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ISBN : 2266128744
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 4.16/5 (sur 131 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En Grèce, un petit café embué, peu avant la douceur vermeille de l'aube. Le narrateur, un jeune érudit, sirote une sauge, et attend que le passeur sonne le départ pour la Crète, où l'attend une vieille mine de lignites. Avec quelques o... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 10 octobre 2014

    bilodoh
    Les îles grecques, la plage, l'odeur de la mer, chanter, danser et rire, en oubliant la vie de « gratte-papier ».

    Lorsque je reviens de voyage, j'essaie de le prolonger avec un livre qui me ramène dans ce coin de pays. C'est ainsi que j'ai rencontré Alexis zorba, un Grec du siècle dernier.

    Bien sûr, j'avais entendu parler du film, surtout de la trame sonore et de la danse « traditionnelle » inventée spécialement pour le cinéma. Mais, dans le roman, c'est toute une philosophie, une religion de la beauté, de la liberté et de la joie de vivre.

    Des idées intéressantes, sauf pour la conception des femmes et des rapports hommes/femmes. On souhaite vraiment que ce discours soit chose du passé, que les Grecs actuels ne partagent pas sa façon de penser. Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'image diabolique ou, au mieux, pitoyable, qu'il attribue aux personnages féminins.

    Un roman à l'atmosphère attrayante, mais avec des idées misogynes vraiment dépassées… du moins je l'espère !
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    • Livres 5.00/5
    Par miriam, le 06 mai 2012

    miriam
    J'ai ouvert avec appréhension Zorba dont j'avais un souvenir ébloui. La magie allait-elle opérer à nouveau?
    J'ai douté, Ce vieux lubrique, Cette vie patriarcale où les femmes sont oubliées au mieux,si ce n'est pas méprisées, ou pire, comme la belle veuve, est-ce que je vais laisser passer cela?
    C'est un hymne à l'amitié, à la Crète, à la Grèce et à la vie toute entière. L'humanité de Zorba est tellement magnifique et généreuse, qu'il est impossible de mégoter. Jamais de mesquinerie. La faiblesse humaine,de ce ver, de cette limace, il la reconnait, il en rit, il l'efface avec le vin, la danse et la musique.
    La beauté de la mer, du printemps, du parfum de la fleur d'oranger, il l'exalte, ouvre ses yeux comme s'il la découvrait chaque jour.



    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par EspritRoumain, le 05 mai 2013

    EspritRoumain
    Ce qui me fascine le plus dans ce roman (un petit univers romanesque, un organisme bien construit, comme la toile d'une arraignée dont les singnes ne s'enchaînent pas au hasard comme ils semblent le faire, mais ils sont tissés avec soin par l'esprit d'un génie qui nous tient captives dans sa toile) est la manière par laquelle le narrateur personnage essaie de gagner la délivrance, en s'echappant à des mots comme 'éternité', 'amour', 'esperance', 'patrie', 'Dieu' qui sont des 'mots anthropophages', surtout l'éternité.
    Admirant et enviant Zorba, il aurait voulu à un certain moment dans la narration faire 'tabula rasa' (effacer tout, tout ce qu'il a malheureusement appris, tout son passé et entrer à l'école de Zorba, l'école de la vie), mais c'était trop tard pour un 'tel avortement spirituel' et pour se délivrer il faudra naître, faire naître le manuscrit qu'il portait en lui et avec lui. L'acte de l'écriture, c'est un acte de naissance, voilà pourquoi on peut dire que l'écrivain incarne le principe feminin, passif, aquatique, intérieur, en temps que Zorba symbolise le principe masculin, actif, terreste, extérieur: 'Depuis deux ans, dans les tréfonds de moi-même, frémissait un grand désir, une semence: Bouddha. Je le sentais à tout moment dans mes entrailles me dévorer et mûrir. Il grandissait, s'agitait, commençait à donner dans ma poitrine des coups de pied pour sortir. Maintenant je n'avais plus le courage de le rejeter. Je ne le pouvais pas. Il était déjà trop tard pour un pareil avortement spirituel.'
    En fait, l'amitié de l'écrivain avec ce 'mec' de soixante cinq ans qui ne veut pas mourir, qui vit comme s'il ne devrait jamais mourir, est une relation oxymorique, une sorte de 'coincidentia oppositorum' (du latin: qui renvoie aux principes contraires qui s'attirent). Ce couple est une variante moderne, une actualisation du couple Don Quichotte - Sancho Panza.
    Je considère que le dialogue du berger avec Bouddha est aussi fort intéressant parce qu'il en resulte que celui qui ne rien craint peut être considéré un homme, un esprit libre. L'un a ce qu'il a besoin pour vivre(des vaches, des prairies, une femme), mais il est simple, l'autre n'a rien et il est simple aussi. Tous les deux disent les mêmes choses regardant le ciel: '- Et toi, tu peux pleuvoir tant que tu veux, ciel!' et Bouddha ajoute: 'Je n'ai rien. Je ne crains rien.'
    Sur la tombe de Nikos Kazantzakis est inscrite l'épitaphe: Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre. Ça dit tout.
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 01 octobre 2009

    LiliGalipette
    Un jeune écrivain, hanté par le "Bouddha", hérite d'une mine de lignite en Crète. La veille de son départ, il rencontre un homme, Alexis zorba. Agé d'une soixantaine d'années, cet homme n'est que vitalité et mouvement. Zorba, employé par l'écrivain, lui ouvre les yeux sur les vraies joies de l'existence.
    Ainsi parlait Zorba aurait pu être le titre ce livre. A la fin de ma lecture, j'ai quelques difficultés à dire si j'ai aimé ou non. Les théories que défendent les personnages sont grandiloquentes, parfois un peu agaçantes. Mais il y a des passages sublimes. La narration se suit comme un mythe antique: des rebondissements, des héros, une fatalité qui pèse sur le quotidien. La description initiale qui est faite de Zorba met sans aucun doute le lecteur en présence d'un personnage dense et charismatique. "Je comprenais que Zorba était l'homme que je cherchais depuis si longtemps sans le trouver. Un coeur vivant, une large bouche goulue, une grande âme brute." (p 20). Mais où va le livre? Je ne sais pas vraiment. On a la romance pathétique entre Zorba et la veuve, l'entreprise de téléphérique qui met tant de temps à aboutir, la visite au monastère, etc. J'ai eu l'impression de plusieurs histoires qui se regroupent autour d'un même personnage, mais sans autre lien, ni sans logique apparente. On m'a dit beaucoup de bien du film avec Anthomy Quinn. Peut-être que la vidéo m'aidera à comprendre le livre.
    Un grand merci à Sandrine qui m'a offert ce livre! J'avance doucement mais sûrement vers la fin de mon Challenge ABC 2009!
    Pour finir, un bel extrait, page 141: "Je me souviens d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait trop, et moi j'étais trop pressé. Enervé, je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se dérouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamis l'horreur que j'éprouvais alors: ses ailes n'étaient pas encore écloses, et de tout son petit corps tremblant, il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil; maintenant, il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main. Ce petit cadavre, je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer les grandes lois. Nous ne devons pas nous presser, ne pas nous impatienter, suivre avec confiance le rythme éternel."
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    • Livres 5.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 16 mai 2012

    nathalie_MarketMarcel
    Le roman raconte une année en Crête, au début du XXe siècle, existence simple et intense à la fois. Zorba prend en main la mine et les travaux, conquiert aussi le cœur de dame Hortense, une veuve qui a connu une époque festive. le narrateur, double de l'auteur, met au point son manuscrit sur Bouddha, essaye de trouver sa voie, entre l'âme et la chair, l'homme et la nature. Zorba joue du santouri, danse, se régale, fait la joie des derniers jours d'Hortense, vit au jour le jour intensément. le narrateur découvre peu à peu le plaisir de déguster quelques olives, du pain et du vin sur la plage, à la nuit tombée, il reçoit une leçon qu'aucun livre ne lui donnera.
    Langue formidable, à la fois simple dans ses tournures mais intense dans son vocabulaire. Les goûts, les odeurs, les sons, la chaleur de l'air, le souffle du vent, les fleurs d'oranger, le silence de la nuit, toute la richesse de la vie est bien là, dans ce coin perdu de Crète.
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Citations et extraits

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  • Par Yantchik, le 10 mai 2015

    Les choses auxquelles nous sommes, nous, accoutumés et devant lesquelles nous passons indifférents, se dressent devant Zorba comme de redoutables énigmes. Voit-il passer une femme, il s'arrête ahuri :
    - Quel est ce mystère ? demande-t-il. Qu'est-ce que c'est qu'une femme, et pourquoi nous fait-elle ainsi tourner la cervelle ? Qu'est-ce que c'est encore que ça, dis-moi un peu ?
    Il s'interroge avec la même stupeur devant un homme, un arbre en fleur, un verre d'eau fraîche. Zorba voit chaque jour toutes choses pour la première fois.
    Hier, nous étions assis devant la baraque. Ayant bu un verre de vin, il se tourna vers moi, alarmé :
    - Qu'est-ce que c'est encore que cette eau rouge, patron, dis-moi ! Une vieille souche pousse des rameaux, il y a des espèces d'ornements acides qui pendent, et le temps passe, le soleil les mûrit, ils deviennent doux comme du miel et alors on les appelle raisins ; on les foule, on retire le jus qu'on met dans les tonneaux, il fermente tout seul, on le découvre à la fête de Saint-Georges-le-Buveur, il est devenu vin ! Qu'est-ce que c'est encore que ce prodige ! Tu bois ce jus rouge et voilà ton âme qui grandit, elle ne tient plus dans la vieille carcasse, elle défie Dieu à la lutte. Qu'est-ce que c'est que ça, patron, dis-moi ?
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  • Par Yantchik, le 10 mai 2015

    Mer, douceur automnale, îles baignées de lumière, voile diaphane de petite pluie fine qui couvrait l'immortelle nudité de la Grèce. [...] Nombreuses sont les joies de ce monde - les femmes, les fruits, les idées. Mais fendre cette mer là, par un tendre automne, en murmurant le nom de chaque île, je crois qu'il n'est pas de joie qui, davantage, plonge le coeur de l'homme dans le Paradis. Nulle part ailleurs on ne passe aussi sereinement ni plus aisément de la réalité au rêve.

    [On retrouve la même atmosphère je trouve dans L'archipel du rêve de Christopher Priest]
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  • Par EspritRoumain, le 16 juin 2013

    Je me souvins d'un matin où j'avais découvert un cocon dans l'écorce d'un arbre, au moment où le papillon brisait l'enveloppe et se préparait à sortir. J'attendis un long moment, mais il tardait beaucoup, et moi j'étais pressé. Énervé je me penchai et me mis à le réchauffer de mon haleine. Je le réchauffais, impatient, et le miracle commença à se derouler devant moi, à un rythme plus rapide que nature. L'enveloppe s'ouvrit, le papillon sortit en se traînant, et je n'oublierai jamais l'horreur que j'éprouvai alors: ses ailes n'étaient pas encore écloses et de tout son petit corps tremblant il s'efforçait de les déplier. Penché au-dessus de lui, je l'aidais de mon haleine. En vain. Une patiente maturation était nécessaire et le déroulement des ailes devait se faire lentement au soleil, maintenant il était trop tard. Mon souffle avait contraint le papillon à se montrer, tout froissé, avant terme. Il s'agita, désespéré, et, quelques secondes après, mourut dans la paume de ma main. Ce petit cadavre , je crois que c'est le plus grand poids que j'aie sur la conscience. Car, je le comprends bien aujourd'hui, c'est un péché mortel que de forcer le grandes lois[...]. (Il faut) suivre avec confiance le rythme éternel.
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  • Par Alice_, le 12 janvier 2015

    - Peut-être que je resterai avec toi, ici... fis-je, effrayé par la tendresse farouche de Zorba. Peut-être aussi que je reviendrai avec toi. Je suis libre!
    Zorba secoua la tête:
    - Non, tu n'es pas libre, dit-il. La corde avec laquelle tu es attaché, est un peu plus longue que celle des autres. C'est tout. Toi, patron, tu as une longue ficelle, tu vas, tu viens, tu crois que tu es libre, mais la ficelle tu ne la coupes pas. Et quand on ne coupe pas la ficelle...
    - Je la couperai un jour! dis-je avec défi, car les paroles de Zorba avaient touché en moi une plaie ouverte et j'avais eu mal.
    - C'est difficile patron, très difficile. Pour ça, il faut un brin de folie; de folie, tu entends? Risquer tout! Mais toi, tu as un cerveau solide et il viendra à bout de toi. Le cerveau est un épicier, il tient des registres, j'ai payé tant, j'ai encaissé tant, voilà mes bénéfices, voilà mes pertes! C'est un prudent petit boutiquier; il ne met pas tout en jeu, il garde toujours des réserves. Il ne casse pas la ficelle, non! il la tient solidement dans sa main, la fripouille. Si elle lui échappe, il est foutu, foutu le pauvre! Mais si tu ne casses pas la ficelle, dis-moi, quelle saveur peut avoir la vie? Un goût de camomille, de fade camomille! Ce n'est pas du rhum qui te fait voir le monde à l'envers!
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  • Par Alice_, le 11 janvier 2015

    Au point du jour, Zorba s'assit sur son lit et m'éveilla:
    - Tu dors, patron?
    - Que se passe-t-il, Zorba?
    - J'ai fait un rêve. Un drôle de rêve. Je crois qu'on ne va pas tarder à faire un voyage. Écoute, tu vas rire. Il y avait, ici dans le port, un bateau grand comme une ville. Il sifflait, prêt à partir. Et moi, je venais en courant du village, pour l'attraper, et je tenais un perroquet dans la main. J'arrive, je grimpe sur le bateau, mais le capitaine accourt. "Billet! qu'il me crie. - Ça fait combien? que je demande en tirant une poignée de billets de ma poche. - Mille drachmes. - Dis donc, de grâce, ça ne peut faire avec huit cents? que je luis dis. - Non, mille. - J'ai huit cents, prends-les. - Mille, pas un sou de moins! Sinon, décampe en vitesse!" Alors je me suis fâché : "Écoute, capitaine, je lui dis, dans ton intérêt, prends les huit cents que je te donne, sinon je vais me réveiller, mon pauvre vieux et tu perdras tout!"
    Zorba éclata de rire:
    - Quelle drôle de machine que l'homme! dit-il, stupéfait. Tu la remplis avec du pain, du vin, des poissons, des radis, et il en sort des soupirs, du rire et des rêves. Une usine! Dans notre tête, je crois bien qu'il y a un cinéma sonore comme ceux qui parlent.
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Zorba le Grec, film américano-grec réalisé par Michael Cacoyannis en 1964, adapté du roman de Níkos Kazantzákis Aléxis Zorbás (1946). extrait











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