> François Hirsch (Traducteur)
> Patricia Schaeffer (Traducteur)

ISBN : 2020413930
Éditeur : Editions du Seuil (2000)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Achever cette louve prisonnière du piège qu'il a posé est au-dessus des forces de Billy. Sa décision est prise : il quittera le ranch familial pour la ramener sur sa terre natale. De l'Arizona au Mexique, la route est longue et périlleuse. Il faut franchir la frontière,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 18 avril 2012

    carre
    Bien avant "La route" qui l'a fait connaitre à un plus large public, le grand Cormac McCarthy, avait déjà sévit. Et de quelle manière. Ce long roman genre road-movie est un pur bonheur de lecture. Billy, vit avec son frère Boyd et ses parents sur un ranch près de la frontière américano-mexicaine. Un jour, il découvre une louve qui attend des petits, après l'avoir maitrisée, il décide de la ramener sur ces terres mexicaines. L'aventure va l'emmener bien au déla de ce qu'il imaginait.
    Deuxième livre de La trilogie des confins, McCarthy dans un style riche, puissant, sec, pose de nombreuses questions sur la nature humaine, dans des décors sauvages magnifiques. Elégamment et abondamment dialogué (d'ailleurs tous les dialogues en espagnol sont retranscrits sans traduction, mais facile de compréhension) , l'on suit les péripéties de Billy avec un grand plaisir. Un souffle épique flotte constamment sur le roman , Mc Carthy ramifie de nombreuses histoires à la trame originelle qui donne une force et une ampleur incroyable au récit.
    Mc Carhy est considéré comme un auteur majeur, on sait pourquoi. Vamos amigo.
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    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    Attention littérature avec un l'majuscule. Dès les premières pages du livre on sent qu'on entre en littérature et non dans un simple roman. Indépendamment du thème ou de l'intrigue, la puissance de l'écriture, le souffle puissant derrière des mots simples ne trompent pas. Il ne s'agit pas d'une vulgaire piquette, mais d'un crû charpenté et gouleyant, dont les arômes puissants restent longtemps en bouche, un régal, un chef-d'œuvre. J'ai découvert Cormac McCarthy récemment (voir ma chronique de son dernier roman La route) et je suis bien décidé à rattraper le temps perdu car lire un grand écrivain accroît le plaisir de la lecture en élargissant le champ de la conscience. Paru en 1994 Le grand passage se déroule dans les années 1920 entre l'Arizona et le Mexique. Un adolescent de seize ans, Billy, après avoir pris au piège une louve, décide de la relâcher dans son territoire natal, le Mexique, tel est souvent dans les chroniques, le résumé de ce roman. Nous sommes loin de la réalité et de l'ampleur du livre dans lequel l'anecdote de la louve ne représente que le tiers à peine du roman. Il y aura aussi, le retour au ranch familial où le drame prendra son envol avec les parents décédés et les chevaux volés, le frère cadet Boyd seul rescapé et leur quête à la recherche des voleurs Mexicains. Passage de l'adolescence à l'état d'adulte, la violence et la souffrance, émois et amour suggérés, la solitude et la faim, les traditions de partage entre les errants, ce fabuleux livre condense tous les thèmes essentiels de la vie et donc de la mort. A lire absolument.
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    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 09 mars 2011

    Beatrice64
    On a quitté John Grady après son périple au Mexique. On rencontre Billy et son frère Boyd, qui à leur tour vont traverser Le grand passage pour s'y rendre. D'abord l'aîné, seul : il veut y libérer une louve capturée sur ses terres (150 pages qu'on lit sans reprendre son souffle). Il rentrera chez lui, puis retournera au Mexique avec son frère à la recherche de chevaux volés, et cette frontière sera traversée plusieurs fois, dans tous les sens, dans une errance sans fin, entrecoupée de rencontres avec des gitans, des bandits, des ermites philosophes. Moins romanesque que le précédent, davantage encore hanté par le mal et la beauté du monde, gothique et biblique (c'est pas de moi mais c'est exactement ça), avec ses deux figures de cow-boy solitaires à peine sortis de l'enfance (l'ainé a dix-sept ans), misérables au-delà de la misère, seuls au-delà de la solitude, et cette écriture, ahlala, cette écriture, austère, dépouillée, implacable qui vous prend par le col, ce Grand Passage est aussi magnifique que le tome précédent.
    « … et quand la pâle lumière du soleil répandit ses premiers rayons sur la plaine à l'est le paysage gris sembla se taire et se taire les oiseaux et sous le soleil neuf les pics des montagnes lointaines à l'ouest au-delà du farouche pays de Bavispe sortirent de l'aube comme un monde rêvé. le cheval se tourna et posa sa longue face osseuse sur son épaule. »
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  • Par wayana, le 14 mai 2012

    wayana
    McCarthy ou comment vous emportez dans une espèce de western à la réflexion complexe. L'histoire de Billy, 16 ans, qui part sur les routes du Mexique pour sauver une louve, tel est le début de cette épopée.
    " Chaque jour est fait de ce qu'il y a eu avant. le monde lui-même est sans doute surpris de la forme de ce qui survient. Même Dieu peut-être. "
    J'ai retrouvé le style McCarthy à l'écriture incisive et efficace, j'aime vraiment, vraiment, vraiment beaucoup comme il écrit, c'est poétique et violent. Bref, on en sort pas indemne.
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    • Livres 4.00/5
    Par JAsensio, le 21 décembre 2010

    JAsensio
    À la veille de l'indépendance, Thomas Jefferson, se souvenant peut-être des mots de Lorenzo Valla («At nova res novum vocabulum flagitat), écrivait, sans l'ombre d'un doute qui aurait fait vaciller son inébranlable confiance en l'avenir de son immense pays, cette phrase sonnant comme un manifeste révolutionnaire : «Les nouvelles circonstances dans lesquelles nous nous trouvons placés nécessitent de nouveaux mots, de nouvelles expressions, et le transfert de mots anciens à de nouveaux objets» (1).
    Cormac McCarthy, qui n'a jamais éprouvé le besoin ni même le désir d'inventer de nouveaux mots, est sans doute l'un des derniers grands écrivains vivants les plus purement classiques, si par classicisme nous entendons un refus (et sans doute, dans son cas, un refus amusé) des jeux de langage, des plongées plus lassantes que réellement stimulantes dans les abîmes de la spécularité et des distorsions narratives multiples que goûtent d'autres écrivains, nord-américains comme William Gaddis et William H. Gass, ou anglais comme David Peace.
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Citations et extraits

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  • Par darkon31, le 28 juin 2009

    Il dit à Billy qu'il était un huérfano mais qu'il devait cesser pourtant ses errances et se trouver une place dans le monde parce qu'errer de cette manière deviendrait pour lui une passion et que cette passion le rendrait étranger aux hommes et finalement à lui-même. Il dit que le monde ne peut être connu que tel qu'il existe dans le coeur des hommes. Car si le monde semble être un lieu où résident les hommes c'est dans l'homme en réalité que réside le monde et pour le connaître c'est donc là qu'il faut chercher et apprendre à connaître le coeur des hommes et pour cela il faut vivre avec les hommes sans se contenter de passer parmi eux.
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  • Par Beatrice64, le 09 mars 2011

    et quand la pâle lumière du soleil répandit ses premiers rayons sur la plaine à l’est le paysage gris sembla se taire et se taire les oiseaux et sous le soleil neuf les pics des montagnes lointaines à l’ouest au-delà du farouche pays de Bavispe sortirent de l’aube comme un monde rêvé. Le cheval se tourna et posa sa longue face osseuse sur son épaule.
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  • Par carre, le 18 avril 2012

    Chaque jour est fait de ce qu'il y a eu avant. Le monde lui-même est sans doute surpris de la forme de ce qui survient. Même Dieu peut-être.
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  • Par Beatrice64, le 09 mars 2011

    Le monde n’a pas de nom, dit-il. Les noms des collines et des sierras et des déserts n’existent que sur les cartes. On leur donne des noms de peur de s’égarer en chemin. Mais c’est parce qu’on s’est déjà égaré qu’on leur a donné les noms. Le monde ne peut pas se perdre. Mais nous, nous le pouvons.
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  • Par missjohndeed, le 26 août 2011

    Quand il se réveilla le soleil était levé depuis plusieurs heures. Il alla jusqu'au ruisseau avec ses bottes à la main et resta debout dans l'eau et se baissa pour se rincer la fugure. Quand il se redressa et chercha des yeux le cheval le cheval était à côté de lui et regardait du côté de la route. Au bout de quelques minutes un cavalier apparut. Le long de la route sur le cheval que montait autrefois leur mère venait la fille vêtue d'une robe neuve de coton bleu et coiffée d'un petit chapeau de paille dont le ruban vert lui tombait dans le dos. Billy la regarda passer et quand il l'eut qu'il avait posées là debout et regarda le cours paresseux se redressaient dans la brise matinale. Puis il attrapa ses bottes et les enfila et se leva et alla brider et seller le cheval et se mit en selle et regagna la route et continua derrière la fille.
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