Par Martine Pagès

Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes)
Volpilière 2010
ISBN : 2917898194  
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« Ceanothes et Potentilles » raconte l’histoire d’une jeune femme prénommée Blanche. Ni belle ni laide, juste ronde comme il faut pour accueillir la tendresse. Heureuse ? Vaste question. Elle traîne sa vie comme son ennui, elle manque d’un amour inconditionnel, celui avec le grand A. Passionnée par les fleurs, jour après jour, elle se heurte à l’indifférence. Rangée numéro 7, c’est son refuge au magasin « Pep ». Si vous cherchez, vous la trouverez certainement entre les roses, les ceanothes et les potentilles… Mais… personne ne la regarde, serait-elle invisible ? Il faut savoir provoquer le destin ! Blanche ne va plus attendre que le prince arrive sur son fier destrier, elle va passer à l’attaque. On ne peut compter que sur soi-même après tout ! Stratégie machiavélique, plans extrêmes…mais jusqu’où peut nous mener la solitude ? La folie n'est parfois qu'à un seul palier de la tragédie.

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Critiques et avis sur Céanothes et Potentilles


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    • Livres 4.00/5
    Par edelwe, 2010-02-09 12:53:56

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    Un livre très étrange. On ne sait pas trop où on va, ce qui se passe. Mais c'est agréable. Un peu comme quand on était petit et qu'on jouait à se perdre. En sachant qu'on n'était pas vraiment perdu.



    Tout de suite, l'écriture de Martine Pagès séduit. Elle a un véritable style. Un véritable rythme. Impossible de la confondre avec quelqu'un d'autre. Elle a parfois des tournures de phrases à la Eric Chevillard. On se laisse porter, chahuter par ses mots.



    Et puis il y a Blanche. Qui porrait être heureuse. Ne l'ai pas. Fais des choix bizarres. Un peu à côté. On aimerait la consoler. La prendre dans nos bras. Lui dire que ça va passer. Elle est un peu le symbole de toutes ses existences auprès desquelles on passe sans jamais les voir. Ni heureuse, ni désespérante.



    La fin est particulièrement surprenante. On s'attend à tout sauf à ça. Et cela fait réfléchir. Finalement, ne se trompe-t-on pas sur les gens? Ne leur prête-t-on pas certaines intentions, alors qu'on s'éloigne de la vérité. On s'attend à plein de chose, comme Blanche. Mais on est toujours légèrement à côté. Comme Blanche.



    Un livre intelligent et une écriture marquante.
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    • Livres 0.00/5
    Par LiliGalipette, 2010-02-07 17:49:13

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    Roman de Martine Pagès.



    Blanche est vendeuse de fleurs. Blanche a quarante ans. Blanche se désespère autant de ses kilos superflus que de ses centimètres manquants. Blanche est seule, dans un petit appartement. Elle n'a que ses fleurs, toute sa vie sur un balcon. Ses petites journées étriquées se partagent entre un emploi qu'elle aime au sein d'une équipe qui la méprise, et des trajets en train qu'elle tente de rendre dramatiques pour en supporter l'interminable lenteur et les innombrables retards. Blanche cherche l'amour, le sel qui manque à sa vie. Alors il y a Anthony, le voisin de palier. Il y a ses yeux bleus et son blouson de cuir. Il y a son incessant et assourdissant silence. Pour attirer son attention, Blanche monte à l'assaut de sa porte close, à grand renfort de tintamarre et de tenues affriolantes.



    Aux premières lignes, j'ai craint une histoire sur une célibataire pimpante, qui assume ses kilos et son addiction au chocolat à tartiner et à la vodka. J'ai craint une bluette insupportable dans le genre de celles que vit Bridget Jones. Rien de tout ça. Blanche est une héroïne attachante et inquiétante tout à la fois. Sa folie amoureuse, presque adolescente, pour le bel indifférent fait froid dans le dos. Ses plans, simples, sont dérisoires. Elle sait qu'elle se lance contre un mur et elle accepte de s'y briser. Elle sait qu'elle ne croit pas vraiment que son entreprise de séduction va aboutir. Et c'est terriblement bouleversant.



    Son langage, tout en expressions désuètes et réflexions désabusées, est digne des grandes amoureuses littéraires. Anthony est là, sur son palier. Il donne un visage et des yeux bleus à l'amour, mais plus que l'homme, c'est l'amour qu'elle aime, c'est l'amour qu'elle veut. Sur les rythmes d'Elvis et de la Môme, elle vit une passion transfigurée.



    La préface de Philippe Leroy-Beaulieu, singulier et émouvant poème, est à lire et à relire en épilogue, en épitaphe.



    Les céanothes, les potentilles, les impatiences, les hortensias, les luzernes, les rosiers, les pétunias, les bégonias nains, les thuyas, les lavandes, les pivoines, les ficus, les lilas, les coquelicots, les pissenlits, les chrysanthèmes composent une symphonie florale, colorée et parfumée qui accompagne les malheurs de Blanche. Loin d'être un fastidieux cours de botanique appliquée, ce roman se grignote page après page, s'effeuille, passionnément, à la folie.

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/02/07/16724519.html
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    • Livres 5.00/5
    Par MarcBibliotheca, 2010-02-01 18:54:29

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    Blanche est une femme comme toutes les autres, ni belle, ni laide, un peu ronde, et surtout sans aucune particularité. C'est la fille qui jamais n'attire l'attention autour d'elle, du moins c'est ce qu'elle croit et elle en est persuadée. Des amis ? Elle n'en a pratiquement pas. Un amoureux ? Non plus. Seul son travail chez un pépiniériste la fait vivre au jour le jour. Et son travail c'est aussi sa passion. Elle adore les fleurs. Ses préférées sont à la Rangée 7 au magasin Pep, son refuge, où elle traîne continuellement entre les roses, les céanothes et les potentilles. Mais cette vie solitaire la pèse énormément. Elle recherche le grand amour. Et cela tombe bien, son voisin, Anthony, magnifique. Mais hélas elle n'a jamais réussi à attirer son attention, et n'a jamais rien obtenu de plus qu'un simple bonjour lorsqu'elle le croise dans son immeuble...



    ...



    Suite : CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS !!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7632428/ceanothes-et-potentil..
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    • Livres 0.00/5
    Par claracambry, 2010-01-29 16:22:04

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    Un roman en forme de nouvelle où l’héroïne Blanche sème un grand de folie douce à chaque page. Blanche est une femme qui aspire à l’amour, au grand et à l’unique. Pas facile de trouver chaussure à son pied, quand on est ni belle ni moche, que personne ne vous voit et qu’on a la taille bien rembourrée. Hormis sa passion pour les fleurs, elle subit sa vie. Alors, il lui arrive de chanter à tue tête, de danser sur Elvis Presley, à fond les ballons, au grand désespoir de ses voisins ou de noyer son chagrin dans le pot de Nutella et la bouteille de Vodka.



    la suite sur : http://fibromaman.blogspot.com/2010/01/martine-pages-ceanothes-et-potentilles.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/01/martine-pages-ceanothes-et-po..
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    • Livres 4.00/5
    Par beroune, 2010-02-22 11:46:01

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    Ce livre assez court, que l'on pourrait aussi qualifier de nouvelle (puisqu'il ne fait que 89 pages) se lit vite et bien. J'ai été de suite surprise par le style de l'auteure. Martine Pagès use et abuse d'expressions ("résultat des courses", "elle vous le donne en mille", ...) pour nous décrire la vie de son héroïne. L'auteure doit, tout comme Blanche, apprécier des expressions parfois désuètes. Cela apporte au style une singularité à laquelle j'ai adhéré.



    Cette quarantenaire prénommée Blanche, m'a parue être une jeune fille. Elle est paumée, mal dans sa peau, et célibataire endurcie. Nous la suivons dans sa vie quotidienne (pas bien passionante) et je l'ai vite cataloguée de névrosée à qui la vie ne sourira jamais.



    ... Suite sur mon blog !

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Citations et extraits de Céanothes et Potentilles


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  • Par Azilice, 2010-02-14 16:09:16

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    Blanche enfile le talon gauche. Il est haut, il donne à son pied une position cambrée. On a peine à se représenter qu'elle tiendra sur ces deux échasses qui, leurs mesures additionnées, représentent à peine moins que la longueur de son mollet. Qu'à cela ne tienne, la mission est engagée: maîtriser le tueur invisible, l'encadrer, lui passer illico les bracelets. Elle se ravise.
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