> Pierre Furlan (Traducteur)

ISBN : 2264043652
Éditeur : 10-18 (2007)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
L'arrivée tonitruante d'une nouvelle voix dans la littérature américaine ; un auteur d'ores et déjà comparé à John Irving et à Jonathan Franzen. Un roman-fleuve, épique et picaresque, porté par une écriture lumineuse, poétique et subtile. En Afrique du Sud, dans les ann... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par zembla, le 06 mai 2012

    zembla
    La devise de La famille Lament est : "Un Lament voyage toujours". Howard le père en a fait son leitmotiv, il est heureux dans le changement de travail et de pays. Avec sa petite famille, il va traverser tous les continents passant de Barhein pour aller en Rhodésie puis en Angleterre pour s'installer aux Etats-Unis. Une vie de joie, de tristesse et de drames.

    Il y a des livres qui n'auraient jamais dû atterrir entre nos mains sans une certaine dose de hasard. C'est le cas pour celui ci. Je n'avais jamais entendu parler de ce titre ni de cet auteur, la couverture ne m'aurait jamais attiré et le résumé ne m'aurait jamais donné spécialement l'envie de le lire hormis peut-être la comparaison a John Irving. Il a fallu une promotion "deux 10/18 acheté un 10/18 offert" pour que ce livre me tombe dans les mains.
    Le résultat ? Un coup de coeur total et la découverte d'un auteur qui vaut bien plus que la comparaison réductrice avec John Irving. Lire "La famille Lament" c'est s'embarquer dans une aventure trépidante où les rebondissements sont légions et où l'ennuie est banni. On passe par tous les sentiments , du rire au larmes. Pas de pathos ni de lourdeur, au contraire une grande légèreté de ton et une vision ironique de la vie. Les thèmes comme la mort, l'adoption, l'adolescence, la réussite professionnelle, le rêve américain, le racisme, le couple, etc..., sont traités avec une grande finesse et les personnages sont d'une rare densité. C'est avec un pincement au coeur, qu'une fois le livre achevé, l'on doit quitter cette famille rendue attachante par les joies mais aussi les épreuves qu'elle a du traverser.
    Un coup de coeur total pour ce formidable premier roman d'un auteur a suivre.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par cathrawlinson, le 15 mai 2012

    cathrawlinson
    Je vais reprendre l'avis de certains lecteurs mais je confirme qu'il y a bien du John Irving dans ce nouvel auteur.
    J'ai lu quasiment d'une traite les pérégrinations de La famille Lament avec un réel plaisir. On suit sur 18 années le destin de cette famille qui aurait pu être ordinaire mais qui ne l'est pas du tout en fin de compte et qui nous fait passer du rire à l'émotion tout au long du livre.
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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 11 décembre 2011

    carre
    La famille Lament raconte les pérégrinations d'une famille excentrique dont le périple les amènent aux quatre coins du monde, malgré la bougeotte d'Homard le père, Julia la mère tente d'apporter une certaine stabilité au coeur de la famille. Magnifique roman sur la tolérance, le respect de l'autre, le droit au rêve (même si les désillutions sont parfois terribles), George Hagen fait une entrée fracassante avec ce premier roman dans la lignée des grands auteurs anglo saxons (Irving, Boyd, Ford). Ce roman fleuve d'une vie vous emporte dans une vague d'émotions entre rires et larmes. Plaisir garanti.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Giwago, le 21 février 2008

    Giwago
    Encore un très bon livre qui vient de passer sous mes yeux. Une histoire très dépaysante, on voit du pays avec La famille Lament, dont les membres sont tous, chacun à leur niveau, de vrais allumés du bocal. George Hagen a dû s'amuser comme un petit fou en construisant ses personnages. le style est très bon, même si je déplore un net ralentissement au fil des pages La fin du livre est beaucoup moins enlevée que le début. Les Lament, malgré leurs déménagements incessants, ont tendance à s'encroûter un peu sur la fin du livre (fin qui n'est pas forcément heureuse).
    On met son vécu, sa propre histoire, dans ses lectures, La famille Lament m'a rappelé une autre famille, bien réelle celle-ci, très chère à mon cœur…
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    • Livres 5.00/5
    Par csapin, le 01 mai 2012

    csapin
    Parce mon auteur favori John Irving a écrit un nouveau livre intitulé Last Night in Twisted River fin 2009 mais que je n'arrive pas, à mon grand désespoir, à savoir quand il sera traduit - malgré ma demande au Seuil restée sans réponse... -, j'ai sauté sur l'occasion de m'approcher de son style puisque George Hagen jouissait de sa comparaison.
    En fan irvingienne inconditionnelle, l'amorce de La famille Lament m'a quelque peu déçue. Mais la sensation n'a pas duré. L'on y retrouve tous les éléments qui me font aimé un roman "à la Irving" : une famille, barrée, ses périples, des rebondissements incessants, humour, ironie, tristesse, espoir, le tout sans pathos. Une vraie réussite pour ce premier roman fortement recommandé aux fans d'Irving qui comme moi ne lise pas l'anglais dans le texte.
    PS : Je lance, on l'aura compris, un appel à toute information concernant la sortie française de Last Night in Twisted River. A commencer par le Seuil qui me détromperait sur les failles de son service client...

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2010/05/03/charlotte-sapin-la-..
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Citations et extraits

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  • Par Nadael, le 28 juin 2010

    "Les Etats-Unis sont un pays grossier, vraiment laid, dit-elle en regardant par une fenêtre dont le rebord était couvert de papiers de chewing-gum et de gobelets à soda. Je suppose qu'il faut en accepter les merveilles avec la vulgarité. L'esprit humain est comme ça après tout." Elle aspira profondément, comme si cet esprit humain flottait dans l'air au-dessus du port de New-York. Puis elle lança à Will un coup d'oeil curieux.
    "Tu es heureux, ici en Amérique?"
    Will haussa les épaules. "L'Angleterre me manque. Tous les endroits dont je me souviens me manquent... Et aussi certaines des personnes que j'ai laissées.
    - Vraiment?"
    Will fit oui de la tête. "J'en rêve tout le temps.
    -Moi aussi, je rêve de gens, avoua Rose. Même la personne la plus heureuse a des regrets. On ne peut pas se réjouir d'une journée de soleil si l'on n' a jamais connu que des journées de soleil, pas plus qu'on ne peut pleurer la perte de quelqu'un qu'on n'a jamais rencontré. Le bonheur et la tristesse vont de pair.
    -J'ai l'impression d'en savoir plus long sur la tristesse que sur le bonheur, dit Will.
    -Je suis sûre que ça changera."
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  • Par Nadael, le 28 juin 2010

    "Maman, puisqu'on vient d'Afrique, pourquoi on n'est pas noirs?"
    Sa mère lui jeta un regard douloureux. Cette question, devinait-elle, n'était que la partie visible de l'iceberg.
    "Eh bien, mon petit, la plupart de ceux qui sont originaires d'Afrique sont noirs. Mais toi, comme tu descends d'Irlandais qui ont colonisé l'Afrique au début du XXème siècle, tu es un Africain blanc.
    -Alors je suis irlandais?
    -Eh bien, pas tout à fait. Nos ancêtres étaient venus d'Angleterre pour occuper l'Irlande du Nord. Les Irlandais nous considéreraient très certainement comme des Britanniques.
    -Alors je suis britannique.
    -Eh bien, pas tout à fait, parce que tout ça s'est passé il y a très, très longtemps. Les Britanniques te considéreraient comme un colon.
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  • Par Nadael, le 28 juin 2010

    "Oui, admit Julia, il y a beaucoup de gens bornés et sectaires dans cette ville aussi.
    -Mais alors, pourquoi est-ce qu'on est venus ici?
    -Parce qu'au moins, les Etats-Unis ont des lois contre le racisme. C'est un pas dans la bonne direction. L'Amérique est l'avenir de l'Afrique du Sud.
    -Est-ce qu'il y a un endroit qui soit l'avenir de L'Amérique? Un endroit où les gens s'entendent et puis c'est tout?"
    Julia sourit faiblement."Les gens ne se sont jamais entendus."
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  • Par Nadael, le 28 juin 2010

    "Ruth, dit-il, tu savais que la Chine est pile de l'autre côté du monde? Si quelqu'un creuse un trou bien bien profond, c'est là que...
    -Will, interrompit Ruth en bâillant, fais-moi plaisir, veux-tu?
    -Bien sûr!
    -Creuse-moi un trou.
    -Pourquoi?
    -J'ai envie de voir un Chinois", répondit Ruth avec un sourire indolent.
    Will ne demandait pas mieux que de satisfaire le souhait de Ruth, mais un détail le préoccupait. "Et s'ils dorment quand j'arrive là-bas?
    -Tant mieux, dit Ruth, j'ai envie de voir un Chinois de Minuit."
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  • Par pyrouette, le 20 novembre 2010

    "Avec Albo, c'était au confort matériel qu'ils avaient renoncé ; à la société blanche et riche de ceux qui, tel Buck Quinn, supportaient mal de voir les noirs au pouvoir. Dès l'instant où ils étaient arrivés en Angleterre, ils avaient été confrontés au paradoxe de leur statut d'africains blancs, réminiscence de la gloire coloniale de la Grande Bretagne mais fardeau pour le difficile développement de son économie moderne."

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