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ISBN : B00CHHTSWA
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2013)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 139 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Erik L’Homme est né en 1967 dans les montagnes du Dauphiné.
Le succès de ses romans pour la jeunesse lui permet de partager son temps entre l’écriture et les voyages. Après la disparition de Pierre Bottero, il a décidé de mener à leur terme les aventures d'Ombe e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Myiuki, le 07 novembre 2012

    Myiuki
    Depuis le début de ma lecture de cette saga, je disais que les livres de Bottero surpassaient ceux de L'homme, ils avaient ce petit plus qui me le rendaient plus "magiques". Eh bien, là, j'ai été subjuguée par ce tome 5 qui surpasse à mon avis les précédents. Erik L'Homme a su m'entraîner en un souffle dans cette histoire que j'ai pris énormément de plaisir à suivre. J'ai été ravie de me faire surprendre de la sorte par son style qui m'amenait à vouloir aller toujours plus vite pour lire la page d'après. En bref, j'ai adoré !
    Dans le détail, c'est donc l'écriture qui, en premier lieu, m'a accroché à ce roman. Je l'ai trouvé magnifique, pleine d'émotions, de gravité mais encore une fois aussi, d'humour. Pas l'humour un peu lourd du Jasper auquel on est habitué, un humour qui joue plus sur la nuance, ce qui est appréciable. C'est donc un style plus profond, plus poussé, qui m'a permis de mieux apprécié ce roman. le rythme des mots colle parfaitement à la vitesse de l'intrigue que l'on suit dans un souffle unique, ne soupirant qu'à la fin du roman. le style de l'auteur nous prend dans ses filets dès les premières lignes, l'émotion est intense et cette intensité ne nous quittera plus jusqu'à la fin. On est avance dans ce roman comme sur une corde raide, la peur ne nous lâche pas, l'angoisse non plus. C'est très bien rendu par la poésie du texte je trouve. L'écriture renforce la puissance du récit qui en soi est palpitant, haletant. On sent l'urgence, la détermination et la colère qui percent derrière chaque mot, chaque signe. Je ne pensais pas en ouvrant ce livre le trouver si sombre, si oppressant, pourtant, ce fut le cas. En même temps, je m'y attendais un peu mais je ne pensais pas que l'auteur saurait retranscrire d'une aussi belle manière tant de tristesse, de désespoir et de rage contenue. Lui qui avait créé un personnage plus léger que Pierre Bottero a réussi à lui donner ici une profondeur et une sincérité telles que, même si on pouvait le trouver légèrement horripilant auparavant, on ne peut plus penser ça de lui à présent. C'est un superbe personnage que l'auteur met ici en avant, servit par un style qui le rend attachant et lui construit une image plus complexe que celle que nous lui connaissions jusqu'à présent.
    Le début du roman est brutal. On avait quitté Jasper et Ombe en moto le soir de Noël, on retrouve Jasper, seul, à l'hôpital. Ombe est morte. le choc ! Bon, forcément, étant donné que l'auteur est malheureusement décédé avant la parution de ce tome, je me doutais bien qu'il y aurait quelque chose de spécial pour la suite, mais, quelque part, je n'aurais pas cru qu'il ferait mourir ce personnage que j'appréciais tant. En même temps, je pense que l'histoire d'Ombe et de Jasper est ici amplifiée par la propre expérience de l'auteur qui, lui aussi, a perdu un ami. Justement, ça rend ce roman-ci plus intimiste, plus fort en émotions aussi. du début à la fin, on retient nos larmes, c'est fort, c'est triste mais c'est beau aussi. Comme une sorte d'hommage. J'ai beaucoup aimé le fait que la réalité rejoigne ici un peu la fiction, ça ne la rend que plus prégnante, plus réaliste. du coup, le lecteur s'attache plus facilement au "nouveau" Jasper, si je puis le formuler ainsi. Ce que j'ai beaucoup aimé aussi c'est le fait qu'Ombe ne disparaisse pas totalement, puisque l'auteur la fait converser en pensé avec Jasper. Ces petits échanges, souvent teintés d'humour, m'ont fait sourire. Ça dénote bien toute l'importance de leur relation à tous les deux, tout ce qu'elle avait de vrai, de fort, on les aperçoit se chamaillant, se lançant des piques, comme le feraient un frère et une sœur. C'est tendre, c'est affectueux et ça rajoute encore au côté "sentimental" de ce roman. Ces moments-là ont sans doute été mes préférés du roman, j'ai trouvé ce concept original. Ça met bien en valeur la relation que ces deux personnages auraient pu avoir ensemble et qu'ils n'auront jamais. Ça a quelque chose de mélancolique et de joyeux aussi, tout est dans la contradiction, la complémentarité dans ce livre.
    Ce qui m'a le plus étonnée, même si, au final, c'est une suite logique, c'est le personnage de Jasper. Waouh ! Alors là, j'avoue, je ne pensais pas qu'il évoluerait à ce point-là, mais c'est une bonne chose ! Après l'annonce de la mort d'Ombe, il n'a qu'une idée en tête, la venger. Eh bien, je gentil petit garçon timide va laisser la place à un homme, déterminé à obtenir la peau de celle qu'il considérait comme sa soeur et ça va saigner. Je savais aux vus des tomes précédents qu'il était courageux mais là, ça va au-delà de ça. Il se métamorphose réellement et grandit. Il va se lancer alors qu'il est lui-même blessé sur les traces du tueur d'Ombe. Il va devoir le faire en se cachant de l'Association, Mademoiselle Rose et Walter étant trop inquiets à son sujet pour le laisser enquêter, mais également en se cachant d'un ennemi insoupçonné et qui se cache derrière l'assassinat d'Ombe. C'est donc dans une cavale, une course contre la montre, qu'est embarqué le lecteur. On suit Jasper, déjoué les plans de Walter, de Mlle Rose et de ses ennemis à coup de sorts, de potions et d'incantations toutes plus puissantes les unes que les autres, usant de la ruse, de son imagination et de ses connaissances pour arriver à ses fins. Jasper devient un magicien puissant, ou devrais-je dire surpuissant, arrivant à effacer ses traces afin que nul ne le retrouve alors que tous sont à sa recherche. J'ai été impressionnée par ce personnage qui prend encore plus d'ampleur dans ce tome, se révélant intelligent, extrêmement courageux, légèrement inconscient peut-être aussi, mais surtout j'ai été bluffée par le fait qu'il veuille tuer quelqu'un d'autre. Voilà une chose dont je ne l'aurais pas cru capable. Et pourtant, il va tout faire pour éliminer l'homme responsable de la mort d'Ombe. Il devient froid, calculateur, et pourtant, on sent qu'il est toujours cet ado fébrile, timide, un peu maladroit au fond. C'est une évolution que j'ai trouvé malgré tout radicale, comme si Jasper passait du côté obscur de la force en quelque sorte. A voir ce que la suite va nous apprendre de plus là-dessus, en attendant, je suis dans l'expectative.
    Mais ce qui m'a touchée aussi dans ce personnage, c'est sa détresse. On sent toute la solitude qui pèse sur lui s'imprégner un peu plus à chaque page. Il avait Ombe, il ne l'a plus, il avait ses deux amis, Jean-Lu et Romu, mais il ne peut pas s'approcher d'eux, il avait Walter et Rose, mais ceux-ci veulent l'empêcher d'agir, ils avaient sa mère, mais elle est en voyage à l'autre bout du monde ... On ressent ce vide, ce froid intense, de la solitude, derrière chaque conversation qu'il entretient avec Ombe dans son imaginaire, derrière chaque moment où il doit agir et qu'il n'a personne vers qui se retourner. J'ai trouvé que cela renforçait encore plus l'intensité du roman, son côté "réel", les émotions que peut ressentir le lecteur lors de sa lecture. Pas une minute, la gravité de la situation ne nous échappe, on est pris dedans, comme englué dans un monde de désespoir, de désolation. Plus rien n'existe en dehors de cette idée fixe : Ombe est morte, son assassin doit payer. Cette idée fixe qui porte Jasper envahit aussi l'esprit du lecteur. On se demande, au fil des découvertes et des révélations qui s'instillent dans le roman, ce qui va bien pouvoir se passer ensuite. Jasper va-t-il réussir à venger Ombe ? Que fera-t-il ensuite ? Tension est le mot clé dans ce roman. On se demande ce qui va arriver à la page d'après mais surtout comment Jasper arrive à faire tout ce qu'il fait sans s'effondrer. Il ne s'agit pas d'un deuil ici, il s'agit de passer à l'action. Et de l'action, ce roman n'est manque pas, c'est réellement prenant, le lecteur est tenu en haleine tout du long et n'a qu'une envie : en savoir plus. Mystères et secrets sont au rendez-vous, attisant notre curiosité. Et la révélation à la fin du roman ne nous donne qu'une envie : vite lire la suite !
    Vous l'aurez compris, du moins, je l'espère, j'ai tout simplement adoré ce cinquième tome ! Je l'ai trouvé magnifique, tellement beau que j'ai pris plusieurs notes pour garder quelques phrases en tête. C'est un roman qui parle de mort, d'amour, d'amitié, de tendresse, de vengeance, de peur, de force, de courage, c'est un livre qui ne laisse pas indifférent car il nous parle. Son personnage principal, tellement attachant, nous le rend encore plus précieux. Vraiment, si vous hésitez à poursuivre votre aventure avec cette saga ou que vous ne l'avez pas encore débutée, je n'aurais qu'une chose à vous dire : foncez ! Vous ne le regretterez pas !

    Lien : http://coeurdelibraire.over-blog.com/article-erik-l-homme-a-comme-as..
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    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 12 janvier 2012

    Lefso
    La série A comme Association est née de la rencontre entre deux écrivains Pierre Bottero et Erik L'Homme, ainsi que de leurs maisons d'éditions respectives. Chaque écrivain racontait l'histoire d'un membre de l'association : Erik L'Homme celle de Jasper, apprenti magicien et Pierre Bottero, celle d'Ombe une jeune fille incassable, leurs histoires se mêlant et se démêlant. À la mort de Pierre, les deux premières aventures d'Ombe sont écrites mais non relues. Un livre de chaque auteur sort en octobre 2010 , puis quelques mois après un deuxième livre. Avec la mort de Pierre Bottero, Erik L'Homme doit improviser. La solution est toute trouvée et on peut presque dire que c'est son ami Pierre qui lui a soufflée : il continue la série en écrivant les aventures de Jasper. La série comptera 8 ouvrages au lieu des 13 prévus.
    J'ai découvert cette série l'été dernier et je me languissais de pouvoir lire les deux tomes suivants. C'est chose faite et je peux vous dire une chose : le 5ème tome est un livre exceptionnel. C'est comme si Erik L'Homme prenait la place de Jasper et Pierre Botero celle d'Ombe ! Il est plein d'émotions, plein de regrets, plein de "et si ..."
    L'histoire continue donc (the show must go on) et Jasper est mis à l'écart par l'association pour plusieurs raisons : il doit se reposer après son accident, se cacher de ceux qui en veulent à sa peau, et l'association doit éclaircir un mystère qui se profile à l'horizon... Seulement Jasper ne serait pas Jasper s'il obéissait :). le voilà donc à la recherche de ceux qui le traque ! Il réclame vengeance !
    L'histoire est passionnante, l'action au rendez-vous, l'émotion dans nos cœurs ! Jasper rencontre de vieux amis, s'en fait de nouveaux. Il semble transformé ! J'aime beaucoup ses dialogues intérieurs ! J'ai pleuré plus d'une fois en lisant ce livre qui se termine malheureusement trop vite. J'ai vraiment beaucoup beaucoup beaucoup aimé le style de Erik L'Homme. Il a su rendre ici toutes les émotions qui passent dans la tête de son héros ! Et il en passe dans la tête de Jasper des émotions, c'est peu de le dire ! D'ailleurs le personnage s'étoffe, s'enrichit, il remplit presque à lui tout seul le livre. S'il était un rockeur, on pourrait dire qu'il met le feu au livre, mais d'ailleurs, c'en est un ^^
    Ce livre est mon premier coup de cœur de l'année. Il est exceptionnel. Pour moi, le meilleur de la série. Je l'ai compris comme un superbe hommage à un ami, une ode à l'amitié, à la vie...

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2012/01/comme-association-tome-5-la-ou-les..
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    • Livres 4.00/5
    Par murielan, le 14 mai 2013

    murielan
    Quand la fiction rejoint la réalité...
    Jasper se remet difficilement de l'attaque qui a couté la vie à Ombe. Il n'a plus qu'une seule idée en tête : retrouver l'assassin de son amie et la venger...
    Le ton de ce cinquième tome est plus grave que les précédent. Jasper est confronté à de nouveaux sentiments : la colère tout d'abord mais aussi une détermination sans faille. Il n'en perd cependant pas son humour et ses jeux de mots qui font tout son charme.
    Dans cet épisode, Jasper grandit, fait des choix cruciaux pour son avenir mais on découvre aussi que de plus en plus de mystères entourent l'Association et que les 2 héros de cette saga ne sont peut être ce qu'ils paraissent être.
    Affaire à suivre... avec beaucoup de plaisir !
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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 05 mars 2013

    Syl
    Jasper et Ombe ont commencé par être stagiaires, et, au fil de leur formation, ils deviennent de plus en plus indépendants…
    « Take a long holiday, let your children play
    If ya give this man a ride, sweet memory will die
    Killer on the road,… »
    Jasper s'accroche à Ombe. Sur la moto pilotée par la jeune fille, ils sont tous les deux des chevaliers, des oiseaux, l'air, la liberté, ils s'évadent.
    Il est heureux, il se chante « Riders on the storm » des Doors, il fait nuit, c'est Noël, les lumières de la ville deviennent des faisceaux, il est avec la fille la plus formidable, elle pourrait être son amie de coeur, sa soeur, son complément.
    C'est ça le bonheur.
    « Riders on the storm, riders on the storm,
    Into this house we're born, into world we're thrown
    Like a dog without a bone, an actor out on loan.
    Riders on the storm. »
    « Bip. Bip. Bip…
    Je suis dans un lit. Un lit blanc. Tout est blanc autour de moi.
    Au-dessus de ma tête, une poignée se balance mollement. Des appareils clignotent. Une aiguille est plantée dans mon bras. »
    … Riders on the strom…
    « The world on you depends, our life will never end.
    Le monde dépend de toi, jamais notre vie ne finira ».

    Le bonheur n'est plus, mais il reste la vengeance.
    Que les ombres qui fracassent les espérances sur le bitume se terrent profondément ! Aucun asile, pas même une morgue, ne pourra les protéger.
    .
    Ce billet sera différent des autres. Je ne veux pas vous en dévoiler l'essence. Je vous dirai seulement que ce tome chagrin est très beau. Nous le commençons avec beaucoup de sensibilité et des pensées vers les auteurs.
    Jasper va mener une enquête grâce à des sortilèges et la magie prendra une dimension importante dans ce volume. le jeune stagiaire devient un justicier sans pardon, comme un Clint Eastwood dans « Impitoyable »… Il semblerait que les formules n'aient plus de secret pour lui.
    Cavalier solitaire, il parvient à faire corps et âme avec un esprit qui l'aidera dans sa combativité et sa constance. Au 13, rue du Horla, Walter et Mademoiselle Rose se retrouvent désemparés et lancent sur les traces de Jasper, deux jeunes recrues.
    La série devient plus tragique et renvoie le lecteur à une intrigue bien plus sombre qu'il ne l'aurait imaginée. Une organisation part en croisade comme au temps de l'inquisition.
    Je terminerai par un passage du livre… Jasper face au danger et Ombe qui lui dit :
    « - Renonce à ta vengeance. Passe la main à Walter.
    – J'y ai songé, vois-tu. Ces dernières heures, j'ai eu moult occasion de cogiter !
    – Et alors ?
    – Tu te rappelles ces films dans lesquels le héros tient, à la fin, entre ses mains, le salaud qui a tué sa femme ou son fils ou son meilleur ami ? Et qui l'épargne, au nom de je ne sais quelle morale à la con ?
    - Je me les rappelle très bien.
    - Eh bien, ces films m'ont toujours énervé.
    - Pareil pour moi !
    - Alors tu vois, je ne sais pas pourquoi mais j'imagine très bien Walter dans le rôle du héros débile pardonnant l'impardonnable. (…)
    Un Agent qui marche va plus loin qu'une Association assise. »
    A bientôt pour le sixième, Série à recommander +++
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    • Livres 4.00/5
    Par Archessia, le 15 octobre 2011

    Archessia
    Jasper se réveille à l'hôpital.
    D'abord, tout est confus. Que s'est-il passé ? Comment est-il arrivé là ? Et où est Ombe ?
    Ombe ...
    Les souvenirs reviennent, et la dure, la cruelle réalité le cogne en pleine tête et en plein coeur. Ombe est morte.
    Sur la moto, ce fameux soir de Noël, où ils ont été plus proches que jamais, trouvant l'un chez l'autre un véritable compagnon. Un homme avec un taser spécial, une lumière vive, un choc, la moto qui fonce s'encastrer dans une vitrine.
    Ombe n'existe plus, son existence devient déjà un simple souvenir.
    Maintenant, une certitude pour Jasper, et un nouveau but : il ne sera jamais en paix tant qu'il n'aura pas vengé la mort de son amie. Pour ça, il sait qu'il n'y a qu'une solution, il va falloir traquer l'assassin, et le tuer.
    Pfff ...
    Je crois que, dès la première page, je pleurais déjà. J'avais déjà fermé le tome précédent en pleurant, et comme j'ai entamé ce volume directement après, mes larmes ont redoublées.
    Non, vraiment, Erik L'Homme nous offre ici un début de roman extrêmement émouvant.
    Personnellement, il m'a été tout simplement impossible de ne pas faire un parallèle avec le décès de Pierre Bottero, ce qui a rendu encore plus profonde la tristesse dégagée par ce livre.
    Mais, pour ceux que ça inquiéterait, pas de déprime ici. Il se dégage également une sorte de rage, de colère, exprimée par Jasper, qui se refuse à accepter la mort de son amie. Comme si le fait de se battre, de chercher une vengeance, pourrait apaiser un tant soit peu sa douleur et le sentiment de perte et d'injustice qu'il ressent.
    C'est un tome puissant, vibrant et intense, autant dans sa tristesse que dans sa force.
    On s'attache encore plus à Jasper, on partage sa peine, sa douleur, sa colère et sa soif de vengeance.
    On le découvre sous un jour nouveau, et on a la confirmation qu'il est bien plus qu'une jeune homme timide, un peu geek et pataud.
    La première moitié du livre est consacrée entièrement à comment il vit son deuil, comment il y fait face et comment il se prépare à traquer le tueur qui lui a retiré son amie.
    La seconde moitié s'intéresse aux révélations, et aux questions qu'elles soulèvent.
    Qui est vraiment cet homme ? Quel est le rapport entre lui et les ennemis qu'Ombe et Jasper ont affrontés par le passé ? Pourquoi, depuis le début, met-il tout en oeuvre pour les éliminer ?
    On se rend compte que, depuis le premier tome, tout se regroupe, chaque élément entre en résonance avec les autres et tout pointe vers Ombe et Jasper.
    Ce que j'ai particulièrement adoré, c'est le mélange des narrateurs.
    Nous avions bien sûr Jasper, notre héros, mais nous avions également des passages entiers du point de vue de Rose et Walter, par exemple.
    C'est étrange car ça permettait d'installer une bonne ambiance chargée de mystères, tout en soulevant un côté du voile en nous montrant des éléments qui nous étaient jusque-là inconnus.
    C'est un volume grandiose, qui marque un tournant décisif dans l'histoire.
    Il va vraiment être difficile d'attendre octobre avant d'avoir la suite sous la main, car après ce que l'on a appris ici, une myriade de question se bousculent dans ma tête.

    Lien : http://archessia.over-blog.com/article-a-comme-association-tome-5-la..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 12 janvier 2012

    Ombe ne mentait pas. On vole littéralement.
    Plus de feux, plus de panneaux, juste les lumières de la ville qui se confondent dans une grande traînée lumineuse.
    Et le rugissement du moteur.
    Je me cramponne, les deux bras autour de sa taille.
    Je ne peux m'empêcher de respirer son odeur, près de son cou. Ce n'est pas du parfum mais une fragrance naturelle. Un mélange de mousse et d'herbe brûlée, de pierre chauffée au soleil et d'eau de rivière.
    C'est délicieux.
    Mon coeur s'affole tandis que je me contrains au calme.
    Le mot "sœur" m'est venu naturellement, tout à l'heure. Il s'est imposé à moi comme une évidence. Il me paraissait le plus adapté, le plus juste pour décrire ce que je ressens au fond de moi depuis ce soir - depuis toujours ?
    - C'est le plus beau cadeau de Noël de ma vie ! je hurle contre son casque.
    - Hein ? Je n'entends pas ! répond-elle en penchant la tête.
    - Non, rien !
    Et pour moi, seulement pour moi je chante à tue-tête les paroles des Doors qui disparaissent dans la nuit, emportées par le vent de la course :
    " Take a long holiday
    Let your children play
    If ya give this man a ride
    Sweet memory will die
    Killer on the road, yeah..."
    (The Doors, "Riders on the storm")
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  • Par Crunches, le 25 mars 2012

    L'expression de dégoût affichée par Fabio me convainc de deux choses : 1. il en connait une ; 2. elle acceptera volontiers le casse-croûte particulier que je trimballe avec moi.
    - N'importe quelle goule, je confirme.
    - Les goules sont dangereuses...
    - Ne joue pas les grandes goules... euh, les grandes gueules avec moi, je le coupe sèchement. Tous les Anormaux sont dangereux. Potentiellement, en tout cas.
    - Les Normaux aussi, rétorque Fabio piqué au vif.
    - Je te l'accorde. Mais on s'éloigne du sujet. Alors cette goule ? Tu en connais une, oui ou non ? Et attention, je n'ai pas dis poule !
    - Oui, je connais une goule. Seulement, t'expliquer où elle se cache serait trop long. Le plus simple, c'est que je te conduise. Je mets juste une condition à ce service : après ça, tu m'oublies. Définitivement.
    - Tu te crois en position d'avoir des exigences ? je réponds en plissant des yeux. D'accord, j'accepte, mais c'est parce que j'aime bien. Et pas de coup fourré, hein Fabio ?
    - Pas de coup fourré, soupire-t-il en récupérant ses vêtements sur le fauteil et en se dirigeant vers la salle de bains.
    "Tu as été épatant, Jasp.
    - Merci. Et arrête de m'appeler Jasp ! Le seul qui a le droit de le faire c'est Jean-Lu, parce qu'en retour je peux le traiter de gros.
    - Si tu essayes de m'appeler la grosse, je t'en colle une, Jasper
    - Ben voilà, c'est mieux comme ça ! "
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  • Par Sharon, le 19 juin 2011

    Mon coeur s'accélère, fouetté par une brusque montée d'adrénaline.
    Le face-à-face que j'appelais de mes voeux !
    La preuve que j'avais raison et Walter tort.
    Qu'un Agent qui marche va plus loin qu'une Association assise.
    Que la ténacité paye.
    L'occasion, aussi, de proposer une autre fin au film.
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  • Par Miss-Hash, le 09 août 2011

    Il y a certains évènements qu'on voudrait n'avoir jamais vécus. Qu'on donnerait tout pour oublier. Et qu'on se remémore avec d'horribles pincements au cœur.

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  • Par Miss-Hash, le 09 août 2011

    Qu'est-ce que ces mots signifient? Je crois qu'ils veulent dire qu'un jour -soir- on se rencontre enfin et on se fait, sans les exprimer, des tas de promesses pour le lendemain. Et que ce lendemain n'existera jamais.

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