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ISBN : 2081311429
Éditeur : Flammarion (2014)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 797 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pierre, médecin, ne comprend pas pourquoi un ami de sa famille a légué sa fortune à Jean, son frère cadet. Au terme d'une véritable enquête policière, il mettra au jour un terrible secret. Le quatrième roman de Maupassant (1850-1893), publié en 1888, est sans doute le m... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 05 juillet 2013

    lecassin
    1888, c'est l'année où Zola publie « le Rêve »… Zola, pour beaucoup la référence de cette époque. Mais c'est également l'année où Guy de Maupassant publie « PIERRE ET JEAN », son quatrième roman ; un petit roman écrit d'une traite durant l'été 1887…
    Quel rapport, me direz-vous ? A part l'amitié des deux hommes, rien sans doute… Quoique… Si Zola place l'essentiel de ses « Rougon Macquart » dans le sud et à Paris, Maupassant place ses Romans mais aussi ses nombreuses nouvelles en Haute Normandie, à l'époque, en Seine Inférieure ; mais la préoccupation est bien la même : décrire le monde qui les entoure avec un certain réalisme.
    Dans « PIERRE ET JEAN », nous sommes au Havre, à la fin du XIX ème siècle chez les Roland, père, mère, fils, fils… Les deux fils embrasseront, l'un la carrière d'avocat, Jean, le blond, le posé, et l'autre, Pierre, le brun, l'exalté, celle de médecin.
    Tout irait pour le mieux si un ancien client de la bijouterie familiale, Léon Maréchal, ne décédait brusquement en léguant sa fortune à Jean. Une sourde rivalité s'installe entre les deux frères, puis le doute…
    « PIERRE ET JEAN », une œuvre naturaliste, non seulement par l'intrigue sur fond d'hérédité légitime ou adultérine et les problèmes d'argent de la petite bourgeoisie provinciale, mais aussi et surtout par le cadre du roman : la Normandie portuaire : ses jetées, ses cafés... Ses marins…
    Un superbe roman précédé d'une préface où l'auteur définit à son idée Le roman, Le roman réaliste, et Le romancier…Un superbe roman, et probablement un de mes préférés de cette époque si riche par ailleurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 26 juin 2012

    claudia_tros_cool
    Maupassant traite un sujet important dans ce livre : comment un secret ( un adultère entre autre) qui vient à s'apprendre par l'un des membres peut déchirer une famille. Il s'agit vraiment d'un roman réaliste qui dépeint la cupidité de cette famille Roland qui ne cherche pas plus que ça la raison de cette héritage donné par Léon Maréchal a Jean. Des le début les deux frère sont présentés comme très opposés avec quelques points communs : ils courtisent la même jeune femme. La rivalité et la jalousie eprouvé par Jean qui lui gâche la vie va le poussera découvrir la vérité : son petit frère n'est pas le fils légitime de M. Roland mais il est naît d'un adultère avec Maréchal. Pierre ne se sent plus bien du tout en sachant ça sur sa mère et quand il va essayer d'avertir son entourage se sera peine perdu il renoncera finalement à le dire à son père parce que ça risquerait créer de gros problèmes dans la famille ...en gros ce qu'il ignore ne peut pas le tuer. Pierre sombre peu àeu dans la déprime dans un sentiment de jalousie et de trahison déchirante que Maupassant décrit très bien c'est pour ça qu'il va lui même s'exclure de la famille à la très grande surprise du lecteur en s'engageant comme médecin dans un bateau. La fin est à la fois ironique et triste. J'ai plutôt eu l'habitude de lire des nouvelles fantastique De Maupassant mais quand j'ai lu celui la je n'ai pas été déçu..ce n'est pas le peuple ou la société que l'auteur cherche à dénoncer mais les secret de famille, les trahisons ainsi que la rivalité entre frère. Maupassant utilisé toujours la Normandie comme décor pour ses nouvelles ou ses roama s ce qui est en quelque sorte sa marque de fabrique moi j'aime cette ambiance qu'il installe, la description des lieux est magnifiquement bien faite. Bref un bon livre De Maupassant qui se lit très facilement, ça m'a vraiment donner envie de lire Bel-Ami et Une vie.
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 01 juillet 2014

    araucaria
    Guy de Maupassant est surtout célèbre pour ses nouvelles si bien ciselées, si percutantes. Il n'a écrit que très peu de romans et "Pierre et Jean" est l'un de ceux-ci. L'action comme très souvent se déroule en Normandie. Pierre et Jean ce sont deux frères qui vont être séparés par un terrible secret de famille. La tragédie n'est pas loin... L'histoire est forte. Le texte magnifiquement bien rédigé. Et Guy de Maupassant fin psychologue dépeint merveilleusement bien les protagonistes. Un grand livre de Maupassant. Un excellent roman moderne pour l'époque où régnait une bourgeoisie pudibonde.

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 22 avril 2010

    LiliGalipette
    Roman de Guy de Maupassant.
    Pierre et Jean Roland sont deux frères que tout oppose, le physique comme le caractère. Entre eux perdure un sentiment puissant d'amour et d'émulation. Jean, le doux, le calme, hérite un jour d'un mystérieux ami de la famille, Léon Maréchal, dont le décès bouleverse sa mère. Pierre, le violent, le jaloux, soupçonne alors un passé trouble dans lequel sa mère n'est pas aussi pure et intouchable qu'elle semble désormais l'être. Entre Pierre et Jean, le lien est rompu. Un climat de suspicion et de haine s'installe. Jean, tout à ses amours avec la belle Madame Rosemilly, ne mesure pas l'ampleur du gouffre qui le sépare de son aîné. Il faut que la vérité éclate, et quand elle est révélée, elle chasse ceux qui l'ont déterrée.
    La figure du père est bien malmenée dans ce roman. M. Roland Père est un petit bourgeois aux vues médiocres et aux projets limités. le père supposé de Jean est une figure d'absence et d'éloignement. Guy de Maupassant pensait que Gustave Flaubert était son père. Les soupçons de l'auteur quant à sa filiation prennent un visage violent et tourmenté. L'image de la mère, loin de celle de la femme vertueuse et respectueuse, se teinte de mystère et de souffre. Un peu Emma Bovary, Mme Roland a été une femme légère, étourdie par la prestance d'un homme dénué des tristes habitudes maritales.
    L'omniprésence de la mer - le récit se déroule au Havre - est hypnotique. Que les flots soient à l'étale ou qu'ils se déchaînent, ils attirent les regards. Les grands moments dramatiques éclatent près de l'élément liquide. Et c'est la mer qui sépare, qui exclue Pierre du cercle familial.
    Le thème du secret de famille est finement traité par l'auteur. C'est en ouvrant les tiroirs, en fouillant la lingerie et en cherchant des lettres que la vérité apparaît au jour. le lecteur participe presque physiquement à la quête de preuves. Parfaitement voyeur, il farfouille avec jubilation dans les petites affaires d'une famille apparemment sans histoire.
    Ce roman très court, aux accents pleinement naturalistes, se lit avec délectation et férocité. Qu'il est bon de voir ce qui se cache derrière les rideaux des voisins!
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 juillet 2011

    brigittelascombe
    Auteur du XIX° siècle, bourgeois,émettant des doutes sur l'identité de son vrai père, Guy de Maupassant a commencé à écrire poussé par Gustave Flaubert.Après avoir quitté l'armée, séducteur et fêtard, il se lie en 1878 aux naturalistes et publie Boule de suif en 1880 son premier vrai roman.Syphilitique, sa vie littéraire, sa vie tout court sera brêve(mort à 43 ans) mais riche en romans, poèmes,récits et pièces de théatre.
    PIERRE ET JEAN parait, petit roman cruel d'étude de moeurs,en 1888, dans une période politique(essor de la bourgeoisie,révolution industrielle,affaire Boulanger) et littéraire (premiers manifestes collectifs naturalistes) agitée.
    Le thème central(inspiré de sa propre vie) est celui du bâtard, de la paternité, et L'Argent de L'Héritage dans une famille bourgeoise.
    Le Havre.
    PIERRE ET JEAN Roland, partis pour une partie de pêche en mer sur "Le perle" avec leurs parents se disputent, rivaux, au sujet de Madame de Rosémilly, une jeune veuve convoitée.
    Pierre rêve de voyager très loin, jaloux de L'Héritage(on pense à le testament publié en 1882) que va percevoir Jean de la part d'un vieil ami de la famille et de la préférence accordée à son frère par la jolie veuve.Il retrouve une liaison, une jeune serveuse et s'épanche. Jean serait il le fils adultère de Maréchal, l'ami défunt ? Il se sent trahi.Et sa mère idolatrée transformée en fautive(on pense à Thérèse, femme adultère, dans Cruelle énigme l'un de ses premiers romans) Non cette fille ment, elle est vulgaire!
    Absinthe,repas de fête(on pense à L'assomoir de Zola). Pierre discute avec Marowsko,le pharmacien polonais exilé, ses soupçons s'affirment.Envies de meurtre.Rêve d'exil.Sa mère est donc comme ces prostituées qui se donnent sans morale? Torture de Pierre.Mutisme de Jean.Madame de Rosémilly accepte la demande en mariage de Jean et les deux frêres s'affrontent.
    Comment se terminera cette tragédie?
    De beaux portraits psychologiques, un art (comme pour Une vie) dans lequel Maupassant excelle.Jean blond,calme et prévisible.Pierre brun,fougueux, jaloux et passionné.Madame Roland, femme adultère mi Anna Karénine, mi Emma Bovary.
    Le Havre enfumé tout d'abord peint à la façon impressioniste, la mer peu à peu embrumée pointe ses ombres vers le fantastique.
    Une étude poussée des sentiments qui vont crescendo au fur et à mesure que l'enquête de Pierre avance.Tout est semblable,et soudain le destin bascule pour créer un contraste de par l'injustice,la préférence,la faute,la trahison. Solitude pour l'un, union amoureuse pour l'autre. C'est un duel sans pitié, un vainqueur(le fils préféré) et un vaincu selon la loi du tout ou rien.A moins que ce ne soit un suicide?
    Pierre le légitime est devenu le vrai bâtard.Du grand art, celui d'un Maupassant éduqué par Flaubert!
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Citations et extraits

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  • Par puce6386, le 16 novembre 2014

    Tous les mâts innombrables ; sur une étendue de plusieurs kilomètres de quais, tous les mâts avec des vergues, les flèches, les cordages, donnaient à cette ouverture au milieu de la ville l'aspect d'un grand bois mort.

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  • Par puce6386, le 16 novembre 2014

    C'est vilain, la vie ! Si on y trouve une fois un peu de douceur, on est coupable de s'y abandonner et on le paie bien cher plus tard.

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  • Par -Clea-, le 18 décembre 2012

    Il faut être, en effet, bien fou, bien audacieux, bien outrecuidant ou bien sot, pour écrire encore aujourd'hui ! Après tant de maîtres aux natures si variées, au génie si multiple, que reste-t-il à faire qui n'ait été fait, que reste-t-il à dire qui n'ait été dit ?
    Qui peut se vanter, parmi nous, d'avoir écrit une page, une phrase qui ne se trouve déjà à peu prés pareille, quelque part ?
    Quand nous lisons, nous, si saturés d'écriture française que notre corps entier nous donne l'impression d'être une pâte faite avec des mots, trouvons-nous jamais une ligne, une pensée qui ne nous soit familière, dont nous n'ayons eu, au moins, le confus pressentiment ?
    L'homme qui cherche seulement à amuser son public par des moyens déjà connus, écrit avec confiance, dans la candeur de sa médiocrité, des oeuvres destinées à la foule ignorante et désoeuvrée.
    Mais ceux sur qui pèsent tous les siècles de la littérature passée, ceux que rien ne satisfait, que tout dégoûte, parce qu'ils rêvent mieux, à qui tout semble défloré déjà, à qui leur oeuvre donne toujours l'impression d'un travail inutile et commun, en arrivent à juger l'art littéraire une chose insaisissable, mystérieuse, que nous dévoilent à peine quelques pages des plus grands maîtres.
    Vingt vers, vingt phrases, lus tout à coup nous font tressaillir jusqu'au coeur comme une révélation surprenante ; mais les vers suivants ressemblent à tous les vers, la prose qui coule ensuite ressemble à toutes les proses.
    Les hommes de génie n'ont point, sans doute, ces angoisses et ces tourments, parce qu'ils portent en eux une force créatrice irrésistible. Ils ne se jugent pas eux-mêmes.
    Les autres, nous autres qui sommes simplement des travailleurs conscients et tenaces, nous ne pouvons lutter contre l'invincible découragement que par la continuité de l'effort..
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  • Par kathy, le 08 mai 2011

    Mais lorsque Pierre eut quitté son collègue et se retrouva dans la rue, une tristesse nouvelle s'abattit sur lui, et l'enveloppa comme ces brumes qui courent sur la mer, venues du bout du monde, et qui portent dans leur épaisseur insaisissable quelque chose de mystérieux et d'impur comme le souffle pestilentiel de terres malfaisantes et lointaines.
    En ses heures de plus grande souffrance il ne s'était jamais senti plongé ainsi dans un cloaque de misère. C'est que la dernière déchirure était faite; il ne tenait plus à rien. En arrachant de son coeur les racines de toutes ses tendresses, il n'avait pas éprouvé encore cette détresse de chien perdu qui venait soudain de le saisir.
    Ce n'était plus une douleur morale et torturante, mais l'affolement de la bête sans abri, une angoisse matérielle d'être errant qui n'a plus de toit et que la pluie, le vent, l'orage, toutes les forces brutales du monde vont assaillir. En mettant le pied sur ce paquebot la chair d l'homme s'était révoltée contre l'insécurité de tous les lendemains futurs.(...)
    Et il se trouvait condamné à cette vie de forçat vagabond, uniquement parce que sa mère s'était livrée aux caresses d'un homme.
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  • Par Piatka, le 17 janvier 2014

    Illusion du beau qui est une convention humaine !
    Illusion du laid qui est une opinion changeante !
    Illusion du vrai jamais immuable !
    Illusion de l'ignoble qui attire tant d'êtres !
    Les grands artistes sont ceux qui imposent à l'humanité leur illusion particulière.

    Extrait de la Préface
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