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> Jacques Laurent (Autre)
> Philippe Bonnefis (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253009008
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 2511 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le monde est une mascarade où le succès va de préférence aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir: le monde n'a guère changé. On rencontre toujours - moins les moustaches - dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Jooh, le 11 juin 2013

    Jooh
    Bel-Ami... Quelle belle découverte ! J'ai franchement beaucoup aimé cette lecture. C'est fluide et prenant, vraiment, et Maupassant nous offre une bonne palette de personnages de l'époque, tous plus ou moins intéressants mais avec un rôle certain dans l'intrigue, ce que j'apprécie fortement; j'ai particulièrement bien aimé le pessimisme (néanmoins réaliste) du poète Norbert de Varenne - je crois d'ailleurs que Maupassant a mis un peu de lui dans ce personnage (ils sont tous les deux obsédés et dévorés par l'idée de la mort, notamment).
    C'est, en tout cas, radicalement différent d'Une vie qui est beaucoup plus descriptif et qui nous embarque dans une atmosphère beaucoup plus pesante (ce qui est le but voulu d'ailleurs), et ça ne m'a pas étonné de lire dans la postface que Bel-Ami a été écrit d'une traite, et sous forme de feuilleton – d'où la permanente sensation d'être tenue en haleine -, alors qu'Une vie a été écrit en 7 ans ! Je trouve aussi un côté très « zolien » à Bel-Ami, ce qui m'a beaucoup plu !
    Et puis George Duroy… J'adore les personnages passionnés, donc j'adore George Duroy envers et contre tout ! Un Valmont plus moderne et un tout petit peu moins vil, un homme à femme comme je les aime (littérairement parlant, évidemment !), qui use de ses charmes pour s'élever dans la société, mais qui malgré toutes ses conquêtes éphémères et intéressées, reste attaché à Madame de Marelle, sa première amante, vers qui il reste irrésistiblement attiré et peut être la seule qu'il - et qui l' - aime vraiment.
    Bref, j'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman, et je le recommande à quiconque aurait envie de s'évader dans une époque lointaine et pourtant très peu différente de la nôtre pour ce qui est des aspirations et ambitions humaines…
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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 23 novembre 2013

    latina
    « Bel-ami »... ? Un Bel ami, je n'en voudrais pas un pareil, en tout cas ! Personnage tout en façade, en rondeurs, en joliesse, en déclarations passionnées mais creux à l'intérieur, cynique, vide, de temps à autre se posant des questions sur la vie et la mort, mais finissant par déclarer : « C'est bête, tout ça ».
    Oui, Maupassant m'a bien dupée avec son Georges Duroy surnommé « Bel-ami » par des femmes désoeuvrées et contentes qu'un bel homme s'occupe d'elles. Car en ce 19e siècle finissant, la société bourgeoise et aristocratique ne pense qu'à l'argent, qu'au pouvoir, le tout agrémenté d'un batifolage de bon aloi. Georges Duroy se sert des femmes pour grimper dans l'échelle sociale, lui qui est fils de paysans de Rouen, qui n'a même pas de diplôme, qui est allé servir l'armée 2 ans en Afrique. Il se retrouve journaliste grâce à la rencontre d'un vieil ami, puis monte en grade grâce à la femme de cet ami. Et c'est l'engrenage, rien ne peut l'arrêter...D'intrigues amoureuses en guet-apens politiques, ce jeune homme encore pardonnable au début devient LE parvenu par excellence, et là, je l'ai détesté.
    Et les femmes, me direz-vous ? Eh bien, les femmes, Maupassant n'est pas tendre avec elles ! Ce sont soit des vénales, soit des oies blanches... Il y en a une, quand même, qui attire l'attention, par son intelligence, son caractère posé et qui ne s'en laisse pas conter, et finalement, qui tombe dans le piège de notre « héros ». Même celle fidèle à son mari, « vierge de cœur », dégringole aussi, et de plus haut vu qu'elle semblait inattaquable.
    Maupassant d'ailleurs excelle dans ses descriptions ! En voici une, je n'y résiste pas : « Elle était un peu trop grasse, belle encore, à l'âge dangereux où la débâcle est proche. Elle se maintenait à force de soins, de précautions, d'hygiène et de pâtes pour la peau. Elle semblait sage en tout, modérée et raisonnable, une de ces femmes dont l'esprit est aligné comme un jardin français. On y circule sans surprise, tout en y trouvant un certain charme. » Et encore une autre, allez, puis je me tais : « La sœur aînée, Rose, était laide, plate, insignifiante, une de ces filles qu'on ne voit pas, à qui on ne parle pas, et dont on ne dit rien ».
    C'est tout dire...
    Maupassant, je le connaissais, surtout dans ses nouvelles, et j'ai donc circulé dans « Bel-ami » en terrain connu, avec un peu d'ennui par moments (oui, c'est vrai, il aurait pu expliquer cette ascension sociale sans scrupules en une nouvelle) mais aussi avec beaucoup de plaisir face à cette description sans fards de cette riche société. Ce n'est pas pour rien qu'il est devenu un « classique ».
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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 13 janvier 2012

    Dionysos89
    Bel-ami est indémodable ! Sur fond de journalisme et de dîners mondains, cette fable (sans en avoir la forme, mais déjà le fond) nous persuade que tout est possible (j'ai failli dire qu' "ensemble, tout devient possible" *humour*) ! Dans la France de la fin du XIXe, Duroy part de rien, mais arrive à tout ! Il choisit le journalisme presque par défaut, il conquiert le coeur des femmes presque sans le vouloir, il cherche au fond l'impossible sans vraiment le savoir. Avec un cynisme aux abois, Maupassant peint la société qui l'entoure au vitriol. Comment ne pas y voir à chaque nouvelle génération de lecteurs une vision calquable sur les réalités de notre époque ? Où se situe le vrai bonheur ? La réussite doit-elle se faire à tout prix ? Bel-ami ou comment répondre à des questionnements cruciaux, au plus près de la société, tout en évitant les longues descriptions lassantes de certains auteurs réalistes du XIXe. À méditer toujours une fois de plus !
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    • Livres 4.00/5
    Par isajulia, le 14 avril 2013

    isajulia
    Que c'est bon !
    Encore une fois Monsieur de Maupassant réussit à nous éblouir.
    De l'obscur Georges Duroy au Bel-ami du beau monde parisien, ce récit nous enseigne que vouloir c'est pouvoir.
    Il faut dire que ce cher Duroy n'est pas très regardant sur les principes pour gravir l'échelle sociale et faire oublier ses origines.
    Ce personnage est une véritable enflure mais c'est justement ce qu'il est qui lui donne toute sa force. Bel-ami, c'est l'opportuniste avec un grand O. Comme quoi, il faut toujours se méfier des petits, dans le panier de crabes c'est toujours les plus dangereux.
    Ce livre est super, Maupassant n'a pas son pareil pour décrire avec acidité son semblable. C'est écrit avec classe et finesse, on en redemande. A lire!
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 05 octobre 2013

    lecassin
    Maupassant dira du personnage central de « Bel-Ami », Duroy, un arriviste bel homme : " Bel-Ami, c'est moi ! " ; Duroy, journaliste un peu par hasard, mais qui ne négligera aucun des avantages que lui confère son emploi de reporter dans « La Vie Française », ajoutés à sa belle allure pour gravir les marches de l'ascension sociale en utilisant les femmes…
    Publié en feuilleton dans « Gil Blas » en 1885, voilà un roman contemporain du « Mathias Sandorf » de Jules Verne, du « A rebours » de Huysmans et du « Germinal » de Zola (quelle époque !) avec qui Maupassant s'était lié d'amitié depuis 1880 et sa participation aux « Soirées de Médan ».
    Non Maupassant n'est pas du sous-Zola, même si bien des thèmes consubstantiels de l'époque sont communs aux deux auteurs ; ils sont développés « à la Normande » par Maupassant
    Maupassant, surtout connu pour ses nouvelles, mais on aurait tort de négliger les Romans ; et parmi eux ce « Bel-Ami » que pour ma part, je considère comme un des chef-d'œuvres de la littérature de cette fin XIX ème siècle, si riche…
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 16 décembre 2009

    Il arrive un jour, voyez-vous, et il arrive de bonne heure pour beaucoup, où c’est fini de rire, comme on dit, parce que derrière tout ce qu’on regarde, c’est la mort qu’on aperçoit.
    […]
    Moi, depuis quinze ans, je la sens qui me travaille comme si je portais en moi une bête rongeuse. Je l'ai sentie peu à peu, mois par mois, heure par heure, me dégrader ainsi qu'une maison qui s'écroule. Elle m'a défiguré si complètement que je ne me reconnais pas. Je n'ai plus rien de moi, de moi l'homme radieux, frais et fort que j'étais à trente ans. Je l'ai vue teindre en blanc mes cheveux noirs, et avec quelle lenteur savante et méchante ! Elle m'a pris ma peau ferme, mes muscles, mes dents, tout mon corps de jadis, ne me laissant qu'une âme désespérée qu'elle enlèvera bientôt aussi.
    Oui, elle m'a émietté, la gueuse, elle a accompli doucement et terriblement la longue destruction de mon être, seconde par seconde. Et maintenant je me sens mourir en tout ce que je fais. Chaque pas m'approche d'elle, chaque mouvement, chaque souffle hâte son odieuse besogne. Respirer, dormir, boire, manger, travailler, rêver, tout ce que nous faisons, c'est mourir. Vivre enfin, c'est mourir !

    Oh ! vous saurez cela ! Si vous réfléchissiez seulement un quart d'heure, vous la verriez.

    Qu'attendez-vous ? De l'amour ? Encore quelques baisers, et vous serez impuissant.

    Et puis, après ? De l'argent ? Pour quoi faire ? Pour payer des femmes ? Joli bonheur ! Pour manger beaucoup, devenir obèse et crier des nuits entières sous les morsures de la goutte ?

    Et puis encore ? De la gloire ? A quoi cela sert-il quand on ne peut plus la cueillir sous forme d'amour ?

    Et puis, après ? Toujours la mort pour finir.
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  • Par Sly, le 05 juillet 2010

    "Je n’attends rien… je n’espère rien. Je vous aime. Quoi que vous fassiez, je vous le répéterai si souvent, avec tant de force et d’ardeur, que vous finirez bien par le comprendre. Je veux faire pénétrer en vous ma tendresse, vous la verser dans l’âme, mot par mot, heure par heure, jour par jour, de sorte qu’enfin elle vous imprègne comme une liqueur tombée goutte à goutte, qu’elle vous adoucisse, vous amollisse et vous force, plus tard, à me répondre : "Moi aussi je vous aime."
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  • Par gteisseire2, le 23 août 2010

    La vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux; mais, lorsqu'on arrive en haut, on aperçoit tout d'un coup la descente, et la fin, qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. A votre âge, on est joyeux. On espère tant de choses, qui n'arrivent jamais d'ailleurs. Au mien, on n'attend plus rien... que la mort.

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  • Par KATE92, le 02 mars 2013

    Il s’était imaginé jusque-là que pour aborder et conquérir une de ces créatures tant désirées, il fallait des soins infinis, des attentes interminables, un siège habile fait de galanteries, de paroles d’amour, de soupirs et de cadeaux. Et voilà que tout d’un coup, à la moindre attaque, la première qu’il rencontrait s’abandonnait à lui, si vite qu’il en demeurait stupéfait.

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  • Par GuillaumeTM, le 27 avril 2013

    On naît, on grandit, on est heureux, on attend, puis on meurt. Adieu ! homme ou femme, tu ne reviendras point sur la terre ! Et pourtant chacun porte en soi le désir fiévreux et irréalisable de l'éternité, chacun est une sorte d'univers dans l'univers, et chacun s'anéantit bientôt complètement dans le fumier des germes nouveaux. Les plantes, les bêtes, les hommes, les étoiles, les mondes, tout s'anime, puis meurt pour se transformer. Et jamais un être ne revient, insecte, homme ou planète !
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