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ISBN : 2081311429
Éditeur : Flammarion (2014)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 824 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pierre, médecin, ne comprend pas pourquoi un ami de sa famille a légué sa fortune à Jean, son frère cadet. Au terme d'une véritable enquête policière, il mettra au jour un terrible secret. Le quatrième roman de Maupassant (1850-1893), publié en 1888, est sans doute le m... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 05 juillet 2013

    lecassin
    1888, c'est l'année où Zola publie « le Rêve »… Zola, pour beaucoup la référence de cette époque. Mais c'est également l'année où Guy de Maupassant publie « PIERRE ET JEAN », son quatrième roman ; un petit roman écrit d'une traite durant l'été 1887…
    Quel rapport, me direz-vous ? A part l'amitié des deux hommes, rien sans doute… Quoique… Si Zola place l'essentiel de ses « Rougon Macquart » dans le sud et à Paris, Maupassant place ses Romans mais aussi ses nombreuses nouvelles en Haute Normandie, à l'époque, en Seine Inférieure ; mais la préoccupation est bien la même : décrire le monde qui les entoure avec un certain réalisme.
    Dans « PIERRE ET JEAN », nous sommes au Havre, à la fin du XIX ème siècle chez les Roland, père, mère, fils, fils… Les deux fils embrasseront, l'un la carrière d'avocat, Jean, le blond, le posé, et l'autre, Pierre, le brun, l'exalté, celle de médecin.
    Tout irait pour le mieux si un ancien client de la bijouterie familiale, Léon Maréchal, ne décédait brusquement en léguant sa fortune à Jean. Une sourde rivalité s'installe entre les deux frères, puis le doute…
    « PIERRE ET JEAN », une œuvre naturaliste, non seulement par l'intrigue sur fond d'hérédité légitime ou adultérine et les problèmes d'argent de la petite bourgeoisie provinciale, mais aussi et surtout par le cadre du roman : la Normandie portuaire : ses jetées, ses cafés... Ses marins…
    Un superbe roman précédé d'une préface où l'auteur définit à son idée Le roman, Le roman réaliste, et Le romancier…Un superbe roman, et probablement un de mes préférés de cette époque si riche par ailleurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 26 juin 2012

    claudia_tros_cool
    Maupassant traite un sujet important dans ce livre : comment un secret ( un adultère entre autre) qui vient à s'apprendre par l'un des membres peut déchirer une famille. Il s'agit vraiment d'un roman réaliste qui dépeint la cupidité de cette famille Roland qui ne cherche pas plus que ça la raison de cette héritage donné par Léon Maréchal a Jean. Des le début les deux frère sont présentés comme très opposés avec quelques points communs : ils courtisent la même jeune femme. La rivalité et la jalousie eprouvé par Jean qui lui gâche la vie va le poussera découvrir la vérité : son petit frère n'est pas le fils légitime de M. Roland mais il est naît d'un adultère avec Maréchal. Pierre ne se sent plus bien du tout en sachant ça sur sa mère et quand il va essayer d'avertir son entourage se sera peine perdu il renoncera finalement à le dire à son père parce que ça risquerait créer de gros problèmes dans la famille ...en gros ce qu'il ignore ne peut pas le tuer. Pierre sombre peu àeu dans la déprime dans un sentiment de jalousie et de trahison déchirante que Maupassant décrit très bien c'est pour ça qu'il va lui même s'exclure de la famille à la très grande surprise du lecteur en s'engageant comme médecin dans un bateau. La fin est à la fois ironique et triste. J'ai plutôt eu l'habitude de lire des nouvelles fantastique De Maupassant mais quand j'ai lu celui la je n'ai pas été déçu..ce n'est pas le peuple ou la société que l'auteur cherche à dénoncer mais les secret de famille, les trahisons ainsi que la rivalité entre frère. Maupassant utilisé toujours la Normandie comme décor pour ses nouvelles ou ses roama s ce qui est en quelque sorte sa marque de fabrique moi j'aime cette ambiance qu'il installe, la description des lieux est magnifiquement bien faite. Bref un bon livre De Maupassant qui se lit très facilement, ça m'a vraiment donner envie de lire Bel-Ami et Une vie.
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 01 juillet 2014

    araucaria
    Guy de Maupassant est surtout célèbre pour ses nouvelles si bien ciselées, si percutantes. Il n'a écrit que très peu de romans et "Pierre et Jean" est l'un de ceux-ci. L'action comme très souvent se déroule en Normandie. Pierre et Jean ce sont deux frères qui vont être séparés par un terrible secret de famille. La tragédie n'est pas loin... L'histoire est forte. Le texte magnifiquement bien rédigé. Et Guy de Maupassant fin psychologue dépeint merveilleusement bien les protagonistes. Un grand livre de Maupassant. Un excellent roman moderne pour l'époque où régnait une bourgeoisie pudibonde.

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 22 avril 2010

    LiliGalipette
    Roman de Guy de Maupassant.
    Pierre et Jean Roland sont deux frères que tout oppose, le physique comme le caractère. Entre eux perdure un sentiment puissant d'amour et d'émulation. Jean, le doux, le calme, hérite un jour d'un mystérieux ami de la famille, Léon Maréchal, dont le décès bouleverse sa mère. Pierre, le violent, le jaloux, soupçonne alors un passé trouble dans lequel sa mère n'est pas aussi pure et intouchable qu'elle semble désormais l'être. Entre Pierre et Jean, le lien est rompu. Un climat de suspicion et de haine s'installe. Jean, tout à ses amours avec la belle Madame Rosemilly, ne mesure pas l'ampleur du gouffre qui le sépare de son aîné. Il faut que la vérité éclate, et quand elle est révélée, elle chasse ceux qui l'ont déterrée.
    La figure du père est bien malmenée dans ce roman. M. Roland Père est un petit bourgeois aux vues médiocres et aux projets limités. le père supposé de Jean est une figure d'absence et d'éloignement. Guy de Maupassant pensait que Gustave Flaubert était son père. Les soupçons de l'auteur quant à sa filiation prennent un visage violent et tourmenté. L'image de la mère, loin de celle de la femme vertueuse et respectueuse, se teinte de mystère et de souffre. Un peu Emma Bovary, Mme Roland a été une femme légère, étourdie par la prestance d'un homme dénué des tristes habitudes maritales.
    L'omniprésence de la mer - le récit se déroule au Havre - est hypnotique. Que les flots soient à l'étale ou qu'ils se déchaînent, ils attirent les regards. Les grands moments dramatiques éclatent près de l'élément liquide. Et c'est la mer qui sépare, qui exclue Pierre du cercle familial.
    Le thème du secret de famille est finement traité par l'auteur. C'est en ouvrant les tiroirs, en fouillant la lingerie et en cherchant des lettres que la vérité apparaît au jour. le lecteur participe presque physiquement à la quête de preuves. Parfaitement voyeur, il farfouille avec jubilation dans les petites affaires d'une famille apparemment sans histoire.
    Ce roman très court, aux accents pleinement naturalistes, se lit avec délectation et férocité. Qu'il est bon de voir ce qui se cache derrière les rideaux des voisins!
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    • Livres 3.00/5
    Par Jackiedream, le 21 décembre 2014

    Jackiedream
    Pierre et Jean sont deux frères. L'un est médecin, l'autre avocat, beaucoup de choses les opposent. Mais lorsque Jean reçoit un héritage conséquent d'un ami de ses parents, la famille éclate en vol. Pourquoi lui et pas moi ? se demande Pierre. Après tout, Jean n'était pas plus proche que lui du défunt. A force de ruminer, tout s'éclaire pour l'aîné de la famille : c'est évident, c'est parce que Jean est le fruit d'un adultère, que cet homme -qui serait donc son père- lui a transmis sa fortune ! Cette vérité va peser lourd sur l'équilibre familial, et le noir secret va peu à peu séparer Pierre de ses parents et de son frère.
    J'ai beaucoup apprécié ce roman, je l'ai trouvé extrêmement concis, efficace et juste. L'intrigue, plutôt simple, permet de se concentrer sur la psychologie des personnages, leurs rapports entre eux. Entre descriptions du paysage normand, de la ville du Havre et plongée dans la déchéance de Pierre, le roman ne s' essouffle jamais. C'est pourquoi je l'ai trouvé très rythmé et mordant. Mais ce qui m'a plu par dessus tout, c'est la finesse de l' oeuvre. En effet, lorsqu'on s'attend à haïr Pierre qui est odieux, jaloux et destructeur, on éprouve au contraire de l'empathie pour lui. Lorsqu'on s'attend à prendre en pitié ce frère laissé de côté, on déteste son caractère néfaste et sa manière de penser qui met mal à l'aise. C'est en cela que le roman a su me surprendre. Les réactions des personnages eux-mêmes sont imprévisibles : le père est apathique et effacé, la mère a suscité mon antipathie au moment où je m'y attendais le moins, se révélant assez manipulatrice (du moins, à mes yeux). Finalement, les cruels ne sont pas ceux qu'on croit... La jalousie est un sentiment complexe et très intéressant à observer : L'Héritage n'est que le déclencheur des tensions sous-jacentes de la famille. La fin ne m'a pas déçue, elle est cynique et cruelle à souhait. En somme, un roman bien ficelé, la prose De Maupassant est toujours un plaisir à lire pour moi. J'ai aimé le côté mordant de Pierre et Jean, son aspect inattendu et surtout ses personnages incroyablement vrais, réalistes : les bassesses humaines ne sont pas épargnées !
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Citations et extraits

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  • Par Mela71, le 11 décembre 2014

    Écrit durant l'été 1887, Pierre et Jean est un roman naturaliste par le biais duquel Guy de Maupassant partage ses points de vue sur la société de l'époque, ainsi que ses craintes et ses peurs de l'Au-delà.
    Cette histoire est plutôt banale puisqu'il s'agit de péripéties construites autour de la problématique qui relève d'un héritage. En effet, Pierre, l'aîné et médecin et Jean, avocat, sont les deux frères rivaux de la famille Roland qui vit au Havre pour un amour partagé de la mer. Mais un jour, Léon Maréchal, un ami des Roland, décède et l'héritage revient alors à Jean. Ce fait augmente alors la rivalité des frères et amène des soupçons dans les interactions des Roland.
    Si cette histoire n'a rien d'extraordinaire, ce sont les sous-entendus qu'il faut étudier. Car, tel un philosophe, Maupassant tente de desseller ce qu'on peut appeler le voyage éternel, ici en référence avec l'exil de Pierre. Puisque Maupassant a écrit ce livre lorsqu'il n'allait pas bien, on peut analyser cet fin du roman comme sa propre recherche entre le paradis et les enfers, et le petit lit marin qui pourrait être son cercueil.
    Ce livre ne m'a pas émerveillée puisque je considère la lecture comme un moyen de s'échapper de la réalité, mais je dois avouer que sa chute m'a beaucoup plu car elle confirme le fait que nous considérons pratiquement tous que la mort est une délivrance quant à l'obligation de souffrir.
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  • Par MM71, le 14 décembre 2014

    Livre pour les personnes qui n'aiment pas les grandes lectures !

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  • Par kathy, le 08 mai 2011

    Mais lorsque Pierre eut quitté son collègue et se retrouva dans la rue, une tristesse nouvelle s'abattit sur lui, et l'enveloppa comme ces brumes qui courent sur la mer, venues du bout du monde, et qui portent dans leur épaisseur insaisissable quelque chose de mystérieux et d'impur comme le souffle pestilentiel de terres malfaisantes et lointaines.
    En ses heures de plus grande souffrance il ne s'était jamais senti plongé ainsi dans un cloaque de misère. C'est que la dernière déchirure était faite; il ne tenait plus à rien. En arrachant de son coeur les racines de toutes ses tendresses, il n'avait pas éprouvé encore cette détresse de chien perdu qui venait soudain de le saisir.
    Ce n'était plus une douleur morale et torturante, mais l'affolement de la bête sans abri, une angoisse matérielle d'être errant qui n'a plus de toit et que la pluie, le vent, l'orage, toutes les forces brutales du monde vont assaillir. En mettant le pied sur ce paquebot la chair d l'homme s'était révoltée contre l'insécurité de tous les lendemains futurs.(...)
    Et il se trouvait condamné à cette vie de forçat vagabond, uniquement parce que sa mère s'était livrée aux caresses d'un homme.
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  • Par Piatka, le 17 janvier 2014

    Illusion du beau qui est une convention humaine !
    Illusion du laid qui est une opinion changeante !
    Illusion du vrai jamais immuable !
    Illusion de l'ignoble qui attire tant d'êtres !
    Les grands artistes sont ceux qui imposent à l'humanité leur illusion particulière.

    Extrait de la Préface
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  • Par marina53, le 20 mai 2012

    Je m'étais donnée à lui tout entière, corps et âme, pour toujours, avec bonheur, et pendant plus de dix ans j'ai été sa femme comme il a été mon mari devant Dieu qui nous avait faits l'un pour l'autre. Et puis, j'ai compris qu'il m'aimait moins. Il était toujours bon et prévenant, mais je n'étais plus pour lui ce que j'avais été. C'était fini ! Oh ! que j'ai pleuré !... Comme c'est misérable et trompeur, la vie !... Il n'y a rien qui dure...
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