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ISBN : 2266128744
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En Grèce, un petit café embué, peu avant la douceur vermeille de l'aube. Le narrateur, un jeune érudit, sirote une sauge, et attend que le passeur sonne le départ pour la Crète, où l'attend une vieille mine de lignites. Avec quelques o... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 01 octobre 2009

    LiliGalipette
    Un jeune écrivain, hanté par le "Bouddha", hérite d'une mine de lignite en Crète. La veille de son départ, il rencontre un homme, Alexis zorba. Agé d'une soixantaine d'années, cet homme n'est que vitalité et mouvement. Zorba, employé par l'écrivain, lui ouvre les yeux sur les vraies joies de l'existence.
    Ainsi parlait Zorba aurait pu être le titre ce livre. A la fin de ma lecture, j'ai quelques difficultés à dire si j'ai aimé ou non. Les théories que défendent les personnages sont grandiloquentes, parfois un peu agaçantes. Mais il y a des passages sublimes. La narration se suit comme un mythe antique: des rebondissements, des héros, une fatalité qui pèse sur le quotidien. La description initiale qui est faite de Zorba met sans aucun doute le lecteur en présence d'un personnage dense et charismatique. "Je comprenais que Zorba était l'homme que je cherchais depuis si longtemps sans le trouver. Un coeur vivant, une large bouche goulue, une grande âme brute." (p 20). Mais où va le livre? Je ne sais pas vraiment. On a la romance pathétique entre Zorba et la veuve, l'entreprise de téléphérique qui met tant de temps à aboutir, la visite au monastère, etc. J'ai eu l'impression de plusieurs histoires qui se regroupent autour d'un même personnage, mais sans autre lien, ni sans logique apparente. On m'a dit beaucoup de bien du film avec Anthomy Quinn. Peut-être que la vidéo m'aidera à comprendre le livre.
    Un grand merci à Sandrine qui m'a offert ce livre! J'avance doucement mais sûrement vers la fin de mon Challenge ABC 2009!
    Pour finir, un bel extrait, page 141: "Je me souviens d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait trop, et moi j'étais trop pressé. Enervé, je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se dérouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamis l'horreur que j'éprouvais alors: ses ailes n'étaient pas encore écloses, et de tout son petit corps tremblant, il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil; maintenant, il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main. Ce petit cadavre, je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer les grandes lois. Nous ne devons pas nous presser, ne pas nous impatienter, suivre avec confiance le rythme éternel."
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    • Livres 5.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 16 mai 2012

    nathalie_MarketMarcel
    Le roman raconte une année en Crête, au début du XXe siècle, existence simple et intense à la fois. Zorba prend en main la mine et les travaux, conquiert aussi le cœur de dame Hortense, une veuve qui a connu une époque festive. le narrateur, double de l'auteur, met au point son manuscrit sur Bouddha, essaye de trouver sa voie, entre l'âme et la chair, l'homme et la nature. Zorba joue du santouri, danse, se régale, fait la joie des derniers jours d'Hortense, vit au jour le jour intensément. le narrateur découvre peu à peu le plaisir de déguster quelques olives, du pain et du vin sur la plage, à la nuit tombée, il reçoit une leçon qu'aucun livre ne lui donnera.
    Langue formidable, à la fois simple dans ses tournures mais intense dans son vocabulaire. Les goûts, les odeurs, les sons, la chaleur de l'air, le souffle du vent, les fleurs d'oranger, le silence de la nuit, toute la richesse de la vie est bien là, dans ce coin perdu de Crète.
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    • Livres 5.00/5
    Par miriam, le 06 mai 2012

    miriam
    J'ai ouvert avec appréhension Zorba dont j'avais un souvenir ébloui. La magie allait-elle opérer à nouveau?
    J'ai douté, Ce vieux lubrique, Cette vie patriarcale où les femmes sont oubliées au mieux,si ce n'est pas méprisées, ou pire, comme la belle veuve, est-ce que je vais laisser passer cela?
    C'est un hymne à l'amitié, à la Crète, à la Grèce et à la vie toute entière. L'humanité de Zorba est tellement magnifique et généreuse, qu'il est impossible de mégoter. Jamais de mesquinerie. La faiblesse humaine,de ce ver, de cette limace, il la reconnait, il en rit, il l'efface avec le vin, la danse et la musique.
    La beauté de la mer, du printemps, du parfum de la fleur d'oranger, il l'exalte, ouvre ses yeux comme s'il la découvrait chaque jour.



    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 21 avril 2009

    annie
    Le narrateur, un jeune intellectuel grec, prend la résolution de mettre de côté ses livres pour quelques mois. Il a été frappé par les mots qu'a prononcés un de ses amis qui part pour le Caucase afin d'y aider les minorités grecques qui y sont persécutées.
    Il s'en va en Crète pour y rouvrir une mine de lignite désaffectée et s'immerger dans la réalité du monde paysan, de ceux qui travaillent pour vivre. Juste avant son départ, il fait la connaissance d'Alexis zorba, un homme énigmatique, âgé de 65 ans, qui le persuade de l'emmener avec lui comme contremaître.
    Sur le navire qui les mène en Crète, Zorba prend la parole et raconte son histoire, ses observations émerveillées sur la nature et celles - moins optimistes - sur celle de l'homme.
    Ces narrations rythment l'ensemble du roman, lui donnant son impulsion et sa couleur.
    À leur arrivée, ils délaissent l'hospitalité d'Anagnosti, l'ancien du village et de Kondomanolio, le patron du café.
    Zorba suggère alors qu'ils se rendent à l'auberge de Madame Hortense qui n'est composée que d'anciennes cabines de bain accolées les unes aux autres.
    Le narrateur passe tout son dimanche à se promener et à découvrir le paysage qui l'entoure. Lors du repas du soir, Zorba, au lieu de ne mettre que deux couverts pour son patron et lui, en rajoute un troisième, celui pour Madame Hortense. Celle-ci, ravie d'avoir été invitée à partager un repas se met à parler de son passé de courtisane, quand elle était encore jeune, belle et qu'elle faisait sauter sur ses genoux les « Quatre Puissances », les amiraux des flottes française, anglaise, italienne et russe en Méditerranée lors de la période de la Crète autonome.
    Zorba entreprend de la séduire avec l'aide de son santouri et la surnomme affectueusement « Bouboulina ». le jour suivant, la mine est ouverte et le travail débute alors.
    Le narrateur ne peut cependant pas résister à employer son temps libre pour travailler sur un de ses manuscrits inachevés qui traite de la vie et des pensées de Bouddha.
    Durant les mois qui suivent, Zorba exerce une profonde influence sur le narrateur, cet homme qu'il appelle « patron ». La vie prend une nouvelle saveur pour le narrateur au contact des habitants du village, même si des événements (morts de Madame Hortense et de la veuve, chute du téléphérique...) obscurcissent son séjour au point qu'il décide de retourner sur le continent.
    Le pressentiment funeste qu'il avait eu se révèle fondé : alors qu'il est sur le point d'embarquer sur le bateau le ramenant à Athènes, il reçoit un télégramme lui annonçant la mort de Stavridaki. Il garde le contact avec Zorba au moyen de lettres.
    Durant cinq années, le narrateur et Zorba voyagent de leur côté, parcourant l'Europe et les Balkans. Alors qu'il est à Berlin, le narrateur reçoit un télégramme de Zorba, l'invitant à venir admirer une magnifique pierre verte.
    Mais les conditions de vie difficiles dissuadent le narrateur d'envisager un voyage aussi futile. Zorba l'accuse de n'être qu'un « gratte-papier » insensible à la beauté et rompt toute communication. le narrateur n'arrive pas à cesser de penser à Zorba, et poussé par un pressentiment funeste, il décide d'entreprendre la rédaction de la "légende dorée" de Zorba.
    À peine la légende achevée, il reçoit une lettre de Serbie annonçant la mort de son ami. Sa veuve l'invite à venir chercher le santouri du défunt.
    source : wikipédia

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par espritprofan, le 05 mai 2013

    espritprofan
    Je considère que le dialogue du berger avec Bouddha est fort intéressant parce qu'il en resulte que celui qui ne rien craint peut être considéré un homme, un esprit libre. L'un a ce qu'il a besoin pour vivre(des vaches, des prairies, une femme), mais il est simple, l'autre n'a rien et il est simple aussi. Tous les deux disent les memes choses regardant le ciel: '- Et toi, tu peux pleuvoir tant que tu veux, ciel!' et Bouddha ajoute: 'Je n'ai rien. Je ne crains rien.'
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Citations et extraits

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  • Par espritprofan, le 05 mai 2013

    Depuis deux ans, dans les tréfonds de moi-même, frémissait un grand désir, une semence: Bouddha. Je le sentais à tout moment dans mes entrailles me dévorer et mûrir. Il grandissait, s'agitait, commençait à donner dans ma poitrine des coups de pied pour sortir. Maintenant je n'avais plus le courage de le rejeter. Je ne le pouvais pas. Il était déjà trop tard pour un pareil avortement spirituel.

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  • Par espritprofan, le 05 mai 2013

    C'est ça la liberté, pensai-je. Avoir une passion, entasser les pièces d'or et, brusquement, vaincre sa passion et jeter son trésor aux quatre vents. Se liberer d'une passion pour obéir a une autre, plus noble. Mais cela n'est-ce pas aussi une forme d'esclavage? Se sacrifier pour une idée, pour sa race, pour Dieu?

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  • Par espritprofan, le 05 mai 2013

    Se séparer lentement des être aimés, quelle amertume! Mieux vaut trancher dans le vif, et retrouver la solitude, climat naturel de l'homme.

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  • Par espritprofan, le 05 mai 2013

    Je l'enveloppai (le manuscrit) avec soin, comme un bébé dans ses langes, et l'emportai.

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  • Par espritprofan, le 05 mai 2013

    Comment une fleur germe-t-elle et pousse-t-elle sur le fumier et les ordures.

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Vidéo de Nikos Kazantzakis

Zorba le Grec, film américano-grec réalisé par Michael Cacoyannis en 1964, adapté du roman de Níkos Kazantzákis Aléxis Zorbás (1946). extrait











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