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C'est simple: tout ce qui a une forme finit par disparaitre, mais certaines pensées laissent des traces éternelles.
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Par Fleur le 15/07/2008
Pour certains faits, on détient la preuve tangible qu'ils ont eu lieu. Notre mémoire et nos impressions sont trop incertaines, trop générales pour prouver à elles seules leur réalité. Jusqu'où des faits que nous tenons pour certains le sont-ils? A prtir d'où deviennent-ils seulement des faits que nous tenons pour "réels"? Dans la plupart des cas, il est impossible de faire la différence. Pour nous assurer que ce nous considérons comme la réalité l'est bien, nous avons besoin d'une autre réalité qui nous permette de relativiser et qui, elle-même, a besoin d'une autre réalité pour lui servir de base. Et ainsi de suite, jusqu'à créer dans notre conscience une chaîne qui se poursuit indéfiniment. Il n'est sans doute pas exagéré de dire que c'est dans le maintien de cette chaîne que nous puisons le sentiment de notre existence réelle. Mais que cette chaîne vienne à être brisée, et immédiatement nous sommes perdus. La véritable réalité est-elle du côté du chaînon brisé, ou du côté où la chaîne se poursuit?
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Aujourd’hui encore, je me rappelle nettement cette sensation si différente de tout ce que j’avais connu jusqu’alors, et de tout ce que je ressentis par la suite. C’était simplement la menotte tiède d’une fillette de douze ans. Mais il y avait, rangés à l’intérieur de ces cinq doigts et de cette paume comme dans une mallette d’échantillons, tout ce que je voulais et tout ce que je devais savoir de la vie.
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Par xavier3 le 16/10/2009
"En écoutant cette mélodie belle et légère, je me rappelais toujours cette période de ma vie. On ne peut pas dire que j'étais très heureux alors. Pourtant, le souvenir de cette époque m'emplissait de nostalgie. j'étais plus jeune, plus affamé, plus solitaire que maintenant. mais j'étais vraiment moi-même. A cette époque, je ressentais en profondeur chaque note de musique que j'écoutais, chaque ligne des livres que je lisais, comme si elles pénétraient intimement en moi."
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Par pyrostha le 25/02/2011
Moi,pourtant,j'étais un enfant unique.J'en ressentis un complexe d'infériorité tout au long de mon enfance.Mon existence avait une particularité: j'étais privé d'une chose que les autres possédaient et considéraient comme naturelle .
Cette expression (fils unique) était comme un doigt tendu vers moi pour me dire:"tu es un être incomplet"
Dans l'école que je fréquentais,les enfants uniques étaient si rares que je n'en rencontrai qu'un seul au cours de mes six années de primaire
J'ai donc gardé d'elle (c'était une fille) un souvenir particulièrement vivace.Nous devînmes vite les meilleurs amis du monde .Nous parlions beaucoup.Nous nous comprenions.Je crois même que j'étais amoureux d'elle.
Il me semble que j'ai toujours essayé d'être quelqu'un d'autre. Il me semble que j'ai toujours voulu aller vers des gens et des lieux nouveaux et différents, pour m'inventer une vie nouvelle, devenir un être au caractère différent.
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Il me semble que j’ai toujours essayé d’être quelqu’un d’autre. Il me semble que j’ai toujours voulu aller vers des gens et des lieux nouveaux et différents, pour m’inventer une vie nouvelle, devenir un être au caractère différent.
[…] Mais pour finir, je ne suis arrivé nulle part. Je suis demeuré moi-même. Mes défauts restaient irrémédiablement les mêmes. Les paysages avaient beau changer, les échos, les voix différer autour de moi, je n’étais toujours rien d’autre qu’un être humain imparfait. J’avais les mêmes manques en moi, qui suscitaient une violente avidité d’autre chose. Une soif et une faim insatiables me torturaient, comme, certainement, elles continueront de le faire. Parce que, en un sens, ces manques font partie de moi-même. Je le sais maintenant.
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"Je suis né le 4 janvier 1951. La première semaine du premier mois de la première année de la seconde moitié du XXème siècle. Cette date de naissance significative me valut d'être prénommé Hajime, ce qui signifie "commencement". Cela mis à part, aucun évènement notable n'accompagna ma venue au monde. Mon père était employé dans une société de courtage, ma mère était une ordinaire femme au foyer. Mon père mobilisé pendant la guerre dans un contingent d'étudiants, avait été envoyé se battre à Singapour. A la fin des hostilités, il était resté interné quelques temps dans un camp de prisonniers. La maison de famille de ma mère avait complètement brûlé à la suite d'une attaque aérienne par un B29, la dernière année de la guerre. la génération de mes parents avait beaucoup souffert de cet interminable conflit."
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Par Palmyre le 08/12/2011
Elle était sans doute trop posée et trop lucide pour eux. Certains prenaient peut-être ça pour de la froideur ou de la prétention. Pour ma part, je discernais toute la chaleur et la sensibilité dissimulées derrière son apparence extérieure. C'était un trésor vivant caché au fond d'elle, qui ne demandait qu'à être découvert un jour, comme un enfant qui joue à cache-cache. Il m'arrivait parfois, au détour d'une phrase ou d'une expression, d'en apercevoir l'ombre.
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" 'Quelque temps', ça peut paraître très long à quelqu'un qui attend. [...] Et le mot 'peut-être' pèse aussi d'un poids incommensurable." (p. 177)
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"J'éprouvais une certaine paix à être moi-même, satisfait de ne pas être un autre."(p. 24)