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ISBN : 2842284879
Éditeur : Le Pré aux Clercs (2012)


Note moyenne : 3/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour explorer les mystères de Sequana :

http://lesmysteresdesequana.wordpress.com/

L'empereur Obéron règne sur la cité de Sequana. Le tyran veut faire disparaître toute magie, c'est pourquoi il persécute les êtres féeriques. Certains parvie... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Dionysos89, le 08 novembre 2012

    Dionysos89
    Avec Magies Secrètes d'Hervé Jubert, je découvre, en avant-première, l'un des trois premiers titres sortis à l'occasion de la naissance d'une toute nouvelle collection, « Pandore », dont Xavier Mauméjean, lui-même, prend les commandes, alors il va falloir s'accrocher car il pourrait y avoir du très lourd dans cette collection du Pré aux Clercs, d'autant qu'ils visent apparemment cette catégorie nouvellement cernée par les éditeurs, les « Young Adults » : tout un programme… marketing surtout (Le Pré aux Clercs dédie d'ailleurs un site internet tout spécialement à cette collection : http://www.lepreauxclercs.com/site/pandore/).
    Nous pouvons faire un constat simple d'emblée : avec sa très belle écriture et son style franchement chaloupé, Hervé Jubert donne du plaisir à lire, c'est indiscutable, mais ne nous facilite franchement pas la tâche ! Beaucoup de lecteurs se plaignent qu'Hervé Jubert nous perd complètement dans son univers extrêmement riche, mais n'est-ce pas là une caractéristique de la plupart des mondes de fantasy ? Y être perdu et découvrir plus tard que tout peut y être aussi tangible et compréhensible que dans notre petit monde « normal »… C'est vrai, le héros Beauregard (qui porte un œil de verre d'ailleurs, avouez qu'elle est bonne celle-là, non ?) parcourt sa ville sans nous dire à chaque coin de rue qu'il connaît tel banc pour s'y être assis, telle échoppe pour s'y être accoudé et qu'il ne se souvient plus des nuits passées là ou tel caniveau pour s'y être retrouvé plusieurs matins avec la gueule de bois… mais heureusement qu'il ne nous guide pas pied à pied, un peu de réalisme que diable ! Quel ennui ce serait d'avoir autant d'explications pour si peu d'action, heureusement donc qu'Hervé Jubert se sent complètement empli de l'univers si particulier qu'il a créé. Or, en parlant d'explications précises, l'auteur compense tout cela par un nombre impressionnant de notes de bas de page, chose extrêmement rare dans une œuvre de fiction : n'est-ce pas, là encore, le signe que l'auteur est littéralement immergé dans le monde qu'il a créé ? Ce monde, justement, se veut une adaptation libre du Paris du second Empire dont l'auteur semble, par ses recherches, être un spécialiste. Personnellement, j'aime beaucoup également cette période, mais je regrette la trop grande tendance de l'auteur à calquer la toponymie et l'Histoire de cette ville de Sequana sur ce Paris-là. Comment ne pas voir dans Sequana (nom du fleuve, de la ville et de l'empire, rien que ça !) la Seine associée par métonymie à Paris, dans « Hoffmann » notre « Haussmann » national qui agit comme le premier pour harmoniser de manière drastique l'urbanisme de la capitale, ou bien dans l'aiguille de Cléopâtre l'Obélisque de la Concorde (ou de Louxor plutôt) ? Les exemples ne sont peut-être pas légion, mais ils sont certainement multiples : je vous passe entre autres les quartiers comme celui de l' « Étoile » situé au bout d'un « grand boulevard »…
    Je serai assez avare d'explications et de détails sur l'intrigue car, après ces quelques réflexions, je tomberais facilement dans le spoiler outrancier. Toutefois, quitte à faire quelques réflexions tout de même, il est à noter que nous ne savons pas du tout qui, dans le monde de Sequana, nous raconte cette histoire et surtout quand il le fait. Les dernières phrases peuvent nous lancer dans des suppositions très variées et les différentes allusions au cours du récit nous conduisent à penser que c'est un contemporain de Beauregard, témoin des faits ou en ayant entendu parler, qui écrit de nombreuses années après les événements de cette intrigue, mais il est difficile d'en dire davantage sans se lancer dans des supputations vaseuses.
    Une impression mitigée au bout du compte, car finalement ai-je vraiment envie de lire la suite des aventures de Georges Hercule Bélisaire Beauregard, ingénieur-mage au service de l'empereur ? Pas forcément, il faut l'avouer, mais d'un autre côté, des questions se posent, je me suis laissé porter sans aucune difficulté par cette aventure… donc il y a de quoi être mitigé et, peut-être, faudrait-il relire ce roman dans un autre contexte, plus favorable pour apprécier cet univers si particulier et si riche.
    Merci en tout cas aux éditions le Pré aux Clercs, qui inaugure leur nouvelle collection, et à Babelio, pour m'avoir permis d'acquérir ce très beau roman (magnifique couverture au passage !). le petit mot des éditions le Pré aux Clercs envoyé avec le colis est, lui aussi, toujours très apprécié. Au plaisir donc de lire d'autres ouvrages de cette nouvelle collection...
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 21 octobre 2012

    cicou45
    Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio et les éditions le pré aux clercs sans lesquels je n'aurais probablement jamais découvert cet ouvrage.
    Lu dans le cadre de l'opération Masse Critique, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce livre dans lequel humains et êtres féeriques se côtoient sans cesse.
    Charles Beauregard, notre héros, est l'un d'entre eux. Ingénieur-mage de sa véritable renommé, Beauregard est plongée ici dans une sorte d'enquête policière dans laquelle il met sa vie en jeu puisque, s'il ne parvient pas à résoudre cette énigme, le neveu impérial Udolphe sera décapité, ce qui signifierait donc pour lui sa propre condamnation de le part de l'empereur et l'impératrice de Sequana.
    Dans ce tome, de nombreuses mythologies se trouvent réunies et particulièrement les dieux appartenant aux panthéons gréco-romains et égyptiens. Hervé Jubert s'amuse à faire intervenir des êtres mythiques, avec des êtres sortis tout droit de notre imagination ou encore avec des humains...mais pas tout à fait ordinaires puisque la plupart du temps, ceux-ci possèdent tout de même un don ouvrant sur le paranormal.
    De nombreux éléments se trouvaient donc réunis ici pour me faire apprécier cet ouvrage mais j'avoue avoir été de temps à autre un peu perdue moi-même dans la chronologie de l'histoire et j'avoue que les notes en bas de page, bien que m'aiguillant souvent, m'ont assez dérangées car en général, je n'apprécie pas particulièrement ce genre de procédé.
    Un univers qui reste tout de même enivrant avec une intrigue rondement bien menée et une écriture fluide et légère. A découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 07 novembre 2012

    Melisende
    J'ai fait une constatation cette dernière année : le genre young adult est ce que j'ai le plus lu. Explosion du côté des éditeurs, challenge dédié… je ne sais pas quelle est la cause (sans doute un peu de tout) mais je suis bien repartie pour une nouvelle année de découvertes « jeunes adultes ». Ainsi, lorsque Babelio m'a proposé de découvrir un titre de la nouvelle collection - Pandore - créée par Xavier Mauméjean chez le Pré aux Clercs, j'ai tout de suite accepté. de la fantasy young adult chez le Pré aux Clercs, ça m'inspirait grandement. Sans parler des couvertures, que je trouve magnifiques. Je sentais un gros potentiel dans ces sorties et j'avais envie d'en être.
    J'ai choisi Magies Secrètes de Hervé Jubert parce que cet auteur m'intrigue depuis quelques années maintenant mais je n'ai, jusque là, pas eu la possibilité de découvrir son univers et sa plume. L'occasion était trop belle. En compagnie de l'ingénieur-mage Beauregard, j'ai mis un pied dans les rues de Sequana et j'en ai pris plein les mirettes. Contextuellement parlant, c'est riche, ultra-référencé et carrément passionnant. Malheureusement, cachée derrière cet univers qui prend beaucoup de place, l'intrigue se noie et peine à sortir la tête de l'eau. Pour preuve, à peine quelques jours après ma lecture, j'ai du mal à me souvenir de l'enjeu de cette histoire et j'en garde peu de souvenirs. Dommage. Je pense qu'une relecture, maintenant que le contexte est posé et bien intégré, ne serait pas inutile !
    Magies Secrètes c'est quoi ? C'est un livre ultra-riche. Hervé Jubert a créé tout un monde et l'a centré sur la ville de Sequana, gouverné par un empereur et une impératrice : Obéron et Titania (niveau références, ça commence fort !). La ville est peuplée d'êtres humains « normaux » (ou quasi) et de Feys (plus vulgairement, des êtres féériques). Et là tout y passe : farfadets, vampires, succubes, goules, gnomes, spectres, centaures, sirènes, chimères, dieux, déesses… il y en a pour tous les goûts ! A Sequana, la mode est à la crinoline pour les femmes, au chapeau mécanique pour les hommes. Un serviteur automate un peu déglingué viendra vous accueillir si vous voulez visiter l'hôtel de Beauregard mais méfiez vous de l'écharpe de Jeanne, elle n'a peut-être pas encore bien compris comment la faire obéir…
    Au fil des pages, on a l'impression que l'auteur a pensé à tout, a une explication et une anecdote pour tout (la preuve avec les nombreuses notes de bas de page… à chaque page pratiquement !). Sincèrement, découvrir un contexte aussi bien pensé et aussi riche, c'est tellement rare (enfin, en young adult en tout cas) que c'est jouissif. J'ai adoré les nombreuses références mythologiques, folkloriques, littéraires ou encore historiques et je suis sûre que j'en ai loupé des dizaines tant l'ensemble est consistant. Je retiens la présence d'Isis (la déesse égyptienne qui recolle les morceaux du corps de Osiris, son frère, démembré par Seth), personnage assez important, même si secondaire, qui vit dans l'hôtel de Beauregard et prend Jeanne sous son aile.
    Bref, Magies Secrètes ce n'est pas une intrigue posée dans un univers pseudo fantastique. Non, Magies Secrètes c'est tout un contexte… et malheureusement, ce n'est presque que ça.
    Le livre possède en effet les défauts de ses qualités : qui dit univers ultra-riche dit difficultés d'immersion et de compréhension et intrigue vraiment très secondaire. Poser les pieds à Sequana n'est pas de tout repos, c'est même difficile à digérer. On est vite immergés dans ce monde à la limite du steampunk (les automates, les chapeaux mécaniques…) et on n'a pas de mal à fouler les rues, les bars et les théâtres féériques mais, parce qu'il y a un mais, on est tellement concentrés à cela et à la digestion de toutes les informations que Hervé Jubert nous livre, qu'on en oublie totalement l'intrigue qui prend la forme d'une enquête quasi policière. Pour tout avouer, cette enquête ne m'a pas passionnée des masses et j'ai eu du mal à comprendre qui était finalement le coupable et pourquoi. Je pense sincèrement que je devrais faire une relecture pour pouvoir savourer l'action et non plus fixer toute mon attention sur le « décor ». Un jour, quand j'aurai écoulé les 500 livres de ma Pile à Lire (si si, j'y crois…).
    Côté personnages, vous vous doutez, vu le contexte, qu'ils sont nombreux. Malgré tout, les « vraies » figures principales ne sont que deux : Beauregard l'ingénieur-mage et Jeanne sa jeune apprentie. Tous les deux m'ont plu mais il manque encore quelque chose pour que je les aime passionnément. Trop de distance, encore trop peu d'informations personnelles les concernant… je n'ai pas réussi à m'attacher entièrement à eux. J'ai eu plaisir à les suivre et ils resteront des personnages marquants mais ils ne seront pas comme ces héros-meilleurs amis que je n'oublie jamais.
    Beauregard, malgré son statut à Sequana et sa relative sagesse, n'a qu'une vingtaine d'années (si je ne dis pas de bêtise). Il est si « sérieux », si sûr de lui et si doué dans son domaine que j'ai eu du mal à me le représenter si jeune. Dans ma tête il a au moins la trentaine. Par contre attention, ne vous fiez pas à l'illustration de couverture, vu les descriptions de Hervé Jubert, elle n'est pas très fidèle au physique de notre professionnel de la féérie. Jeanne, quant à elle, est entourée de mystères. Elle n'a aucun souvenir de sa vie et ne sait pas qui elle est. Jeanne est le premier nom qui lui vient en tête quand Beauregard la sort du puits où elle était coincée. Apparemment, elle a 15 ans et apparemment, elle a quelque chose de spécial (l'ingénieur-mage le sent) mais on ne sait pas quoi. Par contre elle a un sale caractère et là ce n'est pas « apparemment », c'est sur. J'ai apprécié sa fraicheur et son franc-parler et j'espère en apprendre davantage sur elle dans un futur tome (il y aura bien une suite, n'est-ce pas ?).
    Les personnages secondaires sont nombreux, je vous citais Isis tout à l'heure ; ils se comptent par dizaine : Titania, Obéron, Albert le sorcier-chercheur (on peut dire ça comme ça), Balagni (toujours partant pour défier Beauregard à l'épée), Arlequin et sa troupe et surtout… Condé le serviteur automate qui m'a beaucoup plu ! Je n'ai pas encore réussi à cerner correctement tout le monde mais les bases sont bien posées et on ne confond pas les figures entre elles. Titania, la femme de l'empereur, discrète mais puissante, m'intrigue énormément. Curieuse de voir ce que lui concocte l'auteur dans les épisodes suivants !
    Enfin, et c'est aussi ce qui fait l'intérêt de ce titre, le style de Hervé Jubert est à l'image de son contexte : riche et travaillé. Pendant ma lecture, plusieurs références littéraires « contemporaines » me sont venues à l'esprit : Les Enchantements d'Ambremer pour la féérie et le steampunk et Les Lames du Cardinal pour l'aspect « enquête un peu tortueuse sur fond historique», tous les deux de Pierre Pevel mais j'ai également pensé aux Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett pour l'humour et la richesse du contexte. Trois textes qui m'ont plu (ou me plaisent encore en ce qui concerne la série de Pratchett que je suis très loin d'avoir terminée !). le mélange des trois est donc très positif mais encore une fois, n'aide pas à simplifier l'ensemble.
    J'ai apprécié la forme (je retiens un certain sens de l'humour et de l'ironie) mais je ne sais pas si elle sera au goût de tous, surtout des plus jeunes.

    Magies Secrètes est un très bon titre qui demande une certaine concentration. de ce fait, je ne suis pas persuadée que les lecteurs ciblés - habitués à une young adult plus « simpliste » -, face à la complexité et la richesse du contexte, parviennent à entrer dans l'histoire offerte par Hervé Jubert. Un titre plutôt destiné aux amateurs d'univers ultra-construits (parfois au détriment de l'action) et qui mériterait une relecture de ma part, maintenant que je sais me repérer à Sequana.

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/magies-secretes-de-herve-j..
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    • Livres 2.00/5
    Par Woland, le 22 octobre 2012

    Woland
    ISBN : 9782842284879

    Avant tout, merci à Babélio et aux Editions du Pré-aux-Clercs qui nous ont gracieusement expédié cet exemplaire de "Magies Secrètes", à charge pour nous d'en faire une critique.

    Faire une critique n'est pas chose aisée. Surtout dans un cas comme celui-ci où l'on ressent, à toutes les phrases ou presque, le plaisir profond qui est celui de l'auteur lorsqu'il écrit. Précisons déjà que "Magies Secrètes" appartient à la fois à la catégorie des livres dits "pour jeunes adultes" et à celle des romans de fantasy français. Double et lourde charge, à notre sens, ce qui explique en partie pourquoi ce texte n'a pu réussir à nous faire décoller.
    Le monde inventé par Jubert paraît cependant très intéressant : c'est un mélange qui rappelle le feuilleton de cape et d'épée tel qu'on le concevait à la fin du XIXème siècle (beaucoup de noms évoquent d'ailleurs le Paris où rôdaient Ponson du Terrail et Dumas) tout en y incluant une fantasy du quotidien et non pseudo-médiévale, comme c'est souvent le cas. Il y a de l'action, du sexe, un beau ténébreux à l'oeil de verre, son énigmatique et belle "assistante" et tout un cortège de belles de nuit, de courtisans, de rivaux, de succubes, et toute cette sorte de choses. (Il y a même des dieux, égyptiens et autres.) le style, s'il reste sommaire, est vif et va autant de l'avant que les personnages.
    Seulement, ou bien "Magies Secrètes" est le énième tome d'une saga - et on ne nous en avait rien dit, ce qui est bien dommage mais explique pourquoi tout, personnages et décors, semble mis en place depuis plusieurs volumes - ou bien l'auteur est si "pris" par sa création qu'il croit tout naturellement que le lecteur lambda est capable de l'appréhender aussi aisément.
    Mais que nenni, hélas ! que nenni ! D'abord, le passé des protagonistes, qui aide si souvent à bien planter le décor. Eh ! bien, quand ils en ont un, ce passé est réduit à trois fois rien, au détriment de la profondeur du caractère dépeint et de la crédibilité aussi bien du personnage concerné que de l'intrigue. Plus qu'à des personnages, les secondaires et les autres, et quels que soient leurs hauts ou bas faits, ils ressemblent plus à des figurants - brillants, certes, très bien mis en scène, oui encore mais des figurants.
    Du coup, on ne comprend pas toujours très bien pourquoi et comment ils font ceci et ne font pas ça. Et cela, ça fait en général froncer le nez au lecteur digne de ce nom parce qu'il est tenté de se demander s'il est idiot ou si on le prend pour un idiot.
    En outre, détail singulier - qui, nous le précisons, a fini par nous déranger nous aussi alors que, d'habitude, nous les tolérons très bien - les notes de bas de page. Elles sont censées éclairer la situation mais, dans la majeure partie des cas, elles abasourdissent encore plus le lecteur. Evidemment, cela donne une touche d'originalité à l'ensemble mais les "jeunes adultes" sont-ils si avides de ce genre de notes dans un roman fait pour délasser ? Nous avons comme un doute ...
    Tout cela fait qu'il nous a été difficile de nous attacher à ce roman. Dire que nous l'avons lu comme on ferait un pensum serait sombrer dans une exagération de mauvais aloi. Il y a, dans "Magies Secrètes", de l'idée et un certain brio, nous le répétons mais tout cela a encore grand besoin d'être étayé, remis en forme (mais non formaté) et soigneusement poli - on ressent tout de même un manque de souplesse dans certaines co-habitations entre créatures elfiques et humains et cela fait grincer aux entournures. Et puis, que diable ! que les personnages prennent de la profondeur ! Pour l'instant, malgré tous ses talents et son charme, malgré le mystère qui plane sur ses origines, Beauregard reste creux. Et c'est dommage : il mérite bien mieux. ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 25 octobre 2012

    Missbouquin
    « Tant que les hommes rêveraient, la magie trouverait sa place dans cette société. »
    Georges Beauregard est un ingénieur-mage, un détective de l'étrange qui travaille pour l'empereur de Sequana, ville fantastique en train de subir une modernisation par marche forcée. Si le but du premier est de maintenir les liens de la ville avec sa partie magique, il n'est pas sûr que ce soit le même que son empereur, pour qui la modernité doit passer avant tout : « Pour le Château, la Féérie s'adapterait au monde moderne ou elle disparaîtrait. » Or Beauregard considère que les deux sont indissociables … Dans une lutte contre toutes sortes de complots entre réel et imaginaire, les aventures étranges se succèdent dans une ville où la magie étincelle de partout : « Sequana, où magie et réalité se mêlaient. »
    En commençant ce roman, j'ai d'abord été agréablement surprise : une écriture de qualité, une histoire intéressante. Je l'ai lu assez rapidement mais je n'ai pu m'empêcher d'être gênée par plusieurs points : tout d'abord l'abondance des notes de bas de page qui, si elles sont intéressantes pour compléter notre compréhension du monde fantastique – et même indispensables parfois pour suivre le cours du récit – deviennent rapidement lourdes et trop longues à lire, interrompant sans cesse notre concentration sur l'histoire. Un procédé qui n'est pas sans rappeler celui utilisé dans Jonathan Strange et Mr Norrell, et qui ancrait ce roman dans un genre très particulier … La ressemblance ne s'arrête pas là, et l'imitation n'est pas toujours positive ..
    De plus, si j'ai apprécié au départ les clin d'œil à l'histoire parisienne (Les Mystères de Sequana, La Revue des deux mondes, le suicide de Gérard de Nerval), très vite je me suis aperçue que ça n'avait plus rien de subtil : l'auteur transpose à peine et ne cache absolument pas sa copie de l'époque de Napoléon III, jusqu'à la description de l'empereur ou le nom du chantre de la modernité, Hoffman. de la même manière, les allusions à la mythologie sont drôles mais après 400 pages, j'avais plus l'impression d'avoir un cours de 6e sur la mythologie qu'un véritable roman.
    Bref, de bonnes idées, mais utilisées de manière un peu maladroites. de même je n'ai pas apprécié le virage un peu gore qu'il prend au cours de l'aventure, l'éloignant pour moi du monde de la littérature jeunesse – ce qu'il n'avait peut-être pas pour ambition au départ mais qui, de par l'utilisation de la mythologie et de l'histoire, me paraissait bien approprié pour des jeunes. Une illustration parfaite de roman calibré pour les « Young adults », nouvelle catégorie de la population visée par les éditeurs, férus de fantasy.
    Enfin, quoi de plus énervant que d'arriver à la fin d'un roman et de s'apercevoir que l'histoire n'est pas finie … Je flaire la série interminable avec un héros très stéréotypé et un peu bizarre (on est en train de charcuter un prince et lui, au lieu de mener l'enquête, il va patiner avec des amis …).
    Pour conclure, une lecture intéressante car elle m'a permis de découvrir à la fois cet auteur et la nouvelle collection des Editions Pré aux clercs, Pandore; mais qui ne me laissera pas un très grand souvenir. Ce qui est dommage car je reste avec un regret, comme si on était passé pas très loin d'un bon roman … A suivre.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/10/25/magies-secretes-herve..
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Critiques presse (1)


  • Elbakin.net , le 09 novembre 2012
    Un roman singulier aux innombrables références digérées avec goût et mené avec talent, sans oublier une plume aussi alerte que la plupart du temps inspirée. Bref, une jolie réussite !
    Lire la critique sur le site : Elbakin.net

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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 31 octobre 2012

    Un roulement de tambour arracha Beauregard à ses réflexions. L’empereur faisait son entrée, Titania à son bras. Le Premier, l’Illustre, l’Incomparable avait ciré ses moustaches. Bel homme et bien bâti, l’épée au côté, une tripotée de décorations épinglées sur le poitrail, il avait fière allure. Seuls les égrillards à moitié cachés derrière des paupières alourdies par les excès révélaient la nature fondamentale d’Obéron III. Nature qui pouvait être résumée par un mot de cinq lettres : jouir.

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  • Par Dionysos89, le 29 octobre 2012

    L’Arbre de Sequana
    Il n’avait rien de colossal. Question hauteur et largeur de tronc, il valait un orne âgé de trente ans. Au bord d’un boulevard ou dans une forêt, il n’aurait pas attiré l’attention. Mais nous étions au mois de décembre et l’arbre était vert comme au plus beau jour de printemps. Et il ne portait pas des feuilles ou des fruits, mais des livres.

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  • Par Dionysos89, le 25 octobre 2012

    - On m’a parlé d’un noyé.
    - Il a échoué dans les filets, confirma Chamisso. Ses poumons étaient remplis d’eau. Techniquement, nous avons affaire à un noyé. Mais quelqu'un lui a retiré la peau. Notre ami inaugure la catégorie des noyés écorchés.

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  • Par Dionysos89, le 02 novembre 2012

    La Féérie est une faune, une flore, un système […]. Elle est fragile. Cet arbre en est le symbole. Ta mission consistera à la protéger contre les hommes et contre elle-même.

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  • Par cicou45, le 21 octobre 2012

    "Quelqu'un qui ne rêve pas est amputé [...]. Son contact avec la moitié du monde est rompu. L'espoir lui est interdit. Il ne s'évadera pas, lui."

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Hervé Jubert et l'univers de Magies Secrètes
L'auteur Hervé Jubert présente son roman Magies Secrètes, publié dans la collection de fantasy Young Adult "Pandore", aux éditions le Pré aux Clercs. L'ingénieur-mage, Georges Beauregard, est formé à combattre le pire. Et le pire vient d'arriver.








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