Libre,à Vichy et constituer son gouvernement de Révolution Nationale,qui deviendra à tendance collaborationniste.
    En Angleterre,les rapports entre Français et dirigeants Anglais,tel Churchill,ne seront pas toujours au beau fixe,ceux-ci,auront toujours tendance du moins au début à considérer les FFL,comme une armée supplétive,et les responsables Français sous leur autorité,surtout après l'affaire de Mers-El -Kébir,où la flotte anglaise va écraser les unités françaises au mouillage dans la rade faisant plusieurs milliers de morts.
    Il s'agissait de ne pas laisser Vichy s'emparer de la flotte de la Méditérannée.
    Après avoir rallié à sa cause plusieurs territoires encore libres,De Gaulle ,avec l'aide de la flotte anglaise va essayer de prendre pied à Dakar porte sur l'Afrique Occidentale Française sous gouvernement vichyste.Ce sera un flop pour la France Libre.La résistance de Vichy et le peu d'entrain des Anglais vont faire échouer l'affaire fin 1940.
    De Gaulle va alors tenter un débarquement beaucoup plus au sud pour rallier d'autres territoires libres,en Afrique Equatoriale avec le Congo,le Cameroun,le Tchad.
    Il s'agit d'avoir des points de départs pour attaquer les Colonies Italiennes d'Erythrée,de Somalie,et plus au nord prendre la Libye par le sud,où les troupes Germano-Italiennes de Rommel mettent en danger l'armée Britannique,et menacent l'Egypte et tout le Proche-Orient et la Turquie.
    Il y a aussi danger de voir une occupation Allemande en Syrie vichyste, qui créerait aussi un danger sur les arrières Anglais.Malgré les réticences alliées,mais avec leur aide il va s'emparer de la Syrie et rallier nombre de vichystes.
    Il va de plus créer un Comité de Libération de la France Libre indépendant de l'emprise Britannique.Un véritable Etat Français à Londres.
    De Gaulle va également fonder un Comité de la Résistance en France qui sera sous l'égide de Jean Moulin.
    Pour terminer 1942,des unités Françaises sont engagées dans le sud de la Libye et s'illustrer à Bir-hakeim,en arrêtant une partie des forces de Rommel,sur le flanc gauche des armées Britanniques.Cette action brillante,n'empêchera pas le replis ,mais l'on peut dire que cette action héroique fût le renouveau de l'armée Française.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 50         Page de la critique

  • Par NMTB, le 28 juin 2015

    NMTB
    Un livre très précis, plein de détails et de documents, qui raconte, après une courte introduction sur l’avant-guerre, toutes les actions du général de Gaulle, presque au jour le jour, à partir de la bataille de France jusqu’à 1942 (peu à peu le récit des évènements devient moins chronologique et plus thématique). Ce sont des mémoires de guerre et donc beaucoup de batailles sont relatées, que ce soit en France, en Afrique, au Moyen-Orient ; certaines sont rébarbatives ou purement informatives, d’autres sont captivantes, comme la bataille de Bir-Hakeim. Mais ça ne me parait pas le plus important.
    Dès que de Gaulle a été appelé au gouvernement en juin 1940 son travail principal a été d’organiser l’éventuel transport du gouvernement français en Afrique du Nord pour continuer la guerre, car la France ne se résumait pas à sa métropole (déjà perdue lors de la bataille de France) mais s’étendait aussi à son empire colonial. Elle avait toujours des moyens considérables et notamment une marine intacte qui lui auraient permis de continuer la guerre, ce que souhaitait Paul Reynaud. Pétain en prenant le pouvoir le 16 Juin a changé tous ces plans et de Gaulle ne l’a pas du tout accepté.
    A partir du 18 juin, il va chercher à affirmer au maximum son autorité et à centraliser le pouvoir autour de lui pour former une alternative crédible à Pétain. Il va s’évertuer à constituer un Etat parallèle, car ce n’est pas à la formation d’un simple « gouvernement français londonien » à laquelle on assiste mais d’un Etat ! Un Etat avec son armée, son administration, sa diplomatie, son économie, et même, et surtout, ses territoires (en Afrique équatoriale, dans le Pacifique, au Moyen-Orient). Un travail énorme, une organisation impressionnante. Et il faut du courage pour se porter à la tête d’un Etat qui n’existe plus pour le reformer. Je ne sais pas si c’est pire que d’être à la tête d’un Etat à l’agonie, comme le raconte de Gaulle au sujet de Paul Reynaud, mais tout de même, se retrouver, au mois de juillet 1940, isolé, avec à peine 7000 hommes sous ses ordres et de très maigres perspectives quant à l’avenir et continuer à se battre, cela mérite le plus profond respect.
    Personne ne niera qu’il a eu un destin fulgurant, mais un destin tient à peu de choses. Il n’aurait rien pu faire si Paul Reynaud ne l’avait pas nommé au gouvernement et permis de rencontrer Churchill. Et sans le soutien des Anglais, ou sans l’intérêt immédiat qu’ils avaient à voir la France continuer le combat, rien n’aurait été pareil ; de même, lors de cette semaine fatidique du 16 au 22 juin 1940, si le général Noguès avait persisté dans sa première intention de continuer la guerre, c’eût été lui le chef de la résistance et de Gaulle serait certainement resté dans un relatif anonymat. Mais la France avait besoin d’un chef à forte personnalité, notamment pour faire valoir ses droits et ses devoirs.
    Les relations diplomatiques sont d'une importance capitale pour de Gaulle, dans le but de se faire reconnaitre comme le légitime représentant de la France. De ce côté-là il adresse en fin de compte peu de reproches aux Anglais et à Churchill, même si leurs intérêts ont pu diverger, en particulier dans l’affaire tendue de la Syrie et du Liban. Il ne reproche rien non plus aux autres pays d’Europe envahis par Hitler, et même s’il n’est pas dupe du totalitarisme de Staline il reconnait qu’il a au moins pu traiter avec lui. Par contre, quelque chose n’est pas passé avec Roosevelt qui a préféré, dans un premier temps, l’ignorer et essayer de traiter avec Pétain. Au sujet des relations franco-américaines, je recommande de lire les documents réunis en fin d’ouvrage autour de l’affaire Saint-Pierre et Miquelon et ce qui s’ensuit, car de Gaulle ne dit pas tout dans ses mémoires. Les différents sur le Levant avec l’Angleterre et la politique américaine révélée au grand jour après l’affaire Saint-Pierre et Miquelon sont les deux conflits diplomatiques les plus importants de ce premier tome.
    D’autres sujets mériteraient de longs commentaires : sur le déroulement de la guerre, bien entendu ; sur le fait que de Gaulle affiche une carrure d’homme d’Etat, persuadé qu’un changement de constitution était devenu indispensable ; et surtout sur le destin des colonies, en particulier le cas de la Syrie, qui me parait caractéristique de la politique gaullienne.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 25 juin 2012

    vincentf
    Une certaine idée de la France poussée jusqu'au bout. le général De Gaulle montre, dans un témoignage à la fois précis et engagé, que rien n'est jamais définitivement foutu. L'armée française est en déroute un peu parce qu'elle ne l'a pas écouté, ce militaire qui préconise l'emploi massif de chars mécanisés, le gouvernement rentre dans sa coquille, le glorieux maréchal de la vieille guerre signe l'armistice de la honte avec Hitler, et, seul, ou presque, contre tous, un homme continue le combat, se rendant compte que la France possèdent des colonies où se replier pour contre-attaquer. La toile se tisse très lentement, est souvent balayée par les alliés anglais qui remarquent à peine les gesticulations du groupuscule du général, mais l'appel de de Gaulle est entendu, les Français combattants sont de plus en plus nombreux, ils parviennent à devenir une force qui compte dans la guerre, non pas un appoint pour les Britanniques, mais une vraie force indépendante, car s'il y a un point sur lequel le général ne transige pas, c'est celui du refus de l'asservissement de la France, qu'il pressent incarner, à qui que ce soit. Les Français combattants sont une vraie armée, petite certes, dépendante de ses alliés, bien sûr, mais qui n'a d'ordre à recevoir que du général. A force de s'affirmer, la France libre peut enfin participer au combat, dans la glorieuse bataille de Bir-Akeim et dans la reconquête intérieure d'un pays humilié mais où il reste des hommes debouts, qui suivent la voix si forte du général De Gaulle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 9         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par dourvach, le 07 juin 2015

    dourvach
    On reste héberlués par le culot et la grandeur de cet homme : on en vient à aimer même sa grandiloquence (à l'oral comme à l'écrit), sa précision pointilliste dans l'énoncé des détails opérationnels, sa fierté personnelle à la limite du pathologique, sa capacité à secréter sa propre légende et son (si sympathique) délire personnel qui était de vouloir incarner -- en cette piètre & sinistre époque, et par une grandeur d'âme sans failles -- le destin de son pays natal : ce "Vaterland" qu'évoquaient les Allemands de la période romantique... On n'en admire que davantage son courage et son anticonformisme absolus !
    Son sens de l'aventure -- passant par sa pierre angulaire originelle d'un "Appel", qui résonne d'abord comme un "appel du large" -- ou une aspiration au Grand Large d'un "autre monde" toujours possible. Rêve éveillé d'un humain dont on pouvait alors trouver le pari complêtement utopique, sur le plan purement militaire ; son geste pouvant relever d'un cas de folie, "douce" ou furieuse... Initialement à peine audible, né d'un certain studio de la B.B.C. en un certain 18 juin 1940...
    Cet ouvrage documentaire et mémoriel forme un récit remarquable, dense et constamment passionnant.
    Bref, Charles de Gaulle (Qu'en aurait-il pensé ?) était un vrai héros romantique !!! Nous souhaitons encore longue vie à son combat, comme à ses plus beaux rêves... !

    Lien : http://www.regardsfeeriques.canalblog.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 23 mars 2012

    Bigmammy
    Soyons clairs : quelque soient vos convictions, vous n'en sortirez pas indemne.
    De Gaulle, c'est à la fois un souffle épique (« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France ») et un humour décapant, même le 17 juin (de Lebrun : « il voulait être un chef d'Etat, encore eût-il fallu qu'il fût un chef, et qu'il y eût un Etat »), c'est aussi un conteur de talent : on ne peut lâcher le livre, parce que la construction du récit, très professionnelle, vous tient toujours en haleine.
    Peut-être les portraits des grands contemporains sont-ils les passages les plus admirables : Staline, qui fait froid dans le dos, Hitler, créature de l'après guerre, et qu'il crédite, pour sa descente en enfer, d'un horrible courage, Mussolini, jouet des évènements, enfin ses deux alliés terribles que furent Churchill et Roosevelt, chefs à la hauteur de leur mandat historique, mais aussi pleins de duplicité. Les historiens se sont efforcés d'atténuer cette « guerre de tranchées » qu'a été la relation avec les Anglo-saxons ; le Général, au contraire, n'en cache rien. Partout, toujours, la volonté de puissance des Etats-nations l'emporte : il n'y a pas d'idéologie ni d'affectivité qui tienne devant cette dure réalité.
    Quelques éléments surprenants : d'abord l'humanité profonde de Charles de Gaulle, vrai chrétien, même si sa tâche de soldat et de chef d'Etat lui impose retenue et réalisme. Lisez bien, dans le troisième tome, les développements consacrés à la misère du Peuple français en 1944. Non, décidément, De Gaulle n'était pas un vrai homme de droite, et il expose avec fierté les nationalisations et la politique sociale de son Gouvernement.
    Et qui a dit que le Général n'était pas européen ? Après 58, il c'est lui qui confirmera la signature de la France au Traité de Rome, fondateur de l'Union, et on comprend pourquoi dans les Mémoires, avec notamment sa vision de la construction économique de l'Europe sur la base de l'entente franco allemande.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Piling, le 23 août 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France... Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a, en moi, d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J'ai, d'instinct, l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S'il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j'en éprouve la sensation d'une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 14         Page de la citation

  • Par NMTB, le 28 juin 2015

    Nous voulons que l’organisation mécanique des masses humaines, que l’ennemi a réalisée au mépris de toute religion, de toute morale, de toute charité, sous prétexte d’être assez fort pour pouvoir opprimer les autres, soit définitivement abolie. Et nous voulons en même temps que, dans un puissant renouveau des ressources de la nation et de l’Empire par une technique dirigée, l’idéal séculaire français de liberté, d’égalité, de fraternité soit désormais mis en pratique chez nous, de telle sorte que chacun soit libre de sa pensée, de ses croyances, de ses actions, que chacun ait, au départ de son activité sociale, des chances égales à celles de tous les autres, que chacun soit respecté par tous et aidé s’il en a besoin.
    Nous voulons que cette guerre, qui affecte au même titre le destin de tous les peuples et qui unit les démocraties dans un seul et même effort, ait pour conséquence une organisation du monde établissant, d’une manière durable, la solidarité et l’aide mutuelle des nations dans tous les domaines. Et nous entendons que la France occupe, dans ce système international, la place éminente qui lui est assignée par sa valeur et par son génie.

    [Extrait d’une déclaration du général de Gaulle publiée en France dans les journaux clandestins, le 23 juin 1942]
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par NMTB, le 20 juin 2015

    Etant donné le caractère de représentation, et non point de direction, que je voulais voir prendre à ce futur conseil [le Comité national] et qu’il prendrait, en effet, je ne comptais pas en exclure les partis [politiques]. Qu’il y en eût, c’était inévitable. A mon sens, d’ailleurs, nos malheurs étaient venus, non de leur existence, mais du fait qu’à la faveur d’institutions de décadence ils s’étaient abusivement approprié les pouvoirs publics. Aussi, tout en leur réservant leur place, n’entendais-je pas qu’à présent ils s’emparassent de la résistance. Celle-ci, au demeurant, ne procédait aucunement de leur esprit, ni de leur action, puisque tous, sans exception, avaient défailli au moment décisif. Mais, foudroyés hier par le désastre, ils commençaient maintenant à se ressaisir. Certains de leurs éléments, tout en adhérant aux mouvements de résistance, se regroupaient, d’autre part, dans les cadres d’autrefois.
    Il est vrai que, n’ayant plus de clientèle à flatter, de combinaisons à pratiquer, de portefeuilles à marchander, ils croyaient et donnaient à croire qu’ils retournaient aux nobles sources d’où ils étaient originaires : volonté de justice sociale, cultes des traditions nationales, esprit de laïcité, flamme chrétienne.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Tobago, le 19 avril 2012

    "Pour moi, dans le drame national, la politique devait être l'action au service d'une idée forte et simple. Mais eux [les politiciens], poursuivant les mêmes chimères qu'ils caressaient depuis toujours, n'acceptaient pas qu'elle fût autre chose qu'une chorégraphie d'attitudes et de combinaisons, menée par un ballet de figurants professionels, d'où ne devaient en sortir jamais qu'articles, discours, exhibition de tribuns et répartition de places."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par NMTB, le 19 juin 2015

    M. Eden m’annonça que les Etats-Unis songeaient à envoyer à Saint-Pierre-et-Miquelon un croiseur et deux destroyers. « Que ferez-vous, en ce cas ? », me dit-il. – « Les navires alliés, répondis-je, s’arrêteront à la limite des eaux territoriales françaises et l’amiral américain ira déjeuner chez Muselier qui en sera certainement enchanté. » - « Mais si le croiseur dépasse la limite ? » - « Nos gens feront les sommations d’usage. » - « S’il passe outre ? » - « Ce serait un grand malheur, car, alors, les nôtres devraient tirer. » M. Eden leva les bras au ciel. « Je comprends vos alarmes, concluai-je, en souriant, mais j’ai confiance dans les démocraties. »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation










Sur Amazon
à partir de :

2,95 € (occasion)

   

Faire découvrir Mémoires de guerre, tome 1 : L'Appel, 1940-1942 par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (123)

> voir plus

Quiz