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ISBN : 2266128744
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 145 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En Grèce, un petit café embué, peu avant la douceur vermeille de l'aube. Le narrateur, un jeune érudit, sirote une sauge, et attend que le passeur sonne le départ pour la Crète, où l'attend une vieille mine de lignites. Avec quelques ouvriers, il compte bien la remettre... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 10 octobre 2014

    bilodoh
    Les îles grecques, la plage, l'odeur de la mer, chanter, danser et rire, en oubliant la vie de « gratte-papier ».

    Lorsque je reviens de voyage, j'essaie de le prolonger avec un livre qui me ramène dans ce coin de pays. C'est ainsi que j'ai rencontré Alexis Zorba, un Grec du siècle dernier.

    Bien sûr, j'avais entendu parler du film, surtout de la trame sonore et de la danse « traditionnelle » inventée spécialement pour le cinéma. Mais, dans le roman, c'est toute une philosophie, une religion de la beauté, de la liberté et de la joie de vivre.

    Des idées intéressantes, sauf pour la conception des femmes et des rapports hommes/femmes. On souhaite vraiment que ce discours soit chose du passé, que les Grecs actuels ne partagent pas sa façon de penser. Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'image diabolique ou, au mieux, pitoyable, qu'il attribue aux personnages féminins.

    Un roman à l'atmosphère attrayante, mais avec des idées misogynes vraiment dépassées… du moins je l'espère !
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    • Livres 5.00/5
    Par nameless, le 09 juillet 2015

    nameless
    Nous assistons en direct live à la mise à mort d'un peuple, que dis-je, d'une civilisation dont nous nous réclamons tous peu ou prou à travers ses philosophes éternels, le symbole n'en est que plus fort, plus violent et injuste. Déjà à genoux, on demande désormais aux grecs de se coucher, de préférence en baissant les yeux. Après d'innombrables négociations de la dernière chance qui se renouvelaient quotidiennement, on assiste désormais, chaque jour également, à des ultimatum qui se terminent tous à minuit, à 23h59 pour les plus intrépides de nos journalistes. Il s'agit bien sûr de journalistes d'investigation qui nous font croire qu'une seule minute peut changer la face du monde.

    Après c'est le chaos. On vous aura bien prévenus, on vous aura bien fait peur, vous, nous français, allons payer pour la Grèce, ces feignasses qui vivent au soleil, sans cadastre, sans administration fiscale fiable, qui bénéficient de retraites exorbitantes, qui font la queue misérablement, devant des murs qui ne crachent plus que 60 € par jour, comme si en France, beaucoup de gens dépensaient plus journellement. Certains économistes ont même chiffré cette débâcle, 600 € par tête de pipe imposable, ça fait déjà moins de monde, vu que pas mal de nos compatriotes vivent sous le seuil de pauvreté et ne sont pas concernés par l'impôt, si beau, si juste, si égalitaire. En même temps que ces calculs sont faits, des êtres humains meurent, la mortalité infantile n'a jamais été aussi élevée en Grèce. Je suis maman. Pourrais-je accepter que mes enfants et petits-enfants désormais, soient sacrifiés sur un autel bancaire ? Faute d'argent, faute de soins rendus inaccessibles. Pourrais-je accepter de troquer un lapin contre une consultation médicale, et puis, où pourrais-je bien trouver un lapin ?

    Sinon, si par chance, vous n'êtes pas en train de crever de faim dans le pays des droits de l'homme, sans boulot, sans espoir pour vos gosses, il serait temps de vous demander si vous ne payez pas déjà pour le scandale du Crédit Lyonnais, pour les frégates de Taïwan, pour des milliers (millions ?) de vaccins achetés pour rien, pour des projets pharaoniques irréalistes qui ne flattent que l'ego sur-dimensionné d'un nouveau ministre préoccupé de marquer son territoire en changeant les oeuvres d'art accrochées dans son bureau, pour d'innombrables autres raisons qu'il serait trop long de lister.

    Ces temps-ci, je les regarde et surtout les écoute, les donneurs de leçons, les exilés fiscaux, les amis des dictateurs morts ou vivants, les politiques qui devraient être en prison depuis tellement longtemps si la justice de classe ne leur avait pas accordé des "non-lieux-circulez-y'a-rien-à-voir"....

    Et je me dis, juste comme ça.... Que la Grèce relève pour ceux qui veulent garder leurs privilèges d'un autre temps, droit de cuissage, droit de vie ou de mort sur leurs serfs, d'un autre combat qui est celui d'une idéologie. C'est le combat de ceux qui pensent que les territoires et leurs habitants leur appartiennent, que les lois sont promulguées pour les protéger, eux, leurs familles, leur amis, électeurs. On ne reproche pas à Tsipras de venir “les mains vides” aux négociations, mais de venir “les mains dans les poches”, la nuance est subtile. Ses amis sont traités de “sans cravate”, et pourquoi pas de "sans-culotte" ? Que dire de son ami Pablo Iglesias de Podemos qui lui, porte une queue de cheval ?

    Ca me laisse penser, et ce n'est que mon humble avis uniquement épidermique, que je ne demande qu'à partager, que la dette, tout le monde s'en fout. Il ne s'agit que d'un jeu d'écritures, facilement rayable qui ne coûtera rien à personne. Cette manipe a déjà été effectuée au profit de l'Allemagne notamment pour ses dettes de guerre et lors de la réunification. Vous souvenez-vous qu'à l'époque, on vous ait menacé de cracher au bassinet ? Au contraire, il fallait aider ce pays si courageux. L'essentiel est ailleurs. A chacun de réfléchir pour découvrir l'origine d'une telle haine à l'encontre d'un peuple, qui doit servir, malheureusement pour lui, d'exemple pour tous ceux qui souhaiteraient suivre le même chemin, celui de la dignité retrouvée, de l'envie de vivre debout. C'est sans doute parce que la dignité humaine est une richesse inestimable, qu'elle n'est pas négociable.

    Vous aurez compris que je n'ai pas lu Alexis Zorba, mais que j'ai souhaité me servir de son symbole, si bien servi par Anthony Quinn pour ce micro-individuel coup de gueule. Ce soir, plus qu'hier, et moins que demain, je suis Grecque.



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    • Livres 5.00/5
    Par EspritRoumain, le 05 mai 2013

    EspritRoumain
    Ce qui me fascine le plus dans ce roman (un petit univers romanesque, un organisme bien construit, comme la toile d'une arraignée dont les singnes ne s'enchaînent pas au hasard comme ils semblent le faire, mais ils sont tissés avec soin par l'esprit d'un génie qui nous tient captives dans sa toile) est la manière par laquelle le narrateur personnage essaie de gagner la délivrance, en s'echappant à des mots comme 'éternité', 'amour', 'esperance', 'patrie', 'Dieu' qui sont des 'mots anthropophages', surtout l'éternité.
    Admirant et enviant Zorba, il aurait voulu à un certain moment dans la narration faire 'tabula rasa' (effacer tout, tout ce qu'il a malheureusement appris, tout son passé et entrer à l'école de Zorba, l'école de la vie), mais c'était trop tard pour un 'tel avortement spirituel' et pour se délivrer il faudra naître, faire naître le manuscrit qu'il portait en lui et avec lui. L'acte de l'écriture, c'est un acte de naissance, voilà pourquoi on peut dire que l'écrivain incarne le principe feminin, passif, aquatique, intérieur, en temps que Zorba symbolise le principe masculin, actif, terreste, extérieur: 'Depuis deux ans, dans les tréfonds de moi-même, frémissait un grand désir, une semence: Bouddha. Je le sentais à tout moment dans mes entrailles me dévorer et mûrir. Il grandissait, s'agitait, commençait à donner dans ma poitrine des coups de pied pour sortir. Maintenant je n'avais plus le courage de le rejeter. Je ne le pouvais pas. Il était déjà trop tard pour un pareil avortement spirituel.'
    En fait, l'amitié de l'écrivain avec ce 'mec' de soixante cinq ans qui ne veut pas mourir, qui vit comme s'il ne devait jamais mourir, est une relation oxymorique, une sorte de 'coincidentia oppositorum' (du latin: qui renvoie aux principes contraires qui s'attirent). Ce couple est une variante moderne, une actualisation du couple Don Quichotte - Sancho Panza.
    Je considère que le dialogue du berger avec Bouddha est aussi fort intéressant parce qu'il en resulte que celui qui ne rien craint peut être considéré un homme, un esprit libre. L'un a ce qu'il a besoin pour vivre(des vaches, des prairies, une femme), mais il est simple, l'autre n'a rien et il est simple aussi. Tous les deux disent les mêmes choses regardant le ciel: '- Et toi, tu peux pleuvoir tant que tu veux, ciel!' et Bouddha ajoute: 'Je n'ai rien. Je ne crains rien.'
    Sur la tombe de Nikos Kazantzakis est inscrite l'épitaphe: Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre. Ça dit tout.
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    • Livres 5.00/5
    Par miriam, le 06 mai 2012

    miriam
    J'ai ouvert avec appréhension Zorba dont j'avais un souvenir ébloui. La magie allait-elle opérer à nouveau?
    J'ai douté, Ce vieux lubrique, Cette vie patriarcale où les femmes sont oubliées au mieux,si ce n'est pas méprisées, ou pire, comme la belle veuve, est-ce que je vais laisser passer cela?
    C'est un hymne à l'amitié, à la Crète, à la Grèce et à la vie toute entière. L'humanité de Zorba est tellement magnifique et généreuse, qu'il est impossible de mégoter. Jamais de mesquinerie. La faiblesse humaine,de ce ver, de cette limace, il la reconnait, il en rit, il l'efface avec le vin, la danse et la musique.
    La beauté de la mer, du printemps, du parfum de la fleur d'oranger, il l'exalte, ouvre ses yeux comme s'il la découvrait chaque jour.



    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 01 octobre 2009

    LiliGalipette
    Un jeune écrivain, hanté par le "Bouddha", hérite d'une mine de lignite en Crète. La veille de son départ, il rencontre un homme, Alexis Zorba. Agé d'une soixantaine d'années, cet homme n'est que vitalité et mouvement. Zorba, employé par l'écrivain, lui ouvre les yeux sur les vraies joies de l'existence.
    Ainsi parlait Zorba aurait pu être le titre ce livre. A la fin de ma lecture, j'ai quelques difficultés à dire si j'ai aimé ou non. Les théories que défendent les personnages sont grandiloquentes, parfois un peu agaçantes. Mais il y a des passages sublimes. La narration se suit comme un mythe antique: des rebondissements, des héros, une fatalité qui pèse sur le quotidien. La description initiale qui est faite de Zorba met sans aucun doute le lecteur en présence d'un personnage dense et charismatique. "Je comprenais que Zorba était l'homme que je cherchais depuis si longtemps sans le trouver. Un coeur vivant, une large bouche goulue, une grande âme brute." (p 20). Mais où va le livre? Je ne sais pas vraiment. On a la romance pathétique entre Zorba et la veuve, l'entreprise de téléphérique qui met tant de temps à aboutir, la visite au monastère, etc. J'ai eu l'impression de plusieurs histoires qui se regroupent autour d'un même personnage, mais sans autre lien, ni sans logique apparente. On m'a dit beaucoup de bien du film avec Anthomy Quinn. Peut-être que la vidéo m'aidera à comprendre le livre.
    Un grand merci à Sandrine qui m'a offert ce livre! J'avance doucement mais sûrement vers la fin de mon Challenge ABC 2009!
    Pour finir, un bel extrait, page 141: "Je me souviens d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait trop, et moi j'étais trop pressé. Enervé, je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se dérouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamis l'horreur que j'éprouvais alors: ses ailes n'étaient pas encore écloses, et de tout son petit corps tremblant, il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil; maintenant, il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main. Ce petit cadavre, je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer les grandes lois. Nous ne devons pas nous presser, ne pas nous impatienter, suivre avec confiance le rythme éternel."
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Citations et extraits

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  • Par Alice_, le 12 janvier 2015

    - Peut-être que je resterai avec toi, ici... fis-je, effrayé par la tendresse farouche de Zorba. Peut-être aussi que je reviendrai avec toi. Je suis libre!
    Zorba secoua la tête:
    - Non, tu n'es pas libre, dit-il. La corde avec laquelle tu es attaché, est un peu plus longue que celle des autres. C'est tout. Toi, patron, tu as une longue ficelle, tu vas, tu viens, tu crois que tu es libre, mais la ficelle tu ne la coupes pas. Et quand on ne coupe pas la ficelle...
    - Je la couperai un jour! dis-je avec défi, car les paroles de Zorba avaient touché en moi une plaie ouverte et j'avais eu mal.
    - C'est difficile patron, très difficile. Pour ça, il faut un brin de folie; de folie, tu entends? Risquer tout! Mais toi, tu as un cerveau solide et il viendra à bout de toi. Le cerveau est un épicier, il tient des registres, j'ai payé tant, j'ai encaissé tant, voilà mes bénéfices, voilà mes pertes! C'est un prudent petit boutiquier; il ne met pas tout en jeu, il garde toujours des réserves. Il ne casse pas la ficelle, non! il la tient solidement dans sa main, la fripouille. Si elle lui échappe, il est foutu, foutu le pauvre! Mais si tu ne casses pas la ficelle, dis-moi, quelle saveur peut avoir la vie? Un goût de camomille, de fade camomille! Ce n'est pas du rhum qui te fait voir le monde à l'envers!
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  • Par EspritRoumain, le 16 juin 2013

    Je me souvins d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait beaucoup, et moi j'étais pressé. Énervé je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se derouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamais l'horreur que j'éprouvai alors: ses ailes n'étaient pas encore écloses et de tout son petit corps tremblant il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil, maintenant il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main. Ce petit cadavre , je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je le comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer le grandes lois[...]. (Il faut) suivre avec confiance le rythme éternel.
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  • Par Alice_, le 11 janvier 2015

    Au point du jour, Zorba s'assit sur son lit et m'éveilla:
    - Tu dors, patron?
    - Que se passe-t-il, Zorba?
    - J'ai fait un rêve. Un drôle de rêve. Je crois qu'on ne va pas tarder à faire un voyage. Écoute, tu vas rire. Il y avait, ici dans le port, un bateau grand comme une ville. Il sifflait, prêt à partir. Et moi, je venais en courant du village, pour l'attraper, et je tenais un perroquet dans la main. J'arrive, je grimpe sur le bateau, mais le capitaine accourt. "Billet! qu'il me crie. - Ça fait combien? que je demande en tirant une poignée de billets de ma poche. - Mille drachmes. - Dis donc, de grâce, ça ne peut faire avec huit cents? que je luis dis. - Non, mille. - J'ai huit cents, prends-les. - Mille, pas un sou de moins! Sinon, décampe en vitesse!" Alors je me suis fâché : "Écoute, capitaine, je lui dis, dans ton intérêt, prends les huit cents que je te donne, sinon je vais me réveiller, mon pauvre vieux et tu perdras tout!"
    Zorba éclata de rire:
    - Quelle drôle de machine que l'homme! dit-il, stupéfait. Tu la remplis avec du pain, du vin, des poissons, des radis, et il en sort des soupirs, du rire et des rêves. Une usine! Dans notre tête, je crois bien qu'il y a un cinéma sonore comme ceux qui parlent.
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  • Par ZetaZeta, le 07 juin 2010

    Confucius dit : "beaucoup cherchent le bonheur plus haut que l'homme ; d'autres, plus bas. Mais le bonheur est à la taille de l'homme." C'est juste. Il existe donc autant de bonheurs qu'il y a de tailles d'hommes. Tel est, mon cher élève et maître, mon bonheur aujourd'hui : je le mesure, le remesure, inquiet, pour savoir quelle est maintenant ma taille. Parce que, tu le sais bien, la taille de l'homme n'est pas toujours la même.
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  • Par EspritRoumain, le 16 juillet 2013

    Le dernier homme - qui s'est délivré de toute croyance et de toute illusion, qui n'attend plus rien, ne craint plus rien - voit l'argile dont il est fait, reduite en esprit, et l'esprit n'a plus rien où jeter ses racines pour sucer et se nourrir. Le dernier homme s'est vidé; plus de semence, plus d'excréments, ni de sang. Toutes choses sont devenues mots, tous les mots jongleries musicales. Le dernier homme va encore plus loin: il s'assied au bout de sa solitude et décompose la musique en muettes équations mathématiques. [...] C'est Bouddha qui est le dernier homme! m'écriai-je. Là est son sens secret et terrible. Bouddha est l'âme pure qui s'est vidée; en lui, c'est le néant, il est le Néant [...]
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Vidéo de Nikos Kazantzakis

Zorba le Grec, film américano-grec réalisé par Michael Cacoyannis en 1964, adapté du roman de Níkos Kazantzákis Aléxis Zorbás (1946). extrait











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