> Jacques Chabot (Traducteur)
> Raoul Amblard (Traducteur)

ISBN : 2070494195
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
La peur du flic, c'est, comme dit l'autre, le sentiment voilà au monde le mieux partagé.
Et voilà qu'un beau soir, c'est le flic qui prend peur.Il a peur du noir. Il a peur des rues désertes. Il a peur du pas qui, soudain, résonne dans le vide de la rue, de la vo... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par bibliomanu, le 20 juillet 2008

    bibliomanu
    A ce jour, je n'avais jamais lu un seul Ed McBain, pas même sous l'un de ses pseudonymes. Voilà, c'est dit, révélé, avoué, on ne va pas s'appesantir sur ce sacrilège.
    Il en aura quand même fallu du temps, me direz-vous car quand même, le Ed, c'est pas n'importe qui. A la force de ses romans, il s'est imposé comme un classique parmi les classiques de la littérature policière. On ne peut pas le louper. Que ce soit dans les librairies, les bibliothèques, vous le trouverez toujours, incontournable, notamment avec les enquêtes de la Brigade du 87e District.
    Du balai ! s'inscrit dans cette série qu'Ed McBain avait envisagé de la manière suivante : " L'idée première c'était de faire d'une brigade d'inspecteurs un héros collectif. Je voulais décrire avec précision la journée de travail des flics d'une grande ville et créer une demi-douzaine de personnages dont la personnalité et les traits de caractères variés formeraient, en se conjuguant, un héros unique. A ma connaissance, cela n'avait jamais été fait. Je pensais que cette idée me permettrait d'incorporer de nouveaux venus quand le besoin s'en ferait sentir, d'ajouter leurs qualités ou leurs défauts particuliers au mélange déjà existant, tout en me débarrassant de ceux qui ne me paraîtraient plus indispensables. le héros, c'était la brigade du 87e district."
    Il ne fallait pas moins que l'intégralité de ces éléments humains et de ces perspectives d'écriture pour m'amener à pousser les portes de ce poste de police. Après celui de la bourgade évoquée par Donald Harstad dans Onze jours, j'allais suivre les pérégrinations, les troubles et les enquêtes au jour le jour de nouveaux inspecteurs, dans un contexte différent cette fois-ci. Par ailleurs, je m'étais également dit qu'il faudrait bien que je découvre l'univers d'Ed McBain par moi-même et non plus par l'idée que l'on se fait, presque malgré soi, d'un classique. Ce n'est pas parce qu'un auteur est archi-connu, qu'on en a entendu parler tant et plus par des sources diverses, que l'image que l'on s'en est faite est juste. Rien ne vaut une immersion personnelle ! C'est d'ailleurs ainsi que j'ai découvert les romans d'Alexandre Dumas et que régulièrement me prennent de grosses envies de retrouver sa prose et son souffle incroyables. Une fois de plus, je m'égare...mais...quand même...Le Comte De Monte-Cristo ! Hein ? C'est pas merveilleux ça, comme histoire ? Là, on a tous les ing...
    Oui, donc... Du balai ! aura été une agréable découverte qui appelle à lire les autres ouvrages pour s'approprier la comédie humaine qu'Ed McBain a voulu ériger. Bien qu'il ait été écrit en 1956, le livre fait preuve d'une actualité confondante même si l'on y trouve un léger côté désuet qui n'a pour autant rien de rebutant. A travers une série de meurtres de policiers du 87e district, McBain explore la ville de New-York, ses fléaux, le poids et la perversité de la presse ainsi que les mouvements d'une société en crise, en pleine mutation.
    En dehors de ces aspects, on serait en droit de se demander : "Et l'histoire dans tout ça, elle vaut quoi ?". Parce que c'est bien beau d'aborder telle ou telle thématique, si l'histoire ne tient ni en haleine ni ne tient la route, ciao et à jamais...
    Mais Ed McBain n'est pas devenu un classique pour rien et je vous invite vraiment à lire ne serait-ce que le premier chapitre de Du balai !. Vous verrez qu'il en faut peu pour avoir envie de connaître le fin mot de l'histoire, un sentiment qui persiste tout le long du bouquin. Une lecture ma foi bien agréable, même si l'on ne crie pas encore au chef-d'oeuvre.
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 28 février 2008

    Woland
    C'est en 1956 qu'Ed Mc Bain, de son vrai nom Salvatore Lombino, publie le premier opus des aventures de ses flics du 87ème District (87th Precinct) sous le titre : "Cop Hater", traduit en français de manière assez incongrue : "Du balai !".
    Pour un premier contact avec Carella et consorts, c'est plutôt agréable. L'intrigue est simple : Mike Reardon, inspecteur du 87ème, se fait abattre vers les minuit, alors qu'il se rend à son travail pour prendre son service. A noter que Reardon est un inspecteur en civil et que, à moins de le connaître d'une façon ou d'une autre, nul n'aurait pu déduire de son apparence qu'il appartenait à la police.
    Peu de temps après, c'est à l'inspecteur David Forster de se faire tuer, à peu près dans les mêmes conditions. Enfin, vient le tour de l'inspecteur Hank Bush (aucun rapport avec Dabelyou ... )
    Mais avec Bush, le meurtrier commet une erreur et laisse au policier le temps de dégainer et de le blesser à l'épaule.
    Au début, bien entendu, l'hypohèse d'un malfrat qui aurait pété les plombs et qui se serait décidé à passer à l'acte pour exorciser sa haine de la police est retenue. Mais, peu à peu, lentement, sûrement, Carella finit par flairer une autre possibilité ...
    L'analyse psychologique du meurtrier m'a paru un peu négligée. Comme la scène où Carella se laisse piéger par l'un de ces journalistes complètement irresponsables dont la presse américaine paraît avoir le secret. Mais nombreuses sont sans doute les affaires criminelles où, en dépit de tous les soins qu'ils apportent à les résoudre, les policiers ne parviennent pas à faire admettre au tueur la raison exacte pour laquelle il a tué.
    En revanche, je recommanderai les dialogues de Mc Bain à tout romancier désireux de travailler ceux qu'il prête à ses propres personnages. Secs, précis et surtout incroyablement naturels - le summum, en somme, que l'on retrouve, sous une autre forme, dans les mots qu'un Wodehouse mettait dans la bouche de ses héros.
    Et puis, de façon générale, pourquoi le cacher ? J'ai aimé et je lirai prochainement le second tome de la série : "Le sonneur."
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  • Par keisha, le 15 novembre 2009

    keisha
    Pour ceux qui l'ignoreraient encore, Ed Mc Bain narre la vie quotidienne d'une brigade d'inspecteurs d'un district de l'immense ville d'Isola. Quelques personnages émergent, Steve Carella, Bert Kling, Byrnes le chef, Havilland aux interrogatoires plutôt trop musclés, Meyer Meyer, des indics, des tenancières de bordels.
    "L'homicide, de tous les crimes, est celui qui impressionne le plus, car, en somme, c'est le vol de cette richesse universelle : la vie humaine.
    Malheureusement, dans un commissariat, on est aussi obligé de s'occuper de multiples questions moins passionnantes et moins spectaculaires. Et, dans celui du 87ème district, ces affaires mineures absorbent la plus grande partie du temps. Il y a les viols et les harcèlements, les coups de poing et les coups de couteau, le tapage nocturne sous toutes ses formes, les vols avec effraction, les cambriolages, les vols de voiture et les rixes, sans compter les chats tombés dans les égouts et autres plaisanteries."
    Autre héroïne, la ville et sa fascinante description en plongée totale:
    " La ville s'offre comme un écrin éblouissant de bijoux précieux, stratifiés en couches lumineuses d'une vibrante intensité.
    Les immeubles forment le décor.
    Face au fleuve, ils brillent de tous leurs feux artificiels. On les contemple, fasciné, en retenant sa respiration.
    Derrière les immeubles, derrière les lumières, il y a les rues.
    Dans les rues, il y a des ordures."
    Là vivent et s'opposent les différentes couches d'immigrants, italiens, juifs, irlandais, noirs, portoricains...
    Dans un style efficace, fort reconnaissable, aux dialogues ciselés, Ed Mc Bain nous entraîne dans la vie professionnelle - et privée- de ces policiers. J'avais déjà lu quelques romans dispersés, mais là je suis ravie d'avoir pris l'histoire au départ!
    Dans du balai! un assassin abat trois policiers de la brigade. Steve Carella convainc sa bien aimée Terry de l'épouser.
    Le sonneur : un agresseur de femmes leur volant uniquement un peu d'argent est-il aussi l'assassion d'une jeune fille de 17 ans?
    Le Fourgue nous entraîne dans le monde des drogués et petits dealers.
    J'ai lu ces trois romans sans faiblir, d'un trait, sans lassitude. Tentez vous aussi l'aventure du 87ème district, il n'est pas nécessaire de lire dans l'ordre d'ailleurs, Mc Bain donne à chaque fois quelques détails pour qu'on s'y retrouve.


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-35173706.html
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