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ISBN : 2359103121
Éditeur : Ankama Editions (2012)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 95 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
City Hall se déroule dans un univers dépourvu de papier et dans lequel l’écriture manuscrite, interdite depuis des siècles, n’est plus enseignée. La raison en est simple, tout ce que vous écrivez prend vie. Devenu une arme trop dangereuse, le papier a été à l’origine d’... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Mariloup, le 22 mars 2015

    Mariloup
    J'ai été complétement surprise par ce manga, qui est même appelé "manfra" (une BD plutôt qui est sous format manganesque). Pour la petite anecdote (c'est un peu bête mais peut-être que c'est déjà arrivé à d'autres personnes), lorsque j'ai commencé ma lecture, je me suis rendue compte qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Il m'a fallu alors un moment avant de comprendre d'où venait le problème. En fait, j'étais en train de lire la fin du manga! Eh oui! Il faut le lire à l'endroit, par le début à l'instar des mangas ordinaires. La cause de tout ceci: ce manga est français, fait par des français. Donc ça a été une revisite surtout que j'ai bien senti la "pâte européenne" dans les dessins qui sont néanmoins bien faits, j'admire le soucis du détail. Avec ce manga, j'ai touché un nouveau genre: le steampunk. Au départ, je ne savais pas de quoi il retournait mais en faisant des recherches, j'ai pu percer à jour ce genre: industries mises en avant, évolution technologique (armes, moyens de transport comme les voitures, la machine à vapeur, le zeppelin...), c'est tout ce qu'on retrouve dans City Hall.
    #Spoilers#
    L'histoire débute par l'assassinat du ministre des finances britanniques qui a été tué d'une façon horrible et mystérieuse. Une belle entrée en matière (ça donne tout de suite envie de connaître la suite. le chef de la police de City Hall est chargé de l'affaire et panique en affirmant que le criminel a quelque chose d'extraordinaire en sa possession. Lui et le maire de Londres (qui n'est autre que Malcom X!) décident d'appeler un spécialiste à la rescousse: Jules Verne! (Oui, vous avez bien lu... Jules Verne en personne! L'explorateur, l'écrivain, le scientifique de renom...) mais il n'est pas venu seul... il a un assistant et cet assistant n'est autre que Arthur Conan Doyle!
    Une guerre a éclaté autrefois, elle avait pour but de supprimer et parallélement de défendre les supports d'écriture, tout ce qu'il y a attrait à l'écriture (papier, crayons, imprimantes...) qui étaient considérés comme des armes et aujourd'hui, il semblerait que quelques supports existent toujours! Mais pourquoi a-t-il fallu en arriver là? Car ce que l'on écrivait pouvait sortir réellement du papier, de l'imagination de la personne; la société d'aujourd'hui est donc très avancée, les écrans ont remplacé le papier.
    Le maire compte donc riposter car il a lui-même en sa possession, secrètement, un carnet et des crayons et il choisit Verne pour les utiliser à bon escient contre le nouvel ennemi de Londres; les deux jeunes gens sont donc promus au rang d'inspecteurs et doivent alors protéger la ville grâce à ce carnet et à leurs multiples talents. Un "papercut" fait d'énormes dégâts en ville et toute riposte ou arme ne suffisent pas à le neutraliser. Seuls Verne et Doyle sont en mesure de l'arrêter, l'occasion de mettre leurs talents en avant et le carnet à l'honneur.
    Vient ensuite un gros plan sur une jeune femme dans un chapitre, une espèce d'agent très balèze qui bossait même sur le cas "Al Capone"! Elle est alors dépêchée pour protéger Verne et Doyle et je peux dire qu'elle va complètement chambouler leur vie!
    Dans la dernière partie, le trio va se retrouver face au criminel en personne, extrêmement doué avec un crayon entre les mains et ce ne sera donc pas une partie de plaisir pour les trois jeunes gens.
    A la fin, nous découvrons quelques petites choses sur le mystérieux criminel, appelé Lord Black Fowl dont quelques desseins. L'enquête va alors prendre un nouveau tournant et quelque chose me dit que le tome 2 ne sera pas de tout repos!
    Ce premier tome est dynamique, il y a beaucoup d'action et aussi beaucoup beaucoup beaucoup de textes! Parfois, j'ai trouvé certains dessins, dans le feu de l'action, trop brouillon, j'ai alors eu du mal à discerner les choses, les scènes.
    Le thème est très original où le papier et le crayon sont des armes redoutables. Ce premiet tome pose la base de l'histoire, nous apprend beaucoup de choses sur les "papercuts", créatures qui reviendront tout au long de la saga; par exemple, j'ai appris qu'il y en avait trois sortes: des simples, bruts; des complexes, plus sophistiqués, contrôlés à distance; et des légendaires (on ne sait pas vraiment si ils existent réellement), parfaits, à l'apparence humaine pour mieux se dissimuler.
    J'ai trouvé que c'était une super idée de mettre en lumière des célébrités comme Verne et Doyle, qui en plus, ici, forment un duo de choc. Jules Verne est un des héros principaux de City Hall, c'est le Jules Verne à ses débuts: jeune, sûr de lui et de ses nombreux talents avec un franc parlé qui m'a bien plu. Arthur Conan Doyle est le second perso principal, le coéquipier de Verne , jeune, lui aussi doué dans plusieurs domaines (histoire, littérature, chimie...); de plus, il est aussi un remarquable spécialiste du décryptage (un peu comme un mentalist), un observateur/analyseur hors pair (chaque point faible/fort d'une personne/chose/situation lui apparaît facilement; il ne faut donc jamais le sous-estimer même si il est très jeune et débutant. Amelia dit "Milly" apporte une touche féminine bienvenue au manga (je croyais bien que le manga en allait être dépourvu jusqu'à son arrivée dans la moitié du tome), elle est caractérielle, est une femme de terrain (les armes, les moyens de transport, les combats... elle sait tout faire, elle connaît tout) et n'hésite pas à remettre les deux jeunes hommes à leur place. Quant au grand méchant du manga, Lord Black Fowl, il est auréolé de mystères, masqué (ce ne serait pas marrant sinon), extravagant, très intelligent et doué pour l'écriture. On a donc une palette de personnages riche et varié et je sens bien qu'ils vont tenir toutes leurs promesses.
    Je compte donc bien continuer à lire cette saga qui promet vraiment, qui a réussi à me captiver et qui me permet de changer d'horizon.
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    • Livres 5.00/5
    Par Pavlik, le 23 mars 2015

    Pavlik
    Voici un manga (français) scénarisé par Rémi Guérin et dessiné par Guillaume Lapeyre franchement sympathique ! C'est non seulement un grand melting-pot de références piochant aussi bien dans les cultures japonaise et occidentale (cultures "geek" et plus classique) mais aussi un univers cohérent et original.
    Dans un monde steampunk technologiquement boosté, le papier est l'arme de destruction massive par excellence. En effet, tout ce que l'on y écrit devient bel et bien réel et les êtres ainsi créés prennent le nom de "papercut". En fonction des talents d'écrivain de leur créateur ils se révèlent plus ou moins complexes et capables d'initiatives. Il y a environ 200 ans, une grande guerre eut lieu, à l'issue de laquelle l'art de l'écriture manuscrite et le papier furent bannis. Aujourd'hui, très peu de gens sont au courant de ces faits. Néanmoins, un attentat se produit à Londres, impliquant de toute évidence un "papercut", à l'issue duquel le ministre des finances est assassiné. La maire, malgré la réticence de l'inspecteur chef Lester, décide de demander à deux écrivains talentueux de l'aider à contrer le dangereux terroriste qui a fait resurgir un terrible pouvoir que tous croyaient révolu. C'est ainsi que Jules Verne et Arthur Conan Doyle sont appelés à la rescousse et armés d'un cahier pour la circonstance...
    Si l'univers de City Hall est esthétiquement steampunk, avec dirigeables et voitures customisées années 1920-1930 (particulièrement soignées d'ailleurs), le fait qu'il n'existe plus d'écriture manuscrite a posé un problème de cohérence par rapport aux poncifs du genre. Les auteurs l'ont résolu en y introduisant ordinateurs, internet, livres numériques et portables, imaginant ainsi une sorte de steampunk 2.0 : ça surprend au début mais on s'y fait très bien. Sinon on note des similitudes avec le monde de "1984" .
    Par ailleurs quelques cases représentant la vie avant la guerre, où chacun se baladait avec son "papercut" personnel, évoquent "I Robot" et les combats de "papercut" géants entre eux ou contre l'armée s'inscrivent dans la lignée des histoires de "méchas", type "Mazinger Z", "Goldorak" et "Gundam" (pour citer les séries pionnières). Enfin comment ne pas penser à "Death Note", brillant manga dans lequel on peut tuer des personnes en inscrivant leur nom sur un carnet appartenant à un dieu de la mort. La différence, de taille, est bien qu'ici la réussite d'un "papercut" se mesure à l'aune du talent, et qu'il s'agit de créer (même si c'est à des fins destructrices) et non de faire disparaître. City Hall peut donc être vu comme une parabole sur le pouvoir de l'imagination et, au-delà, des mots : mots qui tuent, mots qui asservissent et qui contrôlent. Mots qui peuvent, à la limite, élever le simple mortel au rang de dieu.
    En ce qui concerne les personnages les auteurs ont eu la très bonne idée de s'inspirer de personnes réelles à savoir les écrivains Jules Verne et Arthur Conan Doyle et l'aviatrice Amélia Earhart (qui fut la première femme à traverser l'Atlantique en avion), mais également, pour les personnages plus secondaires, Malcolm X (le maire), Abraham Lincoln (le président des USA) et on y croise également Eliott Ness et al Capone. le trio Verne / Conan Doyle / Earhart est particulièrement savoureux et fonctionnel. le strict duo Verne / Conan Doyle semble être une tentative, plutôt réussie, de "domestication" du personnage de Sherlock Holmes (qui aurait sans doute été, en tant que tel, trop écrasant). Ainsi Verne hérite du charisme et de l'ego du célèbre détective quand Arthur Conan Doyle incarne ses fantastiques capacités analytiques. Enfin la présence d'Amélia Earhart, aventurière, femme d'action, elle est membre du Culper Ring (IRL un réseau d'espion aux ordres du général Washington en 1778) et sexy en diable, introduit une touche de romance (pour l'instant hypothétique) et contrebalance le machisme de Jules Verne.
    En bref, une excellente surprise que ce "City Hall", qui plus est doté d'un dessin très agréable, en général vraiment lisible (sauf dans quelques scènes d'action, sans doute un hommage de plus aux mangas^^) et aux décors soignés. Les protagonistes sont attachants et l'intrigue, certes classique dans le fond, donne néanmoins envie d'être suivie, d'autant plus dans cet univers original qui multiplie les références comme autant de faire-valoir savoureux.

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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 01 juin 2014

    belette2911
    Ce "manga" français m'avait intrigué lors de sa sortie. Pensez-vous, réunir dans un Londres post victorien (1902) où le papier et l'écriture sont bannis, deux auteurs tels que Jules Verne et Conan Doyle !
    Le papier est banni ?? Oui, nous sommes dans un univers dépourvu de papier (même aux chiottes ??) et l'écriture manuscrite est interdite depuis des siècles.
    Pourquoi ? Tout ce que vous écrivez prend vie. le papier et l'écriture sont devenus une arme trop dangereuse. N'allez pas croire qu'on se trouve à l'époque de Néandertal, non, non ! La technologie s'est développée plus rapidement que durant notre Révolution Industrielle, ils possèdent déjà des voitures et les auteurs publient sur des e-book.
    Une brillante idée de réunir les deux auteurs dont je vous parlais plus haut. Je l'ai appris ensuite, mais il est dit que c'est en lisant les textes de Jules Verne que Conan Doyle a appris le français.
    Nos deux personnages sont jeunes, et Jules, plutôt bôgosse, est un espèce d'inventeur un peu fou. Génial, mais fou. Et avec un volant entre les mains, il devient dangereux !
    Quant à Conan Doyle, il est à croquer lui aussi. Tout comme son futur personnage de détective, il est capable d'observer et déduire. Bref, un Sherlock Holmes en puissance !
    Il souffle aussi un petit vent orwellien ("1984") sur le manga puisque l'on a réarrangé l'histoire afin de gommer une guerre et on a manipulé les gens en leur disant que si on n'utilisait plus de papier, c'était pour des raison écologiques et économiques. Sans oublier un certain "Big Eye"...
    J'ai été étonnée de voir que beaucoup d'autres personnages étaient calqués sur des vrais...
    Belle idée que de nous dresser le portrait des personnages principaux au fil des chapitres (et nous gratifie de quelques belles citations d'auteurs connus).
    En la voyant courte vêtue, jamais je n'aurais pensé que le personnage d'Amelia Earhart avait vraiment existé et qu'elle était la première femme à avoir traverser l'océan Atlantique en avion.
    Dans City Hall, on peut dire qu'elle allie la belle paire de loches avec une descente de reins à faire baver (bander ?) Doyle, qu'elle manie les flingues mieux qu'un super héros qui sauve le monde dans un blockbuster américain et qu'elle a un caractère d'ours mal léché. Caricature quand tu nous tiens.
    Quant au maire de Londres, il ressemble beaucoup à Malcom X ! Normal, il se nomme "Malcolm" et ajoute un "X" à son prénom lorsqu'il signe des documents électroniques !
    Le méchant a une tête de corbeau... Une sale tête avec son masque. C'est un bon méchant qui veut tout détruire grâce à des papercuts nés du papier qu'il possède, mais il lui manque un poil (une plume) de ce petit truc qui lui donne de l'envergure et qui fait qu'on est fasciné par le méchant (Dark Vador, par exemple).
    Le maire de City Hall a-t-il raison de faire appel à Jules Verne pour jouer avec des carnets de papier pour contrer le vilain pas beau qui récite du Poe ?? Ça fait peur parce que Verne est un peu trop sûr de lui... et fou autant le bordel dans la ville que le méchant vilain pas beau, sans se soucier des conséquences. Il est encore un peu enfant, parfois, mais il a de l'humour et de la répartie.
    Du rythme, un scénario assez bien foutu, des arbres qui cachent la forêt (l'avantage de publier une critique après avoir relu les 3 premiers tomes), des personnages principaux sympathique, une Amélia version "Madame Bellepaire, de Loches", un majordome très typé, un inspecteur-chef bête et impulsif et une myriade de personnages connus un peu détourné de leur véritable vie.
    Défauts ? Les onomatopées qui parsème les pages et qui rende le tout un peu trop chargé. Et puis, je rejoindrai les autres chroniqueuses en signalant que l'on aurait pu faire un personnage féminin sans lui coller des obus au niveau de la poitrine !
    Malgré tout, j'avais accroché au récit et j'ai poursuivi l'aventure. Je relis la série avec plaisir.

    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2014/06/01/city-hall-tome-1-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Illion, le 29 janvier 2015

    Illion
    de nombreuses variables entre dans le choix d'un livre qui nous fait envie : le titre, le résumé, la couverture, parfois même l'épilogue ou la dernière page quand on la lis avant l'achat... Concernant ce titre, j'avoue avoir surtout été attirée par la couverture et la qualité du dessin que par d'autres critères plus raisonnables ou raisonnés ^^'. Néanmoins c'est une intuition qui s'est avérée payante puisque City Hall est une petite perle littéraire dans le milieu des mangas ;)
    La série, qui compte déjà cinq tomes au moment où j'écris ces lignes, possède plusieurs particularités très intéressantes selon moi.
    La première, et non des moindres, est qu'il s'agit d'un manfra*. En même temps, même en faisant un GROS effort pour croire le contraire, "Rémi Guérin" et "Guillaume Lapeyre" ça sonne juste pas japonais XD. Nous avons donc Rémi au scénario et Guillaume au dessin.
    La deuxième, c'est que ce duo sur-vitaminé nous entraîne dans un univers à la fois steampunk** (un peu) et uchronique***(beaucoup). L'action se déroule dans un univers plus ou moins contemporain de notre époque (l'internet existe par exemple) mais où le papier a été totalement interdit et détruit car, pour une raison inconnu, il a acquit la propriété "magique" de rendre réel tout ce qu'on écrit. Tout ce qui se faisait sur papier a donc disparu et les enfants n'apprennent plus à écrire. Les livres papiers ont été remplacé par le numérique etc... Si en termes de "dates" (car aucune n'est donnée), on semble plutôt proche de notre monde, l'univers est un savant mélange de différentes périodes historiques avec les personnages emblématiques qui y sont associés : le Londres du XIXème siècle avec Doyle, les Etats-Unis des années 30 et de la prohibition avec les incorruptibles d'Eliott Ness et la mafia d'al Capone. A quoi s'ajoute différents personnages issus d'autres périodes ou lieux mais tout aussi historiques et bien réels : Malcolm "X" Little, Amélia Earhart, Jules Verne pour ne citer que ceux du premier volume.
    On en ressort un cocktail assez surprenant mais très intéressant, mélangeant références historiques, littéraires et inventions dû au caractère fictif de l'oeuvre. C'est un plaisir de s'amuser à toutes les chercher ^^ (même si certaines nous sont révélées).
    Je ne peux guère juger du scénario car on perçoit très bien qu'il s'agit là d'un tome d' "introduction" mettant en place l'univers et ses contraintes notamment par rapport aux "papercuts", ces créatures de papier issues de l'imagination de l'auteur. le dessin en revanche est très beau, très fin et très détaillé. C'est agréable à regarder et à lire ^^
    Dès ce premier tome, il m'a paru qu'une idée importante ressortait, profondément liée au thème central de l'oeuvre. La papier y est considéré comme une arme de destruction planétaire, à tel point qu'il faut la détruire. Si le propos est illustré par le concept des papercuts et de la "magie" qui imprègne le papier, il me semble que cela renvoie quand même à une certaine réalité. Les mots ont un pouvoir dont beaucoup de gens, par ignorance ou par bêtise, ne soupçonnent ni l'influence ni la portée. Un mauvais mot fait bien plus de mal qu'un coup de poing. Je reconnais que les auteurs n'avaient peut-être pas cela en tête en concevant leur série, mais ça n'en reste pas moins une vérité que l'on subit souvent au quotidien, parfois sans nous en rendre compte. Qui n'est pas un jour resté accrocher à la boîte aux lettres en espérant intercepter le bulletin scolaire parce que les appréciations y sont mauvaises ? Qui n'a jamais entendu parler d'hommes (politiques) contraints de mettre un terme à leurs fonctions parce qu'un journal papier à révéler des informations compromettantes ?
    Si les mots jetés en l'air peuvent encore être oubliés (bien que ça ne durera plus longtemps avec l'évolution technologique de nos sociétés....), les mots écrits restent et façonnent notre réalité. Je ne parle pas uniquement de ce que l'on écrit sur le papier car probablement que beaucoup de ceux qui liront ces lignes sont depuis longtemps passés à la version 2.0, mais aussi de ce que l'on écrit sur le net (et j'inclus la présente chronique dans mon analyse). Alors faites attention à ce que vous écrivez, sans le savoir vous pourriez détruire un monde tout entier : celui d'une personne réelle. Les écrans et les ordinateurs se fichent pas mal de ce qu'on dit d'eux, pas les gens.
    En résumé : gros coup de coeur sur ce manga que mon intuition m'a conseillé ^^
    *manfra : terme désignant un manga français, dont les auteurs sont français, mais inspiré de ce qui se fait au Japon, pays-roi du manga. Les manfras se lisent généralement dans le sens français de lecture soit de gauche à droite et de haut en bas.
    **steampunk : également appelé "rétrofuturisme" et parfois appelé "futur à vapeur" (en référence à la Révolution Industrielle du XIXème siècle). Il s'agit d'un univers dont l'action prend place dans une atmosphère du XIXème siècle.
    ***uchronie : du grec signifiant "temps qui n'existe pas". Désigne des oeuvres se positionnant dans notre présent mais radicalement différentes car partant du postulat qu'un élément fondamental de notre histoire n'a pas eu lieu ou différemment. On peut considérer que toutes les oeuvres répondant à la question "que ce serait-il passé si [Jules Ferry n'avait pas rendu l'école obligatoire pour tous, par exemple] ?" sont des uchronies.
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    • Livres 4.00/5
    Par nekomusume, le 30 septembre 2013

    nekomusume
    La maxime "la plume est plus forte que l'épée" prend tout son sens dans ce manga...
    Début 20ème siècle, le papier a totalement disparu, suite à son éradication pour des questions de sécurité: en effet tout ce qu'on y écrit devient réalité. La puissance qui en découle mettait le monde en danger, aussi les écrans et le numérique l'ont-ils remplacé. Toutefois sur les lieux d'un crime spectaculaire, on retrouve une feuille décrivant le mode opératoire du meurtre. Aucun doute n'est permis, un criminel s'est approprié du papier. le maire de Londres (accessoirement Malcom X) fait alors appel au seul homme (selon lui) capable de contrer le terroriste en utilisant à son tour l'écrit: Jules Verne (!!!) et son fidèle assistant Arthur Conan Doyle (!!! encore).
    Dans un délire d'engins au design datant du début du siècle précédent, remaniés parfois pour les besoins de la cause, des scènes d'action spectaculaires, des personnages charismatiques issus du monde réel (Amélia Earhart, al Capone... ) qui n'ont plus grand chose à voir avec leur modèle, des citations d'auteurs, des références littéraires, de l'action, de la violence... Un OVNI dans l'univers du manga.
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Critiques presse (3)


  • Elbakin.net , le 11 août 2014
    Indéniablement, City Hall incarne un petit bijou au croisement de nombreuses influences – et pas seulement steampunk – qui mérite amplement son succès. Et c’est aussi la démonstration que certains projets en apparence peut-être farfelus mais surtout ambitieux n’ont besoin que d’un coup de pouce bienvenu pour livrer tout leur potentiel.
    Lire la critique sur le site : Elbakin.net
  • BoDoi , le 15 novembre 2012
    Rémi Guérin nous propose un scénario touffu et très inspiré. […] L’autre gros point fort de cette série est sans hésitation son graphisme, léché, précis et séduisant.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BDGest , le 24 juillet 2012
    Divertissant et trépidant, ce premier volet de City Hall se lit avec plaisir, malgré quelques légers bémols.
    Lire la critique sur le site : BDGest

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Citations et extraits

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  • Par belette2911, le 01 juin 2014

    — Arthur Conan Doyle !! Étudiant, écrivain amateur, chimiste débutant... et historien novice !!
    — Quelqu'un qui a tout à apprendre, en somme...
    — Vous auriez tort de le penser capitaine !
    — Inspecteur !!
    — Peu importe... je disais donc qu'il existe un domaine où il nous surpasse tous ! Et croyez-moi sur parole lorsque je vous dis que toutes vos années d'expérience policière risquent de ne pas souffrir la comparaison.
    — Je demande à voir...
    — De toute évidence, vous êtes un homme soigneux, inspecteur. Votre moustache est taillée impeccablement et vos vêtements repassés avec attention.
    "Néanmoins, la trace de cendre étalée sur l'épaule de votre veste suggère que vous avez été appelé pour une urgence. Urgence suffisamment importante pour que vous ne preniez pas la peine d'être présentable.
    "Si j'en crois la poussière caractéristique que laissent vos empreintes de pas sur la moquette, vous avez emprunté un cab et vous êtes rendu dans le quartier des affaires en centre-ville.
    "Là-bas, à en croire le sang qui tache le bas de votre pantalon, vous avez découvert une victime, agressée il y a peu, ainsi qu'un indice d'une importance capitale que vous vous êtes empressé de ranger dans votre poche.
    "Puis, vous êtes venu ici afin de la présenter au maire Little, car la situation, exceptionnelle et inédite, exigeait que vous ne perdiez pas une seconde, d'où l'aspect un peu cireux de votre teint, trop peu habitué à autant de stress et d'ecercices. Je ne m'explique pas, en revanche, ce parfum de poudre qui plane autour de vous...Avez-vous utilisé une arme à feu récemment ??"
    — Incroyable !! Cimment avez-vous su... ??
    — Pour le manque de sport ou pour le caractère dramatique de notre affaire ?
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  • Par Pavlik, le 21 mars 2015

    [Jules Verne] Arthur Conan Doyle ! Etudiant, écrivain amateur, chimiste débutant...et historien novice !
    [Inspecteur Lester] Quelqu'un qui a tout à apprendre, en somme...
    [Jules Verne] Vous auriez tort de le penser capitaine !
    [Lester] Inspecteur !!
    [Jules Verne] Peu importe...Je disais donc qu'il existe un domaine dans lequel il nous surpasse tous...Et croyez-moi sur parole lorsque je vous dis que toutes vos années d'expérience policière risquent de ne pas souffrir la comparaison !
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  • Par Pavlik, le 21 mars 2015

    -Vous avez dit un "bon" romancier...Or il semblerait d'après le City Hall Tribune of Art, que le terme adéquat soit un "excellent" romancier ! Bien sur j'aurais préféré "géniale" ou encore "exceptionnel"...mais mon ego n'aurait probablement pas survécu à pareils compliments. Mais pardonnez mon impolitesse...Verne...Jules Verne...inventeur !
    -Et écrivain

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  • Par belette2911, le 01 juin 2014

    — Je ne peux pas croire que pour protéger votre vilain petit secret, vous avez rayé de notre histoire une guerre qui a eu pour conséquence l'anéantissement de plusieurs millions d'individus.

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  • Par Blackfowl, le 04 juin 2012

    Nous vivions une ère de prospérité sans égale, l’Homme avait l’univers à portée de la main… Quiconque savait écrire pouvait se créer des suivants, des créatures serviles capables d’assurer n’importe quelle tâche simple pour vous. Seulement voilà, la conception du bonheur est très personnelle, et l’Homme arrogant, vaniteux et avide de pouvoir… Et quoi de plus simple que d’appuyer sur la détente d’une arme ?
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