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> Jacques Laurent (Autre)
> Philippe Bonnefis (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253009008
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 1375 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le monde est une mascarade où le succès va de préférence aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir: le monde n'a guère changé. On rencontre toujours - moins les moustaches - dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 13 janvier 2012

    Dionysos89
    Bel-ami est indémodable ! Sur fond de journalisme et de dîners mondains, cette fable (sans en avoir la forme, mais déjà le fond) nous persuade que tout est possible (j'ai failli dire qu' "ensemble, tout devient possible" *humour*) ! Dans la France de la fin du XIXe, Duroy part de rien, mais arrive à tout ! Il choisit le journalisme presque par défaut, il conquiert le coeur des femmes presque sans le vouloir, il cherche au fond l'impossible sans vraiment le savoir. Avec un cynisme aux abois, Maupassant peint la société qui l'entoure au vitriol. Comment ne pas y voir à chaque nouvelle génération de lecteurs une vision calquable sur les réalités de notre époque ? Où se situe le vrai bonheur ? La réussite doit-elle se faire à tout prix ? Bel-ami ou comment répondre à des questionnements cruciaux, au plus près de la société, tout en évitant les longues descriptions lassantes de certains auteurs réalistes du XIXe. À méditer toujours une fois de plus !
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    • Livres 4.00/5
    Par isajulia, le 14 avril 2013

    isajulia
    Que c'est bon !
    Encore une fois Monsieur de Maupassant réussit à nous éblouir.
    De l'obscur Georges Duroy au Bel-ami du beau monde parisien, ce récit nous enseigne que vouloir c'est pouvoir.
    Il faut dire que ce cher Duroy n'est pas très regardant sur les principes pour gravir l'échelle sociale et faire oublier ses origines.
    Ce personnage est une véritable enflure mais c'est justement ce qu'il est qui lui donne toute sa force. Bel-ami, c'est l'opportuniste avec un grand O. Comme quoi, il faut toujours se méfier des petits, dans le panier de crabes c'est toujours les plus dangereux.
    Ce livre est super, Maupassant n'a pas son pareil pour décrire avec acidité son semblable. C'est écrit avec classe et finesse, on en redemande. A lire!
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 31 août 2012

    claudia_tros_cool
    Après avoir passé une année à réviser des textes pour mon bac de Français je ne pouvais plus ignorer l'œuvre De Maupassant dont on a étudié deux passages : Les Folies-Bergère et L'excipit. Avant de lire l'histoire je la connaissais plus ou moins l'histoire je savais avec qui il allait finir cependant j'étais loin de m'imaginer son ascension de cette façon. 
    Maupassant à toujours été dans mes lectures une valeur sur des classiques bien que réaliste je trouve son écriture plus légère, plus sensuelle, plus moderne que celle de Zola . Ce qui est frappant dans ce livre on l'ont suit l'ascension sociale d'un jeune homme fraîchement arrivé de Paris fils de paysan c'est,la ressemblance entre George Duroy et Guy de Maupassant qui était lui même dans le monde du journalisme et coureur de femmes. 
    Le personnage dans ce livre ne cesse d'évoluer si au début il n'a pas conscience de son charme, n'a que très peu de sous pour se permettre de manger cela va changer et vite...sa rencontre avec Forestier est l'element déclencheur. On découvre un George Duroy de plus en plus habile toujours plus ambitieux plus retorse qui commence à comprends que les femmes le mèneront loin. le personnage est obsédé par la réussite, la conquête, la richesse, l'ambition d'aller toujours plus loin comme on peut le voir au fur et à mesure qu'il s'enrichit ça ne lui suffit jamais. Enfin il y a une phénoménal évolution du personnage qui devient détestable et ingénieux quand il surprend sa femme ( Mme Forestier ) a le tromper héritant ainsi d'une part de L'Héritage du compte Vaudrec, aussi quand il séduit Mme Walter pour finalement l'a délaissé et tout mettre en œuvre pour conquérir sa fille et l'épouser et cette manière d'avoir toujours une maîtresse sous le bras. 
    Bref ce livre est un grand classique de la littérature française c'est aussi une grande œuvre réaliste pour nous présenter Paris Tél qu'il était au XIX siècle notamment avec le monde du journalisme et de la bourgeoisie. Aussi la mort est décrite de façon très réaliste puisque c'est aussi une obsession une folie même chez l'écrivain notamment on le voit dans le monologue de Norbert de Varenne ici c'est Maupassant qui parle à travers ses personnages et comme ce thème est propre à l'auteur il y a encore une réalisme brutal dans la triste mort de Mr Forestier.
    Moi qui ne suis pas vraiment classique - je n'en ai que lu dans le cadre scolaire sauf celui la - je dois dire que j'ai beaucoup aimé l'écriture et l'histoire, ce fut une lecture agréable. Ce qui est sur c'est que le personnage de George Duroy à laissé sa tracé dans l'histoire de la littérature. 
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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 02 décembre 2012

    belette2911
    "Mais d'aventure en aventure, D'arrière-train en arrière-train, de corps en corps, de lit en lit, Jamais encore, je vous le jure, Je n'ai réparé mes torts"... (sur une chanson bien connue de Serge Lama).
    Georges Duroy, jeune homme arriviste et ambitieux, surnommé Bel-Ami, aurait pu chantonner ce refrain, lui qui, dénué de tous scrupules, n'a pensé qu'à son ascension, en parfait petit arriviste qu'il était, utilisant les femmes comme des objets selon son bon plaisir, toujours en quête de plus de pouvoir et de luxe.
    Mais qu'est-ce qu'il a ce Georges qui leur fait sortir le coeur par la gorge ?
    Il avait le charme... et les femmes tombaient comme des mouches. Il faut dire qu'il les attrapait avec du miel et non du vinaigre.
    "Bel Ami" nous raconte donc l'ascension de Georges Duroy, jeune homme arriviste et ambitieux (je répète pour les deux du fond qui ne suivent pas), qui se hissera du pavé Parisien jusqu'aux plus hautes strates de la bonne société.
    Ce fils de paysan normand travaillera d'abord modestement comme employé aux Chemins de fer du Nord, mais sa rencontre avec Charles Forestier, ancien conscrit du même bataillon que lui, va changer sa vie mieux que les six croix du Lotto.
    Grâce à son ami, il entre au journal "La vie française" mais Georges, éternel insatisfait de sa condition, lorgne déjà plus haut.
    Il veut toujours gagner plus pour dépenser plus (tiens, ça me fait penser à un autre type...), il veut la reconnaissance de ses pairs, les éloges,... Bref, un sale emmerdeur jamais content de ce qu'il a.
    Je dois vous avouer que je n'ai ressenti aucune empathie pour Georges Duroy. Juste un énervement envers ce petit arriviste qui voulait péter plus haut que son cul, dilapidant même son premier salaire et les quatre suivants, reçu en avance !
    Une maîtresse à satisfaire, ça coûte cher... Et ça fait des dettes à l'ami Georges.
    Grâce à son joli minois de Bôgosse, à sa moustache blonde et à sa maîtresse, une femme mariée, les frivolités des salons mondains lui sont ouvertes, et Bel-Ami est vite remarqué par le reste de la gente féminine.
    Le Bôgosse arriviste va rapidement faire son chemin de lit en lit, jusqu'à fréquenter l'intelligentsia Parisienne de la fin du dix neuvième siècle.
    Sans aucun scrupule, il utilisera sa beauté et son charme pour mener grand train, brisant les vies, la paix des ménages et les cœurs autour de lui, sans un regard en arrière.
    Il ne se marie pas par amour, mais pas opportunité, sa femme devenant son nègre puisque Môssieur Bel-Ami à dû mal à écrire ses articles.
    C'est aussi un homme jaloux qui, bien que trompant sa femme, ne supporte pas qu'elle fasse de même. Lui, c'était sans doute pour l'hygiène qu'il trempait son biscuit dans d'autres tasses de café...
    Philippe Geluck, auteur du "Chat", dans un dessin non publié en France (z'ont pas osé le publier) faisait dire à la Une d'un journal lue par Le Chat "DSK, le coup de b*** qui change l'histoire de France".
    On pourrait, par analogie, appliquer cette phrase à Bel-Ami : ça lui a changé la vie aussi, ses galipettes. La différence c'est que lui, ça l'a bien servi ! Et que, il n'a pas toujours dû sortir la flûte de son pantalon pour charmer les femmes.
    Par contre, gare au biscuit d'un homme politique important qui traînait dans les environs de la tasse de café de son épouse... Encore un coup de b*** qui change l'histoire de France !
    Ah, ah, ah mais vraiment, Georges Duroy est un salaud ! (chanson paillarde bien connue).
    Sadique, calculateur, manipulateur, enjôleur et vengeur, voilà son portrait peu flatteur.
    La lecture m'a bien plu dans le sens où j'ai suivi le récit de cet arriviste qui ne s'est inquiété en rien du mal qu'il pouvait faire, brisant les coeurs pour arriver à ses fins, jouant et trompant les femmes avec de jolis sourires.
    Mais j'ai détesté se personnage.
    Roman lu dans le cadre du challenge "Romans Cultes" de Métaphore.

    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#03
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 02 octobre 2011

    juliette2a
    J'ai adoré ce livre !
    C'est l'histoire de Georges Duroy, un ancien sous-officier sans le sou qui parvient à se faire une place dans le journalisme mais également dans la société parisienne.
    Georges Duroy deviendra Bel-Ami, surnom trouvé par Laurine, la fille de sa maîtresse, Clotilde de Marelle.
    Bel-Ami séduira également beaucoup de femmes parmi lesquelles Rachel, Clotilde de Marelle, Madeleine Forestier (avec qui il se mariera avant de divorcer), Virginie Walter ou encore sa fille, Suzanne Walter (avec laquelle Bel-Ami finira par être heureux)...
    J'ai vraiment beaucoup aimé le personnage de Georges Duroy qui deviendra du Roy du Cantel, passant toutes les épreuves pour parvenir rédacteur en chef du journal LA VIE POPULAIRE. Malgré tout, son comportement m'a quelquesfois exaspérée au plus au point !
    Les personnages de Clotilde de Marelle, Norbert de Varenne et de Charles Forestier m'ont aussi beaucoup plus.
    Guy de Maupassant, merveilleux auteur réaliste du XIXème siècle, se met à la place de son personnage pour mieux critiquer la société de son époque et les injustices entre les différentes classes de la société. Un roman tout simplement éblouissant, dans ses descriptions tellement vraies, qui rappellent ses autres romans, de vrais bijoux...
    Bravo Monsieur Guy de Maupassant !
    PS : Une bonne relecture est un vrai plaisir !
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 16 décembre 2009

    Il arrive un jour, voyez-vous, et il arrive de bonne heure pour beaucoup, où c’est fini de rire, comme on dit, parce que derrière tout ce qu’on regarde, c’est la mort qu’on aperçoit.
    […]
    Moi, depuis quinze ans, je la sens qui me travaille comme si je portais en moi une bête rongeuse. Je l'ai sentie peu à peu, mois par mois, heure par heure, me dégrader ainsi qu'une maison qui s'écroule. Elle m'a défiguré si complètement que je ne me reconnais pas. Je n'ai plus rien de moi, de moi l'homme radieux, frais et fort que j'étais à trente ans. Je l'ai vue teindre en blanc mes cheveux noirs, et avec quelle lenteur savante et méchante ! Elle m'a pris ma peau ferme, mes muscles, mes dents, tout mon corps de jadis, ne me laissant qu'une âme désespérée qu'elle enlèvera bientôt aussi.
    Oui, elle m'a émietté, la gueuse, elle a accompli doucement et terriblement la longue destruction de mon être, seconde par seconde. Et maintenant je me sens mourir en tout ce que je fais. Chaque pas m'approche d'elle, chaque mouvement, chaque souffle hâte son odieuse besogne. Respirer, dormir, boire, manger, travailler, rêver, tout ce que nous faisons, c'est mourir. Vivre enfin, c'est mourir !

    Oh ! vous saurez cela ! Si vous réfléchissiez seulement un quart d'heure, vous la verriez.

    Qu'attendez-vous ? De l'amour ? Encore quelques baisers, et vous serez impuissant.

    Et puis, après ? De l'argent ? Pour quoi faire ? Pour payer des femmes ? Joli bonheur ! Pour manger beaucoup, devenir obèse et crier des nuits entières sous les morsures de la goutte ?

    Et puis encore ? De la gloire ? A quoi cela sert-il quand on ne peut plus la cueillir sous forme d'amour ?

    Et puis, après ? Toujours la mort pour finir.
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  • Par Sly, le 05 juillet 2010

    "Je n’attends rien… je n’espère rien. Je vous aime. Quoi que vous fassiez, je vous le répéterai si souvent, avec tant de force et d’ardeur, que vous finirez bien par le comprendre. Je veux faire pénétrer en vous ma tendresse, vous la verser dans l’âme, mot par mot, heure par heure, jour par jour, de sorte qu’enfin elle vous imprègne comme une liqueur tombée goutte à goutte, qu’elle vous adoucisse, vous amollisse et vous force, plus tard, à me répondre : "Moi aussi je vous aime."
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  • Par gteisseire2, le 23 août 2010

    La vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux; mais, lorsqu'on arrive en haut, on aperçoit tout d'un coup la descente, et la fin, qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. A votre âge, on est joyeux. On espère tant de choses, qui n'arrivent jamais d'ailleurs. Au mien, on n'attend plus rien... que la mort.

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  • Par KATE92, le 02 mars 2013

    Il s’était imaginé jusque-là que pour aborder et conquérir une de ces créatures tant désirées, il fallait des soins infinis, des attentes interminables, un siège habile fait de galanteries, de paroles d’amour, de soupirs et de cadeaux. Et voilà que tout d’un coup, à la moindre attaque, la première qu’il rencontrait s’abandonnait à lui, si vite qu’il en demeurait stupéfait.

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  • Par GuillaumeTM, le 27 avril 2013

    On naît, on grandit, on est heureux, on attend, puis on meurt. Adieu ! homme ou femme, tu ne reviendras point sur la terre ! Et pourtant chacun porte en soi le désir fiévreux et irréalisable de l'éternité, chacun est une sorte d'univers dans l'univers, et chacun s'anéantit bientôt complètement dans le fumier des germes nouveaux. Les plantes, les bêtes, les hommes, les étoiles, les mondes, tout s'anime, puis meurt pour se transformer. Et jamais un être ne revient, insecte, homme ou planète !
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Vidéo de Guy de Maupassant

Bande annonce de l'adaptation cinématographique de Bel Ami avec Robert Pattinson et Uma Thurman.








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