> Matt Mendelsohn (Illustrateur)
> Pierre Guglielmina (Traducteur)

ISBN : 2081205513
Éditeur : Flammarion (2007)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Dans la famille de Daniel Mendelsohn, il y a un trou : en 1941, son grand-oncle, sa femme et leurs quatre filles ont disparu dans l’est de la Pologne. Comment sont-ils morts ? Nul ne le sait. Pour résoudre cette énigme, l’auteur part sur leurs traces. Le résultat ? Non ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Cela vous est certainement aussi arrivé : quand j'étais gamin et que j'allais en vacances dans le village où est né mon grand-père, souvent les vieilles personnes qui l'avaient connu dans sa jeunesse s'extasiaient sur la ressemblance saisissante qu'il y avait entre moi et lui au même âge (aujourd'hui encore, je n'arrive pas à être totalement convaincu par cette prétendue ressemblance, ou plus exactement, par sa supposée évidence).
    Sa ressemblance, Daniel Mendelsohn, lui, ne la partageait pas avec son grand-père, mais avec son grand-oncle Schmiel. Elle était si frappante qu'elle finissait toujours, à son plus grand étonnement d'enfant, par tirer les larmes des vieux juifs de sa famille.
    Longtemps, Daniel Mendelsohn n'a rien su d'autre sur Oncle Schmiel que ce que son grand-père a bien voulu lui dire, à savoir que lui, sa femme et ses quatre filles, avaient été « tués par les nazis ». Ce grand-père, d'habitude si disert et si habile dans l'art de raconter des histoires, demeurait étrangement silencieux dès qu'il était question de son frère.
    Petit à petit, Daniel deviendra l'historien de la famille, se passionnant de généalogie et glanant tous les renseignements qu'il peut sur son oncle, jusqu'à l'obsession.
    Cette quête le conduira de New York à Bolechow, village ukrainien où vécurent Schmiel et sa famille. De là, les différentes pistes qu'il va suivre vont le mener en Israël, en Grande-Bretagne, en Australie, jusqu'en Suède et même au Danemark.
    Une véritable Odyssée que cet helléniste passionné d'histoire grecque antique relate dans Les Disparus.

    Avant toute chose, je dois rappeler que j'ai bien failli ne pas prendre part à cette odyssée. Noyé dans la généalogie de la famille Mendelsohn et les références à la Torah, j'étais incapable de saisir quels en étaient les tenants et les aboutissants. Perdu dans le fil du récit, plusieurs fois j'ai manqué jeter l'éponge. Et pourtant, il y avait dans la narration un je-ne-sais-quoi qui me poussait à persévérer. Puis, au bout de 150 pages environ, j‘étais dedans. En plein dedans, au cœur de la quête, de l'enquête.
    Évidemment, ce qui rend captivante l'histoire familiale de Daniel Mendelsohn, c'est qu'elle rejoint la grande histoire (dimension que le titre original, The Lost : a search for six of six millions, traduit bien mieux que le titre français)
    Mais la force des Disparus ne réside pas uniquement dans son sujet. La puissance de ce livre inclassable (où le ranger : document, essai, enquête, roman, saga… ?) doit énormément à sa narration, Mendelsohn ayant hérité d'Aby, son élégant grand-père, un talent de conteur hors pair, maniant avec virtuosité digressions et autres récits à tiroirs…
    Quand Daniel Mendelsohn a écrit son livre, l'ultime phase de ses recherches familiales venait de lui demander cinq ans de sa vie. Détenant désormais toutes les réponses à ses questions, il aurait pu opter pour un récit linéaire et factuel de son enquête. Au contraire, il choisit d'emporter le lecteur avec lui dans sa quête, de ne rien lui cacher de ses errements, de ses tâtonnements, et de partager avec lui ses fausses routes et ses (fausses) joies.
    Au fur et à mesure que son enquête progresse, les informations qu'il recueille prennent des significations différentes quand ils se retrouvent confrontés à d'autres éléments nouvellement apparus. Ce que l'on croyait être une certitude s'avère n'être alors qu'un fragment de vérité, voire parfois une contre-vérité.
    La linéarité du récit est également mise à mal par l'insertion d'exégèses de la Genèse à travers lesquelles Mendelsohn s'interroge sur sa propre judaïté et éclaire certaines situations.
    J'en veux pour exemple l'épisode d'Abel et Caïn qui fait écho à la culpabilité qu'Aby éprouvait d'avoir ignoré les appels à l'aide de Schmiel, le seul de la fratrie à être resté dans son village de Galicie alors que tous les autres avaient émigré qui aux États-Unis, qui en Palestine, ou la culpabilité que l'auteur lui-même éprouve toujours, bien des années après avoir cassé le bras de son frère Matt lors d'un accès de jalousie, alors qu'ils étaient enfants.
    Comme si l'histoire se répétait depuis la nuit des temps…
    La lumière sur le destin de l'oncle Schmiel et de sa famille se fait donc pas à pas, et le lecteur participe à chacune des étapes menant à la vérité.
    Sans jamais porter de jugement, Les Disparus interroge la fidélité, la fiabilité des souvenirs, la quête de l'auteur reposant quasi uniquement sur la mémoire des rescapés. On imagine bien que plus de soixante ans après les faits, celle-ci leur joue des tours : détails mal interprétés au moment des faits, informations oubliées au fil du temps ou volontairement dissimulées…
    Quête pour la vérité, Les Disparus est aussi une course contre la montre. Plus son enquête avance, plus Mendelsohn prend conscience que le temps presse. Des 6000 juifs qui vivaient à Bolechow en 1941, seuls 48 ont survécu aux massacres. Et au moment où l'auteur entreprend son périple, douze seulement sont toujours en vie. Il y a urgence car l'histoire des juifs de Bolechow est condamnée à disparaître avec les derniers témoins. D'ailleurs, certains décèderont avant même qu'il ait pu les rencontrer.
    Au bout de ces 650 pages d'une enquête passionnante, Daniel Mendelsohn en aura appris à peine plus sur Schmiel et sa famille. Mais avec ce livre, il permet à « ses disparus » de ne pas disparaître une seconde fois, oubliés à jamais, et leur offre un mausolée décent où reposer enfin en paix.
    Un très beau livre, qui mérite amplement l'attention soutenue qu'il demande. Il aurait été franchement dommage que je passe à côté.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Les%20disparus
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    • Livres 5.00/5
    Par folivier, le 17 mars 2011

    folivier
    Le livre de Daniel Mendelsohn aurait pu être qu'un journal racontant la quête de l'auteur sur sa famille disparue lors de l'holocauste des juifs d'Europe de l'Est en 1942. Cependant, la construction du livre articulé autour des premiers livres de la Bible (Genèse, Caïn et Abel, Noé et le Déluge, Abraham et enfin Sodome et Gomore et le sacrifice d'Abraham) donne une dimension universelle et une puissance de réflexion assez extraordinaire. A chaque livre de la BIble, commenté par les réflexions de l'auteur s'appuyant sur les commentaires d'érudits notamment Rachi au XI° siècle en France et le rabbin Friedman, fin du XX° siècle, correspond une étape de l'histoire de la famille de Daniel et également une étape dans le parcours d'enquête mené par l'auteur.
    A Noé et le déluge soit la destruction totale de l'humanité par Dieu, correspond le voyage de Daniel en Ukraine à Bolechov et la description des "Aktions", c'est à dire les massacres succesifs des juifs de cette ville en 1941 puis 1942 et 1943.
    Le livre d'Abraham qui décrit son périple parmi les peuples et les pays afin de trouver la terre promise, et qui est en fait une succession d'épreuves avant que Dieu scelle l'aliance avec Abraham et donc le peuple juif, correspond le voyage de Daniel en Israël, Autriche, Danemark, Australie.
    A la structure des livres de la BIble qui va du général au particulier, de la création du monde à Abraham en passant par l'humanité, puis un peuple, répond les découvertes de Daniel qui va de l'histoire générale de l'holocauste et des juifs à Bolechov à l'oncle de Daniel, Schmiel et l'arbre dans le jardin ou il a été abattu.
    Le livre comporte d'incessant renvoi entre les textes bibliques et leurs interprétations, l'histoire de Schmiel et sa famille à Bolechov ainsi que le voyage de Daniel.
    L'arbre de la connaissance qui donne le plaisir ainsi que le malheur est à l'origine de l'histoire (l'arbre du jardin d'Eden) et à sa fin (l'arbre où a été tué Schmiel).
    Daniel oublie de se retourner une dernière fois avant de quitter Bolechov, rappel de Lot qui se retournant malgré l'interdiction de Dieu est transformé en statue de sel, symbole des larmes que l'on verse en quittant un lieux aimé mais également le plaisir de cette douleur qui finit par figé.
    Image grandiose, l'immense terrain vide du cimetière Juif de Vienne qui attend ses morts disparu dans les camps (p525)
    Livre extraordinaire de profondeur qui nous amène à réfléchir sur le bien et le mal (p890), le hasard et la volonté, l'acte de création (p 876 et suivant), le passé et le présent, le souvenir, la mémoire, les images (p334), la représentation d'Auschwitz et les risques de banalisation (p204).
    Bref un livre magnifique, très émouvant et profond. On n'en ressort pas indemne et surtout bien plus intelligent.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Pourquoi et dans quelles circonstances le grand-oncle du narrateur, Shmiel Jäger, sa femme et ses 4 filles, ont-ils été "tués par les allemands" ? comment ont-ils vécu les dernières années de leur vie à Bolechow, petite ville de Galicie où cohabitaient en parfaite harmonie Polonais, Ukrainiens et Juifs ? que savait-on sur eux ? Ces questions taraudent Daniel Mendelsohn, qui voulait combler les trous de son arbre généalogique et s'improvisait dès son plus jeune âge "historien de sa famille". Pour pouvoir répondre à ces questions, il ira jusqu'au bout de sa quête qui le conduira en Pologne, en Australie, en Suède, en Israël et au Danemark.
    Ce livre dense et copieux est exceptionnel à plus d'un titre. L'histoire racontée ici par Daniel Mendelsohn n'est ni une fiction, ni un documentaire, c'est l'histoire d'une incroyable quête personnelle forgée à partir des témoignages de nombreux survivants recueillis aux quatre coins de la planète par la volonté d'un seul homme. Les photos en noir et blanc illustrent et appuient le propos en le rendant extrêmement crédible et émouvant. Les photos des disparus sont retrouvées par Daniel dans les archives familiales ; les photos des survivants sont prises en cours de route par Matthew, le propre frère du narrateur. En retraçant cette histoire personnelle, l'auteur aborde également les pages sombres de la seconde guerre mondiale, en cherchant à comprendre les motivations et les comportements des populations confrontées à la barbarie nazie. Il émaille le déroulement de son récit chronologique par des interludes prenant la forme d'études de textes bibliques dont il cherche à mettre en évidence des parallèles avec sa propre histoire, là malheureusement, on accroche beaucoup moins. Toutefois, l'ensemble constitue un livre cohérent, extrêmement sensible et intéressant.
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    • Livres 5.00/5
    Par jpryf, le 01 septembre 2009

    jpryf
    Je termine la lecture du livre de Daniel Mendelssohn : « Les Disparus », paru dans sa traduction française en 2007 chez Flammarion Il faut prendre son temps pour le lire (646 p.) car c'est un libre d'une très grande densité avec des digressions longues et érudites sur des épisodes de la bible et la façon dont les juifs savants l'ont analysée. Mais l'essentiel n'est pas là. Les « disparus » que cherchent à faire revivre l'écrivain sont des membres de sa famille victimes de la Shoa en Ukraine. le récit revient donc sur cette élimination des juifs en Ukraine par les allemands bien aidés, il faut le dire par les ukrainiens mais ce ne serait qu'un récit de plus si Daniel Mendelssohn ne nous racontait dans le moindre détail sa recherche des traces laissées par ses parents dans la mémoire de vieux survivants. L'auteur parcourt le monde pour retrouver ces survivants, en Israël, en Allemagne, à New-York, en Australie et il ne recueille que des bribes, des rien qui lui permettent d'imaginer la vie des ses parents et leurs morts atroces. Ce livre laisse un gout amer lorsque l'on se rend compte qu'assez vite l'homme ne laisse que fort peu de traces de son passage sur cette terre. J'ai eu ce même sentiment lorsque je me suis penché sur l'histoire de ma famille paternelle en Algérie et cela me renvoie aussi à la phrase de Marguerite Yourcenar dans son discours de réception à l'Académie Française : « Nul n'est assuré de siècles de gloire mais chacun est assuré de millénaire d'oubli »
    Il ya dans ce livre de nombreux passages très émouvants, ceux où l'auteur, grâce à un minuscule détail, a le sentiment de faire revivre un instant ce passé mort. Il faudrait citer de nombreux passages. Je citerai celui où l'auteur rappelle ce vers de Virgile dans l'Enéide « sunt lacrimae rerum » : il y a des larmes d ans les choses. Dans l'Enéide la vue d'une fresque évoquant la guerre de Troie fait pleurer Ulysse : « Sunt lacrimae rerum ».Vraiment un très beau livre dont je conseille la lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 27 février 2011

    Beatrice64
    On m'a souvent reproché de lire des trucs tristes, sérieux, chiants quoi, manquant de pouêt-pouêt, pas du tout bigard- attitude. Bon ben là, c'est du lourd. En plus l'auteur est américain. Et Juif. Vous me voyez venir ? Oui, ça parle de l'Holocauste. Mais pas que. Ca parle de morts qui étaient des gens avant de finir dans un trou avec mille autres corps nus. Ca parle du temps qui passe et de la mémoire qui trompe. Ca parle de la vérité et de ce qu'elle devient, racontée des decennies après. De l'impossibilité d'évoquer le passé. De la puissance incroyable des histoires. De la famille. C'est pas l'horreur épouvantable et incompréhensible des tas de chaussures et de cheveux à Auschwitz. C'est la survivance des hommes (ces individualités que les nazis ont à tout prix voulu nier) à qui ils ont appartenu, par-delà leur disparition, par la puissance de la parole. L'Histoire à dimension humaine. Et encore bien d'autres choses, dans une oeuvre ample, profondément humaine, bouleversante.
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Citations et extraits

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  • Par Revouest, le 09 novembre 2011

    Il y a tant qui restera à jamais impossible à connaître, mais nous savons qu’ils ont été, un jour, eux-mêmes, spécifiques, les sujets de leur propre vie et de leur propre mort, et pas simplement des marionnettes manipulées pour les besoins d’une bonne histoire, pour des mémoires, pour les films ou les romans du réalisme magique. Le temps viendra pour ça, une fois que chaque personne qui a connu chaque personne qui les a connus et moi seront morts ; puisque, comme nous le savons, tout à la fin, disparaît.

    Donc, en quelque sort, au moment même où je les trouvais de la façon la plus spécifique qui soit, je sentais qu’il me fallait les abandonner à nouveau, les laisser être eux-mêmes, quoi que cela puisse être. C’était amer et c’était doux, et en effet lorsque je devais décrire par la suite ce moment à Jack Greene, à qui je devais tout, il m’a déclaré, en faisant allusion à sa propre émotion au moment où il est sorti de sa cachette, tant d’années auparavant, Oui, je connais cette impression, c’est un sentiment d’accomplissement, mais on ne se sent pas heureux. J’avais voyagé loin, fait le tour de la planète et étudié ma Torah, et à la toute fin de ma quête, je me retrouvais à l’endroit où tout commence : l’arbre dans le jardin, l’arbre de la connaissance qui, comme je le savais depuis longtemps, est quelque chose de divisé, quelque chose qui apporte à la fois du plaisir et du fait que la croissance n’est possible que dans le temps, du chagrin.
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Auschwitz, désormais, est devenu, en un seul mot, le symbole de ce qui est géant, la généralisation grossière, la formule consacrée de ce qui est arrivé aux Juifs en Europe – même si ce qui s’est passé à Auschwitz n’est pas arrivé, en fait, à des millions de Juifs dans des endroits comme Bolechow, des Juifs qui ont été alignés et abattus au bord de fosses communes ou, échappant à ça, ont été envoyés dans des camps qui, à la différence d’Auschwitz, n’avaient qu’un but, des camps qui sont moins connus du public, précisément parce qu’ils n’offraient pas d’autre issue que la mort et ne laissaient par conséquent aucun survivant, aucune mémoire, aucune histoire.
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  • Par Eric75019, le 15 juin 2011

    Parmi ces gens, il y en avait certains qui pleuraient lorsqu'ils me voyaient. J'entrais dans la pièce et ils me regardaient (des femmes, pour la plupart), et elles portaient leurs mains tordues, avec ces bagues et ces nœuds déformés, gonflés et durs comme ceux d'un arbre qu'étaient leurs phalanges, elles portaient ces mains sur leurs joues desséchées et disaient, d'une voix un peu essoufflée et dramatique, Oy, er zett oys zeyzr eynlikh tzu Shmiel !
    Oh, comme il ressemble à Shmiel !
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  • Par Nanne, le 15 janvier 2009

    De ce Shmiel, bien entendu, je savais quelque chose : le frère aîné de mon grand-père qui, avec sa femme et ses quatre filles superbes, avait été tué par les nazis pendant la guerre [...]. C'était là, nous le comprenions tous, la légende non écrite des quelques photos que nous avions de lui et de sa famille, qui étaient désormais rangées soigneusement dans un sac en plastique, à l'intérieur d'une boîte qui se trouvait elle-même à l'intérieur d'un carton dans la cave de ma mère.
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  • Par tulisquoi, le 05 août 2010

    Quand j’étais petit, je regardais le père de mon père et puis je regardais le père de ma mère, et le contraste entre les deux est à l’origine de la formation, dans mon esprit d’enfant, d’une sorte de liste. Dans une colonne, il y avait ceci : Jaeger, judaïté, Europe, langues, histoires. Dans l’autre, il y avait ceci : Mendelsohn, athées, Amérique, anglais, silence. Je comparais et j’opposais ces colonnes, lorsque j’étais bien plus jeune et, même alors, je me demandais quel genre de présent on pouvait avoir sans connaître les histoires de son passé.
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Au sommaire du premier numéro de la revue "Feuilleton" (en librairie le 22 septembre 2011), on trouve Franzen, Orwell ou encore Daniel Mendelsohn. Une vidéo promotionnelle permet de le feuilleter.








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