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ISBN : 2081361965
Éditeur : Flammarion (2015)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 606 notes)
Résumé :
On connaît sous le nom de "Livre de la jungle" les aventures du jeune Mowgli en dessin animé ou film. Mais l'ouvrage original de Rudyard Kipling regroupe en fait sept récits. Les trois premiers mettent en scène Mowgli, petit garçon volé dans un village par le tigre Shere Khan, sauvé par un clan de loups et pris sous leur protection par la panthère Bagheera et l'ours Baloo. Viennent ensuite les aventures de Kotick, le phoque blanc qui cherche pour ses semblables un l... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
Nastasia-B18 mars 2013
  • Livres 3.00/5
Je lus ce livre naguère. Avec quelque enthousiasme, j'entamai ces sept nouvelles et...
... et l'enthousiasme décrut graduellement à mesure que j'avançais dans ma lecture.
Certes c'est bien écrit, certes ce ne fut pas désagréable car Rudyard Kipling est à ranger définitivement dans la catégorie des grands conteurs. Mais au final, il ne me reste pas grande ressouvenance, pas grande impression de profondeur, pas grande émotion de cet assemblage hétéroclite de nouvelles, ayant, me semble-t-il, pour dénominateur commun non pas la jungle en tant que forêt dense primaire (puisque l'une se situe dans le grand nord et parle de phoques) mais le règne animal, et ce que l'on nomme communément « la loi de la jungle », notion finalement beaucoup plus complexe qu'il y paraît et que Jack London a lui appelé "wild" dans son livre intitulé The Call Of The Wild, et lui aussi fort mal traduit sous sa forme connue en français de L'Appel de la Forêt. le "wild" étant une notion beaucoup plus vaste sémantiquement que le terme "sauvage", tout comme le Jungle Book de Kipling veut dire infiniment plus que les traductions littérales des termes "jungle" et "book". Il y a aussi une sorte de référence aux tables de la loi, laquelle loi s'appliquant aux animaux sauvages, avec son code d'honneur propre, etc. Bref, titre difficile à traduire, mais je reste convaincue qu'une traduction sous forme "La Loi de la Jungle" serait plus proche de l'esprit du livre que celui sous lequel il est connu.
Aussi me permettrai-je, en catimini, dans mon coin, de questionner la pertinence du titre choisi pour la traduction française qui évoque surtout l'idée de forêt et guère le véritable fond de l'ouvrage.
Les trois premières nouvelles (Les Frères de Mowgli, La Chasse de Kaa et " Au Tigre, Au Tigre ! ") ont servi de trame de fond à l'adaptation, tout compte fait, très réussie de Disney dans son film éponyme.
Le Phoque Blanc nous emmène en Alaska et nous raconte le difficile travail de persuasion préalable à l'établissement d'une nursery de phoques à un nouvel endroit que celui traditionnellement fréquenté par le groupe.
Kipling glisse dans ses nouvelles, subrepticement, discrètement, des allusions qu'on qualifierait aujourd'hui « d'écologistes » quant à l'impact de l'homme sur les populations animales.
La nouvelle suivante au titre impossible "Rikki-tikki-tavi" évoque elle aussi un autre impact anthropique possible sur les populations animales, celui du prélèvement dans la nature d'animaux sauvages pour en faire des animaux de compagnie (ici une mangouste).
Dans les deux dernières nouvelles, Kipling puise abondamment dans ses souvenirs coloniaux, notamment en Inde.
Bref, un recueil peut-être pas si indispensable que cela, que je trouve loin du meilleur niveau de l'auteur, mais cette considération n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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gill
gill14 juillet 2012
  • Livres 5.00/5
Ce premier volume du livre de la jungle est composé de trois histoires de Mowgli et de plusieurs autre dont la célèbre nouvelle ''Rikki-Tikki-Tavi'' qui met en scène une mangouste qui affronte le terrible cobra Nag et sauve au péril de sa vie Teddy, l'enfant de la maison qui l'avait accueilli.
Une lumière exotique baigne l'écriture de Kipling, une poésie antique, ragaillardie par un joyeux humour.
Brisant les frontières de la littérature jeunesse où il a longtemps été classé à tort, ce puissant classique renferme aussi quelques symboles du goût ambivalent de Kipling pour l'ordre et l'aventure.
C'est un des livres qui comptent dans l'histoire de la littérature mondiale.
Ce texte est brillamment traduit par Magali Merle.
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viou1108
viou110821 novembre 2014
  • Livres 1.00/5
Lu dans le cadre du Challenge Nobel
Je ne savais pas très bien à quoi m'attendre en commençant cet ouvrage, n'ayant même pas vu, au cours de ma tendre enfance, le dessin animé éponyme. Je m'imaginais donc que c'était une version longue et détaillée de la vie de Mowgli et Cie. Première surprise, puisqu'il s'avère que le Livre de la Jungle est un recueil de 7 nouvelles, dont seules les trois premières ont servi à l'adaptation par Walt Disney, tandis que les quatre dernières (qui d'ailleurs ne se déroulent pas toutes dans la jungle) sont indépendantes les unes des autres.
Deuxième surprise, le style et le contenu, plat et ennuyeux pour le premier (mais je suis sans doute tombée sur une très mauvaise traduction), sans intérêt et …ennuyeux pour le second. Je n'ai pas réussi à capter le message envoyé par Kipling depuis les Indes britanniques du 19ème siècle. Des histoires d'enfant-loup et d'animaux sauvages, la lutte pour le pouvoir, les gentils contre les méchants, les loups contre les tigres, les serpents contre les singes, la Nature contre l'Homme, la domestication de celle-là au profit de celui-ci pour le meilleur ou pour le pire, la détermination d'un seul à sauver son peuple en dépit de son inertie, … Peut-être peut-on y voir un éloge de la Nature ou des relations harmonieuses homme-animal, une sorte de fable moralisatrice pré-écologiste, ou encore la conviction qu'il faut poursuivre ses rêves. Possible. Mais je suis restée sceptique, et imperméable au charme de ces histoires pour enfants. Je n'ai jamais rien lu d'autre de Kipling, et le Livre de la Jungle est peut-être un écrit mineur, mais j'ai du mal à y trouver la puissance et la percussion d'un prix Nobel…
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Iboo
Iboo20 décembre 2015
  • Livres 5.00/5
La plupart d'entre nous avons dans notre mémoire, si ce n'est dans notre coeur, des lectures qui ont marqué notre enfance. Et, je viens de me faire la remarque que, sans sexisme aucun, selon que ce soit le père ou la mère qui a tenu le rôle de conteur, le choix des livres n'est pas tout à fait le même.
Féru de lecture, de musique classique et jazz, c'est donc mon père qui a tenu ce rôle auprès de l'enfant que j'étais. Et, si ce n'est qu'à Walt Disney que je dois de connaître Blanche-Neige, Cendrillon ou La Belle au Bois Dormant, c'est bien à mon père que je dois l'émerveillement, le frisson, des Contes des Mille et une Nuits, de La Petite Fille aux Allumettes, de Pierre et le Loup et du Livre de la Jungle.
Il y a des décennies que je n'avais rouvert ce livre. Son livre. Un bon vieux livre, édité en 1923, que mon père avait dû chiner dans les années cinquante sur les Quais des bords de Seine. Un livre relié, aux pages jaunies, à l'encre passée, et qui sent la poussière. Un livre que l'on ouvre avec déférence comme un vieux grimoire lesté de pouvoirs et de magie.
On a souvent tendance à surévaluer la sensibilité des enfants. Il me semble pourtant que cette "sensibilité" n'existe essentiellement que lorsqu'ils peuvent transférer l'imaginaire d'une histoire à leur propre univers, à ce qu'ils "connaissent"... tels un méchant loup ou une sorcière, personnages fictifs mais menace "réelle" pour leur vulnérabilité d'enfant face à l'adulte tout puissant.
C'est ainsi que, en relisant Le Livre de la Jungle, j'y ai trouvé une cruauté qui m'avait totalement échappée à l'époque. Là où je n'avais retenu que le courageux jeune Mowgli ou le volontaire et brave Kotick, j'ai lu et relevé l'impitoyable loi de la jungle, le massacre de milliers de phoques, l'asservissement des animaux par l'homme.
Force est de reconnaître que, comme nombre d'entre nous, ma sensibilité s'est non seulement décentrée mais, de plus, sérieusement accrue avec l'âge.
Par contre, tout comme dans mon enfance, je garde une petite préférence pour Rikki-Tikki-Tavi, la mangouste. A égalité aujourd'hui avec Akela, le loup banni par son clan car devenu trop vieux pour en être le chef. Hé oui, à chaque âge de la vie, ses "transferts", hein !
Merveilleux Livre de la Jungle ! Relu avec toute la charge affective qu'il revêt pour moi et rangé à nouveau, sans doute pour toujours, dans ma bibliothèque, avec toute la gratitude et l'émotion qui siéent à un bonheur d'enfance.
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LiliGalipette
LiliGalipette02 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Mowgli est recueilli par Père Loup et Mère Loup, sous la protection d'Akela. Mais une partie du clan est contre lui, ce qui fait bien les affaires de Shere Khan, le tigre boiteux qui est décidé à dévorer le petit homme. Avec Baloo et Bagheera, Mowgli apprend la loi de la Jungle. « La loi de la Jungle, qui n'ordonne rien sans raison, défend à toute bête de manger l'homme, […]. La raison vraie en est que meurtre d'homme signifie, tôt ou tard, invasion d'hommes blancs armés de fusils et montés sur des éléphants, et d'hommes bruns, par centaines, munis de gongs, de fusées et de torches. » (p. 8)
Mais le livre de la jungle, ce n'est pas que Mowgli, c'est aussi Kotick, le phoque blanc qui cherche une île où ses semblables seront à l'abri des hommes. Et Rikki-Tikki, jeune mangouste courageuse qui combat les cobras qui menacent une gentille famille d'humains. Ou encore Toomai le cornac qui, une nuit, a assisté à la danse des éléphants.
Sont-ce des histoires pour les enfants ? Peut-être pas tout à fait. Il y a bien plus de violence dans ces textes que dans le dessin animé de Walt Disney – qui reste un de mes préférés – : ici, Mowgli écorche le tigre devant le village des hommes et on assiste au massacre de centaines de phoques. Et pourtant, sous cette violence affichée, on sent l'amour que l'auteur porte aux animaux. Rudyard Kipling a quelque chose d'un François d'Assise en tenue coloniale.
Les animaux ont la parole et dans leur bouche, l'homme est seulement un animal comme un autre : il n'est pas supérieur, même s'il est parfois le plus fort. « Les bêtes sont-elles donc aussi sages que les hommes ? […] / Elles obéissent comme le font les hommes : mulet, cheval, éléphant ou boeuf obéit à son conducteur, le conducteur à son sergent, le sergent à son lieutenant, le lieutenant à son capitaine, le capitaine à son major, le major à son colonel, le colonel à son brigadier commandant trois régiments, le brigadier au général qui obéit au Vice-Roi qui est le serviteur de l'Impératrice. » (p. 184) Derrière ces histoires d'animaux, Rudyard Kipling sait raconter des histoires d'hommes : celle de l'ordre colonial et celle de la grandeur de l'Empire britannique.
J'aime découvrir les textes derrière les dessins animés qui ont marqué ma jeunesse : parfois, mes lectures me déçoivent, parfois elles sont mouche. C'est le cas ici ! Rudyard Kipling m'a touchée !
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB06 décembre 2010
Il était sept heures, par un soir très chaud, sur les collines de Seeonee. Père Loup s'éveilla de son somme journalier, se gratta, bâilla et détendit ses pattes l'une après l'autre pour dissiper la sensation de paresse qui en raidissait encore les extrémités. Mère Louve était étendue, son gros nez gris tombé parmi ses quatre petits qui se culbutaient en criant, et la lune luisait par l'ouverture de la caverne où ils vivaient tous.

— Augrh ! dit Père Loup, il est temps de se remettre en chasse.

Et il allait s'élancer vers le fond de la vallée, quand une petite ombre à queue touffue barra l'ouverture et jappa :

— Bonne chance, ô chef des loups ! Bonne chance et fortes dents blanches aux nobles enfants. Puissent-ils n'oublier jamais en ce monde ceux qui ont faim !

C'était le chacal — Tabaqui le Lèche-Plat — et les loups de l'Inde méprisent Tabaqui parce qu'il rôde partout faisant du grabuge, colportant des histoires et mangeant des chiffons et des morceaux de cuir dans les tas d'ordures aux portes des villages. Mais ils ont peur de lui aussi, parce que Tabaqui, plus que tout autre dans la jungle, est sujet à la rage ; alors, il oublie qu'il ait jamais eu peur et il court à travers la forêt, mordant tout ce qu'il trouve sur sa route. Le tigre même se sauve et se cache lorsque le petit Tabaqui devient enragé, car la rage est la chose la plus honteuse qui puisse surprendre un animal sauvage. Nous l'appelons hydrophobie, mais eux l'appellent dewanee — la folie — et ils courent.

— Entre alors, et cherche, dit Père Loup avec raideur ; mais il n'y a rien à manger ici.

— Pour un loup, non, certes, dit Tabaqui ; mais pour moi, mince personnage, un os sec est un festin. Que sommes-nous, nous autres Gidur-log (le peuple chacal), pour faire la petite bouche ?
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JoePleaseJoePlease08 juillet 2012
Oui, moi aussi, je naquis parmi les hommes. Je n'avais jamais vu la Jungle. On me nourrissait derrière des barreaux dans une marmite de fer; mais une nuit je sentis que j'étais Bagheera — la Panthère — et non pas un jouet pour les hommes; je brisai la misérable serrure d'un coup de patte, et m'en allai. Puis, comme j'avais appris les manières des hommes, je devins plus terrible dans la Jungle que Shere Khan, n'est-il pas vrai?
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Bruno_CmBruno_Cm15 décembre 2014
- La famille de mon père ne vous regarde pas, s'écria Billy avec colère ; car tous les mulets détestent s'entendre rappeler que leur père est un âne. Mon père était un gentleman du Sud, qui n'aurait pas été gêné de mettre en charpie n'importe quel cheval. Mets-toi ça dans la tête, gros Brumby !
Brumby veut dire rossard sans origine. Imaginez les sentiments d'Ormonde si un cheval d'omnibus traitait de carcan et vous pouvez vous figurer ce que ressentit le cheval australien. Je vis le blanc de ses yeux étinceler dans l'obscurité.
- Dites donc, fils de baudet d'importation malagais, fit-il en serrant les dents, je vous apprendrai que je suis apparenté,du côté de ma mère, à Carbine, le vainqueur de la Coupe de Melbourne, et nous ne sommes pas habitués, dans mon pays, à nous laisser passer sur le ventre par un mulet à langue de perroquet et à tête de cochon dans une batterie de pétardières et de chassepots. Etes-vous prêt ?
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CielvariableCielvariable11 mai 2013
Les frères de Mowgli (Mowgli’s Brothers) Chil Milan conduit les pas de la nuit Que Mang le Vampire délivre - Dorment les troupeaux dans l’étable close : La terre à nous - l’ombre la livre ! C’est l’heure du soir, orgueil et pouvoir À la serre, le croc et l’ongle. Nous entendez-vous ? Bonne chasse à tous Qui gardez la Loi de la Jungle ! Chanson de nuit dans la Jungle.


Il était sept heures, par un soir très chaud, sur les collines de Seeonee. Père Loup s’éveilla de son somme journalier, se gratta, bâilla et détendit ses pattes l’une après l’autre pour dissiper la sensation de paresse qui en raidissait encore les extrémités. Mère Louve était étendue, son gros nez gris tombé parmi ses quatre petits qui se culbutaient en criant, et la lune luisait par l’ouverture de la caverne où ils vivaient tous.
Augrh ! dit Père Loup, il est temps de se remettre en chasse. Et il allait s’élancer vers le fond de la vallée, quand une petite ombre à queue touffue barra l’ouverture et jappa : - Bonne chance, ô chef des loups ! Bonne chance et fortes dents blanches aux nobles enfants. Puissent-ils n’oublier jamais en ce monde ceux qui ont faim !
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crapettecrapette01 octobre 2012
La Loi de la Jungle, qui n'ordonne rien sans raison, défend à toute bête de manger l'homme, sauf lorsqu'elle tue pour montrer à ses enfants comment on tue, auquel cas elle doit chasser hors des réserves de son clan ou de sa tribu.
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Videos de Rudyard Kipling (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rudyard Kipling
Le livre de la jungle : on a comparé le film au dessin animé .Comment Walt Disney est passé du dessin animé qui date de 1967, au film d'animation en 2016 ? Si l'histoire inspirée du roman de Rudyard Kipling est la même, l'adaptation est plus noir et plus réaliste, destiné à un public un tout petit peu plus âgé (à partir de 8 ans). Tout a été tourné sur fond vert, avec des images de synthèse et un seul acteur : Neel Sethi, le petit garçon.
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