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ISBN : 2505008930
Éditeur : Kana (2010)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Découvrez la destinée de l'un des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Quand Tetsuzô prend le nom de HOKUSAI il a déjà plus de 40 ans. L'auteur de La grande vague de Kanagawa doit tout recommencer pour s'imposer en tant qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 29 septembre 2011

    Bigmammy
    Quoi de plus logique que de lire une biographie du grand peintre Hokusaï (1760 - 1849) sous forme de manga, alors que c'est lui qui en créa le concept !
    Et une merveilleuse introduction à ce genre pictural et surtout éditorial qui représente aujourd'hui plus du tiers en volume et un quart en valeur du total du secteur de l'édition au Japon, et prend une place grandissante dans l'univers de lecture des jeunes chez nous...
    Une manga, c'est un livre à regarder plus qu'à lire, priorité étant donnée à l'image. Elle vient chronologiquement, dans l'histoire, avant la production des estampes, un genre dont je suis totalement fan. Et c'est bien le peintre Katsushita Hokusaï qui donné son nom au genre avec ses Hokusaï Manga, publiés de 1814 à 1834 à Nagoya.
    Les caractéristiques d'un manga se retrouvent naturellement dans ce volumineux ouvrage réalisé par un des mangakas les plus prestigieux : Shôtarô Ishinomori (1938-1998), dont nous connaissons tous des créations emblématiques comme Cyborg 009 et l'anime (dessin animé) San Ku Kaï, diffusé en France à partir de 1979. Tout le monde se souvient de la musique du générique en France, composée par Eric Charden.....
    Son livre nous fait connaitre la vie mouvementée et si longue de Hokusaï, mort à 89 ans : chacun des chapitres, qui ne respecte pas l'ordre chronologique, présente une étape cruciale de la vie du peintre, toute sa vie hanté par la recherche de son style personnel, changeant de pseudonyme pour incarner une nouvelle manière alors que ses éditeurs lui réclament de nouvelles images sous son nom le plus célèbre....Toute une vie à traquer la possibilité de peindre les choses derrière les choses, l'essence de la vie. Une vie passée en coups d'éclats, en quête d'argent aussi. Un héros violent, roublard, grossier, autocentré, jouisseur, prétentieux, génial et séducteur.
    Il teste plusieurs médias : l'illustration de romans feuilletons populaires, les estampes érotiques, l'adoption de certaines techniques venues du monde occidental comme la perspective et le clair-obscur, les formations nuageuses, l'utilisation de couleurs chimiques plus stables comme, en fin de carrière, le bleu de Prusse que l'on retrouvera de façon systématique chez ses élèves et successeurs tel Hiroshigé....A partir de 1842, il rédige une quantité de manuels d'instruction pour les peintres : la (ou le, on dit comme on veut) manga "Les innombrables dessins d'Hokusaï". A 60 ans, il n'est toujours pas satisfait de son style, malgré des chefs d'oeuvre comme La grande vague, la femme à la pieuvre, le génie aux assiettes ...
    Une approche ludique de l'histoire de l'estampe, l'art japonais populaire par excellence, éclairant et hilarant à la fois.


    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par purplevelvet, le 04 octobre 2011

    purplevelvet
    Une très bonne surprise je dois dire, pour peu qu'on ne soit pas réfractaire aux dessins assez simples des années 70/80, dans la veine de ceux de Tezuka, très clairs, très lisibles, assez limités parfois en décors, des ombrages en hachures légères, etc...Un peu dans l'idée de la ligne claire en Europe
    En tout cas moi j'aime, j'avoue avoir parfois un peu de mal avec la tendance actuelle (surtout dans les shojo) de saturer les planches de dizaines et de dizaines de trames.
    Autre particularité, c'est drôle. Très drôle. Car on est loin d'une hagiographie du peintre, Ishinomori insiste au contraire sur son côté fantasque, imprévisible.. et grand amateur de divertissements coûteux, d'alcool et de jolies femmes,qui le laissent régulièrement sans un sous vaillant. On a donc droit a quelques pages olé-olé ( qui ont probablement inspirés la mention " public averti" au dos du livre). Attention donc, yeux chastes, il y a des nichons à l'air (hooo!)et des parties de galipettes (hiiii!) de ci de là. M'enfin, rien de bien choquant, hein... à mon humble avis le plus érotique, c'est la reproduction de l'estampe "le rêve de la femme du pêcheur" de Hokusai lui-même. Une scène, comment dire.. allégorique ( j'aime bien le fait que la prostituée ait compris tout de suite ce que représente le poulpe)
    Donc humoristique, avec beaucoup de personnages secondaire caricaturés, qui peuvent là aussi rebuter certains. Mais les disputes de Hokusai avec l'écrivain Bakin sont assez truculentes et irrésistibles. Sa démesure est souvent source de quiproquos et pourtant, malgré son orgueil en société, le personnage n'est pas antipathique, car il n'a de cesse de se remettre en question lorsqu'il sent qu'il atteint une limite, de progresser et d'améliorer son art, face auquel seul il fait preuve de modestie.
    Rien que la tête de Hokusai sur la couverture donne le ton.
    Enfin troisième point qui peut gêner les lecteurs de manga récents: la narration. Elle n'est pas linéaire, et progresse par aller-retour dans la biographie du peintre. On commence d'emblée par sa mort (90 ans quand même), pour retracer son parcours au fil de ses changements fréquents d'identités. En fait plus que le peintre Hokusai lui-même et son travail, c'est le regard qu'il porte sur ses contemporains, son témoignage sur son époque qui est au centre du manga: au travers de ses dessins et estampes, c'est la société japonaise du XIX° siècle qui apparaît: moines errants, paysans aux rizières, voleurs - et voleuses- de grand chemin, prostituées, étrangers venus faire du commerce, gens du quotidiens se délassant à l'Onsen, pêcheurs, tout une foule dans leurs occupations quotidiennes etc...
    De ce point de vue là, c'est une vraie réussite, un régal (et j'aime beaucoup l'idée d'Ishinomori de faire correspondre sur une double page un paysage "style Hokusai" associé au même paysage "style Ishinomori", où se déplacent... Hokusai et ses disciples. allez, pour faire une petite critique négative: le livre fait plus de 500 page, en format assez petit, et justement, c'est dommage pour ce genre de doubles pages, où les illustrations sont coupées en deux de manière pas toujours réussie, par la mise en page.
    Une très bonne découverte, donc, qui me conforte donc dans mon idée de me faire une petite série de lectures manga "à l'ancienne", puisqu'en définitive, je les trouve souvent plus intéressants au niveau thèmes et plus audacieux au niveau scénario que leur homologues plus récents.

    Lien : http://chezpurple.blogspot.com/2011/09/hokusai-shotaro-ishinomori.html
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    • Livres 4.00/5
    Par LN, le 05 mars 2012

    LN
    Hokusaï apparaît dans les premières planches comme un être un peu bouffon, qui décide de changer de nom sur un coup de tête et est prêt à défendre corps et âme sa nouvelle appellation, quitte à finir sans le sou. Son caractère têtu et colérique transporte le lecteur vers un portrait au ton léger de cet homme un brin grivois, souvent fâché, bougon, caractériel…

    Mais derrière cette forte personnalité souvent ridicule, se cache un artiste, un homme à la recherche permanente du beau, du vrai, de ce qui fonde son identité d'artiste, sa vérité d'homme. le texte rend magnifiquement hommage aux interrogations du peintre, oscillant entre tentations lucratives et véritable recherche de l'infini.

    Et c'est alors un autre homme qui apparaît, un être amoureux de son art, prêt à le défendre becs et ongles, refusant la facilité pour réellement CREER, inventer, réinventer sa peinture...

    « N'importe qui peut dessiner la forme d'un personnage. Mais… Retranscrire ses différents mouvements, c'est ça qui est difficile. Et ce qui l'est encore plus, c'est de dépeindre l'âme qui se cache derrière ces mouvements. » (p. 167)

    « Mais alors Maître… A force de passer autant de temps sur la même montagne… Finalement… Qu'est-ce que vous trouvez à dessiner ? Parce que le Fuji, de quelque coté qu'on le regarde, il a toujours la même forme…
    - La même forme ? Si on fait un pas sur le côté, il parait sous une autre forme ! Pareil, si j'on s'avance ou s il l'on recule d'un pas… le Fuji se présente toujours sous un autre aspect ! Et puis moi… Ce n'est pas le Fuji que je dessine. C'est l'homme ! C'est le temps que je dessine. C'est pour ça qu'aussi sublime soit un paysage… Si on ne parvient pas à le faire passer dans le regard des gens, il perd tout intérêt. Quand on le fait passer dans le regard des gens… C'est comme s'il n'appartenait plus à ce monde et qu'il devenait éternel… Je peins le temps qui marque de son empreinte chaque instant de ce monde. » (p. 411)
    Les esquisses interposées entre les planches permettent de découvrir l'œuvre de l'artiste pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore…

    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-hokusai-de-shotaro-ishnomo..
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Tout le monde connait Hokusai ou au moins un de ses plus célèbres tableaux : "La grande vague de Kanagawa". Mais nous connaissons surement moins le parcours de ce maitre de l'estampe japonaise.
    Hokusai était un peintre exigeant qui a changé plusieurs fois de nom et de style.
    Le manga ici-présent s'ouvre sur un Hokusai de 90 ans, en fin de vie mais au caractère toujours bien trempé. Allongé et malade dans une cabane miséreuse, il se redresse pour réclamer un pinceau et du papier. Au moment de peindre un nouveau chef d'oeuvre, l'artiste s'effondre. Nous sommes en Avril 1849 et Hokusai vient de mourir.
    Voilà que débute sous le signe de l'originalité cette biographie du mangaka Shotaro Ishinomori.
    L'auteur a fait le choix de parler de Hokusai par la petite porte et nous livre ainsi son quotidien, bien loin du mythe.
    Ce fou de peinture a été un élève toute sa vie et n'a jamais cessé d'apprendre et de vouloir améliorer son style. Il a de nombreuses fois changé de nom pour mieux recommencer dans l'anonymat et se libérer de l'effet pervers de sa réputation.
    Le lecteur ne verra donc pas son enfance et entrera tout de suite dans le vif de sa période artistique. Il va ainsi découvrir les dessous de la création de l'artiste qui va se révéler un travailleur acharné et buté. de nombreux flash-backs permettront de comprendre petit à petit le parcours hors-norme d'un homme passionné.
    Personnage à la fois imaginaire et historique, le Hokusai de Ishinomori va se révéler très attachant mais aussi très drôle ! Car Hokusai est aussi un obsédé sexuel et ne néglige aucune occasion de se faire plaisir ! de nombreuses scènes moqueuses présentent un homme plus terre à terre qui n'hésite pas à tromper sa femme pour mieux laisser libre cours à ses fantasmes.
    Ishinomori dévoile ainsi une des obsessions de l'artiste que l'on retrouvera dans certaines de ses estampes érotiques.
    Et difficile de parler du génie de l'estampe japonaise, sans aborder ses oeuvres personnelles. Ainsi, le mangaka intégrera tout au long du récit, une sélection de ses oeuvres les plus marquantes.
    Pour ce titre paru en 1987, le graphisme date quelque peu (années 70) mais n'a pourtant pas vieilli.
    Bref, cette biographie dessinée est à saluer pour le vrai travail d'adaptation qui a été réalisé de la part d'un auteur qui a aussi produit une histoire du japon en 55 volumes (!), une autre biographie du célèbre samourai Miyamoto Musashi et un manga fantastique au nom de "Cyborg 009".
    Je la conseille chaleureusement aux amateurs de l'artiste qui souhaiteront découvrir sa part cachée, comme aux fans de mangas qui découvriront un personnage fantasque tout en s'instruisant sur un génie de la peinture qui inventa le terme de "manga" !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-hokusai-52658536.html
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    • Livres 1.00/5
    Par liliba, le 25 août 2012

    liliba
    Vous connaissez certainement Hokusai ! C'est ce peintre japonais qui a, entre autre œuvres très connues, réalisé cette superbe estampe de vague. Hokusai est également connu pour ses magnifiques portraits de femmes et pour les 36 vues du Mont Fuji.

    Dans ce manga, on nous raconte la vie du peintre, mais pas du tout de façon linéaire ni académique. La vie de Hokusai est fragmentée et narrée sans aucune chronologie, et l'auteur s'attarde beaucoup plus sur les détails de la vie quotidienne que dans une biographie traditionnelle. Chaque chapitre nous raconte un épisode de la vie de l'artiste, que l'on découvre dans son intimité.

    On y apprend qu'à 40 ans, Hokusai prend son nom (j'imagine que c'est une coutume courante au Japon que de changer de nom) pour créer un style, qui soit totalement novateur et personnel. Il va devoir tout reprendre de zéro, ou presque.

    Bon, Choco va hurler et je vais faire de la peine à Jeneen qui m'a offert ce livre lors du swap Eros et Thanatos, mais… j'ai détesté. Je n'aime décidément pas les mangas : je trouve les dessins affreux, notamment les visages qui sont grimaçants, et qui se ressemblent tous (les femmes ont toutes le même visage, ou presque), j'ai trouvé l'histoire hachée et décousue, et surtout pas très passionnante, les turpitudes sexuelles de ce peintre et ses difficultés financières ne m'intéressant pas outre mesure. A mon avis, l'homme n'est pas montré de façon très positive.

    Le seul point positif est que l'on y voit l'artiste en cours de création, en train de réfléchir sur ce qui deviendra une œuvre mondialement connue.


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2012/06/30/24598490.html
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Chronique Vidéo de Sabu & Ichi .
Chronique vidéo de l'émission Débranché diffusé sur TVcom et consacrée à Sabu & Ichi, l'un des chefs d'oeuvre de Shôtaro Ishinomori.








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