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ISBN : 2800138661
Éditeur : Dupuis (2006)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Muchacho est une histoire de violences. Violence immorale de la répression qui brise l'âme et le corps, violence idéale de l'élan révolutionnaire vers l'improbable, l'impossible liberté, violence de l'homme neuf qui se défait de sa peau d'enfant, violence des sentiments... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 24 mars 2015

    lehane-fan
    Deuxième album qui clôt ce diptyque, logique respectée...
    Gabriel, blessé, est miraculeusement recueilli par les guérilleros sandinistes.
    Une seule issue désormais, fuir pour échapper au pouvoir en place.
    Quoi de plus rassurant que de se perdre en une forêt luxuriante et hostile. Visiblement, rien.
    Gabriel va devoir s'intégrer au groupe en prouvant qu'il n'est ni un danger ni un poids mort pour lui.
    Apprentissage de la mort et de l'amour, l'équilibre semble respecter. Notre jeune héros révolutionnaire brûle les étapes en se construisant dans le chaos ambiant.
    Fantastique.
    Je ne vais pas revenir sur le talent du dessinateur qui explose à chaque planche ni sur celui du scénariste qui divertit tout en initiant. Lepage, en véritable couteau certifié Helvétie, est de la race des grands, des seigneurs.
    Non, ce qui m'a bluffé ici, c'est cette forêt protéiforme et omniprésente croquée en long, en large et en travers. Véritable personnage à part entière de ce dernier volet, elle nourrit cette histoire tout en occasionnant de véritables tableaux de maîtres.
    Attention , chef d'oeuvre !
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    • Livres 4.00/5
    Par jovidalens, le 21 octobre 2013

    jovidalens
    Magnifique BD !
    Splendeur des dessins et des couleurs, scénario et dialogues riches avec une tension qui titille constamment les nerfs du lecteur, tant par la peur et l'angoisse, que le trouble de ces corps, magnifiés par un instinct et un appétit gourmand de la vie, la mort étant constamment à leurs côtés et ils la savent violente cette mort promise.
    « Vous n'éteindrez jamais l'espérance » : ce n'est plus une réfexion sur l'art qui domine ce tome, mais plutôt sur ces révolutions, ces luttes des peuples opprimés qui prennent les armes pour regagner leur liberté. Pas de pathos dans le discours, une réflexion lucide sur la réalité de l'élan qui soulève les peuples mais aussi sur les dérives, les conclusions de ces guerilléras où il n'y a pas de vainqueurs, où il faudra composer.
    "Il faut plus qu'une révolution pour changer les têtes" : la sexualite domine aussi ce tome. Hétéro ou/et homo, elle est pulsion de vie et rejette loin de la société celles et ceux qui ne se conforment pas au consensus sociétal.
    Il est vrai, qu'en apparence, les années après 1968 et sa soi-disant révolution sexuelle, on semblait ne pas s'encombrer d'une quelconque culpabilité judéo-chrétienne, et pourtant. Les camps pour les homosexuels existaient, et pour défaire une réputation le simple soupçon de pratiques "hors nature" était plus efficace que celui de larçins.
    Une image en tête à la fin de la lecture des ces deux tomes : celui du pêcheur qui a ferré une proie et qui, pour mieux l'épuiser, laisse courir la ligne, pour mieux la rembobiner. Gabriel a été ferré, sa ligne a filé dans la jungle, auprès des guerilléros, puis il a été ramené dans son milieu, dans une université étatsunienne, et maintenant, saura-t-il se défaire de l'hameçon pour mieux évoluer dans un environnement qu'il aura choisit ?
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    • Livres 5.00/5
    Par MarcoPolo85, le 27 décembre 2012

    MarcoPolo85
    Je ne comprends pas comment j'ai pu passer à côté d'une telle BD, moi qui aime les livres qui m'emmènent vers l'ailleurs, et qui aime les gens qui veulent vivre leurs rêves, quitte à affronter voire frôler la mort.
    D'abord, Lepage, notre dessinateur et auteur de cette BD est très fort pour transmettre des émotions. Son dessin est chaleureux tant dans l'illustration des personnages, des lieux que dans les teintes et les couleurs.
    L'histoire y est aussi très bien ficelée.
    Il y a les lieux, bien sûr : le Nicaragua. Nous sommes donc, en Amérique Latine, auprès d'un peuple qui a le sang chaud ( entre autres, les acteurs sont souvent à moitié dénudés) et dans un décor de forêt équatoriale où la moiteur est prégnante.
    Le cadre historique est aussi particulier, puisque nous sommes dans les années 70, et la dictature de Somoza ( chef d'Etat) doit faire face à une guérilla redoutable (les sandinistes).
    Et, maintenant, plantons les personnages. Notre héros, d'abord, Gabriel, fils d'un haut notable Nicaraguayen. Il vient, lui, le séminariste, l'artiste, repeindre l'église d'un village de la forêt. Son destin va être lié inévitablement aux sandinistes. Ce garçon, plutôt fébrile et fluet (ses yeux ont un aspect craintif), affichant une homosexualité de plus en plus affirmée dans le livre, va vite prendre du poil de la bête.
    Parmi les autres personnages haut en couleur, citons en premier lieu Ruben l'ecclésiaste local ouvert aux idées nouvelles, puis la langoureuse Concepcion, une des fers de lance du mouvement révolutionnaire.
    Ensuite, nous croisons, pèle mêle, German, Fausto ou Rigo. Ces derniers vont également faire grandir Gabriel dans ses idéaux.
    Voilà, j'arrête là le résumé. Pour le reste, il vous faut lire Muchacho. Les entrées sont multiples : l'amour, la politique, la religion, le courage...
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    • Livres 5.00/5
    Par sevm57, le 01 mai 2015

    sevm57
    Dans ce deuxième et dernier tome, Gabriel, blessé, est recueilli par les guérilleros.
    Il va partager leur fuite, leur combat et découvrir l'amour.
    Dans cet album magnifique dans lequel la forêt est omniprésente, le talent d'Emmanuel Lepage saute aux yeux à chaque case. Mais si vous voulez vous en faire une idée, regardez simplement les couvertures des deux tomes qui représentent Gabriel dans la même posture, tantôt en jeune séminariste et tantôt en guérillero, je trouve qu'elles font passer une émotion incroyable.
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