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ISBN : 9782846263474
Éditeur : Au Diable Vauvert (2011)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 327 notes)
Résumé :
C'est un roman qui commence comme cela :
"Au début, il y a la sonnette – et la porte qui s’ouvre et se referme sans cesse. Des pas qui résonnent dans l’entrée. Et des embrassades, des "ah", des "oh". T’es déjà arrivé? J’croyais que tu finirais plus tard le taff. Ouais, mais finalement j’ai bien avancé. Hé, Antoine on va pas parler boulot ce soir, hein ? Ça serait de la provoc ! Un brouhaha généralisé. Des verres qui tintent. T’as apporté les bougies ? Non c’é... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (111) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
LiliGalipette20 janvier 2012
  • Livres 5.00/5
Tout commence avec la commémoration de la mort de Kurt Cobain. « S'il nous voyait maintenant, une bande de trentenaires parvenus qui se souviennent du grunge une fois par an, il se tirerait une deuxième balle. » (p. 9) Tout s'enchaîne avec l'enterrement de Charlotte. Tous ses amis d'enfance sont sous le choc : pourquoi s'est-elle suicidée puisque tout lui réussissait ? Et la question devient : s'est-elle suicidée ? Pour Ema, la meilleure amie de Charlotte, quelque chose cloche. En fouillant dans ses affaires et dans son boulot, Ema découvre une affaire d'économie et de politique qui la dépasse. Avec l'aide de Fred, elle mène une enquête dont les conclusions ne seront pas de celles qui apaisent.
Les Morues, ce sont trois femmes et un homme. Il y a Ema la sadomaso, Alice la barmaid accro aux réseaux sociaux, Gabrielle la superbe descendante de la favorite du Vert Galant et Fred qui boit trop de Nesquik. Les Morues sont résolument féministes et rédigent une Charte qui prône l'indépendance de la gente féminine, mais aussi sa libération des clichés en tout genre. Oui, les hommes sont des enfoirés, mais ils sont comme ça, non ? Aux femmes d'assumer ce qu'elles veulent sans accuser les hommes d'être des obstacles. « Les femmes ne pouvaient pas demander aux hommes de s'occuper de leur émancipation. […] Pour les Morues, il paraissait évident que les réflexes sexistes dont on accusait les hommes, c'était d'abord chez les femmes qu'il fallait les traquer. Tous ces automatismes enfouis, larvés et fruits d'un long conditionnement. Mais il était foutument plus difficile, car honteux, de se reconnaître un comportement de femme soumise que de balancer aux hommes qu'ils étaient des machos en puissance. » (p. 33 et 34) Ni pute, ni soumise ? Ça va plus loin que ça : c'est toute une réflexion sur la sexualité au féminin que l'auteure met en branle. Accrochez-vous à vos soutifs les filles, ça démarre au quart de tour !
Si le personnage principal semble être Ema, il ne faut pas négliger l'importance de Fred à qui plusieurs chapitres sont consacrés. Petit génie adoré par ses parents, en conflit permanent avec son grand frère Antoine (l'ex d'Ema), Fred se satisfait de son boulot de secrétaire qui lui laisse tout loisir de rêver à des nymphettes qu'il aime richement pourvues en courbes mammaires. Alors qu'il n'aspire qu'à la banalité, Fred semble incapable d'y parvenir. « Mais par un curieux paradoxe, cette volonté d'être comme tout le monde suffisait à faire de Fred quelqu'un de marginal. Et chaque jour, il butait sur cette aporie. » (p. 52) Pas facile d'avoir conscience de sa différence et de l'impossibilité de la réduire ou de s'en accommoder…
Avec une large part laissée à la culture sous toutes ses formes, ce roman tape large et juste. À l'heure d'Internet et des blogs, le rapport à l'art et à la responsabilité artistique – et donc à l'anonymat – sont donc remis en question. Plus largement, Titiou Lecoq interroge sur l'expérience artistique. « Plus qu'à la qualité intrinsèque et a-temporelle d'une oeuvre, il croyait à une conjonction plus ou moins miraculeuse mais profondément temporelle, à la rencontre à un moment x entre un public et une oeuvre dans laquelle ce dernier puisse s'identifier et reconnaître ses aspirations et ses dégoûts. Et la forme même du blog se prêtait plus que toute autre à ce processus d'appropriation. » (p. 266) Nul doute que si on m'avait proposé une telle réflexion pendant mes années prépa, je n'aurais pas décroché des cours de théorie littéraire ! On sait le passé (et le présent) de blogueuse de Titiou Lecoq et cette réflexion n'en est que plus pertinente.
Ce qui semblait dès la couverture être un roman girly aux portes de la chick-litt ou un autre roman tiède sur des trentenaires en mal de vivre emprunte au thriller politico-économique, au Kâma-Sûtra (ou pas loin) et aux traités sur les vertus de l'alcool et de la miurge. D'une page à l'autre, on passe des classiques très policés étudiés à l'école aux must-have musicaux du rock. J'ai trouvé quelque chose de puissamment cathartique dans cette lecture, même si c'est assez difficile à expliquer. Disons que Titiou Lecoq a réussi à mélanger tout ce que j'aime et à le rendre parfaitement digeste. Je lui tire mon chapeau parce que quand j'envisage de mixer du chocolat, une Calzone, une Guinness et un thé à la cerise, je doute vraiment du résultat ! Bref, je n'ai pas boudé mon plaisir et je recommande ce roman à ceux qui aiment voir plus loin que le bout de leur nez tout en considérant que leur nombril reste une chose vachement importante !
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cicou45
cicou4510 décembre 2011
  • Livres 4.00/5
Un roman assez déconcertant je dois dire. Cela commence comme une histoire à l'eau de rose où une bande de vieux copains, trentenaires, se réunissent pour honorer la mémoire de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana, réunion annuelle arrosée par une bonne bouteille de vodka. Cette préface, si l'on l' peut appeler comme ça, déroute assez le lecteur qui ne sait pas du tout à quoi s'attendre
S'agit-il d'une commémoration au chanteur disparu, d'une interrogation sur la vie et la mort ou simplement d'une comédie post-ado ayant comme personnages principaux de vieux copains ?
En fait, il s'agit d'un peu de tout cela à la fois agrémenté d'un mélange de polar car une bonne partie du roman tourne en réalité autour de la seule personne que le lecteur ne rencontre jamais, à savoir Charlotte qui vient, selon les conclusions de la police, de mettre fin à ses jours. Pour un peu mieux vous situer dans le roman, il faut que je passe inexorablement par une présentation sommaire des personnages.
Outre cette fameuse Charlotte, nous retrouvons Ema, sa meilleure amie d'enfance et adolescence qui forme dorénavant ace Alice (la barman) et Gabrielle le club des "Morues", d'où le titre de l'ouvrage. Attention, ce nom n'est absolument pas péjoratif puisque ce "sélect club" composé de ces trois filles s'est octroyé le devoir de rédiger une charte sur le féminisme et donne, à l'occasion, des soirées "DJ Morues" dans le bar où Alice travaille en faisant des mixages avec leurs MP3.
Se rajoute à cette bande de joyeux lurons, Gonzo, Gilles, Blester (le petit ami d'Ema mais du genre, "oui on n'est ensemble sans vraiment être ensemble") et enfin Antoine (le grand frère de Fred que l'on découvrira plus tard).
A part Antoine qui semble avoir trouvé un équilibre dans sa vie conjugale, les autres vivent des relations amoureuses assez chaotiques et plutôt complexes. Mais, me direz-vous, s'agit-il uniquement d'un livre consacré aux amours et désamours des uns et des autres ? Eh bien, pas du tout.
La mort de Charlotte va réellement être le fil déclencheur de l'histoire puisque l'ouvrage va alors prendre une orientation de polar puisqu'Ema se refuse à voir la mort de son amie comme un simple suicide. de fil en aiguille, des liens plus forts vont se tisser entre certains des personnages et Fred, bien qu'il ne soit pas une fille, va même être officiellement accepté en tant que membre officiel des "Morues", étant relativement plus intelligent que la moyenne mais faisant tout pour le cacher...il travaille comme simple secrétaire bien ayant été admis à Sciences Po et Polytechnique ! de plus, il a le coeur sur la main et, bien que réagissant souvent comme un gamin de 15 ans face à une jolie fille, il recèle une sensibilité artistique cachée.
J'ai un avis assez partagé sur cet ouvrage car, bien que je l'ai trouvé très attendrissant par moments, comme par exemple cette amitié et cette force qui unit le club des "Morues" auquel Fred fait désormais partie et intriguant à d'autres, surtout en ce qui concerne la mort de Charlotte et le mystère qui plane autour, je l'ai aussi trouvé très cru lors des descriptions des actes sexuels que pratique notamment Ema. Cette dernière ayant été violée durant son adolescence, on peut probablement expliquer cette recherche du plaisir à travers la violence mais toujours est-il que cela m'a un peu choqué à travers le vocabulaire employé par l'auteure.
Cette critique mise à part, le plus l'emporte finalement sur le moins et je dirais tout simplement qu'il s'agit d'un ouvrage plaisant où les relations humaines sont complexes (comme elles le sont dans la vie de tous les jours d'ailleurs) et décrites avec sincérité et émotion. Une lecture agréable et j'en profite pour remercier Babelio de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage !


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iris29
iris2907 avril 2016
  • Livres 3.00/5
Hum, les Morues , comment dire... Un livre très déstabilisant ...
Tout est dit sur la couverture . Un titre qui veut dire péripatéticienne en langage très , très populaire, et une jolie paire de gambettes appartenant à une Barbie, le symbole de l'enfance pour toutes les petites filles du monde.
Les Morues: Portrait d'une génération qui refuse de grandir?
C'est l'histoire d'une bande de trentenaires qui se retrouvent , gentiment pour commémorer la mort de l'illustre Kurt Cobain (le regretté chanteur du groupe Nirvana). Ils ne se voient plus trop ,happés par leurs vies professionnelles respectives. Surtout Ema et Charlotte qui ne se suivent plus que de loin , depuis un grave événement . Cela ne veut pas dire qu'elles ne s'aiment plus, juste qu'elles se sont éloignées. Mais quand Charlotte met fin à ses jours , pour Ema , c'est terrible . Elle n'y croit pas et décide d'enquêter sur ce qu'elle pense être un meurtre .
Le roman s'oriente alors vers le policier mais si peu ...
Ema ( journaliste ) suit une piste du coté du Ministère de la culture et des marchés publics , aidée par son groupe d'amis composé d'Alice, Gabrielle et Fred . (Et oui, il y a un homme dans le club des Morues ...).
Le roman prend un tournant sentimental et un peu trash , avec Ema qui a des soucis amoureux , son homme voudrait plus de stabilité quand elle voudrait plus de sexualité border-line.
Ema est un paradoxe , elle a été violentée et aime qu'on la rudoie .
Puis le roman s'oriente vers une dénonciation du monde contemporain et ses réseaux sociaux avec le personnage de Fred qui a crée un blog dont le succès le dépasse.
Ce petit bouquin , sorte d'OVNI littéraire veut brasser beaucoup de sujets et à mon humble avis s'éparpille un peu...
Oscillant sans cesse entre des idées très sérieuses, des références culturelles pointues et un ton très cru , ce livre peut heurter certaines lectrices .
La quatrième de couverture parle de "roman d'une époque , la nôtre". Cela aurait pu s'appeler : "confessions d'une enfant du siècle",si ce titre n'était pas déjà pris. Reste à savoir si ce livre est réellement représentatif des trentenaires actuels ...
Ce roman pourrait aussi être une play-list car à chaque fin de chapitres, l'auteur nous met 3 titres de chansons .
Je ne pourrais pas dire si j'ai aimé ou pas .
J'ai aimé l'amitié qui lie cette bande , le ton très actuel , le coté rock & roll ; j'ai été bousculée par la crudité et barbée par l'enquête ...
A vous de voir..
(Les Morues : un joli poisson d'Avril ? )
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verobleue
verobleue26 novembre 2014
  • Livres 3.00/5
Trompée, j'ai été trompée par la couverture et le titre de cet ouvrage. Morue, c'est tout de même le mot d'argot utilisé pour prostituée. La paire de jambes gainées de bas, même si elles sont en plastique, téléguidaient vers un sujet plus hot ! Et bien, pas du tout !
« Les Morues » c'est le groupe formé d'Ema, de Gabrielle, d'Alice, et de Fred, le garçon. Un petit cercle fermé qui se retrouve avec plaisir pour refaire le monde. Jusqu'au jour où une amie proche du groupe, Charlotte, se suicide. Ema, ne comprenant pas son geste, se penche alors sur l'enquête qu'elle menait en tant que journaliste.
Titiou Lecoq nous plonge dans les angoisses de trentenaires modernes (2010), la fameuse génération Y, avec leurs turpitudes amoureuses et professionnelles, des personnages incroyables, qui se comportent en ados attardés et qui repoussent responsabilités et engagement sentimental.
Ce livre, qui est une espèce de roman générationnel, parle d'internet au quotidien, des identités virtuelles, du vide des réseaux sociaux, des relations des jeunes urbains et même de la difficulté de vivre des hauts potentiels.
J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et l'ensemble me laisse avec une impression confuse à cause de l'alternance des intrigues, des changements de sujets qui alourdissent la trame du roman. Il y a pourtant des passages drôles, agréables et des réflexions intéressantes.
A noter, les références de titres de chansons à la fin de chaque chapitre qui me rappellent bien que je ne suis plus une trentenaire…
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VioletteBeauregard
VioletteBeauregard01 février 2012
  • Livres 3.00/5
Les Morues...je remercie tout d'abord Masse Critique de m'avoir permis de découvrir ce livre, incongru il est vrai !
Comme beaucoup l'ont dit, c'est un mélange improbable : une histoire de filles - un enquête - de l'humour, de la vodka caramel...
Et pour ma part, je trouve que c'est un mélange audacieux pour un premier roman, qui n'est certes par parfait, mais agréable, et qui se lit bien.
C'est l'histoire d'Ema et de ses morues - oh doux surnoms affectueux-, ces deux meilleures amies : Gabrielle et Alice...
C'est l'histoire d'Ema qui enquête sur le suicide de sa meilleure amie d'enfance Charlotte, avec un de ses amis d'enfance Fred.
C'est l'histoire de Fred, qui en aidant Ema, s'aide lui-même, et devient une morue.
C'est une enquête, menée par une héroïne moderne - qui baise, qui boit, qui dit ce qu'elle pense et qui reste une femme.
J'ai beaucoup apprécié :
- le personnage d'Ema tout simplement,
- les différents partis pris de l'auteure qui ne fait pas que de la littérature pour filles, mais qui l'audace de nous livrer un roman beaucoup plus complexe qu'on pourrait le croire
-c'est drôle et moderne : par moments, on repense clairement à nos soirées entre potes; et moderne : internet, les relations hommes/femmes...
-c'est aussi pour les garçons : l'alternance des points de vues d'Ema et Fred enrichit le roman, c'est plus pour les trentenaires que pour les filles finalement, c'est le livre d'une génération.
Les points négatifs :
-c'est parfois TROP bien écrit, des mots de cinq syllabes balancés négligemment par-ci, par-là...un peu trop de poudre aux yeux inutiles selon moi,
- le côté je baise-je bois de la vodka, c'est un poil too much par moment, on a compris, c'est jeune, c'est féministe, c'est moderne...
- la fin m'a déplu : je dirais que le roman est plein, riche, et la fin est assez pauvre et faible. ( je n'en dis pas plus, je ne spoile pas ! et de toute façon, cela n'engage que moi)
- le personnage de Fred m'a agacé de la même façon que m'a agacé Renée dans l'Elégance du Hérisson : ce je-suis-trop-intelligent-c'est-difficile, c'est lourd. Je veux bien que la pression qui ait posé sur ses épaules soit difficile mais il en fait trop et c'est lassant : il a des choses bien plus graves dans la vie que d'être très intelligent. Et ce côté je dois caché mon intelligence et mépriser ( sans le faire exprès certes) les "petites gens", c'est désagréable.
Dans l'ensemble, un bon roman, agréable à lire et audacieux. Une auteure à suivre, c'est certain !
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Les critiques presse (3)
LeMonde07 octobre 2011
Est-ce un polar, un livre drôle, la critique d'une société ? Un cheminement interne ? C'est tout à la fois. C'est le roman d'une morue qui ne regrette pas de vivre, même si parfois, c'est fatigant. Je referme Les Morues, j'aimerais bien le voir au cinéma, j'aimerais bien être Ema.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte06 octobre 2011
C’est un réel plaisir que de lire cet ouvrage. Ambitieux, Les Morues offre une touche de féminité et de modernisme agréable dans l’ère du temps.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro23 septembre 2011
Son roman est un parfait miroir de la France des années 2000, celle de Pôle emploi et de MySpace, de la révision générale des politiques publiques, des plate-formes téléphoniques délocalisées et des bureaux en open space. Tout ce qu'on aime.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (132) Voir plus Ajouter une citation
fabricelfabricel06 juillet 2013
Depuis son instauration quelques mois auparavant, le principe convivial de l'open space avait révélé un degré de perversité bien supérieur aux pires estimations des employés - qui, déjà, étaient assez proches de l'apocalypse.
[...] Le principe de contrôle, puisqu'il s'agissait bien de ça, était en réalité nettement plus élaboré. Il fonctionnait à plein régime grâce à une intériorisation de la surveillance. Même avec des collègues respectueux les uns des autres, personne ne pouvait s'empêcher de se sentir systématiquement pris en faute. Chacun était d'avance coupable et travaillait avec dans le bide un petit lot de trouille paranoïaque, d'inquiétude, d'insécurité.
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iris29iris2904 avril 2016
Le premier soir du mois , c'était la réunion mensuelle des Morues . Tout un concept . Au début, comme toutes leurs congénères féminines , elles se contentaient de discussions "de filles" qui consistaient la majeure partie du temps à trouver des explications pseudo-psychologisantes aux comportements de leurs alter ego masculins . Sur leurs réactions à elles, rien -si ce n'est une légère propension à demander " J'ai eu raison , non ? Vous êtes d'accord ? "- mais leurs comportements à eux , les hommes , étaient passés au crible , à la moulinette, au radar, aux rayons X . C'était un peu des discussions à la Tchernobyl .
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iris29iris2905 avril 2016
Ces trois journées lui permirent de renouer avec "Les Feux de l'amour" ,[...]Victor , Nikki, ... Ils étaient tous là. Enfin... Les personnages étaient les mêmes mais,preuve d'une réjouissante naïveté quand aux codes dramatiques , quand un acteur quittait la série , les producteurs ne jugeaient pas utile de faire disparaître son personnage . Ils se contentaient d'embaucher un nouvel acteur que les autres personnages appelaient ostensiblement "Jack" pendant trois épisodes , histoire de bien faire comprendre que ceci était le nouveau visage de Jack.
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iris29iris2904 avril 2016
Charlotte représentait l'avant. Elles n'avaient jamais été "friends" sur MSN, Myspace , Facebook . Elles avaient été copines à une époque où sortir dans la rue avec un téléphone -oui, vous savez , un téléphone , pas ces petites merdes de la taille d'un paquet de cigarettes non, l'énorme cube en plastique qui trône sur un meuble et pèse trois tonnes -relevait du délire poético-surréaliste . Une époque où l'on se faisait engueuler parce qu'on monopolisait ledit téléphone familial toute la soirée . Une époque où l'on disait une phrase aujourd'hui absurde , "Excusez-moi de vous déranger, c'est Ema , je voudrais parler à Charlotte, s'il vous plaît ."
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cicou45cicou4510 décembre 2011
"Bien sûr que ça ne marcherait jamais entre eux, ils étaient trop différents, il était un garçon, elle était une fille. Evidemment que c'était pourri dès le début. Et alors ? En quoi ça les empêchait de vivre leur histoire et qu'elle fut sublime ?
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