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ISBN : 2505008930
Éditeur : Kana (2010)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Découvrez la destinée de l'un des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Quand Tetsuzô prend le nom de HOKUSAI il a déjà plus de 40 ans. L'auteur de La grande vague de Kanagawa doit tout recommencer pour s'imposer en tant qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 27 mars 2014

    Lorraine47
    Mais qui est donc Hokusai: un ovni dans ce Japon du XVIIIème siècle?
    Cet artiste s'est façonné comme un vieux chêne, démarrant sa carrière artistique dans l'atelier d'un graveur sur bois, il est ensuite orienté vers le dessin et devient le disciple de HatsuHawa Schunschô.
    Son extraordinaire longévité est en soi un miracle: 90 ans à une époque où l'on était un vieillard passé l'âge de 50 ans.
    La biographie retracée dans ce manga par Ischinomori Shôtarô laisse la part belle aux fantasmes: l'artiste baroudeur aurait passé sa vie à sillonner le pays, changeant de nom plusieurs fois par coquetterie ou pour garder l'état d'esprit du débutant ou par pur dilettantisme: un art de vie somme toute!
    Est-il cet amateur de chair, de belles femmes qui seront parfois ses modèles?
    Les reproductions en noir et blanc de ses oeuvres majeures régaleront les amateurs d'estampes.L'auteur des "Trente-six vues du mont Fuji" dont fait partie la très célèbre "Grande vague de Kanagawa" s'il charma les femmes enchante encore nos yeux! Nous ne sommes guère surpris qu'il ait pu inspirer les impressionnistes!
    Hokusai est à peine esquissé avec sa part de mystère, ses zones d'ombres mais c'est bien ce que nous ignorons, ce que nous ne voyons pas qui nous aide à nous approprier une oeuvre quelle qu'elle soit.
    Mon premier vrai manga: un vrai déconditionnement mais quelle joie d'être perturbée dans ma lecture! Et puis pour tout avouer je n'ai pas boudé mon plaisir à la découverte de quelques dessins érotiques. Voilà qui est dit!
    Mais ce livre ne se réduit pas à ces plaisirs prosaïques, je vous laisse maintenant en faire votre miel, pourvu que cette modeste critique vous ait donné la curiosité de le lire!
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    • Livres 5.00/5
    Par MonsieurChat, le 29 mai 2014

    MonsieurChat
    Un chef-d’œuvre, et je mesure mes mots, gâché par une édition clairement rachitique. Pour gagner du papier, dans ce petit format de type poche, quoique de presque six cent pages d'épaisseur, les images sont tellement réduites que certains des dessins - visiblement des gravures au graphisme extrêmement détaillé et fouillé - apparaissent comme des vignettes quasi intégralement noires. Malheureusement cela revient toutes les huit ou dix pages. Décevant.
    Ceci dit, la narration, elle, reste très claire et les étapes de la vie de ce grand dessinateur obsessionnel sont très bien rendues et très prenantes. Le personnage bien typé dans toute son humanité. Que ce soit orienté polard - Hokusai, grand observateur des gens qu'il croise, se transforme quelquefois en détective mais pas si bon que ça puisqu'il se trompe, ce qui montre la richesse du scénario - ou scène de la vie quotidienne, on en redemande.
    Pour mon second contact avec le style manga, je suis impressionné.
    Autant le second volet de l'édition française d'Akira m'avait déçu. Autant là je reste sur l'idée qu'il s'agit d'un grand classique de la bande dessiné que je recommande chaudement malgré le défaut d'imprimerie signalé plus haut (et peut-être les tentatives de reproduction des œuvres du maitre que j'ai eu du mal à reconnaître tant elles sont recadrées et réinterprétées par l’œil de la BD).
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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 29 septembre 2011

    Bigmammy
    Quoi de plus logique que de lire une biographie du grand peintre Hokusaï (1760 - 1849) sous forme de manga, alors que c'est lui qui en créa le concept !
    Et une merveilleuse introduction à ce genre pictural et surtout éditorial qui représente aujourd'hui plus du tiers en volume et un quart en valeur du total du secteur de l'édition au Japon, et prend une place grandissante dans l'univers de lecture des jeunes chez nous...
    Une manga, c'est un livre à regarder plus qu'à lire, priorité étant donnée à l'image. Elle vient chronologiquement, dans l'histoire, avant la production des estampes, un genre dont je suis totalement fan. Et c'est bien le peintre Katsushita Hokusaï qui donné son nom au genre avec ses Hokusaï Manga, publiés de 1814 à 1834 à Nagoya.
    Les caractéristiques d'un manga se retrouvent naturellement dans ce volumineux ouvrage réalisé par un des mangakas les plus prestigieux : Shôtarô Ishinomori (1938-1998), dont nous connaissons tous des créations emblématiques comme Cyborg 009 et l'anime (dessin animé) San Ku Kaï, diffusé en France à partir de 1979. Tout le monde se souvient de la musique du générique en France, composée par Eric Charden.....
    Son livre nous fait connaitre la vie mouvementée et si longue de Hokusaï, mort à 89 ans : chacun des chapitres, qui ne respecte pas l'ordre chronologique, présente une étape cruciale de la vie du peintre, toute sa vie hanté par la recherche de son style personnel, changeant de pseudonyme pour incarner une nouvelle manière alors que ses éditeurs lui réclament de nouvelles images sous son nom le plus célèbre....Toute une vie à traquer la possibilité de peindre les choses derrière les choses, l'essence de la vie. Une vie passée en coups d'éclats, en quête d'argent aussi. Un héros violent, roublard, grossier, autocentré, jouisseur, prétentieux, génial et séducteur.
    Il teste plusieurs médias : l'illustration de romans feuilletons populaires, les estampes érotiques, l'adoption de certaines techniques venues du monde occidental comme la perspective et le clair-obscur, les formations nuageuses, l'utilisation de couleurs chimiques plus stables comme, en fin de carrière, le bleu de Prusse que l'on retrouvera de façon systématique chez ses élèves et successeurs tel Hiroshigé....A partir de 1842, il rédige une quantité de manuels d'instruction pour les peintres : la (ou le, on dit comme on veut) manga "Les innombrables dessins d'Hokusaï". A 60 ans, il n'est toujours pas satisfait de son style, malgré des chefs d'oeuvre comme La grande vague, la femme à la pieuvre, le génie aux assiettes ...
    Une approche ludique de l'histoire de l'estampe, l'art japonais populaire par excellence, éclairant et hilarant à la fois.


    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par purplevelvet, le 04 octobre 2011

    purplevelvet
    Une très bonne surprise je dois dire, pour peu qu'on ne soit pas réfractaire aux dessins assez simples des années 70/80, dans la veine de ceux de Tezuka, très clairs, très lisibles, assez limités parfois en décors, des ombrages en hachures légères, etc...Un peu dans l'idée de la ligne claire en Europe
    En tout cas moi j'aime, j'avoue avoir parfois un peu de mal avec la tendance actuelle (surtout dans les shojo) de saturer les planches de dizaines et de dizaines de trames.
    Autre particularité, c'est drôle. Très drôle. Car on est loin d'une hagiographie du peintre, Ishinomori insiste au contraire sur son côté fantasque, imprévisible.. et grand amateur de divertissements coûteux, d'alcool et de jolies femmes,qui le laissent régulièrement sans un sous vaillant. On a donc droit a quelques pages olé-olé ( qui ont probablement inspirés la mention " public averti" au dos du livre). Attention donc, yeux chastes, il y a des nichons à l'air (hooo!)et des parties de galipettes (hiiii!) de ci de là. M'enfin, rien de bien choquant, hein... à mon humble avis le plus érotique, c'est la reproduction de l'estampe "le rêve de la femme du pêcheur" de Hokusai lui-même. Une scène, comment dire.. allégorique ( j'aime bien le fait que la prostituée ait compris tout de suite ce que représente le poulpe)
    Donc humoristique, avec beaucoup de personnages secondaire caricaturés, qui peuvent là aussi rebuter certains. Mais les disputes de Hokusai avec l'écrivain Bakin sont assez truculentes et irrésistibles. Sa démesure est souvent source de quiproquos et pourtant, malgré son orgueil en société, le personnage n'est pas antipathique, car il n'a de cesse de se remettre en question lorsqu'il sent qu'il atteint une limite, de progresser et d'améliorer son art, face auquel seul il fait preuve de modestie.
    Rien que la tête de Hokusai sur la couverture donne le ton.
    Enfin troisième point qui peut gêner les lecteurs de manga récents: la narration. Elle n'est pas linéaire, et progresse par aller-retour dans la biographie du peintre. On commence d'emblée par sa mort (90 ans quand même), pour retracer son parcours au fil de ses changements fréquents d'identités. En fait plus que le peintre Hokusai lui-même et son travail, c'est le regard qu'il porte sur ses contemporains, son témoignage sur son époque qui est au centre du manga: au travers de ses dessins et estampes, c'est la société japonaise du XIX° siècle qui apparaît: moines errants, paysans aux rizières, voleurs - et voleuses- de grand chemin, prostituées, étrangers venus faire du commerce, gens du quotidiens se délassant à l'Onsen, pêcheurs, tout une foule dans leurs occupations quotidiennes etc...
    De ce point de vue là, c'est une vraie réussite, un régal (et j'aime beaucoup l'idée d'Ishinomori de faire correspondre sur une double page un paysage "style Hokusai" associé au même paysage "style Ishinomori", où se déplacent... Hokusai et ses disciples. allez, pour faire une petite critique négative: le livre fait plus de 500 page, en format assez petit, et justement, c'est dommage pour ce genre de doubles pages, où les illustrations sont coupées en deux de manière pas toujours réussie, par la mise en page.
    Une très bonne découverte, donc, qui me conforte donc dans mon idée de me faire une petite série de lectures manga "à l'ancienne", puisqu'en définitive, je les trouve souvent plus intéressants au niveau thèmes et plus audacieux au niveau scénario que leur homologues plus récents.

    Lien : http://chezpurple.blogspot.com/2011/09/hokusai-shotaro-ishinomori.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Shan_Ze, le 13 avril 2014

    Shan_Ze
    Hokusai, c'est le maître de l'estampe japonaise. Il est surtout connu pour Les trente-six vues du mont Fuji dont la célèbre grande vague de Kanagawa. Vers 40 ans, il veut changer de nom, se reconstruire un nouveau style, une nouvelle réputation.
    C'est un manga biographique très intéressant, on suit la vie de ce grand maitre à travers ses multiples peintures mais aussi sa vie quotidienne : son enfance dans une famille adoptive, les difficultés pour nourrir sa famille, sa passion pour le beau sexe...
    J'ai un peu regretté une narration pas toujours chronologique ou des détails un peu flous sur sa vie personnelle. Hokusai a quand même l'air de quelqu'un souvent faché ou aigri, à moins qu'il réfléchisse intensément ? En tout cas, un manga qui a le mérite de nous faire découvrir un grand personnage.
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Citations et extraits

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  • Par Palmyre, le 22 juin 2014

    Le Mont Fuji n'a jamais la même forme. Il prend des couleurs et des apparences différentes selon l'heure, et selon l'endroit d'où on le regarde. Et puis ça vaut pour tous les paysages en général tout change selon le cœur de celui qui les regarde, au moment où il les regarde.

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  • Par Palmyre, le 19 juin 2014

    Ce que j'aime dans les voyages, c'est qu'on a le temps d'observer des choses qu'on ne verrait pas d'habitude... des paysages, des constructions, des gens. Ce sont surtout les gens qui m'intéressent, ils sont toujours plus compliqués ou plus facile à croquer qu'on ne pense au départ. Voir ce qui se cache réellement derrière les gestes des gens... c'est formidable!

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  • Par Lorraine47, le 26 mars 2014

    On n'atteint jamais l'essence de la peinture si l'on se contente de peindre ce que l'on voit! Il faut peindre ce qu'on ne voit pas!

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  • Par Lorraine47, le 26 mars 2014

    Je peins le temps qui marque de son empreinte chaque instant de ce monde.

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Vidéo de Shotaro Ishinomori

Chronique Vidéo de Sabu & Ichi .
Chronique vidéo de l'émission Débranché diffusé sur TVcom et consacrée à Sabu & Ichi, l'un des chefs d'oeuvre de Shôtaro Ishinomori.








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