ISBN : 2070781550
Éditeur : Editions Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 61 notes) Ajouter à mes livres
Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livre fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par aliquis, le 16 novembre 2010

    aliquis
    Ce livre est un bouquin-concept. C'est à dire ? Je m'explique. Alors que je m'attendais à un roman classique, qui traiterais d'une chaussure sur un toit, que nenni. Je commence donc l'ouvrage, l'histoire commence sur une petite fille qui voit un ange triste qui jette ses chaussures, à ce moment je me dis que l'auteur va être très fort pour pouvoir continuer son livre sur 200 pages après un préambule pareil.
    Et là, étonnement, le chapitre suivant, n'est pas la suite, mais une variation sur le titre, c'est à dire, une autre facon de penser la cause de La chaussure sur le toit. Au final, près de dix histoires dont le ressort narratif est à un moment ou à un autre cette chaussure sur le toit. C'est plaisant de se trouver avec un exercice de style de ce type qui est plutôt bien réussi, la plupart des histoires sont novatrices, intéressantes.
    De plus, on retrouve d'une histoire à l'autre, des personnages, des enchevêtrements entre les chapitres, c'est bien fait.
    Un livre donc plutôt très agréable à lire, qui défend parfaitement son concept avec en filigrane de chaque histoire, de chaque chapitre, la solitude et l'absence d'échanges entre les hommes.
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Ce roman foisonnant de personnages attachants dont les histoires s'entremêlent intelligemment autour de cette chaussure abandonnée est un pur bonheur. Ces récits éclatés, ces petites tranches de vie souvent cocasses, sont prétexte à aborder des sujets profonds et graves, des drames petits ou grands, des interrogations existentielles...
    Grâce à son écriture fluide et rapide, ce livre résolument moderne est un roman brillant, loufoque et léger qui nous happe dès les premières pages.
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    • Livres 2.00/5
    Par Ludivine, le 29 décembre 2007

    Ludivine
    Au centre de ce roman, une chaussure abandonnée sur le toit d'un immeuble parisien, près de la gare du Nord.
    On part a la rencontre des habitants de cet immeuble, une petite fille rêveuse, une grand-mère seule, un cambrioleur amoureux, un chien...etc... tous on une histoire a nous raconter, celle d'une chaussure abandonnée sur le toit d'un immeuble parisien.
    "L'imbrication de toutes ces histoires les unes dans les autres permet à Vincent Delecroix" d'aborder différents sujets comme la philosophie ou la solitude.
    J'ai beaucoup apprécier quelques histoires, mais j'ai trouvé certains passages trés longs et parfois inutiles.
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    • Livres 3.00/5
    Par BlueGrey, le 27 août 2009

    BlueGrey
    Au centre des dix courts chapitres de ce livre, suffisamment indépendants les uns des autres pour faire penser à des nouvelles, une chaussure perdue sur un toit de Paris, à proximité de la gare du Nord. L'auteur a construit autour de cette chaussure un faisceau d'histoires tentant d'élucider sa présence en équilibre précaire sur une gouttière. Les protagonistes de ces histoires ont tous à voir avec l'immeuble accueillant la chaussure, qu'ils y vivent ou qu'ils le fréquentent, le personnage principal d'un chapitre devenant figurant dans le suivant. Dans ce puzzle de vies imbriquées, nous rencontrons une petite fille rêveuse, un cambrioleur amoureux, trois malfrats, un chien intello citant Proust, un immigré sans papier, une vieille excentrique, un artiste (très) contemporain... Chaque locataire observe, scrute ou se contente d'apercevoir en passant la fameuse chaussure et s'interroge sur cette godasse tombée du ciel, chacun proposant sa version de l'histoire. Par ces dix témoignages improbables qui se recoupent (ou pas) l'auteur glisse le message que le réel est une affaire toute personnelle...
    Derrière l'exercice de style porté par de petites touches d'humour et beaucoup de mélancolie, c'est de solitude dont nous parle l'auteur, à l'image de cette chaussure séparée de son autre pied ! Et c'est finalement ce même soulier qui fait le point de raccord entre les protagonistes qui, bien que voisins, s'ignorent.
    La construction du livre, cette imbrication d'histoires, et les petits détails absurdes en forme de clins d'œil renvoyant d'un chapitre à l'autre, est ludique. Par contre le changement de registre d'un récit à l'autre (du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire de mœurs) est lui moins convaincant car un peu lourd et donne des récits de qualité très inégale.
    Le tout, sans être grisant, reste plaisant.

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/01/26/la..
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    • Livres 4.00/5
    Par Vepug, le 25 juin 2011

    Vepug
    Vincent Delecroix nous raconte 10 histoires courtes mettant toutes en scène des habitants d'un même immeuble. Plus ou moins graves, plus ou moins tristes, plus ou moins loufoques ces histoires tournent toutes autour d'une chaussure abandonnée sur le toit d'en face. Nous rencontrons un enfant insomniaque qui pense avoir vu un ange, une vieille dame que la vision de la chaussure face à sa fenêtre dérange, un présentateur de télévision célèbre qui quitte tout du jour au lendemain…
    Amusant, véritable petit bijou.
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Citations et extraits

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  • Par Marsup, le 18 mai 2010

    Oh mon amour, je voudrais que, là où tu te trouves, tu ne souffres plus jamais. Par moments même, je voudrais que tu m'aies oubliée, pour que je ne sois pas un objet de souffrance pour toi. Et puis, le moment d'après, bien sûr, je voudrais que tu ne m'oublies jamais, au contraire, et n'être pas la seule à regarder par la fenêtre en pleurant, à rester là comme une idiote, les bras ballants, inutile, avec tout mon corps inutile et mon sourire pour personne, ces dents éclatantes pour ne rien croquer, et tous ces jours vides devant moi.
    Au moment où je t'ai perdu,j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui. Cette souffrance-là aiguise les autres, et les creuse et les écorche à chaque instant. Je veux bien que les souvenirs me brûlent, mais je ne sais pas quoi faire avec ce présent vide, cette plaie.
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  • Par luocine, le 27 août 2009

    Je songeais à publier un recueil de mes opinions sur la littérature mondiale. Je connaissais Gérard Depardieu. Je laissais planer avec délices toutes les rumeurs possibles concernant ma véritable sexualité. J’hésitais à acheter un chat. Je possédais trois paires de mocassins John Lobb et j’avais annoncé la mort officielle de la littérature postmoderne.
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  • Par julinou, le 11 février 2011

    Au moment où je t'ai perdu, j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui.
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  • Par luocine, le 27 août 2009

    J’ai poussé un soupir en pensant à la tête de mon patron, demain : je suis fatigué mais c’est parce que ma fille a vu un ange cette nuit, vous comprenez ? Ça n’arrive pas tous les jours .
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  • Par anyasmith, le 09 août 2011

    C'est typique des humains : démolir consciencieusement ce qui peut les rendre heureux, ne pas savoir résister au doute. Et tu ne peux rien, m'a-t-il dit, absolument rien, contre ce sentiment de solitude qui les tenaille.
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