Note moyenne : 3.4/5 (sur 1006 notes)
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part101Ajouter à mes livres
Il se passe peu de choses dans les nouvelles d'Anna Gavalda, pas d'événement exceptionnel, de rebondissement inattendu, rien que le cours ordinaire de la vie et c'est ce qui en fait le charme. L'absence de sensationnel excelle à rendre le vide de ces existences ... > voir plus
- Petites pratiques germanopratines : Cette première nouvelle est amusante, assez légère. Un homme, une femme, un dîner et surtout un détail de trop. Un détail qui peut tout changer.
- I.I.G : le thème est triste mais très émouvant. Comment ne pas ressentir d'empathie pour cette mère ?
- Cet homme et cette femme : La routine, une vie que l'on n'imaginait pas comme ça.
- The Opel Touch : Nouvelle assez drôle, la quête éternelle de l'amour, les petits tracas de la vie, les gens que l'on n'aime pas.
- Ambre : J'adore ! C'est l'une des deux que je préfère dans ce recueil. Parce qu'Ambre renverse les cœurs. Au moins un.
- Permission : La deuxième que je préfère. Un homme en permission, se sentant toujours moins bien que son frère mais sans amertume, juste avec lucidité. Mais les choses changent.
- Le fait du jour : le thème est grave. Comment une toute petite erreur et deux minutes peuvent changer toute une vie.
- Catgut : L'histoire est triste, sensible, relate un évènement grave. La vengeance peut apparaître comme drôle mais cela m'a laissé une sensation de malaise.
- Junior : Distrayant. A faire ce que l'on ne doit pas faire, il arrive toujours quelque chose qu'il ne faudrait pas. Sur le coup, cela paraît grave mais au fond est-ce que cela l'est vraiment ?
- Pendant des années : Voilà une nouvelle qui reflète énormément la vie, les sentiments humains. Les personnes que l'on n'oublie pas, à qui l'on pense toujours.
- Clic-clac : Nouvelle adorable pleine de sentiments, de réflexion.
- Epilogue : Quand tout va bien, qu'on s'imagine de grandes choses, qu'on voit très loin et que finalement, les choses ne se passent pas tout à fait comme on avait imaginé.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part. Premier titre de parution d'Anna Gavalda. Mais aussi un titre qui donne une âme ou une colonne directive aux petites nouvelles que renferme ce recueil. Dans chaque nouvelle on ressent que quelque chose ou quelqu'un nous attends un jour ou l'autre, ici ou là-bas. Quelque chose d'éphémère et d'imperceptible que l'on pourrait appeler de la confiance ou de l'amour. J'ai littéralement avaler ces petites nouvelles. On ressent la fraicheur et l'énergie qu'a mis l'auteur dans l'écriture de ces petites histoires. On aime certaines car elles sont marquantes, alors que d'autres sont déroutantes. On se "fend la poire" aussi avec certaines remplient de notes d'humour corrosive, sur ce que pensent les gens le moment venu de certaines discussion ou de réflexion. Celles qui m'ont le plus marquées sont : I.I.G / Permission / Clic/clac / The opel touch / Pendant des années / et Epilogue. Epilogue ou elle raconte comment s'est passé ses premiers contacts avec les éditeurs pour se faire publier ; pas dépourvu de situations comiques. Se sont des petites histoires sans grand moment d'aventure. La plus part du temps elle dépeins des fait divers d'une banalité consternante, auquel on ne s'intéresserait pas de premier abord, mais qui à travers sa plume prennent une importance capitale dans la vie de ses personnages. C'est là où est le vrai tallent de conteur(se). A partir de presque rien ou d'une situation sans intérêt, l'auteur arrive à nous happer dans l'histoire et nous transposer dans la peau du personnage, homme, femme, fille ou garçon c'est réussit à chaque fois.
Enfin terminé ! Je dois bien avouer que pour le coup la lecture fut vraiment ennuyeuse. le thème des nouvelles présentées est le quotidien de tout un chacun et leurs déboires. On peut dire que si vous n'avez pas encore le cafard avant de commencer la lecture, il y a de forte chance que vous l'ayez après. Les nouvelles sont courtes et sans doute vise-t-elle un public féminin, quoi qu'il en soit, j'ai eu la mauvaise idée de tenter l'expérience. Cependant une chose m'a plu, c'est l'écriture d'Anna GAVALDA. Un je ne sais quoi dans son style m'a titillé pendant que je tournais nonchalamment les pages. C'est cette certaine faculté à rendre réel les personnages qu'elle nous dévoile. Une fois le livre fermé, j'ai le sentiment d'avoir perdu mon temps et je vais très vite oublier cette lecture. Ma première rencontre avec cet auteur n'est pas concluante, mais au regard de son style, elle mérite sans doute que je lui redonne une chance.
Ce recueil de nouvelles tient ses promesses : un style frais et léger, une façon propre à Anna Gavalda de faire de petits riens des petits tout, un registre familier et fluide. Les nouvelles évoquent l'attente, le rêve et le partage et nous renvoient inlassablement à des situations connues de tous. Pas de la grande littérature, non, mais un-je-ne-sais-quoi qui fait qu'on continue et qu'on s'accroche.
J'ai trouvé l'épilogue extraordianaire et bien culotté ! Seul bémol, c'est le choix du genre : je reste souvent sur ma faim lorsque je lis des nouvelles.
Chouette petit livre séparé en douze petites histoires de la vie courante. du genre qui ont lieu tous jours, mais auxquelles on ne s'attarde pas nécessairement, tant qu'elles ne sont pas rassemblées en un bouquin. le style de l'auteur m'a étonnée, je crois que je m'attendais à autre chose, mais j'ai tout de même beaucoup apprécié.
J'ai baisé des milliers de filles et la plupart, je ne me souviens pas de leur visage.Je ne te dis pas ça pour faire le malin. Au point où j'en suis avec tout le fric que je gagne et tous ces lèches-culs que j'ai sous la main, tu penses bien que j'ai plus besoin de caqueter dans le vide. Je le dis comme ça parce que c'est vrai. J'ai trente-huit ans et j'ai oublié persque tout dans ma vie.
Je pousse la porte et tout de suite c'est : l'odeur de la bière mélangée à celle du tabac froid, le ding ding du flipper, la patronne hiératique avec ses cheveux colorés et son chemisier en nylon qui laisse voir son soutien-gorge à grosses armatures, la nocturne de Vincennes en bruit de fond, quelques maçons dans leur cottes tachées qui repoussent encore l'heure de la solitude ou de la bobonne, et des vieux habitués aux doigts jaunis qui emmerdent tout le monde avec leur loyer de 1948. Le bonheur.
Elle pleure parce que son cœur s'est remis à battre aujourd'hui alors qu'elle n'y croyait plus depuis longtemps. Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se dit qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.