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ISBN : 2070462560
Éditeur : Gallimard (2015)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 2524 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la solitude des espérances, de toutes ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur l... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par experyoshi, le 17 janvier 2013

    experyoshi
    Une vie. Un titre simple, pour un roman initiatique, dense et cruel.
    A sa majorité, Jeanne sort du couvent et revient vivre auprès de ses parents dans la propriété familiale nommée « les Peuples » sur la cote normande. Les parents de Jeanne sont issus de la noblesse et possède beaucoup de biens.
    Jeanne est une jeune fille naïve et rêveuse. Elle découvre l'amour auprès du beau Julien, fils de nobles déchus. le mariage s'en suit rapidement et les jeunes gens partent en voyage de noces en Corse. Ce voyage annonce le début de la désillusion et du chagrin.
    Jeanne découvre le vrai visage de son mari. Julien est vénal, infidèle, égoïste et violent. Jeanne semble subir sa vie mais trouve du réconfort auprès des parents. Jeanne accouche alors d'un petit garçon que son père renie...
    Il n'est pas bon être une femme au XIXe siècle.
    Certains personnages sont attachants, notamment les parents de Jeanne, d'autres personnages se révèlent être des gens hypocrites voire odieux comme Rosalie la bonne, la comtesse ou encore le prêtre Tolbiac.
    Certaines scènes sont violentes comme l'accident de Julien ou encore le massacre du chien par le prêtre.
    J'ai beaucoup aimé le style d'écriture De Maupassant, les descriptions sont très belles et emplies d'une certaine mélancolie.
    Ce 1er roman De Maupassant m'a marquée et est un coup de coeur.
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 26 novembre 2013

    lecassin
    « Une vie ». Il s'agit bien là de la narration d'une vie : celle de Jeanne le Perthuis des Vauds, fille de bonne famille, de sa sortie du couvent du Sacré-Coeur – elle a dix-sept ans – aux vieux jours, enfin apaisée.
    Une vie, certes, mais aussi et surtout, un mariage… raté… Un mariage avec Julien de Lamare , fils d'une noblesse déchue qui s'avèrera un piètre et brutal amant, ainsi qu'un mari infidèle et avare. Et bien pire encore…
    Dans cette fin de XIXème siècle si prolixe – « Une vie » a paru en 1883, la même année que « Au bonheur des dames » de Zola Maupassant nous livre son analyse de la noblesse de terre, dans sa Normandie si chère. Une noblesse à l'image du climat de la région, jamais ni chaud ni froid : bon.
    Autour du Baron Simon-Jacques le Perthuis des Vauds ; on voit évoluer domestiques, journaliers, paysans, tous croqués avec une grande justesse. Et le Curé ? Peut-être un peu caricatural, mais en même temps tellement vrai !
    Enfin, et c'est devenu un lieu commun : la Nature, véritable personnage du roman, magnifiée par la plume si belle de l'auteur.
    Je persiste et je signe ( et pas seulement pour faire plaisir à Nastasiabuergo qui partage mes origines normandes et un goût certain pour Maupassant ) : Maupassant, n'est pas du « sous-Zola campagnard » ; c'est du grand ! du très grand !
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    • Livres 4.00/5
    Par MissMarty, le 08 mai 2012

    MissMarty
    Cruel ! Poignant ! Tel est ce roman de Guy de Maupassant, paru en 1883 ! La triste histoire de cette jeune fille trop inexpérimentée, trop passive comme beaucoup de femmes à cette époque !
    Ce livre m'est tombé dans les mains l'année dernière par la prof de français. Elle distribuait des livres (différents) empruntés au CDI du lycée et il fallait faire une fiche de lecture pendant les vacances.
    Le début n'est pas très accrocheur, voire décourageant : énormément de description et peu d'action. J'aurais sûrement lâché si je n'étais pas obligé de le lire (pardonnez mon manque de courage !) et j'avais tendance à penser à autre chose quand je lisais le début et quand j'ai lu le passage où la jeune Jeanne rêvait d'amour et de romanesques promenades avec l'élu de son coeur, j'ai cru que la prof s'était moquée de moi ! Pourtant, je pensais que cela n'allait pas durer longtemps (en connaissant le pessimisme De Maupassant).
    Les descriptions étaient certes, très longues, mais certains montraient la beauté de la Normandie et sa poésie, l'attachement de Jeanne pour ses parents etc.
    Puis, tout change au moment où elle rencontre le séduisant et noble vicomte Julien de Lamare. Il se rencontrent, s'aiment, se fiancent et se marient. Que rêver de mieux quand on est une jeune fille de bonne famille, sortant du couvent ?
    Hélas, Jeanne commença à déchanter lors de la nuit de noces où elle découvre chez Julien, une brutalité sexuelle inconvenante ! Cependant, la passion revient pendant le voyage de noces en Corse mais s'éteint définitivement au retour. Les jours deviennent mornes et Jeanna verra en Julien, un homme impitoyable et avare et égoïste et adultère ! Il lui fera cependant un fils à qui elle donne tout son amour mais celui-ci ressemblera à son père en tous points et ne sollicitera sa mère que pour payer ses dettes !
    De nombreux thèmes sont évoqués : innocence, passion, trahison, avarice, infidélité, brutalité, fanatisme religieux (avec l'abbé Tolbiac), le libertinage (de nombreuses jeunes femmes étaient enceintes quand elles s'étaient mariées), l'anticléricalisme (avec le père de Jeanne), l'assassinat passionnel, la jalousie, l'ingratitude de la progéniture, la passivité de la femme de l'époque (pas toutes pourtant, il faut prendre du recul), tristesse, pessimisme etc.
    La seule chose que l'on ne pourrait pas reprocher au fanatique abbé Tolbiac est le fait qu'il avait exhorté à Jeanne de quitter son mari infidèle mais celle-ci ne le fera pas par pure passivité !
    ( Info : l'abbé Tolbiac qui a succédé au laxiste abbé Picot, nous voyons alors deux extrêmes religieux : le fanatique et le laxiste.)
    Jeanne devient surtout irritante : son mari la trompe, elle ne fait rien, son fils la rejette, elle ne fait rien, tout s'effondre autour d'elle, elle ne fait toujours rien ! On n'a qu'une envie, la secouer de toutes nos forces !
    Finalement, Jeanne autrefois si belle et si remplie de vie, devenue, vieille et précocement fanée, sera recueillie par sa soeur de lait, la paysanne Rosalie qui lui dira de cesser de payer les dettes de son fils. Jeanne retrouvera finalement goût à la vie en prenant avec elle sa petite-fille issue de l'union de Paul, fils de Jeanne et d'une prostituée.
    Et voici la phrase finale qui illustre, conclut et résume tout : La vie, voyez-vous, ça n'est jamais ni si bon ni si mauvais qu'on croit.
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    • Livres 4.00/5
    Par ahasverus, le 17 avril 2012

    ahasverus
    """On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts."""
    Une vie commence devant un tableau : Pyrame, croyant Thisbé morte, se suicide ; Thisbé, découvrant le corps de Pyrame, se tue.
    Hors du tableau, les yeux et les bras grands ouverts, Jeanne apelle la vie. Ce n'est pas cette vie là que Jeanne vivra, mais une autre, faite de vide, de désillusions, de déceptions, de profits, de mensonges.
    Elle qui avait besoin de "frotter son coeur à des coeurs honnêtes" n'en trouvera point. Elle aura un mauvais mari, un mauvais fils, un mauvais abbé, quelques faux amis, peu de soutien.
    Premier roman de Guy de Maupassant, Une Vie brosse le portrait en creux d'une femme arrivée sans savoir dans une vie de plain-pied. On suppose que c'est un peu le cas de sa mère et de sa tante, Subir.
    Jeanne attendait l'amour ; elle découvre le sexe. Jeanne attendait la complicité ; elle découvre la trahison. Jeanne a échappé à Zola : il y a toujours autour d'elle quelque personnage protecteur ou arrangeant : le baron, l'abbé Picot, Rosalie, lui évitent les abysses.
    Un livre ou, selon Jeanne, il ne se passe rien. Une chûte. Un Bel Ami à rebours parti d'en haut pour tomber sur le pavé. Par l'amour, tout pareil. Sans un rebond.
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    • Livres 4.00/5
    Par Zebra, le 26 juillet 2015

    Zebra
    Édité chez Gallimard en 1974 dans la collection Folio, « Une vie » est probablement le roman le plus connu de Guy de Maupassant.
    L'histoire ? L'auteur raconte ce que fut à la fin du 19ème siècle la vie de Jeanne le Perthuis des Vauds, fille de bonne famille. Vous suivez donc son parcours, de sa sortie du couvent du Sacré-Coeur – elle a 17 ans – à ses vieux jours. Une vie, c'est d'abord l'histoire de son mariage râté avec Julien de Lamare , petit bourgeois coureur de jupons, brutal, méprisant et avare. C'est aussi, et plus largement, la description de la condition morale, conjugale et sexuelle de la femme à cette époque. Plus que l'histoire d'un couple, c'est l'histoire d'un ménage. Pour l'auteur, le mariage est le contraire de l'amour, lequel n'existe pas : quel pessimisme ! Un pessimisme dans lequel il semble se complaire, avec une pointe de sadisme et une bonne dose de misogynie (Guy de Maupassant n'était-il pas un peu homme à femmes?) : à croire que si Jeanne avait été moins bête, moins coeur pur, moins innocente, elle aurait été un peu moins malheureuse … Allez savoir. Peut-on reprocher à Jeanne son absence d'éducation alors même que c'était chose courante pour les jeunes filles à cette époque ? Il n'est pas exclus que l'auteur ait fait preuve de cynisme et d'amertume compte tenu du trop bon caractère de Jeanne. En revanche, dans « Une vie », le sexe fort se réserve la part du lion : les femmes lui tombent dans les bras, les parties de chasse s'enchainent les unes après les autres, et les affaires vont bon train… En toile de fond, l'auteur décrit la Normandie (falaises, froidure, vents soufflant en rafales, pluie fréquente et mer agitée) et analyse les comportements de la noblesse de terre : qu'ils soient domestiques, journaliers, paysans ou curés, tous sont dépeints avec un réalisme saisissant. L'auteur analyse le fonctionnement d'un « establishment » stupide et désuet, vivant à l'écart de tout, se satisfaisant de visites protocolaires et de rapports soigneusement codifiés, jouissant à l 'énoncé des faits et gestes concernant des généalogies éloignées avec lesquelles aucun rapport physique n'est programmé.
    Au final, Jeanne voudra construire sa vie de femme mariée ; elle aurait tout pour réussir mais le sort en décidera autrement, s'acharnant à plusieurs reprises sur elle (sa vie sera donc jalonnée d'échecs). Jeanne se rendra compte de son erreur, l'erreur de sa vie, mais, résignée et recueillie in fine par sa servante, elle reconnaitra dans sa vieillesse et malgré son infortune que « la vie, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit. »
    Le texte est dense (278 pages) mais l'éditeur a pris soin de faire figurer en fin d'ouvrage une biographie de l'auteur (1850-1893), une notice relative à la conception de l'ouvrage et des notes explicatives permettant de saisir dans le moindre détail les remarques et allusions de l'auteur ou des protagonistes de « Une vie ». L'écriture est superbe et l'atmosphère, malgré un lyrisme parfois naïf mais probablement sincère, reste fort plaisante : il est vrai que l'auteur n'a pas hésité à émailler son propos et les dialogues de sentences, proverbes et expressions du terroir. Ne vous laissez pas surprendre par le côté mélancolique et par la vision pessimiste de l'auteur sur le monde qui l'entoure : c'est une posture délibérément choisie. Voici un grand classique, tout en dégradés de gris, avec petites touches de psychologie (un tableau impressionniste en quelque sorte !) ; voici un roman normand sur la condition féminine ; voici une analyse de la décadence d'une classe sociale. Bref, l'ouvrage assez complet, très instructif, bien écrit est captivant. La préface d'André Fermigier vaut son pesant d'or. Dans « Une vie », il n'y a pas de réelles longueurs mais certains esprits chagrins pourront trouver à y redire : les personnages sont scotchés dans leurs propres comportements, incapables d'évoluer ; l'absence de rythme et la naïveté (doublée de la mollesse) de Jeanne -laquelle fait un peu victime- sont pesantes ; l'ouvrage n'est que succession de drames et de déceptions. Pour ma part, je mets quatre étoiles à cet ouvrage et recommande.
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Citations et extraits

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  • Par Zebra, le 22 juillet 2015

    page 110 [...] Ses relations avec Julien avaient changé complètement. Il semblait tout autre depuis le retour de leur voyage de noces, comme un acteur qui a fini son rôle et reprend sa figure ordinaire. C'est à peine s'il s'occupait d'elle, s'il lui parlait même ; toute trace d'amour avait subitement disparu ; et les nuits étaient rares où il pénétrait dans sa chambre.
    Il avait pris la direction de la fortune et de la maison, révisait les baux, harcelait les paysans, diminuait les dépenses ; et ayant revêtu lui-même des allures de fermier gentilhomme, il avait perdu son vernis et son élégance de fiancé.
    Il ne quittait plus, bien qu'il fut tigré de taches, un vieil habit de chasse en velours, garni de boutons de cuivre, retrouvé dans sa garde-robe de jeune homme, et envahi par la négligence des gens qui n'ont plus besoin de plaire, il avait cessé de se raser, de sorte que sa barbe longue, mal coupée, l'enlaidissait incroyablement. Ses mains n'étaient plus soignées ; et il buvait, après chaque repas, quatre ou cinq petits verres de cognac.
    Jeanne ayant essayé de lui faire quelques tendres reproches, il avait répondu si brusquement : "Tu vas me laisser tranquille, n'est-ce pas ?" qu'elle ne se hasarda plus à lui donner des conseils.
    Elle avait pris son parti de ces changements d'une façon qui l'étonnait elle-même. Il était devenu un étranger pour elle, un étranger dont l'âme et le cœur lui restaient fermés. [...]
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  • Par Clairoche, le 04 mars 2013

    Alors elle s'aperçut qu'elle n'avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire. Toute sa jeunesse au couvent avait été préoccupée de l'avenir, affairée de songeries. La continuelle agitation de ses espérances emplissait, en ce temps-là, ses heures sans qu'elle les sentît passer. Puis, à peine sortie des murs austères où ses illusions étaient écloses, son attente d'amour se trouvait tout de suite accomplie. L'homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines, comme on épouse en ces brusques déterminations, l'emportait dans ses bras sans la laisser réfléchir à rien.
    Mais voilà que la douce réalité des premiers jours allait devenir la réalité quotidienne qui fermait la porte aux espoirs indéfinis, aux charmantes inquiétudes de l'inconnu. Oui, c'était fini d'attendre.
    Alors plus rien à faire, aujourd'hui, ni demain ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves.
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  • Par mandarine43, le 10 février 2012

    [Incipit.]

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau sem­blait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
    Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s'éclaircissait pas ; et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon.
    Puis elle s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois, et portant au milieu d'un dessin la date de l'année courante 1819 en chiffres d'or. Puis elle biffa à coups de crayon les quatre premières colonnes, rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent.
    Une voix, derrière la porte, appela : «Jeannette !»
    Jeanne répondit : «Entre, papa.» Et son père parut.
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  • Par la_fleur_des_mots, le 08 janvier 2013

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau sem­blait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
    Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s'éclaircissait pas ; et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon.
    Puis elle s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois, et portant au milieu d'un dessin la date de l'année courante 1819 en chiffres d'or. Puis elle biffa à coups de crayon les quatre premières colonnes, rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent.
    Une voix, derrière la porte, appela : «Jeannette !»
    Jeanne répondit : «Entre, papa.» Et son père parut.
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  • Par Heval, le 16 avril 2012

    (...) et elle sentait entre elle et lui comme un voile, un obstacle, s'apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu'à l'âme, jusqu'au fond des pensées, qu'elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l'être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.

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