ISBN : 2070355969
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
"On peut bien dire qu'on est malheureux, mais on ne peut pas dire le malheur. Il n'y a pas de malheur dans le mot malheureux. Tous les mots sont secs. Ils restent au bort des larmes. Le malheur est toujours un secret."
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par kikou114, le 29 octobre 2011

    kikou114
    A nouveau un témoignage court mais tellement vrai sur le deuil périnatal. L'auteur nous raconte sa grossesse, ses espoirs, ses projets comme toutes les futures mères peuvent avoir quand elles sont enceintes... Puis tout vole en éclat quand le pronostic vital de son enfant est compromis : elle devra accouché d'un enfant sans vie... Philippe... Elle devra faire face à la douleur de cette perte, à un avenir qu'elle avait prévu et qui n'aura pas lieu. Faire le deuil de l'enfant et de l'homme qu'aurait pu être son fils, des moments qu'elle aurait pu vivre avec lui et qui n'auront pas lieu. Elle devra faire face, comme toutes ces mères là, à l'indifférence, aux silences et à la gêne des autres et aux phrases assassines ou maladroites qui font si mal à entendre... Elle portera toujours en elle le souvenir de ce fils perdu et ce prénom qui devait être celui du bonheur mais qui est devenu celui de la douleur : Philippe. Quand à moi, lectrice ayant vécu ce deuil là en 2007, le prénom qui est cher à mon coeur c'est Augustin...
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  • Par fmarcot, le 25 mars 2012

    fmarcot
    il y a le deuil de mourir lorsqu'on n'a pas vécu. C'est celui que raconte Camille Laurens. Touchant et poignant. Un livre qui est une plaquette d'émotions.
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    • Livres 5.00/5
    Par Torticolis, le 10 décembre 2009

    Torticolis
    Bouleversant !
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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 28 avril 2010

    Il était venu au monde et le monde n'avait de cesse de l'oublier, de l'annuler, de n'en même pas garder la trace, tel un nom sur une tombe, dans une minute de conversation, dans l'hommage d'une phrase. Les semaines qui ont suivi sa naissance, chaque fois qu'on m'a parlé d'autre chose, il est mort à nouveau. (p. 71)
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  • Par Reka, le 28 avril 2010

    On écrit pour faire vivre les morts, et aussi, peut-être comme lorsqu'on était petit pour faire mourir les traîtres. On poursuit un rêve d'enfant : rendre justice. (p. 80)
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  • Par Reka, le 28 avril 2010

    Alors je comprends tout, je comprends comment de telles choses arrivent. C'est l'histoire d'une femme qui, le jour le plus important de sa vie, fut changée en bûche. Je reste les bras ballants sur ma chaise, et je lui dis (mais c'est crier que je voudrais, hurler, tout casser, me battre) en détachant bien les syllabes pour ne pas pleurer, je lui dis : "Je le sais parce que j'étais là" (p. 64)
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  • Par sof-3195, le 21 octobre 2011

    Le médecin et l'écrivain font le même métier: ils lisent des signes. Que ces signes soient émis par le corps ou par le monde, il s'agit toujours de les déchiffrer et de les interpréter. Pour soigner comme pour écrire, il faut avoir un regard aigu, une sensibilité aux signes les plus subtils et une grande capacité à les réfléchir. L'écrivain possède un avantage: il a le temps. Le médecin, lui, doit, en outre, être rapide.
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  • Par sof-3195, le 21 octobre 2011

    On peut dire bien qu'on est malheureux, mais on ne peut pas dire le malheur. Il n'y a pas de malheur dans le mot "malheur". Tous les mots sont secs. Ils restent au bord des larmes. Le malheur est toujours un secret.
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Solo de danse contemporaine sur un texte de Camille Laurens (Passer-Tissé par mille). Musique : Vivaldi








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