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ISBN : 9782846263474
Éditeur : Au Diable Vauvert (2011)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 232 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est un roman qui commence comme cela :
« Au début, il y a la sonnette – et la porte qui s’ouvre et se referme sans cesse. Des pas qui résonnent dans l’entrée. Et des embrassades, des « ah », des « oh ». T’es déjà arrivé ? J’croyais que tu finirais plus tard le ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 20 janvier 2012

    LiliGalipette
    Tout commence avec la commémoration de la mort de Kurt Cobain. « S'il nous voyait maintenant, une bande de trentenaires parvenus qui se souviennent du grunge une fois par an, il se tirerait une deuxième balle. » (p. 9) Tout s'enchaîne avec l'enterrement de Charlotte. Tous ses amis d'enfance sont sous le choc : pourquoi s'est-elle suicidée puisque tout lui réussissait ? Et la question devient : s'est-elle suicidée ? Pour Ema, la meilleure amie de Charlotte, quelque chose cloche. En fouillant dans ses affaires et dans son boulot, Ema découvre une affaire d'économie et de politique qui la dépasse. Avec l'aide de Fred, elle mène une enquête dont les conclusions ne seront pas de celles qui apaisent.
    Les morues, ce sont trois femmes et un homme. Il y a Ema la sadomaso, Alice la barmaid accro aux réseaux sociaux, Gabrielle la superbe descendante de la favorite du Vert Galant et Fred qui boit trop de Nesquik. Les morues sont résolument féministes et rédigent une Charte qui prône l'indépendance de la gente féminine, mais aussi sa libération des clichés en tout genre. Oui, les hommes sont des enfoirés, mais ils sont comme ça, non ? Aux femmes d'assumer ce qu'elles veulent sans accuser les hommes d'être des obstacles. « Les femmes ne pouvaient pas demander aux hommes de s'occuper de leur émancipation. […] Pour Les morues, il paraissait évident que les réflexes sexistes dont on accusait les hommes, c'était d'abord chez les femmes qu'il fallait les traquer. Tous ces automatismes enfouis, larvés et fruits d'un long conditionnement. Mais il était foutument plus difficile, car honteux, de se reconnaître un comportement de femme soumise que de balancer aux hommes qu'ils étaient des machos en puissance. » (p. 33 et 34) Ni pute, ni soumise ? Ça va plus loin que ça : c'est toute une réflexion sur la sexualité au féminin que l'auteure met en branle. Accrochez-vous à vos soutifs les filles, ça démarre au quart de tour !
    Si le personnage principal semble être Ema, il ne faut pas négliger l'importance de Fred à qui plusieurs chapitres sont consacrés. Petit génie adoré par ses parents, en conflit permanent avec son grand frère Antoine (l'ex d'Ema), Fred se satisfait de son boulot de secrétaire qui lui laisse tout loisir de rêver à des nymphettes qu'il aime richement pourvues en courbes mammaires. Alors qu'il n'aspire qu'à la banalité, Fred semble incapable d'y parvenir. « Mais par un curieux paradoxe, cette volonté d'être comme tout le monde suffisait à faire de Fred quelqu'un de marginal. Et chaque jour, il butait sur cette aporie. » (p. 52) Pas facile d'avoir conscience de sa différence et de l'impossibilité de la réduire ou de s'en accommoder…
    Avec une large part laissée à la culture sous toutes ses formes, ce roman tape large et juste. À l'heure d'Internet et des blogs, le rapport à l'art et à la responsabilité artistique – et donc à l'anonymat – sont donc remis en question. Plus largement, Titiou Lecoq interroge sur l'expérience artistique. « Plus qu'à la qualité intrinsèque et a-temporelle d'une œuvre, il croyait à une conjonction plus ou moins miraculeuse mais profondément temporelle, à la rencontre à un moment x entre un public et une œuvre dans laquelle ce dernier puisse s'identifier et reconnaître ses aspirations et ses dégoûts. Et la forme même du blog se prêtait plus que toute autre à ce processus d'appropriation. » (p. 266) Nul doute que si on m'avait proposé une telle réflexion pendant mes années prépa, je n'aurais pas décroché des cours de théorie littéraire ! On sait le passé (et le présent) de blogueuse de Titiou Lecoq et cette réflexion n'en est que plus pertinente.
    Ce qui semblait dès la couverture être un roman girly aux portes de la chick-litt ou un autre roman tiède sur des trentenaires en mal de vivre emprunte au thriller politico-économique, au Kâma-Sûtra (ou pas loin) et aux traités sur les vertus de l'alcool et de la miurge. D'une page à l'autre, on passe des classiques très policés étudiés à l'école aux must-have musicaux du rock. J'ai trouvé quelque chose de puissamment cathartique dans cette lecture, même si c'est assez difficile à expliquer. Disons que Titiou Lecoq a réussi à mélanger tout ce que j'aime et à le rendre parfaitement digeste. Je lui tire mon chapeau parce que quand j'envisage de mixer du chocolat, une Calzone, une Guinness et un thé à la cerise, je doute vraiment du résultat ! Bref, je n'ai pas boudé mon plaisir et je recommande ce roman à ceux qui aiment voir plus loin que le bout de leur nez tout en considérant que leur nombril reste une chose vachement importante !
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 10 décembre 2011

    cicou45
    Un roman assez déconcertant je dois dire. Cela commence comme une histoire à l'eau de rose où une bande de vieux copains, trentenaires, se réunissent pour honorer la mémoire de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana, réunion annuelle arrosée par une bonne bouteille de vodka. Cette préface, si l'on l' peut appeler comme ça, déroute assez le lecteur qui ne sait pas du tout à quoi s'attendre
    S'agit-il d'une commémoration au chanteur disparu, d'une interrogation sur la vie et la mort ou simplement d'une comédie post-ado ayant comme personnages principaux de vieux copains ?
    En fait, il s'agit d'un peu de tout cela à la fois agrémenté d'un mélange de polar car une bonne partie du roman tourne en réalité autour de la seule personne que le lecteur ne rencontre jamais, à savoir Charlotte qui vient, selon les conclusions de la police, de mettre fin à ses jours. Pour un peu mieux vous situer dans le roman, il faut que je passe inexorablement par une présentation sommaire des personnages.
    Outre cette fameuse Charlotte, nous retrouvons Ema, sa meilleure amie d'enfance et adolescence qui forme dorénavant ace Alice (la barman) et Gabrielle le club des "Morues", d'où le titre de l'ouvrage. Attention, ce nom n'est absolument pas péjoratif puisque ce "sélect club" composé de ces trois filles s'est octroyé le devoir de rédiger une charte sur le féminisme et donne, à l'occasion, des soirées "DJ Morues" dans le bar où Alice travaille en faisant des mixages avec leurs MP3.
    Se rajoute à cette bande de joyeux lurons, Gonzo, Gilles, Blester (le petit ami d'Ema mais du genre, "oui on n'est ensemble sans vraiment être ensemble") et enfin Antoine (le grand frère de Fred que l'on découvrira plus tard).
    A part Antoine qui semble avoir trouvé un équilibre dans sa vie conjugale, les autres vivent des relations amoureuses assez chaotiques et plutôt complexes. Mais, me direz-vous, s'agit-il uniquement d'un livre consacré aux amours et désamours des uns et des autres ? Eh bien, pas du tout.
    La mort de Charlotte va réellement être le fil déclencheur de l'histoire puisque l'ouvrage va alors prendre une orientation de polar puisqu'Ema se refuse à voir la mort de son amie comme un simple suicide. de fil en aiguille, des liens plus forts vont se tisser entre certains des personnages et Fred, bien qu'il ne soit pas une fille, va même être officiellement accepté en tant que membre officiel des "Morues", étant relativement plus intelligent que la moyenne mais faisant tout pour le cacher...il travaille comme simple secrétaire bien ayant été admis à Sciences Po et Polytechnique ! de plus, il a le coeur sur la main et, bien que réagissant souvent comme un gamin de 15 ans face à une jolie fille, il recèle une sensibilité artistique cachée.
    J'ai un avis assez partagé sur cet ouvrage car, bien que je l'ai trouvé très attendrissant par moments, comme par exemple cette amitié et cette force qui unit le club des "Morues" auquel Fred fait désormais partie et intriguant à d'autres, surtout en ce qui concerne la mort de Charlotte et le mystère qui plane autour, je l'ai aussi trouvé très cru lors des descriptions des actes sexuels que pratique notamment Ema. Cette dernière ayant été violée durant son adolescence, on peut probablement expliquer cette recherche du plaisir à travers la violence mais toujours est-il que cela m'a un peu choqué à travers le vocabulaire employé par l'auteure.
    Cette critique mise à part, le plus l'emporte finalement sur le moins et je dirais tout simplement qu'il s'agit d'un ouvrage plaisant où les relations humaines sont complexes (comme elles le sont dans la vie de tous les jours d'ailleurs) et décrites avec sincérité et émotion. Une lecture agréable et j'en profite pour remercier Babelio de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage !


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    • Livres 3.00/5
    Par VioletteBeauregard, le 01 février 2012

    VioletteBeauregard
    Les morues...je remercie tout d'abord Masse Critique de m'avoir permis de découvrir ce livre, incongru il est vrai !
    Comme beaucoup l'ont dit, c'est un mélange improbable : une histoire de filles - un enquête - de l'humour, de la vodka caramel...
    Et pour ma part, je trouve que c'est un mélange audacieux pour un premier roman, qui n'est certes par parfait, mais agréable, et qui se lit bien.
    C'est l'histoire d'Ema et de ses morues - oh doux surnoms affectueux-, ces deux meilleures amies : Gabrielle et Alice...
    C'est l'histoire d'Ema qui enquête sur le suicide de sa meilleure amie d'enfance Charlotte, avec un de ses amis d'enfance Fred.
    C'est l'histoire de Fred, qui en aidant Ema, s'aide lui-même, et devient une morue.
    C'est une enquête, menée par une héroïne moderne - qui baise, qui boit, qui dit ce qu'elle pense et qui reste une femme.
    J'ai beaucoup apprécié :
    - le personnage d'Ema tout simplement,
    - les différents partis pris de l'auteure qui ne fait pas que de la littérature pour filles, mais qui l'audace de nous livrer un roman beaucoup plus complexe qu'on pourrait le croire
    -c'est drôle et moderne : par moments, on repense clairement à nos soirées entre potes; et moderne : internet, les relations hommes/femmes...
    -c'est aussi pour les garçons : l'alternance des points de vues d'Ema et Fred enrichit le roman, c'est plus pour les trentenaires que pour les filles finalement, c'est le livre d'une génération.
    Les points négatifs :
    -c'est parfois TROP bien écrit, des mots de cinq syllabes balancés négligemment par-ci, par-là...un peu trop de poudre aux yeux inutiles selon moi,
    - le côté je baise-je bois de la vodka, c'est un poil too much par moment, on a compris, c'est jeune, c'est féministe, c'est moderne...
    - la fin m'a déplu : je dirais que le roman est plein, riche, et la fin est assez pauvre et faible. ( je n'en dis pas plus, je ne spoile pas ! et de toute façon, cela n'engage que moi)
    - le personnage de Fred m'a agacé de la même façon que m'a agacé Renée dans l'Elégance du Hérisson : ce je-suis-trop-intelligent-c'est-difficile, c'est lourd. Je veux bien que la pression qui ait posé sur ses épaules soit difficile mais il en fait trop et c'est lassant : il a des choses bien plus graves dans la vie que d'être très intelligent. Et ce côté je dois caché mon intelligence et mépriser ( sans le faire exprès certes) les "petites gens", c'est désagréable.
    Dans l'ensemble, un bon roman, agréable à lire et audacieux. Une auteure à suivre, c'est certain !
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    • Livres 2.00/5
    Par NolaTagada, le 16 janvier 2014

    NolaTagada
    Décidément ces derniers temps, j'ai l'impression d'avoir pris un abonnement aux navets ! On commence mal la nouvelle année.. aie

    Vous vous doutez bien que j'ai choisi ce roman pour son titre ! En bonne trentenaire (bientôt) que je suis, il m'arrive d'appeler mes copines “Les morues”, du coup je me suis dit que ça m'irait bien comme roman ! Et puis…. flop… Je n'irai quand même pas jusqu'à dire que je me suis mis un doigt dans l'oeil mais pas loin…

    Pourtant ça aurait pu le faire. La plume de Titiou Lecoq n'est vraiment pas désagréable à lire, une bonne histoire de nana une fois de temps de temps ça me plait bien mais là ça n'a pas fonctionné… que voulez vous que je vous dise, c'est comme ça.

    Avant de vous expliquer le pourquoi du comment de ce sentiment, je pense qu'il est nécessaire de faire un point sur l'histoire. Pas besoin d'être un génie avec un titre pareil pour comprendre qu'il y a une histoire de filles là dessous. Au départ Les morues sont trois, Ema, la petite rebelle vulgaire sadomaso, Alice, la bonne copine un peu trop spontanée accro au web et Gabrielle, la belle descendante de rien de moins que Gabrielle D'Estrée (la maîtresse d'Henri IV). A ce joli petit groupe vient se greffer un bonhomme, Fred, un buveur de Nesquik au cerveau surdimensionné. On est plongé dans leurs turpitudes amoureuses et professionnelles, ce qui n'a rien de franchement intéressant. Ce qui aurait du être de l'ordre du secondaire prend malheureusement l'avantage sur la véritable intrigue du bouquin : le “suicide” étonnant de Charlotte, l'ex meilleure amie d'Ema, une jeune cadre dynamique qui enquêtait sur une des réformes du gouvernement. Tiens, tiens, tiens… Les morues vont mener l'enquête.

    Le gros point noir de ce bouquin : les digressions !! le blog de l'un, le viol de l'autre, le mariage de l'une et toutes les digressions politiques…. bouhhh ça ralentit le récit, c'est lourd, c'est chiant et croyez-moi personne n'est à l'abri de sauter des pages, moi la première et ça ce n'est pas bon ! Mais si c'était le seul souci.. Plusieurs intrigues se superposent, ce qui en soi n'est pas gênant. Ce qui l'est au contraire c'est le fait qu'aucune d'elle n'a de véritable dénouement, ce qui laisse un sentiment de confusion bâclée, un peu comme si l'auteur ne savait pas comment dérouler le fil qu'elle a elle-même mis en place. Résultat : on reste sur notre fin. Alors c'est bien joli de tisser une intrigue politico engagée mais si on ne va pas au bout et ben ça sert à rien ! Ok l'auteur a une opinion politique, c'est cool mais ça en reste là. Et puis les personnages, même si on finit par s'y attacher sont légèrement caricaturaux, la lecture est poussive à certains moments. Dommage.

    Honnêtement j'ai eu du mal à terminer ce bouquin et c'est un peu dur ce que je vais dire mais je ne le conseille pas, il y a déjà beaucoup trop de livres de morues sur le marché alors essayez d'en choisir un qui soit potable.

    Lien : http://www.nola-tagada.fr/catablog-items/les-morues/
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    • Livres 5.00/5
    Par Trolly44, le 24 avril 2012

    Trolly44
    C'est l'histoire de trois filles rencontrées dans un bar et d'un garçon. Plus exactement, c'est l'histoire d'Ema, pseudo-journaliste culture, débordante d'énergie et d'idées toujours farfelues. Ema, c'est la fille qui, lors de ses virée nocturnes, a rencontré Alice, la barmaid et Gabrielle, la bourgeoise et, ensemble, elles forment le groupe des Morues. Ema, c'est la fille qui ne laisse pas tomber ses amis d'enfance dont Fred qu'elle inclue aux Morues. Mais Ema, c'est aussi la fille qui veut avant tout garder son indépendance en tant que femme et pour qui décider qu'elle « est en couple » est une sacrée étape à franchir. Enfin, Ema, c'est la fille dont la meilleure amie vient de se suicider.
    En bref, Ema, c'est une trentenaire pétillante qui partage ses déboires amoureux avec Les morues, rencontrées sur le coin d'un comptoir. Ce qui la préoccupe beaucoup, c'est le suicide de Charlotte, auquel elle refuse de croire. Pour elle, Charlotte était heureuse avec Tout-Mou, n'était pas dépressive et avait un boulot qui semblait lui convenir. Alors, elle entraîne Fred dans sa petite enquête. Et côté travail, ça peut aller jusqu'au jour où son patron la vire sans état d'âme.
    À l'inverse, Fred, est introverti et rame côté cœur. Après de brillantes études à Science Po et Polytechnique, il abandonne tout et trouve un travail de secrétaire. Car la seule chose à laquelle Fred aspire est la normalité, la banalité. Après avoir été largué par Alexia, une énième petite amie, il décide de créer sa page Myspace, mais sa rapide notoriété l'angoisse.

    Sur un ton tranchant qui démontre rapidement que Titouan Lecoq ne donne pas dans la demi-mesure, nous voici embarqués dans un roman aux mille facettes.
    L'auteur nous brosse un portrait au vitriol d'une France contemporaine où Pôle Emploi, et MySpace tiennent une place importante, où les bureaux en open space, source de jalousies entre collègues ont pris énormément d'importance. C'est aussi la France de la RGPP (Révision générale des Politiques publiques) qui sévit depuis 2004 et dont l'auteur met l'accent sur le volet concernant la privatisation du patrimoine culturel français.
    L'apparence est trompeuse : ne vous fiez pas à la couverture rose et l'image du mannequin en bas résille qui vous ferait penser à la chick litt. J'ai été bluffée par le style de l'auteur et surprise par le contenu de son livre. On est loin de l'histoire de trentenaires en mal de vivre. L'auteur met en avant un côté polar qui part d'un pseudo-meurtre déguisé en suicide (selon Ema) et qui se transforme au fil des pages en drame politico-culturel pour finir en interrogation sur la femme et son rôle dans le couple.
    J'ai adoré ce roman dans lequel l'auteur soulève des relations humaines complexes, mais aussi de fortes amitiés. Par ailleurs, les personnages sont tous attanchants.
    Et en plus, ça se lit comme du petit lait (ou à coups de vodka-pomme et de Nesquik) !
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Critiques presse (3)


  • LeMonde , le 07 octobre 2011
    Est-ce un polar, un livre drôle, la critique d'une société ? Un cheminement interne ? C'est tout à la fois. C'est le roman d'une morue qui ne regrette pas de vivre, même si parfois, c'est fatigant. Je referme Les Morues, j'aimerais bien le voir au cinéma, j'aimerais bien être Ema.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Actualitte , le 06 octobre 2011
    C’est un réel plaisir que de lire cet ouvrage. Ambitieux, Les Morues offre une touche de féminité et de modernisme agréable dans l’ère du temps.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LeFigaro , le 23 septembre 2011
    Son roman est un parfait miroir de la France des années 2000, celle de Pôle emploi et de MySpace, de la révision générale des politiques publiques, des plate-formes téléphoniques délocalisées et des bureaux en open space. Tout ce qu'on aime.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par fabricel, le 06 juillet 2013

    Depuis son instauration quelques mois auparavant, le principe convivial de l'open space avait révélé un degré de perversité bien supérieur aux pires estimations des employés - qui, déjà, étaient assez proches de l'apocalypse.
    [...] Le principe de contrôle, puisqu'il s'agissait bien de ça, était en réalité nettement plus élaboré. Il fonctionnait à plein régime grâce à une intériorisation de la surveillance. Même avec des collègues respectueux les uns des autres, personne ne pouvait s'empêcher de se sentir systématiquement pris en faute. Chacun était d'avance coupable et travaillait avec dans le bide un petit lot de trouille paranoïaque, d'inquiétude, d'insécurité.
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  • Par cicou45, le 10 décembre 2011

    "Bien sûr que ça ne marcherait jamais entre eux, ils étaient trop différents, il était un garçon, elle était une fille. Evidemment que c'était pourri dès le début. Et alors ? En quoi ça les empêchait de vivre leur histoire et qu'elle fut sublime ?

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  • Par cicou45, le 09 décembre 2011

    "Ça l'avançait à quoi de bien s'habiller, de s'oindre de toutes les crèmes antirides du marché - elle n'avait pas de boulot. Pas d'existence sociale. [...] Peut-être que ça servait à ça le travail ? Se donner l'illusion que les choses ont un sens."

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  • Par LiliGalipette, le 20 janvier 2012

    « Plus qu’à la qualité intrinsèque et a-temporelle d’une œuvre, il croyait à une conjontion plus ou moins miraculeuse mais profondément temporelle, à la rencontre à un moment x entre un public et une œuvre dans laquelle ce dernier puisse s’identifier et reconnaître ses aspirations et ses dégoûts. Et la forme même du blog se prêtait plus que toute autre à ce processus d’appropriation. » (p. 266)

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  • Par fabricel, le 29 juin 2013

    Du point de vue technique, les années 80 paraissaient aussi obsolètes que les années 50. Et la guerre froide aussi contemporaine que la bataille d'Azincourt. Préhistorique.
    Quand tout avait-il changé ? Sans doute quelque part entre deux chutes. Le mur de Berlin et le World Trade Center.

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