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> Henri Mitterand (Autre)
> Alain Buisine (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253004243
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 2005 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la solitude des espérances, de toutes ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par experyoshi, le 17 janvier 2013

    experyoshi
    Une vie. Un titre simple, pour un roman initiatique, dense et cruel.
    A sa majorité, Jeanne sort du couvent et revient vivre auprès de ses parents dans la propriété familiale nommée « les Peuples » sur la cote normande. Les parents de Jeanne sont issus de la noblesse et possède beaucoup de biens.
    Jeanne est une jeune fille naïve et rêveuse. Elle découvre l'amour auprès du beau Julien, fils de nobles déchus. le mariage s'en suit rapidement et les jeunes gens partent en voyage de noces en Corse. Ce voyage annonce le début de la désillusion et du chagrin.
    Jeanne découvre le vrai visage de son mari. Julien est vénal, infidèle, égoïste et violent. Jeanne semble subir sa vie mais trouve du réconfort auprès des parents. Jeanne accouche alors d'un petit garçon que son père renie...
    Il n'est pas bon être une femme au XIXe siècle.
    Certains personnages sont attachants, notamment les parents de Jeanne, d'autres personnages se révèlent être des gens hypocrites voire odieux comme Rosalie la bonne, la comtesse ou encore le prêtre Tolbiac.
    Certaines scènes sont violentes comme l'accident de Julien ou encore le massacre du chien par le prêtre.
    J'ai beaucoup aimé le style d'écriture De Maupassant, les descriptions sont très belles et emplies d'une certaine mélancolie.
    Ce 1er roman De Maupassant m'a marquée et est un coup de cœur.
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 26 novembre 2013

    lecassin
    « Une vie ». Il s'agit bien là de la narration d'Une vie : celle de Jeanne le Perthuis des Vauds, fille de bonne famille, de sa sortie du couvent du Sacré-Cœur – elle a dix-sept ans – aux vieux jours, enfin apaisée.
    Une vie, certes, mais aussi et surtout, un mariage… raté… Un mariage avec Julien de Lamare , fils d'une noblesse déchue qui s'avèrera un piètre et brutal amant, ainsi qu'un mari infidèle et avare. Et bien pire encore…
    Dans cette fin de XIXème siècle si prolixe – « Une vie » a paru en 1883, la même année que « Au bonheur des dames » de Zola Maupassant nous livre son analyse de la noblesse de terre, dans sa Normandie si chère. Une noblesse à l'image du climat de la région, jamais ni chaud ni froid : bon.
    Autour du Baron Simon-Jacques le Perthuis des Vauds ; on voit évoluer domestiques, journaliers, paysans, Tous croqués avec une grande justesse. Et le Curé ? Peut-être un peu caricatural, mais en même temps tellement vrai !
    Enfin, et c'est devenu un lieu commun : la Nature, véritable personnage du roman, magnifiée par la plume si belle de l'auteur.
    Je persiste et je signe ( et pas seulement pour faire plaisir à Nastasiabuergo qui partage mes origines normandes et un goût certain pour Maupassant ) : Maupassant, n'est pas du « sous-Zola campagnard » ; c'est du grand ! du très grand !
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    • Livres 4.00/5
    Par ahasverus, le 17 avril 2012

    ahasverus
    """On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts."""
    Une vie commence devant un tableau : Pyrame, croyant Thisbé morte, se suicide ; Thisbé, découvrant le corps de Pyrame, se tue.
    Hors du tableau, les yeux et les bras grands ouverts, Jeanne apelle la vie. Ce n'est pas cette vie là que Jeanne vivra, mais une autre, faite de vide, de désillusions, de déceptions, de profits, de mensonges.
    Elle qui avait besoin de "frotter son coeur à des coeurs honnêtes" n'en trouvera point. Elle aura un mauvais mari, un mauvais fils, un mauvais abbé, quelques faux amis, peu de soutien.
    Premier roman de Guy de Maupassant, Une vie brosse le portrait en creux d'une femme arrivée sans savoir dans Une vie de plain-pied. On suppose que c'est un peu le cas de sa mère et de sa tante, Subir.
    Jeanne attendait l'amour ; elle découvre le sexe. Jeanne attendait la complicité ; elle découvre la trahison. Jeanne a échappé à Zola : il y a toujours autour d'elle quelque personnage protecteur ou arrangeant : le baron, l'abbé Picot, Rosalie, lui évitent les abysses.
    Un livre ou, selon Jeanne, il ne se passe rien. Une chûte. Un Bel Ami à rebours parti d'en haut pour tomber sur le pavé. Par l'amour, tout pareil. Sans un rebond.
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    • Livres 5.00/5
    Par LeMalouin, le 26 mai 2014

    LeMalouin
    Ce livre raconte la vie de jeanne de sa sortie du couvent jusqu'à…
    Elle sort donc du couvent, pleine de sèves …
    Son père est un humaniste et sa mère une impotente.
    On retrouve les descriptions vachardes à la Flaubert (son maître).
    Exemple : tante Lison, une sorte de meuble qui parle.
    Bref Jeanne rencontre quelqu'un et comme Madame Bovary, elle attend beaucoup de l'amour…
    Ce sera donc Julien le voisin, elle manque de s'évanouir au premier baiser…
    La noce est pour bientôt.
    Son père lui explique le mariage : à partir de maintenant tu dois obéir à tout ce que te demande ton mari…
    La nuit de noce ressemble à un viol, visiblement Jeanne ne s'attendait pas à cela….
    Julien s'avère être un mufle de première….
    Le voyage de noce se passe en Corse et Jeanne est bouleversée par la beauté des paysages, Julien le bourru ne comprend pas ses sensibleries et en plus il est radin !
    Apparemment les assassinats en Corse ne datent pas d'hier.
    Au retour c'est gros cafard, la Normandie en automne (le voyage de noce a durée deux mois), Jeanne se demande bien ce qu'elle va faire de ses puces pour le restant de ses jours !
    Après le couvent et l'attente, le mariage et la découverte de l'amour….
    Puis la désillusion : comme si pour la séduire Julien avait joué un rôle…
    Elle apprend que Julien la trompe depuis le premier jour avec la bonne (elle en a même un enfant)…
    Son père d'abord très remonté fini par être indulgent quand on lui rappelle ses propres écarts (à les hommes !).
    Elle a, elle aussi un enfant et celui-ci devient le centre de sa vie.
    Julien déclare « qu'elle est assommante avec son mioche !»
    On comprend qu'il a pour maîtresse la comtesse « Gilberte » Fourville avec qui ils deviennent très amis.
    Juju est toujours aussi dégouté par Paul,son gosse, qui rend gaga sa mère.
    On apprend que les curés faisaient sexologues (comment avoir un enfant quand son mari pratique le coïtus interrompus).
    Un jour arrive justement un nouveau curé beaucoup plus radical que l'ancien et dont le discours dans un premier temps plaît à Jeanne qui trouve vraiment la vie des gens trop dissolues (après son père elle apprend à la mort de sa mère qu'elle avait un amant).
    Mais celui-ci va tellement loin dans ses leçons de moral : il poursuit les fidèles (enfin non justement, dans les bosquets !) et provoquera un drame en dénonçant Julien et Gilberte qui mourront tué par le comte et mari de Gilberte.
    Jeanne, son père et tante Lison se consacre désormais exclusivement à Paul (dit "poulet") qui sera le premier enfant roi (qui a dit que c'était dû à Mai 68 ?)…
    Celui-ci devient évidemment odieux, il ne rentre quasiment plus à la maison et réclame sans cesse plus d'argent et fréquente une femme de petite vie…
    Le temps passe le grand-père et tante Lison meurt…..
    Heureusement Rosalie, la bonne, écartée suite à son incartade avec Julien reprend les choses en main et dit non à poulet pour la première fois de sa vie.
    Jeanne s'ennuie dans sa nouvelle demeure sans la mer.
    Mais celui pour qui c'est le plus dur c'est Massacre (le chien).
    Jeanne qui se languit trop de son fils et qui est jalouse de sa fiancée part le chercher à Paris ; Il a déménagé à cause de ses dettes, elle erre dans la capitale elle veut le retrouver….
    Elle n'y parvient pas (elle n'a trouvé que des créanciers) revient chez elle et commence à déprimer, à devenir « fataliste comme un Oriental ».
    Le livre se fini par une visite déchirante au Peuple qu'elle pressent ne plus jamais revoir…
    Puis une lettre de Paul annonçant la mort de sa femme et la naissance d'une fille…
    Jeanne est envahie de joie par…la mort de celle qui fût toujours sa rivale !
    Elle s'occupe de la fillette, Rosalie conclue « La vie ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit ».
    Jeanne est malheureuse en mariage comme Emma Bovary mais plutôt que se consoler dans les bras d'autres hommes, elle va se consoler avec son fils pour un résultat à peine meilleur car si elle ne se suicide pas, elle en fait un être odieux….
    Ce roman est un pur chef d'œuvre auquel je mets la note maximale car tout y est : le style, une histoire en apparence simple mais qui tend à l'universel et une psychologie fine des personnages…
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    • Livres 4.00/5
    Par MissMarty, le 08 mai 2012

    MissMarty
    Cruel ! Poignant ! Tel est ce roman de Guy de Maupassant, paru en 1883 ! La triste histoire de cette jeune fille trop inexpérimentée, trop passive comme beaucoup de femmes à cette époque !
    Ce livre m'est tombé dans les mains l'année dernière par la prof de français. Elle distribuait des livres (différents) empruntés au CDI du lycée et il fallait faire une fiche de lecture pendant les vacances.
    Le début n'est pas très accrocheur, voire décourageant : énormément de description et peu d'action. J'aurais sûrement lâché si je n'étais pas obligé de le lire (pardonnez mon manque de courage !) et j'avais tendance à penser à autre chose quand je lisais le début et quand j'ai lu le passage où la jeune Jeanne rêvait d'amour et de romanesques promenades avec l'élu de son cœur, j'ai cru que la prof s'était moquée de moi ! Pourtant, je pensais que cela n'allait pas durer longtemps (en connaissant le pessimisme De Maupassant).
    Les descriptions étaient certes, très longues, mais certains montraient la beauté de la Normandie et sa poésie, l'attachement de Jeanne pour ses parents etc.
    Puis, tout change au moment où elle rencontre le séduisant et noble vicomte Julien de Lamare. Il se rencontrent, s'aiment, se fiancent et se marient. Que rêver de mieux quand on est une jeune fille de bonne famille, sortant du couvent ?
    Hélas, Jeanne commença à déchanter lors de la nuit de noces où elle découvre chez Julien, une brutalité sexuelle inconvenante ! Cependant, la passion revient pendant le voyage de noces en Corse mais s'éteint définitivement au retour. Les jours deviennent mornes et Jeanna verra en Julien, un homme impitoyable et avare et égoïste et adultère ! Il lui fera cependant Un fils à qui elle donne tout son amour mais celui-ci ressemblera à son père en tous points et ne sollicitera sa mère que pour payer ses dettes !
    De nombreux thèmes sont évoqués : innocence, passion, trahison, avarice, infidélité, brutalité, fanatisme religieux (avec l'abbé Tolbiac), le libertinage (de nombreuses jeunes femmes étaient enceintes quand elles s'étaient mariées), l'anticléricalisme (avec le père de Jeanne), l'assassinat passionnel, la jalousie, l'ingratitude de la progéniture, la passivité de la femme de l'époque (pas toutes pourtant, il faut prendre du recul), tristesse, pessimisme etc.
    La seule chose que l'on ne pourrait pas reprocher au fanatique abbé Tolbiac est le fait qu'il avait exhorté à Jeanne de quitter son mari infidèle mais celle-ci ne le fera pas par pure passivité !
    ( Info : l'abbé Tolbiac qui a succédé au laxiste abbé Picot, nous voyons alors deux extrêmes religieux : le fanatique et le laxiste.)
    Jeanne devient surtout irritante : son mari la trompe, elle ne fait rien, son fils la rejette, elle ne fait rien, tout s'effondre autour d'elle, elle ne fait toujours rien ! On n'a qu'une envie, la secouer de toutes nos forces !
    Finalement, Jeanne autrefois si belle et si remplie de vie, devenue, vieille et précocement fanée, sera recueillie par sa sœur de lait, la paysanne Rosalie qui lui dira de cesser de payer les dettes de son fils. Jeanne retrouvera finalement goût à la vie en prenant avec elle sa petite-fille issue de l'union de Paul, fils de Jeanne et d'une prostituée.
    Et voici la phrase finale qui illustre, conclut et résume tout : La vie, voyez-vous, ça n'est jamais ni si bon ni si mauvais qu'on croit.
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Citations et extraits

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  • Par zizza, le 24 octobre 2014

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas.
    L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau semblait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissaient les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétraient au-dedans et faisaient suer les murs de la cave au grenier.
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  • Par Clairoche, le 04 mars 2013

    Alors elle s'aperçut qu'elle n'avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire. Toute sa jeunesse au couvent avait été préoccupée de l'avenir, affairée de songeries. La continuelle agitation de ses espérances emplissait, en ce temps-là, ses heures sans qu'elle les sentît passer. Puis, à peine sortie des murs austères où ses illusions étaient écloses, son attente d'amour se trouvait tout de suite accomplie. L'homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines, comme on épouse en ces brusques déterminations, l'emportait dans ses bras sans la laisser réfléchir à rien.
    Mais voilà que la douce réalité des premiers jours allait devenir la réalité quotidienne qui fermait la porte aux espoirs indéfinis, aux charmantes inquiétudes de l'inconnu. Oui, c'était fini d'attendre.
    Alors plus rien à faire, aujourd'hui, ni demain ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves.
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  • Par mandarine43, le 10 février 2012

    [Incipit.]

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau sem­blait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
    Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s'éclaircissait pas ; et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon.
    Puis elle s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois, et portant au milieu d'un dessin la date de l'année courante 1819 en chiffres d'or. Puis elle biffa à coups de crayon les quatre premières colonnes, rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent.
    Une voix, derrière la porte, appela : «Jeannette !»
    Jeanne répondit : «Entre, papa.» Et son père parut.
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  • Par la_fleur_des_mots, le 08 janvier 2013

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau sem­blait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
    Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s'éclaircissait pas ; et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon.
    Puis elle s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois, et portant au milieu d'un dessin la date de l'année courante 1819 en chiffres d'or. Puis elle biffa à coups de crayon les quatre premières colonnes, rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent.
    Une voix, derrière la porte, appela : «Jeannette !»
    Jeanne répondit : «Entre, papa.» Et son père parut.
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  • Par beamag87, le 17 novembre 2013

    Et puis Paul tomba malade. Jeanne en perdit la raison, resta douze jours sans dormir, presque sans manger.
    Il guérit; mais elle demeura épouvantée par cette idée qu'il pouvait mourir. Alors que ferait-elle? que deviendrait-elle? Et tout doucement se glissa dans son cœur le vague besoin d'avoir un autre enfant. Bientôt elle en rêva, reprise toute entière par son ancien désir de voir autour d'elle deux petits êtres, un garçon et une fille.
    Et ce fut une obsession.
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