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ISBN : 2359103121
Éditeur : Ankama Editions (2012)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 66 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
City Hall se déroule dans un univers dépourvu de papier et dans lequel l’écriture manuscrite, interdite depuis des siècles, n’est plus enseignée. La raison en est simple, tout ce que vous écrivez prend vie. Devenu une arme trop dangereuse, le papier a été à l’origine d’... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 01 juin 2014

    belette2911
    Ce "manga" français m'avait intrigué lors de sa sortie. Pensez-vous, réunir dans un Londres post victorien (1902) où le papier et l'écriture sont bannis, deux auteurs tels que Jules Verne et Conan Doyle !
    Le papier est banni ?? Oui, nous sommes dans un univers dépourvu de papier (même aux chiottes ??) et l’écriture manuscrite est interdite depuis des siècles.
    Pourquoi ? Tout ce que vous écrivez prend vie. Le papier et l'écriture sont devenus une arme trop dangereuse. N'allez pas croire qu'on se trouve à l'époque de Néandertal, non, non ! La technologie s’est développée plus rapidement que durant notre Révolution Industrielle, ils possèdent déjà des voitures et les auteurs publient sur des e-book.
    Une brillante idée de réunir les deux auteurs dont je vous parlais plus haut. Je l'ai appris ensuite, mais il est dit que c'est en lisant les textes de Jules Verne que Conan Doyle a appris le français.
    Nos deux personnages sont jeunes, et Jules, plutôt bôgosse, est un espèce d'inventeur un peu fou. Génial, mais fou. Et avec un volant entre les mains, il devient dangereux !
    Quant à Conan Doyle, il est à croquer lui aussi. Tout comme son futur personnage de détective, il est capable d'observer et déduire. Bref, un Sherlock Holmes en puissance !
    Il souffle aussi un petit vent orwellien ("1984") sur le manga puisque l'on a réarrangé l'histoire afin de gommer une guerre et on a manipulé les gens en leur disant que si on n'utilisait plus de papier, c'était pour des raison écologiques et économiques. Sans oublier un certain "Big Eye"...
    J'ai été étonnée de voir que beaucoup d'autres personnages étaient calqués sur des vrais...
    Belle idée que de nous dresser le portrait des personnages principaux au fil des chapitres (et nous gratifie de quelques belles citations d'auteurs connus).
    En la voyant courte vêtue, jamais je n'aurais pensé que le personnage d'Amelia Earhart avait vraiment existé et qu'elle était la première femme à avoir traverser l'océan Atlantique en avion.
    Dans City Hall, on peut dire qu'elle allie la belle paire de loches avec une descente de reins à faire baver (bander ?) Doyle, qu'elle manie les flingues mieux qu'un super héros qui sauve le monde dans un blockbuster américain et qu'elle a un caractère d'ours mal léché. Caricature quand tu nous tiens.
    Quant au maire de Londres, il ressemble beaucoup à Malcom X ! Normal, il se nomme "Malcolm" et ajoute un "X" à son prénom lorsqu'il signe des documents électroniques !
    Le méchant a une tête de corbeau... Une sale tête avec son masque. C'est un bon méchant qui veut tout détruire grâce à des papercuts nés du papier qu'il possède, mais il lui manque un poil (une plume) de ce petit truc qui lui donne de l'envergure et qui fait qu'on est fasciné par le méchant (Dark Vador, par exemple).
    Le maire de City Hall a-t-il raison de faire appel à Jules Verne pour jouer avec des carnets de papier pour contrer le vilain pas beau qui récite du Poe ?? Ça fait peur parce que Verne est un peu trop sûr de lui... et fou autant le bordel dans la ville que le méchant vilain pas beau, sans se soucier des conséquences. Il est encore un peu enfant, parfois, mais il a de l'humour et de la répartie.
    Du rythme, un scénario assez bien foutu, des arbres qui cachent la forêt (l'avantage de publier une critique après avoir relu les 3 premiers tomes), des personnages principaux sympathique, une Amélia version "Madame Bellepaire, de Loches", un majordome très typé, un inspecteur-chef bête et impulsif et une myriade de personnages connus un peu détourné de leur véritable vie.
    Défauts ? Les onomatopées qui parsème les pages et qui rende le tout un peu trop chargé. Et puis, je rejoindrai les autres chroniqueuses en signalant que l'on aurait pu faire un personnage féminin sans lui coller des obus au niveau de la poitrine !
    Malgré tout, j'avais accroché au récit et j'ai poursuivi l'aventure. Je relis la série avec plaisir.

    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2014/06/01/city-hall-tome-1-..
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    • Livres 4.00/5
    Par nekomusume, le 30 septembre 2013

    nekomusume
    La maxime "la plume est plus forte que l'épée" prend tout son sens dans ce manga...
    Début 20ème siècle, le papier a totalement disparu, suite à son éradication pour des questions de sécurité: en effet tout ce qu'on y écrit devient réalité. La puissance qui en découle mettait le monde en danger, aussi les écrans et le numérique l'ont-ils remplacé. Toutefois sur les lieux d'un crime spectaculaire, on retrouve une feuille décrivant le mode opératoire du meurtre. Aucun doute n'est permis, un criminel s'est approprié du papier. le maire de Londres (accessoirement Malcom X) fait alors appel au seul homme (selon lui) capable de contrer le terroriste en utilisant à son tour l'écrit: Jules Verne (!!!) et son fidèle assistant Arthur Conan Doyle (!!! encore).
    Dans un délire d'engins au design datant du début du siècle précédent, remaniés parfois pour les besoins de la cause, des scènes d'action spectaculaires, des personnages charismatiques issus du monde réel (Amélia Earhart, al Capone... ) qui n'ont plus grand chose à voir avec leur modèle, des citations d'auteurs, des références littéraires, de l'action, de la violence... Un OVNI dans l'univers du manga.
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    • Livres 1.00/5
    Par 100choses, le 24 mai 2013

    100choses
    Ce manga français me faisait très envie depuis sa sortie (parce que Londres, steampunk, Arthur Conan-Doyle…) d'autant plus que les premières chroniques lues à son sujet étaient particulièrement enthousiastes. Si bien, qu'alors que je n'achète jamais moi-même de mangas, pour Noël je m'étais offert le premier tome. Je l'ai finalement lu récemment et je n'ai pas du tout accroché pourtant des types qui conseillent d'écouter la BO d'Harry Potter pour accompagner la lecture de leur livre ne peuvent pas être foncièrement mauvais.
    En fait, j'ai commencé à lire les premières pages, en pleine nuit avant de rapidement abandonner car je trouvais l'ensemble trop confus. Mettant cela sur le compte de la fatigue, j'ai rouvert ce premier tome de City Hall quelques jours plus tard, à tête reposée en espérant que ça passerait mieux. Malheureusement cela n'a pas été le cas et si je n'ai pas vraiment eu à me forcer pour aller au bout de ce volume, je ne pense vraiment pas poursuivre la lecture de cette série.
    Pourtant, il y a des choses très intéressante, la présence d' Arthur Conan-Doyle et de Jules Verne en tête, bien sûr. C'est d'ailleurs brillant d'en avoir fait deux amis lorsque l'on sait que c'est en lisant les textes de Jules Verne que ACD a appris le français. Jules Verne a tout de l'inventeur/auteur génial mais un peu allumé et quant au jeune Conan-Doyle, j'ai trouvé très chouette de le voir observer et déduire avec une telle rapidité et une telle précision que Sherlock Holmes en frémirait de jalousie.
    Et puis j'aimais bien l'idée de départ tout simplement : le fait que les mots que l'on écrit, les histoires que l'on invente prennent vie et soit une partie intégrante de la réalité, puissent agir sur les hommes. Mais pourquoi limiter ce pouvoir aux textes rédigés sur papier ? Je suis pourtant une ardente défenseuse de l'objet livre, mais cela ne m'empêche pas de lire aussi en numérique à l'occasion et de reconnaître les avantages et l'intérêt complémentaire de ce support. Pourquoi un texte au format numérique ne pourrait pas avoir le même pouvoir qu'un texte manuscrit ou imprimé? Parce qu'après tout ce sont les idées qui sont puissantes, pas le support en lui-même à moins de s'en servir pour assommer les gens (là je reconnais que l'intégrale du SDA est sans doute plus efficace en format papier qu'enregistrée dans une liseuse. En plus, c'est fragile, une liseuse.). du coup, j'ai rapidement trouvé toute cette histoire pas très logique et ça m'a vraiment empêchée de réellement me sentir concernée par le combat mené par les personnages.
    Mais finalement, ce petit souci au niveau de l'intrigue n'est encore rien face au problème majeur de ce premier tome selon moi : mon dieu que les pages sont surchargées : traits brouillons et trop nombreux, bulles hyper-envahissantes, onomatopées permanentes : l'ensemble est bruyant et encombré tant et si bien que l'on ne peut même pas réellement profiter du trait alors que sur la couverture par exemple, les personnages ont plutôt de bonnes bouilles et que j'aurais aimé pouvoir m'arrêter sur leurs visages, un détail de leur apparence. Hors là ça n'est vraiment pas possible : on est noyé sous l'afflux d'informations graphiques. A tel point que j'ai trouvé ce premier volume de City Hall fatigant à lire : le cerveau du lecteur est vraiment hyper-sollicité de toute part au point que cela en est douloureux et comme en plus l'intrigue est un poil complexe et brouillonne elle-même, il devient très dur de se concentrer sur ce qui compte vraiment et de ne pas perdre le fil.
    Et puis alors pourquoi est-ce que c'est toujours l'unique personnage féminin du truc qui se retrouve affublée d'une tenue qui couvre le strict-minimum et prend des poses plus que suggestives ? Ca me tue ce genre de trucs ! Surtout quand c'est Amelia Earhart que l'on déguise ainsi tout en nous disant d'elle qu'elle a contriué à l'égalité des sexes. Ouais ‘fin égalité, égalité, là elle a juste le droit d'être caractérielle et de se balader à moitier à poil et de faire bander ses messieurs qui ne sont pas capable de se retenir deux secondes. Elle est belle l'égalité ! C'était la minute chienne de garde, ce que je ne suis pas du tout au quotidien, mais là franchement ça m'a agacé et si c'était de l'humour de la part des auteurs, je ne l'ai vraiment pas ressenti comme tel…
    Bref, si le fond passe encore grâce à quelques éléments intéressants, je n'ai pas du tout accroché à la forme. J'ai vraiment eu l'impression d'être agressée de toutes part pendant ma lecture et c'est dommage, parce qu'il y a vraiment de bonnes idées derrière City Hall. Mais pour ma part, l'aventure s'arrêtera là.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2013/05/21/lapeyre-guillaume-guerin-re..
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    • Livres 4.00/5
    Par Walktapus, le 03 juin 2014

    Walktapus
    Un manga français, ça m'a intrigué. Le manga étant par définition une bd faite par des japonais, qu'est-ce qui caractérise un manga français ? Le format ? le rythme de production ? le dessin ? les thèmes ? certains modes d'expression ?
    C'est surtout le format, je pense : taille du livre, nombre de pages, non colorisation. Le rythme de parution, aussi (2 volumes par an, pas énorme pour nous lecteurs, mais déjà un exploit s'ils n'emploient pas tout un studio comme les magakas). En tout cas ici, à part peut-être l'abondance de lignes de mouvements, je n'ai pas l'impresion qu'il y ait de code propre au Japon.
    City Hall se déroule dans un univers parallèle mi steampunk, mi roaring twenties, où l'anachronisme est roi, et les références et clins d'yeux nombreux. Un trio de jeunes gens va enquêter à Londres et contrecarrer les plans d'un personnage mystérieux. L'univers est basé sur un élément très original que je ne dévoilerai pas, mais qui a rapport à l'écriture et à la création. Ca m'a fait penser à Billy Bat : encore un fantasme d'écrivain ! Et ça touchera les nombreuses babélionautes pour qui lire n'est possible qu'avec l'odeur de l'encre et du papier :)
    Joli dessin, à mon goût en tout cas. Beaucoup d'arrière-plans très travaillés : villes, bâtiments, zones industrielles. Nombreuses machines, engins, kaijus. Action très présente, accompagnée par une mise en scène très nerveuse. On sent la recherche et le renouvellement à toutes les pages, la variété, et que le dessinateur s'est amusé. Du moins c'est l'impression que j'ai eue. Voir pp 140-141, par exemple, qu'on peut lire comme une ou deux pages. Beaucoup de textes, mais sans douleur, car toujours superbement intégrés à la composition. Le tout se lit sans effort.
    Un regret pour les personnages célèbres. Les juvéniles Jules Verne, Arthur Conan Doyle et Amelia Earhart mènent l'enquête, et rencontrent de nombreuses personnalités existant dans notre monde, d'Abraham Lincoln à Al Capone. Malheureusement, ça ne va pas beaucoup plus loin que le name dropping. La personnalité ou les détails biographiques ne semblent pas vraiment exploités, et parfois le personnage ne semble avoir aucun rapport avec son modèle. Ce n'est pas du Alan Moore, non plus, et ce n'est que le premier tome. A voir.
    Plutôt pour les jeunes.
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    • Livres 4.00/5
    Par orbe, le 04 mai 2014

    orbe
    Conan Doyle et Jules Vernes doivent s'allier à une femme garde du corps pour tenter de vaincre un mystérieux criminel qui détient un carnet a pouvoir extraordinaire dans un monde qui a bannit le papier et l'écriture en raison de son trop grand pouvoir.
    Un manga exigeant de par ses nombreuses références et son rythme soutenu. le premier tome nous plonge de suite dans l'action. Vivement la suite afin d'espérer un début de réponse...
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Critiques presse (3)


  • Elbakin.net , le 11 août 2014
    Indéniablement, City Hall incarne un petit bijou au croisement de nombreuses influences – et pas seulement steampunk – qui mérite amplement son succès. Et c’est aussi la démonstration que certains projets en apparence peut-être farfelus mais surtout ambitieux n’ont besoin que d’un coup de pouce bienvenu pour livrer tout leur potentiel.
    Lire la critique sur le site : Elbakin.net
  • BoDoi , le 15 novembre 2012
    Rémi Guérin nous propose un scénario touffu et très inspiré. […] L’autre gros point fort de cette série est sans hésitation son graphisme, léché, précis et séduisant.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BDGest , le 24 juillet 2012
    Divertissant et trépidant, ce premier volet de City Hall se lit avec plaisir, malgré quelques légers bémols.
    Lire la critique sur le site : BDGest

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Citations et extraits

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  • Par belette2911, le 01 juin 2014

    — Arthur Conan Doyle !! Étudiant, écrivain amateur, chimiste débutant... et historien novice !!
    — Quelqu'un qui a tout à apprendre, en somme...
    — Vous auriez tort de le penser capitaine !
    — Inspecteur !!
    — Peu importe... je disais donc qu'il existe un domaine où il nous surpasse tous ! Et croyez-moi sur parole lorsque je vous dis que toutes vos années d'expérience policière risquent de ne pas souffrir la comparaison.
    — Je demande à voir...
    — De toute évidence, vous êtes un homme soigneux, inspecteur. Votre moustache est taillée impeccablement et vos vêtements repassés avec attention.
    "Néanmoins, la trace de cendre étalée sur l'épaule de votre veste suggère que vous avez été appelé pour une urgence. Urgence suffisamment importante pour que vous ne preniez pas la peine d'être présentable.
    "Si j'en crois la poussière caractéristique que laissent vos empreintes de pas sur la moquette, vous avez emprunté un cab et vous êtes rendu dans le quartier des affaires en centre-ville.
    "Là-bas, à en croire le sang qui tache le bas de votre pantalon, vous avez découvert une victime, agressée il y a peu, ainsi qu'un indice d'une importance capitale que vous vous êtes empressé de ranger dans votre poche.
    "Puis, vous êtes venu ici afin de la présenter au maire Little, car la situation, exceptionnelle et inédite, exigeait que vous ne perdiez pas une seconde, d'où l'aspect un peu cireux de votre teint, trop peu habitué à autant de stress et d'ecercices. Je ne m'explique pas, en revanche, ce parfum de poudre qui plane autour de vous...Avez-vous utilisé une arme à feu récemment ??"
    — Incroyable !! Cimment avez-vous su... ??
    — Pour le manque de sport ou pour le caractère dramatique de notre affaire ?
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  • Par belette2911, le 01 juin 2014

    — Je ne peux pas croire que pour protéger votre vilain petit secret, vous avez rayé de notre histoire une guerre qui a eu pour conséquence l'anéantissement de plusieurs millions d'individus.

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  • Par Blackfowl, le 04 juin 2012

    Nous vivions une ère de prospérité sans égale, l’Homme avait l’univers à portée de la main… Quiconque savait écrire pouvait se créer des suivants, des créatures serviles capables d’assurer n’importe quelle tâche simple pour vous. Seulement voilà, la conception du bonheur est très personnelle, et l’Homme arrogant, vaniteux et avide de pouvoir… Et quoi de plus simple que d’appuyer sur la détente d’une arme ?
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  • Par nekomusume, le 29 septembre 2013

    Rentre dans la tempête
    Ne laisse ici une seule plume noire
    Laisse ma solitude inviolée
    Précipite ton spectre loin de ma porte
    Jamais plus

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  • Par nekomusume, le 27 septembre 2013

    Partons d'un postulat de départ:
    Il ne fait aucun doute qu'écrire est un art et que l'auteur qui manipule un crayon peut être plus ou moins talentueux...

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