Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070781550
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.32/5 (sur 96 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livre fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (18)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par aliquis, le 16 novembre 2010

    aliquis
    Ce livre est un bouquin-concept. C'est à dire ? Je m'explique. Alors que je m'attendais à un roman classique, qui traiterais d'une chaussure sur un toit, que nenni. Je commence donc l'ouvrage, l'histoire commence sur une petite fille qui voit un ange triste qui jette ses chaussures, à ce moment je me dis que l'auteur va être très fort pour pouvoir continuer son livre sur 200 pages après un préambule pareil.
    Et là, étonnement, le chapitre suivant, n'est pas la suite, mais une variation sur le titre, c'est à dire, une autre facon de penser la cause de La chaussure sur le toit. Au final, près de dix histoires dont le ressort narratif est à un moment ou à un autre cette chaussure sur le toit. C'est plaisant de se trouver avec un exercice de style de ce type qui est plutôt bien réussi, la plupart des histoires sont novatrices, intéressantes.
    De plus, on retrouve d'une histoire à l'autre, des personnages, des enchevêtrements entre les chapitres, c'est bien fait.
    Un livre donc plutôt très agréable à lire, qui défend parfaitement son concept avec en filigrane de chaque histoire, de chaque chapitre, la solitude et l'absence d'échanges entre les hommes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 24 septembre 2012

    AmandineMM
    Vincent Delecroix prend comme point de départ de chaque nouvelle une chaussure sur le toit d'un immeuble parisien : à partir de ce motif, il développe toute une série de récits expliquant la présence insolite de cet objet à cet endroit ou dans lesquels cela joue un rôle important. Ainsi, cette chaussure va susciter une très belle rencontre entre une vieille dame et un jeune pompier, quoi qu'en pense le neveu de la première ; une discussion en équilibre entre Ulysse, Philoctète et le fils d'Achille ; le souvenir d'un amour perdu pour une adolescente ; celui d'un étrange cambriolage pour un autre ; et bien d'autres histoires. Celles-ci présentent différentes ambiances, tour à tour tendres, ironiques, cruelles, dramatiques ou humoristiques. L'une emprunte même le ton pompeux et prétentieux d'un discours d'artiste lors d'une exposition. C'est d'ailleurs dans cette nouvelle qu'est exposé le projet littéraire de l'auteur et l'intérêt que présente cette chaussure sur le toit. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce recueil, ce sont les liens qui se tissent progressivement entre toutes ces nouvelles : certains personnages reviennent d'un texte à l'autre ou sont mentionnés, certains actes se croisent, de même que certains textes écrits par un personnage. Tous ces croisements créent en quelque sorte un roman, celui de quelques instants de vie des habitants d'un même immeuble.
    Si j'ai apprécié la construction très réfléchie de ces nouvelles et de ce roman dans son ensemble, surtout lorsque les références se multiplient à la fin, je n'ai par contre guère accroché au style de l'auteur. Il se rapproche selon moi de l'oralité grâce à certaines répétitions et expressions destinées à un auditeur, afin de donner l'impression d'une conversation entre voisins de palier. le procédé s'inscrit bien dans le projet, mais ne me plaît pas. Si ce style ne vous déplaît pas, je vous recommande ce livre difficilement catégorisable dans un seul genre et très bien construit.

    Lien : http://minoualu.blogspot.be/2012/09/la-chaussure-sur-le-toit-vincent..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par absolu, le 01 août 2012

    absolu
    "L'imbrication des histoires les unes dans les autres à l'intérieur du roman permet à Vincent Delecroix d'aborder des registres très différents, du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire des moeurs et par la peinture drolatique de la solitude".
    Ils se débrouillent pas mal chez Gallimard, pour donner un avant-goût en peu de lignes. Ne pas trop en dire, le plus juste possible. Pas facile. Moi j'ai toujours eu du mal à faire court.
    Toujours est-il que l'auteur parvient à faire d'une chaussure la cause, la conséquence, le moyen, la finalité d'une histoire ou d'une autre. Point de départ ou d'arrivée, vous êtes assurés de la retrouver, dans chaque histoire, toujours sur ce toit. Elle peut tout aussi bien appartenir à un ange en imper, perché sur ce toit, les bras en croix, en pleine nuit, envoyée là par un cambrioleur enragé, abandonné par un amoureux transi venu saluer sa belle accoudée à la fenêtre d'en face.. Tout est possible. Et plausible.
    Et puis, l'une des histoires en fait appartient au narrateur d'une autre, et le chevalier anonyme d'une Cendrillon du 21ème siècle se retrouve à caresser un chien en colère contre son maître qui a gâché une relation avec une femme formidable, à cause d'une tragédie grecque, laquelle se joue un peu plus loin dans l'espace ou le temps, sur le toit d'un immeuble. Tout converge vers cette chaussure, ou tout commence. Ce roman est un véritable exercice de style, d'imagination, d'imbrication, d'entrelacements d'histoires sans jamais en perdre le fil. Ariane en serait comblée. Un tissage poétique à ridiculiser Pénélope (vous savez, celle qui fait et défait son tissage chaque nuit).

    Ecriture précise "caméléonne", modulant son amplitude, son délié, en fonction des caractères et caractéristiques de chacun, et toujours autour d'un même sentiment, la solitude. L'ange dit : "Mais eux ne faisaient jamais les rencontres que je faisais, qui d'ailleurs étaient toujours plus nombreuses et fréquentes, de sorte que mon accablement était toujours plus profond. Pas un jour sans que j'aperçoive une larme sur un visage, une disgrâce quelconque, un geste méprisable, des vêtements usés, une nuque ployée. Il aurait fallu que je sois un monstre pour ne pas rentrer accablé et avec sur le visage cet air à la fois douloureux et fatigué qui finissait par lasser tout le monde.", quand l'amoureuse exhale son désarroi :"Ma mère ne veut pas savoir que j'ai vieilli deux fois, une première fois quand tu m'as prise dans tes bras, la deuxième fois quand on m'en a arrachée -la première fois je suis devenue une femme, la seconde une morte. Je suis plus vieille que ma mère, plus vieille que n'importe qui.", et que Philoctète agonise sur le toit : "Exactement, mon garçon, ricana Philoctète, ils sont au spectacle, un spectacle qui dure depuis un moment déjà. Inquiet, Ulysse demandé à Philoctète : mais aucun n'a prévenu la police ? Ils sont au spectacle, je te dis, ils ne font rien d'autre. Ils attendent ce qui va se passer. Ils me regardent crever ou gémir. Parfois, je les terrorise, avec mes coups de fusil, parfois ils me prennent en pitié."
    D'ailleurs, ce dernier extrait est tiré de la seule histoire narrée à la troisième personne. Monsieur Delecroix, (pardonnez la question), est-ce intentionnel ? Mais surtout, si ça l'est (mes excuses), dans quel but ? Si vous passez dans le coin, je vous en prie, ne vous déchaussez pas. Cela me contrarierait.

    Lien : http://www.listesratures.fr/archive/2007/11/19/la-chaussure-sur-le-t..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Ludivine, le 29 décembre 2007

    Ludivine
    Au centre de ce roman, une chaussure abandonnée sur le toit d'un immeuble parisien, près de la gare du Nord.
    On part a la rencontre des habitants de cet immeuble, une petite fille rêveuse, une grand-mère seule, un cambrioleur amoureux, un chien...etc... tous on une histoire a nous raconter, celle d'une chaussure abandonnée sur le toit d'un immeuble parisien.
    "L'imbrication de toutes ces histoires les unes dans les autres permet à Vincent Delecroix" d'aborder différents sujets comme la philosophie ou la solitude.
    J'ai beaucoup apprécier quelques histoires, mais j'ai trouvé certains passages trés longs et parfois inutiles.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par BlueGrey, le 27 août 2009

    BlueGrey
    Au centre des dix courts chapitres de ce livre, suffisamment indépendants les uns des autres pour faire penser à des nouvelles, une chaussure perdue sur un toit de Paris, à proximité de la gare du Nord. L'auteur a construit autour de cette chaussure un faisceau d'histoires tentant d'élucider sa présence en équilibre précaire sur une gouttière. Les protagonistes de ces histoires ont tous à voir avec l'immeuble accueillant la chaussure, qu'ils y vivent ou qu'ils le fréquentent, le personnage principal d'un chapitre devenant figurant dans le suivant. Dans ce puzzle de vies imbriquées, nous rencontrons une petite fille rêveuse, un cambrioleur amoureux, trois malfrats, un chien intello citant Proust, un immigré sans papier, une vieille excentrique, un artiste (très) contemporain... Chaque locataire observe, scrute ou se contente d'apercevoir en passant la fameuse chaussure et s'interroge sur cette godasse tombée du ciel, chacun proposant sa version de l'histoire. Par ces dix témoignages improbables qui se recoupent (ou pas) l'auteur glisse le message que le réel est une affaire toute personnelle...
    Derrière l'exercice de style porté par de petites touches d'humour et beaucoup de mélancolie, c'est de solitude dont nous parle l'auteur, à l'image de cette chaussure séparée de son autre pied ! Et c'est finalement ce même soulier qui fait le point de raccord entre les protagonistes qui, bien que voisins, s'ignorent.
    La construction du livre, cette imbrication d'histoires, et les petits détails absurdes en forme de clins d'œil renvoyant d'un chapitre à l'autre, est ludique. Par contre le changement de registre d'un récit à l'autre (du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire de mœurs) est lui moins convaincant car un peu lourd et donne des récits de qualité très inégale.
    Le tout, sans être grisant, reste plaisant.

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/01/26/la..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

> voir toutes (11)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Marsup, le 18 mai 2010

    Oh mon amour, je voudrais que, là où tu te trouves, tu ne souffres plus jamais. Par moments même, je voudrais que tu m'aies oubliée, pour que je ne sois pas un objet de souffrance pour toi. Et puis, le moment d'après, bien sûr, je voudrais que tu ne m'oublies jamais, au contraire, et n'être pas la seule à regarder par la fenêtre en pleurant, à rester là comme une idiote, les bras ballants, inutile, avec tout mon corps inutile et mon sourire pour personne, ces dents éclatantes pour ne rien croquer, et tous ces jours vides devant moi.
    Au moment où je t'ai perdu,j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui. Cette souffrance-là aiguise les autres, et les creuse et les écorche à chaque instant. Je veux bien que les souvenirs me brûlent, mais je ne sais pas quoi faire avec ce présent vide, cette plaie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par julinou, le 11 février 2011

    Au moment où je t'ai perdu, j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par luocine, le 27 août 2009

    Je songeais à publier un recueil de mes opinions sur la littérature mondiale. Je connaissais Gérard Depardieu. Je laissais planer avec délices toutes les rumeurs possibles concernant ma véritable sexualité. J’hésitais à acheter un chat. Je possédais trois paires de mocassins John Lobb et j’avais annoncé la mort officielle de la littérature postmoderne.

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par luocine, le 27 août 2009

    J’ai poussé un soupir en pensant à la tête de mon patron, demain : je suis fatigué mais c’est parce que ma fille a vu un ange cette nuit, vous comprenez ? Ça n’arrive pas tous les jours .

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par anyasmith, le 09 août 2011

    C'est typique des humains : démolir consciencieusement ce qui peut les rendre heureux, ne pas savoir résister au doute. Et tu ne peux rien, m'a-t-il dit, absolument rien, contre ce sentiment de solitude qui les tenaille.

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
12,00 € (neuf)
0,53 € (occasion)

   

Faire découvrir La chaussure sur le toit par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (142)

> voir plus

Quiz