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ISBN : 2302016335
Éditeur : Soleil (2011)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
La confrontation spectaculaire entre deux monstres sacrés de la BD et du cinéma fantastique ! Une série de meurtres sanglants et brutaux frappe une Gotham City étouffée par la chaleur et l’humidité. Aussitôt, le Dark Knight se lance dans une enquête périlleuse, qui le conduira à un affrontement mortel avec le chasseur le plus dangereux de l’univers : le Predator ! Peu habitué à des combats d’une telle violence, Batman va devoir en passer par des méthodes plus extrêm... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Pavlik
Pavlik08 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Publié par Dark Horse, au début des années 1990, à peu près en même temps que le film "Predator 2", ce crossover, scénarisé par Dave Gibbons et dessiné et encré par les frères Kubert (Andy et Adam), s'en tire plutôt bien.
Vers la fin des années 1980, Dark Horse avait acquis les licences d'Alien, Terminator et Predator et encouragé par le succès du comic "Alien vs Predator", ils commandèrent à Gibbons ce "Batman vs Predator". Bien sur ça sent le truc promotionnel et commercial, mais le résultat est globalement sympathique bien, qu'à mon avis, non essentiel dans la bibliographie du chevalier noir.
Alors qu'il regarde tranquillement un match de boxe diffusé à la télévision pendant la nuit, le gardien de la décharge est dérangé par les aboiements de son chien. Il sort pour voir, et remarque trois petits faisceaux lumineux qui apparaissent sur son torse et celui-ci explose. Ce n'est pas la seule victime… Un peu plus tard, le grand gagnant du combat de boxe se fait lui aussi tuer dans d'atroces circonstances. Bruce Wayne qui assiste à une soirée mondaine, prétexte un rendez-vous en voyant le « bat signal » et revêt son costume de chevalier noir. Son investigation le conduit assez logiquement auprès de l'autre boxeur. Là-bas, il n'a guère le temps de l'interroger, qu'ils sont aussitôt attaqués par un mystérieux tueur. Batman découvre sa position, lui fait face et ne se fait pas tirer dessus : l'agresseur semble respecter certaines règles… Ce dernier disparaît et réapparaît dans le bureau d'un des caïds de la ville, qu'il assassine avec quelques uns de ses hommes. Batman est là aussi et s'interpose et découvre une étrange créature à la force colossale...
L'ambiance de ville corrompue et certains éléments (comme l'armure de Batman, à la fin) rappellent quelque peu "Dark Knight Return" de Miller. le traitement, entre Batman et Predator est équilibré, en terme de présence, et,bien que ce dernier soit inévitablement le "méchant", on insiste beaucoup sur le fait qu'il respecte un code de l'honneur, certes "brutal et sauvage" mais un code de l'honneur quand même. L'affrontement entre les deux protagonistes se déroule lors de deux temps forts et, logiquement, Batman se prend d'abord une (méchante) dérouillée avant de triompher, grâce à son ingéniosité (oui, parce que la première option "opposition frontale" n'a pas été des plus efficace...) le paysage urbain de Gotham sied bien à l'alien aux rastas et renvoie au deuxième film de la série, sorti peu de temps avant.
En ce qui concerne le dessin, je n'ai jamais été très fan des frères Kubert. Certains passages sont plutôt réussis, d'autres me laisse dubitatif et l'ensemble laisse, au final, une impression mitigée. Les couleurs ne sont vraiment pas tops et le découpage des planches parfois un peu monotone.
Dommage, car avec une aspect graphique plus recherché, mettant davantage en valeur l'ambiance de polar noir, mâtinée de chasse à l'homme, j'aurais pu me laisser aller à mettre quatre étoiles. L'ensemble est néanmoins plaisant, à l'image d'un bon vieux Predator (le film).
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Presence
Presence30 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
Ce tome contient une histoire complète, initialement parue en 3 épisodes en 1991/1992, écrite par Dave Gibbons, dessinée par Andy Kubert, encrée par Adam Kubert et mise en couleurs par Sherilyn van Valkenburgh.
Sur le ring, Bull Bersaglio et Marcus King s'affrontent pour le titre de champion. Dans les gradins, Leo Brodin (patron de Bersaglio) et Alex Yeager (patron de King) se toisent avec animosité. Pour eux ce match est également le symbole de leur rivalité dans les affaires illicites de Gotham, et le gagnant disposera d'une sorte d'avantage psychologique sur l'autre. Dans une casse d'automobiles, le gardien regarde le match à la télé, lorsque ses chiens se mettent à aboyer. Il est sauvagement éventré alors que l'agresseur invisible s'imprègne de l'identité du champion (de boxe). Peu de temps après le champion est retrouvé éventré dans son penthouse alors qu'il fêtait sa victoire au lit avec sa femme. La police arrive sur place et James Gordon permet à Batman d'inspecter les lieux. Alors qu'il repart, il est observé depuis les toits par un individu qui semble le regarder avec une vision infrarouge. Batman est persuadé que ce meurtre est lié au milieu de la pègre, une forme de vengeance déguisée du perdant.
Il fut une époque (plusieurs même) où des éditeurs de maisons différentes pouvaient réussir à bâtir un montage juridique et financier permettant à leurs personnages de se croiser (par exemple Spider-Man & Superman). À la fin des années 1980, Dark Horse agrandit son catalogue en achetant des licences pour publier des comics d'Aliens, de Predator, et aussi de Terminator. Dans la première préface, Dennis O'Neill explique que Dark Horse a proposé ce crossover et qu'il n'a eu qu'à donner son accord, le reste s'est fait tout seul. Dans son introduction, Diana Schutz explique que ce fut un vrai plaisir de travailler avec Gibbons et les frères Kubert, malgré les contraintes générées par l'obligation de faire approuver chaque planche par les propriétaires des droits des personnages (DC et 20th Century Fox). Dave Gibbons explique que l'idée de départ lui a été proposée par Mike Richardson (éditeur en chef de Dark Horse), après avoir constaté le succès de Aliens versus Predator (publié en 1990, le premier film AvP datant de 2004).
Dave Gibbons doit s'accommoder de contraintes très fortes, pour bâtir son scénario. Il faut que les 2 personnages (Batman et Predator) soient traités de manière à peu près équilibrée (qu'une licence ne donne pas l'impression d'écraser l'autre, de se faire de l'argent aux dépends de l'autre). Il faut qu'il respecte les caractéristiques principales des 2 personnages. Il faut également qu'il donne aux lecteurs ce que promet le titre : un affrontement en bonne et due forme entre Batman et Predator. Avec ce carcan, le lecteur se doute bien que le résultat suivra un chemin bien balisé, et n'a aucune chance d'être une histoire dans laquelle le scénariste peut laisser libre cours à son imagination, ou se laisser aller à philosopher. Avec ces limitations en tête, il faut reconnaître que Gibbons s'en sort assez bien. À l'évidence, il a lorgné du coté de "Dark knight returns" de Miller pour le ton du récit. C'est ainsi que le lecteur peut repérer l'usage modéré des journalistes de télévision, une société gangrenée par la corruption (Julius Lieberman, le maire de Gotham, fréquentant ouvertement Leo Brodin et Alex Yeager), un Batman stoïque et inaccessible à l'humour, une armure de Batman haute technologie qui évoque celle du final de "Dark knight returns". Malgré tout, Gibbons n'est pas Miller, et le cynisme réactionnaire est absent du récit. Gibbons reprend les formes des dispositifs narratifs de Miller, mais pas leur substance. L'intervention des journalistes n'établit pas des points de vue croisés sur les valeurs véhiculées par la société du spectacle. La corruption des élites n'est qu'un élément de décor peu convaincant. L'ajout d'un prédicateur très intéressé par le montant des offrandes se révèle au final totalement gratuit, juste un élément de décor supplémentaire, sans incidence sur l'intrigue principale.
Pour ce qui est du respect des personnages et le combat attendu, Gibbons effectue un travail honorable. Il a choisi un Batman sans Robin, avec un Alfred Pennyworth plus dans l'aide logistique que dans le sarcasme. Il a même l'idée intelligente et originale (dans le contexte des comics de Batman) de montrer que les blessures reçues lors du premier combat ne guérissent pas en 24 heures. Coté Predator, Gibbons reprend l'idée d'un guerrier dont l'objectif est de prouver sa valeur en se mesurant aux combattants les plus valeureux du monde où il se trouve. le lecteur retrouve les caractéristiques physiques de la race du Predator, les trois points rouges du viseur, les armes tranchantes, le filet, et la capacité de répéter 3 mots captés dans une conversation pour un effet comique de répétition (mais pas si désagréable que ça). du coup le lecteur a droit à une histoire qui tient ses promesses (2 affrontements entre Batman et Predator, le dernier occupant les 3 quarts du dernier épisode).
Lorsque ce récit est paru, la mise en couleurs par infographie n'existait pas encore. van Valkenburgh choisit une palette de couleurs qui évite les teintes claires et vives propres aux superhéros, mais elle a du mal à obtenir des nuances permettant des contrastes suffisants, ce qui donne quelques planches noyées dans un violet qui mange toutes les formes. Les frères Kubert sont encore au début de leur carrière et ils réalisent des dessins agréables, détaillés, avec une mise en page parfois un peu surchargée, choisissant des angles de vue qui privilégient le mouvement à la lisibilité. Ils sont encore fortement influencés par le style de leur père (pour le meilleur), mais déjà avec une approche plus réaliste et plus détaillée que lui. Ils savent reproduire l'allure et les mouvements du Predator, conformément aux postures établies par le film, sans s'en trouver limités. Leur Batman est convaincant sans avoir la présence de celui de Miller, en étant un peu plus proche de la série mensuelle, mais déjà destiné à de jeunes adultes. Il n'y a que l'armure technologique qui souffre d'une composition un peu trop simple, trop enfantine.
Eux aussi abordent le combat final, avec le sérieux nécessaire, et une vision intéressante des échanges de coups, des déplacements dans l'environnement, des mouvements des 2 combattants au fur et à mesure des coups, et entre 2 échanges. le combat n'est pas chorégraphié à outrance, et il prend bien en compte l'agencement des lieux. Les frères Kubert bénéficient d'un scénario qui ne se limite pas à "Batman et Predator se tapent dessus pendant 15 pages", mais qui réservent des surprises, et qui comprend des stratégies construites.
Cette édition se termine avec un portfolio de dessins pleine page réalisés par Mike Kaluta, Chris Warner, Art Adams, Tim Sale, Walt Simonson, Adam Hughes, Matt Wagner, Joe Kubert, John Higgins, Tom Yeates, Steve Rude, Sam Kieth, John Byrne, Jackson Guice, Mike Mignola, Arthur Suydam.
-
Ce premier affrontement entre Batman et Predator tient ses promesses, sans être d'une intensité ébouriffante. Si vous venez chercher un comics d'action qui respecte les 2 personnages, avec un minimum de scénario, vous serez satisfait (4 étoiles). Si vous venez chercher une histoire essentielle dans le mythe de Batman ou du Predator, vous serez déçu (3 étoiles).
Pour les amateurs de ce genre de croisement improbable, sachez que le Predator est revenu affronter Batman 2 fois encore : Match de sang et Liens de sang. Batman a également affronté les Aliens dans Batman / Aliens. Superman n'a pas été épargné par ces bébêtes : Superman vs Predator et Superman / Aliens. Et pour les plus gourmands : Superman & Batman versus Aliens & Predator.
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Dionysos89
Dionysos8902 février 2013
  • Livres 3.00/5
Pour la première fois en 1992, un héros de DC Comics croise une entité cinématographique de l'univers Alien-Predator, et ce sera loin d'être la dernière.
Tel Danny Glover dans Predator 2 (datant de 1991, comme par hasard…), Batman doit défendre sa ville face à un guerrier extraterrestre au jeu macabre difficile à cerner au départ. le scénario, dit ainsi, ne va pas bien loin, mais Dave Gibbons (connue « notamment » pour l'inclassable Watchmen) réussit à y mêler efficacement le polar à la Batman et l'intérêt de voir Gotham traversé par un Predator : chacun des deux adversaires joue parfaitement son rôle ; on en attendait pas bien davantage. Cela sonne donc bien et l'ensemble se lit plutôt vite. le dessin peut, bien sûr, être jugé archaïque, mais nous sommes au début des années 1990 et, surtout, cela sert parfaitement le récit. Puisque la vision thermique du Predator est toujours autant un élément caractéristique. La fin, très classique, permet au moins de lancer comme il se doit la série des « versus » où Batman, Superman et Green Lantern affronteront désormais Aliens et Predators.
Tout un programme, me direz-vous, mais captivant quand on s'intéresse aux phénomènes inter-médias !
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Darkcook
Darkcook30 mai 2013
  • Livres 5.00/5
Roh LA LA. Un affrontement d'anthologie. Ce crossover-là tient TOUTES ses promesses. On le voit en librairie, on devine le duel monumental qui doit avoir lieu. Et bien on devine juste!! Les capacités de chacun sont exploitées au maximum et à très bon escient, et c'est juste épique quand on est fan des deux. Les répliques enregistrées et décalées du Predator sont la cerise de ce combat entre monstres sacrés.
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Les critiques presse (1)
BulledEncre07 novembre 2011
Soutenu par un dessin très 90′s d’Andy et Adam Kubert qui a bien vieilli, ce premier round à Gotham est une réussite. On comprend mieux que la licence ait été active par la suite.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
PavlikPavlik07 novembre 2015
[commissaire Gordon] Bien, Kandowski, récapitulons. Un tueur invisible armé d'un arsenal que même les gars du labo n'ont jamais vu, arrache des parties de cadavres pour s'en faire des trophées...Si c'est ça la vendetta d'un gang, c'est au-dessus des moyens de Brodin. A moins qu'il ait embauché son tueur à gage sur la planète X...
Commenter  J’apprécie          130
Dionysos89Dionysos8908 septembre 2012
Gordon : Pourquoi vous avez fait cela ?
Batman : Je n’en suis pas sûr… mais je crois que je commence à comprendre les règles.

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PavlikPavlik07 novembre 2015
[Predator] Femme ?
[Kandowski] Oui, mais sur ma planète, les femmes aussi peuvent faire mal !
Commenter  J’apprécie          110
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