Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2916147446
Éditeur : Editions de l'Astronome (2010)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Venise, mai 1514.

Les épousailles du Grand Chancelier Nicolò Aurelio et de la belle Laura Bagarotto, cette noble padouane au passé tourmenté, sont imminentes. Mais les doutes qui pèsent sur la mort du peintre Scarfati, ancien complice de Laura, viennent ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (2)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Bigmammy, le 24 avril 2012

    Bigmammy
    Le chancelier de San marco est le deuxième épisode des aventures de la belle Laura Bagarotto, récemment rétablie dans ses droits, biens et dignité de patricienne padouane. Elle vit désormais à Venise et s'apprête à épouser le Grand Chancelier Nicolo Aurelio, fou d'amour pour elle, mais qui hélas n'est pas le seul ….
    Le livre est moins épais que le précédent, « Les fortins de Venise », et la place y est davantage faite à l'aspect psychologique des personnages. L'amour, la passion charnelle, la jalousie, le calcul politique, la haine, la basse vengeance, l'humiliation, le dépit, le découragement. Passions aussi actuelles au XVIème siècle qu'aujourd'hui. L'amour de Laura et Nicolo, contre toute attente, tient bon, malgré le passé des deux protagonistes, et les actes qu'ils doivent assumer pour parvenir à se rejoindre. En fait, c'est l'immense admiration qu'ils ont l'un pour l'autre, et leur intense complémentarité intellectuelle qui les cimente. Au début du roman, on ne sait pas si, finalement, ils vont s'épouser. A la fin, on devine qu'une séparation contrainte va mettre leur amour à rude épreuve. Mais il est dit que la Roche tarpéienne est proche du Capitole*, et, quelque part ici-bas, il faut assumer ses actions troubles.
    On lit un peu moins de rebondissements dans ce livre que dans le précédent, des développements un peu lourds sur l'histoire des guerres d'Italie entre 1514 et 1524, de fantastiques descriptions des cérémonies de la Sérénissime et en particulier une explication du système si compliqué d'élection du Doge … C'est à la fin qu'on comprend comment les auteurs incarnent – au sens propre - leurs héros, comment ils savent de quoi ils parlent. Et, surtout, une évocation particulièrement vivante de la vie et de l'œuvre du Titien, protégé de Nicolo, et qui, bien involontairement, provoquera sa perte.
    Mais il y aura une suite ! Tout n'est pas perdu lorsqu'on connaît le courage et l'intelligence de la splendide Laura Aurelio.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

  • Par Fantine, le 12 juin 2010

    Fantine
    Le chancelier de San marco est la suite des aventures de la belle Laura Bagarotto et du Chancelier Nicolo Aurelio*.
    Comme dans le précédent volume, la documentation historique est rigoureuse, détaillée. Les personnages fictifs cotoient les personnages ayant réellement existés.
    Les rouages - hyper compliqués - de l'Etat vénitien sont évoqués, tout au long du roman, dans des explications simples de la part des deux auteurs.
    La politique internationale vénitienne - c'est-à-dire ses relations avec la Papauté, l'Empire Ottoman, le Saint Empire Romain Germanique (d'abord avec Maximilien, puis, avec son fils Charles Quint), les rois Louis XII et François Ier (qui suscita d'énorme espoir de la part de Venise), la Ligue de Cambrai (10 décembre 1508), etc - intervient du début à la fin du roman, tout en faisant partie intégrante de l'intrigue historique.
    C'est aussi un grand roman d'amour comprenant ses drames de la jalousie, ses doutes concernant l'intégrité morale et politique des deux héros c'est à dire Laura et Nicolo, mais, principalement Nicolo Aurelio, qui en fin stratège politique, n'hésite pas à se débarasser de ses rivaux … … … … … … en amour !!!!!
    Dans ce 2eme volume, Titien est à l'honneur. En effet, il est devenue le peintre officiel de Venise, et, est une véritable « tsar » auprès du peuple vénitien.
    Il en profite, donc, pour imposer ses vues, ses désideratas à la « jet set » de l'époque, et, notamment au gouvernement vénitien.
    Tout au long du roman, il y a une description de la vie quotidienne vénitienne avec « ses petits malheurs et ses grands bonheurs ».

    Le Christianisme et ses dérives sont, également, dénoncés par Pierre Legrand et Claudine Cambier. C'est ainsi que se dessine la Réforme protestante, mise en place par Martin Luther.
    Ce roman a été lu avec beaucoup de plaisir.
    J'attends avec impatience la publication des tomes 3 et 4 afin de suivre avec intérêt la suite du destin de Laura Bagaratto et de son mari, le chancelier Nicolo Aurelio.

    * le tome 1 s'intitule Les Fortins de Venise
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par cinquecento, le 01 août 2011

    - Ter-ra In-co-gni-ta, déchiffre l’enfant avec application.
    - Ça, c’est beau, parce que nous savons qu’un jour un dessinateur,
    guidé par un cartographe, entouré d’explorateurs, eux-mêmes guidés par
    un navigateur, tracera ici des plaines et des montagnes, des vallées et des
    rivières, puis des villes et des ports. Et certainement une mer océane
    dont nous ne connaissons encore ni l’étendue, ni les contours. Et ça, ce
    sera le fruit de l’intelligence des hommes et de leurs interrogations. Ça, ce
    sera le bon usage de notre esprit, tel que Dieu l’a voulu. Ça, c’est la
    beauté de notre temps !
    Nicolò Aurelio était un homme de son temps : sans nier ses passions, il
    croyait en l’avenir de l’intelligence et au recul de la foi aveugle. Mais, s’il
    savait déjà que l’Italie était convoitée par des peuples animés de puissants
    dogmatismes, il ignorait encore que les hommes qui sillonneraient la Terra
    Incognita ne s’appelleraient pas des explorateurs mais des conquistadors.
    Il faut toujours mentir un peu lorsqu’on parle aux enfants, surtout
    lorsqu’ils sont à l’âge où il faut leur enseigner le monde tel qu’il devrait
    être.
    ( Extrait de : "Le Chancelier de San Marco / Cinquecento 2").
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
20,00 € (neuf)
20,75 € (occasion)

   

Faire découvrir Le chancelier de San marco par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz