> Henri Mitterand (Autre)
> Alain Buisine (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253004243
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 430 notes) Ajouter à mes livres
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la solitude des espérances, de toutes ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur l... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Aela, le 17 février 2011

    Aela
    une vie, le premier roman de Maupassant, raconte l'histoire de Jeanne le Perthuis des Vauds, jeune femmes sensible et romanesque, depuis sa sortie du couvent. C'est le bilan d'une vie, un bilan sans concession, où apparaît beaucoup d'amertume et de désillusions.
    Jeanne, pleine d'illusions dans sa jeunesse, va épouser le vicomte Julien de Lamarre, qui se révèle hypocrite, calculateur et coureur de jupons impénitent. Après la mort de celui-ci, assassiné par un mari jaloux, elle élève seule leur petit garçon, qui, à dix-huit ans s'enfuit en Angleterre et l'amène à la ruine.
    La mort de ses parents la conduit au bord de la folie.
    Un destin tragique qui l'emmène vers une lente mais inexorable déchéance physiquen financière et physique. Un sort quelque peu allégé par la présence fidèle et attentive de Rosalie, sa bonne, ainsi que le souvenir des jours heureux passés dans les paysages normands chers à Maupassant.
    A mon sens le plus beau roman de Maupassant...le roman du temps qui passe..
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 27 juin 2011

    brigittelascombe
    Une vie ou une non vie?
    La vie de Jeanne vaut bien celle d'une Emma, au point de vue valeur littéraire, j'entends.
    Guy de Maupassant qui appartenait à la génération dite 'naturaliste', a su peindre de main de maître ce douloureux portrait de femme romantique et y méler intrigues, descriptions et échanges verbaux pour créer un roman qui a traversé deux siècles et perdure.
    On la voit cette campagne normande, on la sent, on la touche, comme cette bruine fine qui inonde tour à tour la chevelure, le coeur, les yeux et le destin de Jeanne. Avec un simple arc en ciel en fin de course, où l'auteur se rattrappe de sa cruauté.
    Petite noblesse provinciale. Après un passage austère dans un couvent pour jeunes filles rangées, après un début de mariage auréolé de huit jours d'éveil des sens avec un hobereau charmeur, Jeanne découvre la vraie vie, sa vie, mais celle aussi de nombreuses femmes du XIX° siècle, soumise à un goujat intéressé par une bourse remplie d'or.
    Libre, prête à saisir les bonheurs de la vie, rêveuse,radieuse,confiante, elle possède pourtant bien des atouts:une chair d'aristocrate nuancée de rose,des cheveux blonds,des yeux bleus, une taille ondoyante, une poitrine ferme,une voix nette, un rire franc qui sème la joie tout autour, mais voilà! Romantique,émotive,vulnérable, timide, et amoureuse, elle défaille lorsqu'elle surprend Julien, le traitre dans le lit de Rose la petite bonne, enceinte de surcroit.
    Pauvre petite chose humiliée,abandonnée, chiffonnée, souffrante, jalouse, accablée! Où trouver du soutien?
    "Tout le monde était donc perfide, menteur et faux."
    Sa 'petite Mère', égoïste, nie la tromperie, les autres aussi.
    Elle perd ses illusions, sa confiance.
    "Tout faisait souffrir et pleurer."
    Même l'abbé l'influence.
    "Tout était misère, chagrin, mort."
    Sa vie est morne et sans attente.
    "Sa sentimentalité maladive et grandssante, ses rêveries exaltées, tout le désordre de sa pauvre âme secouée par le malheur"
    La voilà désespérée.
    Et ce secret horrible dévoilé à la mort de sa mère.
    "Sa dernière confiance était tombée avec sa dernière croyance"
    Un enfant, elle a un enfant et l'idolatre, et a peur de le perdre et la vie se poursuit. Et le mari meurt de la jalousie d'un autre. Et la vie continue. Et la vie s'éclaircit... en fin de vie.
    Sublime comme la douce complainte d'une pluie bretonne!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 22 avril 2010

    Ellcrys
    Ah quel bijou de la littérature française. Quelle lecture merveilleuse, émouvante et passionnante. J'ai savouré ce classique comme je savoure le chocolat : délicatement mais intensément.
    Comme j'aime Jeanne, comme j'aime ses parents et surtout comme j'aime son domaine proche de Fécamp. Comme j'aime cette nature qui l'entoure, ces bonheurs si simple mais si grand. une vie c'est le récit des évènements que vit une jeune aristocrate entre 1819 et 1848. le roman dépeint le tableau de la condition féminine, de ses joies et de ses peines, de ses illusions perdues et de ses tourments dans une société marquée par le code civil et l'inégalité des sexes. Un roman profondément ancré dans son siècle de par ses techniques d'écritures et de compositions. J'ai vécu la transformation de Jeanne à ses côtés. Nous avons quitté le couvent ensemble ; c'est ensemble que l'on est devenues femmes, puis mères ; c'est ensemble que nous avons été heureuse et c'est aussi ensemble que nous avons souffert. Jeanne est une femme de son temps, aimée par ses parents et attachée à sa terre et à sa famille. J'ai haïe Julien comme si c'est moi qu'il blessait, j'ai pleuré la perte de son amour... enfin, je n'en dit pas plus, je risquerais de vous cacher le plaisir de cette lecture, l'intrigue de ce roman merveilleux.
    J'aime l'écriture de Guy de Maupassant, riche, généreuse, intense et passionnée. J'aime sa manière de nous décrire les personnages et les lieux du récit. J'aime sa manière si délicate de nous guider dans une moment merveilleux, de nous emporter ailleurs auprès d'une autre vie. Les filles, n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman, je suis certaine que vous prendrez autant de plaisir que moi à sa lecture.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Audreyy, le 11 décembre 2011

    Audreyy
    Première découverte avec Guy de Maupassant et, si j'ai choisis ce livre c'est parce que j'étais curieuse de découvrir la vie de Jeanne.
    Je diviserai ce livre en deux parties : la première comme étant le côté optimiste de la vie car Jeanne quitte le couvent, retrouve ses parents, tombe amoureuse et se marie.. très vite. Oui car, comme vous le savez au XIXè siècle, le mariage se fait très vite. On ne connait pas encore les défauts et les qualités de la personne qu'on est déjà en voyage de noces.. C'est d'ailleurs, durant ce voyage que Jeanne va commencer à voir le vrai caractère de Julien de Lamare, son mari.
    Personnellement, c'est la partie qui m'a le moins plu, j'étais dans l'histoire mais je la lisais sans aucun plaisir. Ensuite, la seconde partie débute au malheurs de Jeanne qui vont s'enchaîner sur elle et là, j'ai commencé à aimer.
    Concernant l'écriture, elle est relativement simple surtout pour un classique. Aucune difficulté excepté que ce soit le langage du XIXè durant les dialogues mais pour ma part, je le trouve magnifique donc ça ne me pose aucun problème.
    En revanche, je ferai un reproche sur les personnages car Julien est le personnage qu'on ne peut pas vraiment apprécier certes, mais il a du caractère, une personnalité, il fait ressentir des choses aux lecteurs même négativement tandis que Jeanne, je l'ai trouvée plate. Je voulais qu'elle se bouge, qu'elle réagisse et surtout qu'elle agisse ! Mais même à la fin, je n'ai pas trouvé énormément d'évolution dans son personnage. Dommage...
    Mais Attention ! Je ne dis pas que c'est un livre que je déconseille surtout que j'ai aimé quand même mais j'espérais beaucoup mieux. Mais c'est un livre très intéressant à lire avec une bonne morale. Celle que quand on est jeune adulte, on s'imagine Une vie idéale et heureuse puis finalement, on se rend compte que la vie est loin d'être facile, que des choses biens peuvent arriver tout comme des mauvaises.
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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 23 août 2011

    litolff
    Un joyau de la littérature française ! Maupassant décrit avec réalisme, ironie et tendresse la vie d'une jeune femme de la petite noblesse normande, de sa sortie du couvent à 17 ans, pétrie d'illusions, de rêves et de romantisme et tout au long de sa vie qui ne sera qu'une suite de désillusions successives.
    Jeanne fera l'expérience au cours de sa vie conjugale, de la cupidité, de la méchanceté et de l'infidélité de son mari mais se consolera en la personne de son fils chéri. Hélas, là aussi, son amour maternel sera cruellement berné et cela la conduira au désespoir. L'éclaircie reviendra là où elle ne l'attend pas...
    Maupassant croque avec un réalisme saisissant mais aussi avec tendresse et indulgence, les paysans, les bourgeois et les petits nobliaux de l'époque, leurs petites et grandes lâchetés, leur crainte irrationnelle du clergé... et comme il le dit avec beaucoup de justesse, les gens comme "la vie, voyez vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit."
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 10 février 2012

    [Incipit.]

    Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau sem­blait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.
    Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s'éclaircissait pas ; et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon.
    Puis elle s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre son calendrier dans son sac de voyage. Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois, et portant au milieu d'un dessin la date de l'année courante 1819 en chiffres d'or. Puis elle biffa à coups de crayon les quatre premières colonnes, rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent.
    Une voix, derrière la porte, appela : «Jeannette !»
    Jeanne répondit : «Entre, papa.» Et son père parut.
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  • Par johnfool, le 01 février 2012

    La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais, qu'on croit.
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  • Par litolff, le 24 août 2011

    Mignonne, je vais remplir un role difficile qui devrait revenir à ta mère. Mais, comme elle s’y refuse, il faut bien que je prenne sa place. J’ignore ce que tu sais des choses de l’existence. Il est des mystères qu’on cache soigneusement aux enfants, aux filles surtout, aux filles qui doivent rester pures d’esprit, irréprochablement pures jusqu’à l’heure ou nous les remettons entre les bras de l’homme qui prendra soin de leur bonheur. C’est à lui qu’il appartient de lever le voile jeté sur le doux secret de la vie. Mais elles, si aucun soupçon ne les a encore effleurées, se révoltent souvent devant la réalité un peu brutale cachée derrière les rêves. Blessées en leur âme, blessées même en leur corps, elles refusent à l’époux ce que la loi, la loi humaine et la loi naturelle lui accordent comme un droit absolu. Je ne puis t’en dire davantage, ma chérie, mais n’oublie point ceci, que tu appartiens tout entière à ton mari.
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  • Par kathy, le 19 avril 2011

    Celle couchée là, -maman- petite mère- Mme Adalaïde, était morte? Elle ne remuerait plus, ne parlerait plus, ne rirait plus, ne dînerait plus jamais en face de son père; elle ne dirait plus : "Bonjour, Jeannette." Elle était morte!
    On allait la clouer dans une caisse et l'enfouir, et ce serait fini. On ne la verrait plus. Etait-ce possible? Comment? elle n'aurait plus sa mère? Cette chère figure si familière, vue dès qu'on a ouvert les yeux, aimée dès qu'on a ouvert les bras, ce grand déversoir d'affection, cet être unique, la mère, plus importante pour le coeur que tout le reste des êtres, était disparu. Elle n'avait plus que quelques heures à regarder son visage, ce visage immobile et sans pensée; et puis rien, plus rien, un souvenir.
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  • Par sentinelle, le 07 décembre 2009

    La vue d’une marguerite blottie dans une touffe d’herbe, d’un rayon de soleil glissant entre les feuilles, d’une flaque d’eau dans une ornière où se mirait le bleu du ciel, la remuait, l’attendrissait, la bouleversait en lui redonnant des sensations lointaines, comme l’écho des ses émotions de jeune fille, quand elle rêvait par la campagne.
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Bande annonce du roman de Guy de Maupassant signée Declan Donnellan et Nick Ormerod avec Robert -Twilight- Pattinson,Uma Thurman, Kristin Scott Thomas et Christina Ricci dans les rôles titres.








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