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ISBN : 2070365034
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il fouilla dans l'épaisseur des loques qui entouraient sa taille tordue, retira un sac de crin noir bordé de fil d'argent, et en secoua sur la table la tête desséchée et flétrie de Daniel Davrot ! Le soleil matinal, car depuis longtemps les lampes avaient pâli, frappa l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 26 septembre 2012

    Nastasia-B
    L’Homme Qui Voulut Être Roi est un recueil de neuf nouvelles, qui ont toutes pour dénominateur commun l’Inde coloniale britannique qu’a bien connu l’auteur.
    Comme pour son autre recueil célèbre « Le livre de la Jungle », on peut éventuellement reprocher à Kipling le manque d’homogénéité dans les nouvelles qui constituent ce recueil. D’aucuns diront qu’elles sont la marque de la diversité du talent de l’auteur. Je n’ai pas d’avis trop tranché sur la question.
    J’ai surtout conservé un bon souvenir de deux des neuf nouvelles, au premier rang desquelles, la première, la nouvelle titre.
    C’est l’aventure de deux roublards britanniques qui, par calcul, jouèrent de la crédulité d’un peuple reculé d’Afghanistan afin de se faire passer pour des dieux et ainsi, devenir roi (pour l’un des deux), certes du modeste Kafiristan, mais c’est tout de même déjà ça. Tout alla très bien pour eux jusqu’au moment où un petit incident fit tout basculer, je ne vous en dis pas davantage pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte.
    Sachez encore que l’adaptation cinématographique de John Houston en 1975 avec Sean Connery et Michael Caine est vraiment très réussie, pour ne pas dire — une fois n’est pas coutume — supérieure à la nouvelle dont elle est issue.
    Ensuite, le recueil patine un peu dans la poix, des confessions d’un opiomane dans « La porte des cent mille peines », à une loi réformée par la déposition d’un enfant de six ans dans « L’amendement de Tods » en passant par les angoisses contractées dans un village où l’on parque les rescapés du choléra dans « L’étrange chevauchée de Morrowbie Jukes ».
    Puis, c’est le moment où l’on s’ennuie ferme vers le milieu de l’ouvrage avec les nouvelles « La marque de la bête » (une histoire de folie et de magie), « Bisesa » (qui représente, selon les mots de l’auteur, « la passion orientale et son caractère impulsif ») et « Bertram et Bimi » (qui nous ressert à sa façon Le double assassinat de la rue Morgue d’Edgar Poe).
    Arrivée à un certain seuil de frustration, prête à laisser tomber ce bouquin, la nouvelle « L’homme qui fut » (histoire assez poignante d’un officier qu’on croit mort depuis belle lurette et qui refait son apparition dans son régiment après des années) est tombée à point nommé pour me réveiller un peu et m'enjoindre à terminer le recueil.
    Grand bien m'a pris car celle qui m’a véritablement prise aux tripes, c’est la toute dernière, au moment où je ne l’espérais plus. Alors que je m’apprêtais à refermer l’ouvrage sur une impression plus que mitigée, Rudyard Kipling m’a décoché en pleine face cette flamboyante nouvelle (au titre impossible) : Les Tambours du « Fore and Aft ». Elle traite du sort de deux très jeunes garçons, fraîches recrues en qualité de musiciens de troupe dans l'un des pires bataillon de l'armée coloniale, qui vont influencer de façon décisive le cours d’une bataille. Je ne vous en dis pas plus, mais c’est du costaud.
    Donc, selon moi, des nouvelles très inégales et pas seulement par la longueur, certaines très quelconques, mais aussi de ces luminescences rares en littérature, dont nous sommes tous un peu à l’affût quand nous lisons.
    Voilà, à vous de vous faire votre propre opinion maintenant, je vous ai donné la mienne, c’est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par liberliger, le 28 octobre 2012

    liberliger
    Sous ce titre sont réunies neuf nouvelles. Celle qui donne son titre au recueil est aussi la plus célèbre, très bien adaptée au cinéma avec Sean Connery et Michael Caine dans le rôle des deux héros. Pour les autres, la variété des personnages et des situations permet de brosser un rapide portrait de l'Inde britannique qui n'en demeure pas moins aussi l'Inde éternelle.
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    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 16 décembre 2010

    Hindy
    Roman épique, réflexion sur le pouvoir et l'attraction fatale qu'elle exerce sur les esprits. Plus qu'un roman d'aventure. A découvrir.

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  • Par billette, le 18 mars 2011

    billette
    A lire avant de regarder le film très fidèle au livre et très drole.

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  • Par lenouveaumanu, le 15 mai 2012

    lenouveaumanu

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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 06 février 2013

    - Où est-elle ? dit-il d'une voix comme un âne qui brait. (...)
    Arrive la femme, un beau brin de fille, couverte d'argent et de turquoises, mais pâle comme la mort et qui, à chaque instant, se tournait vers les prêtres.
    - Elle fera l'affaire, dit Dan, en la regardant de la tête aux pieds. Qu'y a-t-il donc, fillette, pour avoir peur ? Viens m'embrasser.
    Il lui passe le bras autour de la taille. Elle ferme les yeux, fait un petit cri, et voilà sa figure qui tombe, de côté, dans la barbe rouge feu de Dravot.
    - La garce ! Elle m'a mordu ! qu'il dit en portant la main à son cou, et pour sûr qu'il la retira rouge de sang.
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  • Par Nastasia-B, le 13 septembre 2012

    C'est pas tant la chose de se battre, soufflait un hussard à tête enturbannée de linges (...), quoiqu'on n'en ait pas moins sa suffisance. C'est la sacré nourriture et le sacré climat. De la gelée toute la nuit excepté quand il grêle, et tout le jour un soleil bouillant, et l'eau qui pue à vous fiche par terre. Je me suis fait écailler la tête comme une coquille d’œuf ; j'ai pincé une pneumonie, et j'ai les boyaux en ribote aussi. Y a pas gras de pique-nique par là-bas, je vous en réponds.
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  • Par Nastasia-B, le 12 septembre 2012

    Ils sortaient de la population trop dense d'un district manufacturier. Le dressage avait pu vêtir de chair et de muscles leurs squelettes chétifs, mais n'avait pas suffi à leur mettre du cœur au ventre, car c'étaient les fils d'hommes qui, des générations durant, avaient peiné trop fort pour un salaire trop faible, sué dans des sécheries, trimé sur des métiers, toussé dans la céruse et grelotté sur des gabarres.

    Les Tambours du "Fore and Aft".
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