C'est une biographie pleine d'informations qui retrace toute la vie de Théophile. Pour assurer son rythme de vie, l'écrivain doit fournir copie à tous les journaux du temps et Guégan le qualifie de « forçat de la colonne ». Il publie des feuilletons, des
Nouvelles, des romans, des livrets pour des ballets, de la critique théâtrale, littéraire et artistique, récits de voyage… Grand voyageur, à la fois en quête d'impressions et envoyé spécial de plusieurs journaux, il utilise les moyens modernes de transport pour parcourir l'Europe et l'Orient. Aller en Grande-Bretagne ou en Allemagne pour visiter une exposition, assister à une corrida en Espagne, couvrir l'inauguration du canal de Suez et découvrir Cordoue, la Turquie, la Grèce, l'Italie, l'Algérie…
Autour de lui gravite une foule : Hugo le plus grand,
Flaubert,
Balzac,
Baudelaire, les propriétaires de journaux, les actrices, chanteuses et danseuses, les feuilletonistes… on s'y perd un peu dans ce monde qui tient le monde des lettres.
L'auteur retrace le contexte politique instable du XIXe siècle, mesurant les aléas de la libéralité en matière de presse et les contingences matérielles.
C'est un ouvrage plein de profusion, qui n'est pas aisé à lire et dans lequel on se perd un peu. Mais j'y ai appris énormément de choses.