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> Henri Mitterand (Autre)
> Alain Buisine (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253004243
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 1162 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la solitude des espérances, de toutes ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par experyoshi, le 17 janvier 2013

    experyoshi
    Une vie. Un titre simple, pour un roman initiatique, dense et cruel.
    A sa majorité, Jeanne sort du couvent et revient vivre auprès de ses parents dans la propriété familiale nommée « les Peuples » sur la cote normande. Les parents de Jeanne sont issus de la noblesse et possède beaucoup de biens.
    Jeanne est une jeune fille naïve et rêveuse. Elle découvre l'amour auprès du beau Julien, fils de nobles déchus. le mariage s'en suit rapidement et les jeunes gens partent en voyage de noces en Corse. Ce voyage annonce le début de la désillusion et du chagrin.
    Jeanne découvre le vrai visage de son mari. Julien est vénal, infidèle, égoïste et violent. Jeanne semble subir sa vie mais trouve du réconfort auprès des parents. Jeanne accouche alors d'un petit garçon que son père renie...
    Il n'est pas bon être une femme au XIXe siècle.
    Certains personnages sont attachants, notamment les parents de Jeanne, d'autres personnages se révèlent être des gens hypocrites voire odieux comme Rosalie la bonne, la comtesse ou encore le prêtre Tolbiac.
    Certaines scènes sont violentes comme l'accident de Julien ou encore le massacre du chien par le prêtre.
    J'ai beaucoup aimé le style d'écriture De Maupassant, les descriptions sont très belles et emplies d'une certaine mélancolie.
    Ce 1er roman De Maupassant m'a marquée et est un coup de cœur.
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    • Livres 4.00/5
    Par ahasverus, le 17 avril 2012

    ahasverus
    """On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts."""
    Une vie commence devant un tableau : Pyrame, croyant Thisbé morte, se suicide ; Thisbé, découvrant le corps de Pyrame, se tue.
    Hors du tableau, les yeux et les bras grands ouverts, Jeanne apelle la vie. Ce n'est pas cette vie là que Jeanne vivra, mais une autre, faite de vide, de désillusions, de déceptions, de profits, de mensonges.
    Elle qui avait besoin de "frotter son coeur à des coeurs honnêtes" n'en trouvera point. Elle aura un mauvais mari, un mauvais fils, un mauvais abbé, quelques faux amis, peu de soutien.
    Premier roman de Guy de Maupassant, Une vie brosse le portrait en creux d'une femme arrivée sans savoir dans Une vie de plain-pied. On suppose que c'est un peu le cas de sa mère et de sa tante, Subir.
    Jeanne attendait l'amour ; elle découvre le sexe. Jeanne attendait la complicité ; elle découvre la trahison. Jeanne a échappé à Zola : il y a toujours autour d'elle quelque personnage protecteur ou arrangeant : le baron, l'abbé Picot, Rosalie, lui évitent les abysses.
    Un livre ou, selon Jeanne, il ne se passe rien. Une chûte. Un Bel Ami à rebours parti d'en haut pour tomber sur le pavé. Par l'amour, tout pareil. Sans un rebond.
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    • Livres 4.00/5
    Par MissMarty, le 08 mai 2012

    MissMarty
    Cruel ! Poignant ! Tel est ce roman de Guy de Maupassant, paru en 1883 ! La triste histoire de cette jeune fille trop inexpérimentée, trop passive comme beaucoup de femmes à cette époque !
    Ce livre m'est tombé dans les mains l'année dernière par la prof de français. Elle distribuait des livres (différents) empruntés au CDI du lycée et il fallait faire une fiche de lecture pendant les vacances.
    Le début n'est pas très accrocheur, voire décourageant : énormément de description et peu d'action. J'aurais sûrement lâché si je n'étais pas obligé de le lire (pardonnez mon manque de courage !) et j'avais tendance à penser à autre chose quand je lisais le début et quand j'ai lu le passage où la jeune Jeanne rêvait d'amour et de romanesques promenades avec l'élu de son cœur, j'ai cru que la prof s'était moquée de moi ! Pourtant, je pensais que cela n'allait pas durer longtemps (en connaissant le pessimisme De Maupassant).
    Les descriptions étaient certes, très longues, mais certains montraient la beauté de la Normandie et sa poésie, l'attachement de Jeanne pour ses parents etc.
    Puis, tout change au moment où elle rencontre le séduisant et noble vicomte Julien de Lamare. Il se rencontrent, s'aiment, se fiancent et se marient. Que rêver de mieux quand on est une jeune fille de bonne famille, sortant du couvent ?
    Hélas, Jeanne commença à déchanter lors de la nuit de noces où elle découvre chez Julien, une brutalité sexuelle inconvenante ! Cependant, la passion revient pendant le voyage de noces en Corse mais s'éteint définitivement au retour. Les jours deviennent mornes et Jeanna verra en Julien, un homme impitoyable et avare et égoïste et adultère ! Il lui fera cependant Un fils à qui elle donne tout son amour mais celui-ci ressemblera à son père en tous points et ne sollicitera sa mère que pour payer ses dettes !
    De nombreux thèmes sont évoqués : innocence, passion, trahison, avarice, infidélité, brutalité, fanatisme religieux (avec l'abbé Tolbiac), le libertinage (de nombreuses jeunes femmes étaient enceintes quand elles s'étaient mariées), l'anticléricalisme (avec le père de Jeanne), l'assassinat passionnel, la jalousie, l'ingratitude de la progéniture, la passivité de la femme de l'époque (pas toutes pourtant, il faut prendre du recul), tristesse, pessimisme etc.
    La seule chose que l'on ne pourrait pas reprocher au fanatique abbé Tolbiac est le fait qu'il avait exhorté à Jeanne de quitter son mari infidèle mais celle-ci ne le fera pas par pure passivité !
    ( Info : l'abbé Tolbiac qui a succédé au laxiste abbé Picot, nous voyons alors deux extrêmes religieux : le fanatique et le laxiste.)
    Jeanne devient surtout irritante : son mari la trompe, elle ne fait rien, son fils la rejette, elle ne fait rien, tout s'effondre autour d'elle, elle ne fait toujours rien ! On n'a qu'une envie, la secouer de toutes nos forces !
    Finalement, Jeanne autrefois si belle et si remplie de vie, devenue, vieille et précocement fanée, sera recueillie par sa sœur de lait, la paysanne Rosalie qui lui dira de cesser de payer les dettes de son fils. Jeanne retrouvera finalement goût à la vie en prenant avec elle sa petite-fille issue de l'union de Paul, fils de Jeanne et d'une prostituée.
    Et voici la phrase finale qui illustre, conclut et résume tout : La vie, voyez-vous, ça n'est jamais ni si bon ni si mauvais qu'on croit.
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 21 septembre 2012

    juliette2a
    Une vie est un autre classique de la littérature française et surtout un grand roman de Monsieur Guy de Maupassant. Nous suivons le destin de Jeanne, fille de barons, jeune aristocrate qui rêve de la vie et de l'Amour. Elle attend ainsi l'homme de ses rêves qui finit par arriver, Julien de Lamare, mais celui-ci se révèle égoïste, avare et infidèle. En effet, quelques temps seulement après son mariage, Jeanne découvre que ce rêve n'était en fait qu'une illusion, ce qui va lui détruire la vie...
    Quelle femme courageuse et exceptionnelle ! Maupassant est un vrai prodige qui recherche la perfection -ce qu'il a fait- avec ce merveilleux et délicieux roman. Mais c'est surtout le style riche, les phrases d'une grande beauté comme la fin : "La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit" qui font de ce livre une 'légende".
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 26 avril 2012

    araucaria
    J'ai beaucoup lu Maupassant, et j'aime beaucoup son style, ses descriptions. La lecture de ce roman a été une révélation, j'ai été bouleversé par le destin de Jeanne. Il n'était pas facile d'être une jeune fille à marier au 19ème siècle surtout lorsqu'on quittait à peine le couvent. Jeanne était une victime toute désignée, car trop naïve, trop pure, inexpérimentée. "une vie" reste mon roman préféré de Guy de Maupassant. Un superbe roman qui peut tirer des larmes, et ne laisse aucunement indifférent.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Citations et extraits

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  • Par Clairoche, le 04 mars 2013

    Alors elle s'aperçut qu'elle n'avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire. Toute sa jeunesse au couvent avait été préoccupée de l'avenir, affairée de songeries. La continuelle agitation de ses espérances emplissait, en ce temps-là, ses heures sans qu'elle les sentît passer. Puis, à peine sortie des murs austères où ses illusions étaient écloses, son attente d'amour se trouvait tout de suite accomplie. L'homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines, comme on épouse en ces brusques déterminations, l'emportait dans ses bras sans la laisser réfléchir à rien.
    Mais voilà que la douce réalité des premiers jours allait devenir la réalité quotidienne qui fermait la porte aux espoirs indéfinis, aux charmantes inquiétudes de l'inconnu. Oui, c'était fini d'attendre.
    Alors plus rien à faire, aujourd'hui, ni demain ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves.
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  • Par mandarine43, le 10 février 2012

    [Incipit.]

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau sem­blait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
    Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s'éclaircissait pas ; et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon.
    Puis elle s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois, et portant au milieu d'un dessin la date de l'année courante 1819 en chiffres d'or. Puis elle biffa à coups de crayon les quatre premières colonnes, rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent.
    Une voix, derrière la porte, appela : «Jeannette !»
    Jeanne répondit : «Entre, papa.» Et son père parut.
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  • Par litolff, le 24 août 2011

    Mignonne, je vais remplir un role difficile qui devrait revenir à ta mère. Mais, comme elle s’y refuse, il faut bien que je prenne sa place. J’ignore ce que tu sais des choses de l’existence. Il est des mystères qu’on cache soigneusement aux enfants, aux filles surtout, aux filles qui doivent rester pures d’esprit, irréprochablement pures jusqu’à l’heure ou nous les remettons entre les bras de l’homme qui prendra soin de leur bonheur. C’est à lui qu’il appartient de lever le voile jeté sur le doux secret de la vie. Mais elles, si aucun soupçon ne les a encore effleurées, se révoltent souvent devant la réalité un peu brutale cachée derrière les rêves. Blessées en leur âme, blessées même en leur corps, elles refusent à l’époux ce que la loi, la loi humaine et la loi naturelle lui accordent comme un droit absolu. Je ne puis t’en dire davantage, ma chérie, mais n’oublie point ceci, que tu appartiens tout entière à ton mari.
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  • Par la_fleur_des_mots, le 08 janvier 2013

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau sem­blait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
    Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s'éclaircissait pas ; et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon.
    Puis elle s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois, et portant au milieu d'un dessin la date de l'année courante 1819 en chiffres d'or. Puis elle biffa à coups de crayon les quatre premières colonnes, rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent.
    Une voix, derrière la porte, appela : «Jeannette !»
    Jeanne répondit : «Entre, papa.» Et son père parut.
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  • Par Rojda, le 16 avril 2012

    (...) et elle sentait entre elle et lui comme un voile, un obstacle, s'apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu'à l'âme, jusqu'au fond des pensées, qu'elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l'être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.

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Bande annonce de l'adaptation cinématographique de Bel Ami avec Robert Pattinson et Uma Thurman.








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