Note moyenne : 3.43/5 (sur 851 notes)
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part80Ajouter à mes livres
Il se passe peu de choses dans les nouvelles d'Anna Gavalda, pas d'événement exceptionnel, de rebondissement inattendu, rien que le cours ordinaire de la vie et c'est ce qui en fait le charme. L'absence de sensationnel excelle à rendre le vide de ces existences ... > voir plus
- Petites pratiques germanopratines : Cette première nouvelle est amusante, assez légère. Un homme, une femme, un dîner et surtout un détail de trop. Un détail qui peut tout changer.
- I.I.G : le thème est triste mais très émouvant. Comment ne pas ressentir d'empathie pour cette mère ?
- Cet homme et cette femme : La routine, une vie que l'on n'imaginait pas comme ça.
- The Opel Touch : Nouvelle assez drôle, la quête éternelle de l'amour, les petits tracas de la vie, les gens que l'on n'aime pas.
- Ambre : J'adore ! C'est l'une des deux que je préfère dans ce recueil. Parce qu'Ambre renverse les cœurs. Au moins un.
- Permission : La deuxième que je préfère. Un homme en permission, se sentant toujours moins bien que son frère mais sans amertume, juste avec lucidité. Mais les choses changent.
- Le fait du jour : le thème est grave. Comment une toute petite erreur et deux minutes peuvent changer toute une vie.
- Catgut : L'histoire est triste, sensible, relate un évènement grave. La vengeance peut apparaître comme drôle mais cela m'a laissé une sensation de malaise.
- Junior : Distrayant. A faire ce que l'on ne doit pas faire, il arrive toujours quelque chose qu'il ne faudrait pas. Sur le coup, cela paraît grave mais au fond est-ce que cela l'est vraiment ?
- Pendant des années : Voilà une nouvelle qui reflète énormément la vie, les sentiments humains. Les personnes que l'on n'oublie pas, à qui l'on pense toujours.
- Clic-clac : Nouvelle adorable pleine de sentiments, de réflexion.
- Epilogue : Quand tout va bien, qu'on s'imagine de grandes choses, qu'on voit très loin et que finalement, les choses ne se passent pas tout à fait comme on avait imaginé.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part. Premier titre de parution d'Anna Gavalda. Mais aussi un titre qui donne une âme ou une colonne directive aux petites nouvelles que renferme ce recueil. Dans chaque nouvelle on ressent que quelque chose ou quelqu'un nous attends un jour ou l'autre, ici ou là-bas. Quelque chose d'éphémère et d'imperceptible que l'on pourrait appeler de la confiance ou de l'amour. J'ai littéralement avaler ces petites nouvelles. On ressent la fraicheur et l'énergie qu'a mis l'auteur dans l'écriture de ces petites histoires. On aime certaines car elles sont marquantes, alors que d'autres sont déroutantes. On se "fend la poire" aussi avec certaines remplient de notes d'humour corrosive, sur ce que pensent les gens le moment venu de certaines discussion ou de réflexion. Celles qui m'ont le plus marquées sont : I.I.G / Permission / Clic/clac / The opel touch / Pendant des années / et Epilogue. Epilogue ou elle raconte comment s'est passé ses premiers contacts avec les éditeurs pour se faire publier ; pas dépourvu de situations comiques. Se sont des petites histoires sans grand moment d'aventure. La plus part du temps elle dépeins des fait divers d'une banalité consternante, auquel on ne s'intéresserait pas de premier abord, mais qui à travers sa plume prennent une importance capitale dans la vie de ses personnages. C'est là où est le vrai tallent de conteur(se). A partir de presque rien ou d'une situation sans intérêt, l'auteur arrive à nous happer dans l'histoire et nous transposer dans la peau du personnage, homme, femme, fille ou garçon c'est réussit à chaque fois.
Ce recueil de nouvelles tient ses promesses : un style frais et léger, une façon propre à Anna Gavalda de faire de petits riens des petits tout, un registre familier et fluide. Les nouvelles évoquent l'attente, le rêve et le partage et nous renvoient inlassablement à des situations connues de tous. Pas de la grande littérature, non, mais un-je-ne-sais-quoi qui fait qu'on continue et qu'on s'accroche.
J'ai trouvé l'épilogue extraordianaire et bien culotté ! Seul bémol, c'est le choix du genre : je reste souvent sur ma faim lorsque je lis des nouvelles.
Enfin terminé ! Je dois bien avouer que pour le coup la lecture fut vraiment ennuyeuse. le thème des nouvelles présentées est le quotidien de tout un chacun et leurs déboires. On peut dire que si vous n'avez pas encore le cafard avant de commencer la lecture, il y a de forte chance que vous l'ayez après. Les nouvelles sont courtes et sans doute vise-t-elle un public féminin, quoi qu'il en soit, j'ai eu la mauvaise idée de tenter l'expérience. Cependant une chose m'a plu, c'est l'écriture d'Anna GAVALDA. Un je ne sais quoi dans son style m'a titillé pendant que je tournais nonchalamment les pages. C'est cette certaine faculté à rendre réel les personnages qu'elle nous dévoile. Une fois le livre fermé, j'ai le sentiment d'avoir perdu mon temps et je vais très vite oublier cette lecture. Ma première rencontre avec cet auteur n'est pas concluante, mais au regard de son style, elle mérite sans doute que je lui redonne une chance.
Chouette petit livre séparé en douze petites histoires de la vie courante. du genre qui ont lieu tous jours, mais auxquelles on ne s'attarde pas nécessairement, tant qu'elles ne sont pas rassemblées en un bouquin. le style de l'auteur m'a étonnée, je crois que je m'attendais à autre chose, mais j'ai tout de même beaucoup apprécié.
"Un des rares trucs que j'ai retenu de l'école c'est la théorie d'un grand philosophe de l'Antiquité qui disait que l'important, ce n'est pas le lieu où on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est..... C'est une des raisons pour laquelle j'ai choisi un métier manuel. Je préfère que ce soit mes mains qui réfléchissent. C'est plus simple."
Elle pleure parce que son cœur s'est remis à battre aujourd'hui alors qu'elle n'y croyait plus depuis longtemps. Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se dit qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Pendant des mois, je me suis cogné partout. Je ne faisais attention à rien et je me suis cogné partout. Plus j'avais mal, plus je me cognais. J'ai été un garçon délabré admirable : tous ces jours vides où j'ai donné le change. En me levant, en travaillant jusqu'à l'abrutissement, en me nourrissant sans faire d'histoires, en buvant des bières avec mes collègues et en continuant de rire grassement avec mes frères alors que la moindre pichenette du moindre d'entre eux aurait suffi à me briser net. Mais je me trompe. Ce n'était pas de la vaillance, c'était de la connerie : parce que je croyais qu'elle reviendrait. J'y croyais vraiment.
Tant d'années qu'il regardait avec une tendresse de merde le temps de sa jeunesse. Toujours, quand il pensait à elle, il relativisait, il faisait semblant d'en sourire ou d'y comprendre quelque chose. Alors qu'il n'avait jamais rien compris.
Il sait parfaitement qu'il n'a jamais aimé qu'elle et qu'il n'a jamais été aimé que par elle. Qu'elle a été son seul amour et que rien ne pourra changer tout ça. Qu'elle l'a laissé tombé comme un truc encombrant et inutile. Qu'elle ne lui as jamais tendu la main ou écrit un petit mot pour lui dire de se relever. Pour lui avouer qu'elle n'était pas si bien que ça. Qu'il se trompait. Qu'il valait mieux qu'elle. Ou bien qu'elle avait fait l'erreur de sa vie et qu'elle l'avait regretté en secret.