Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070781550
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 110 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livre fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (20)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par aliquis, le 16 novembre 2010

    aliquis
    Ce livre est un bouquin-concept. C'est à dire ? Je m'explique. Alors que je m'attendais à un roman classique, qui traiterais d'une chaussure sur un toit, que nenni. Je commence donc l'ouvrage, l'histoire commence sur une petite fille qui voit un ange triste qui jette ses chaussures, à ce moment je me dis que l'auteur va être très fort pour pouvoir continuer son livre sur 200 pages après un préambule pareil.
    Et là, étonnement, le chapitre suivant, n'est pas la suite, mais une variation sur le titre, c'est à dire, une autre facon de penser la cause de La chaussure sur le toit. Au final, près de dix histoires dont le ressort narratif est à un moment ou à un autre cette chaussure sur le toit. C'est plaisant de se trouver avec un exercice de style de ce type qui est plutôt bien réussi, la plupart des histoires sont novatrices, intéressantes.
    De plus, on retrouve d'une histoire à l'autre, des personnages, des enchevêtrements entre les chapitres, c'est bien fait.
    Un livre donc plutôt très agréable à lire, qui défend parfaitement son concept avec en filigrane de chaque histoire, de chaque chapitre, la solitude et l'absence d'échanges entre les hommes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 24 septembre 2012

    AmandineMM
    Vincent Delecroix prend comme point de départ de chaque nouvelle une chaussure sur le toit d'un immeuble parisien : à partir de ce motif, il développe toute une série de récits expliquant la présence insolite de cet objet à cet endroit ou dans lesquels cela joue un rôle important. Ainsi, cette chaussure va susciter une très belle rencontre entre une vieille dame et un jeune pompier, quoi qu'en pense le neveu de la première ; une discussion en équilibre entre Ulysse, Philoctète et le fils d'Achille ; le souvenir d'un amour perdu pour une adolescente ; celui d'un étrange cambriolage pour un autre ; et bien d'autres histoires. Celles-ci présentent différentes ambiances, tour à tour tendres, ironiques, cruelles, dramatiques ou humoristiques. L'une emprunte même le ton pompeux et prétentieux d'un discours d'artiste lors d'une exposition. C'est d'ailleurs dans cette nouvelle qu'est exposé le projet littéraire de l'auteur et l'intérêt que présente cette chaussure sur le toit. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce recueil, ce sont les liens qui se tissent progressivement entre toutes ces nouvelles : certains personnages reviennent d'un texte à l'autre ou sont mentionnés, certains actes se croisent, de même que certains textes écrits par un personnage. Tous ces croisements créent en quelque sorte un roman, celui de quelques instants de vie des habitants d'un même immeuble.
    Si j'ai apprécié la construction très réfléchie de ces nouvelles et de ce roman dans son ensemble, surtout lorsque les références se multiplient à la fin, je n'ai par contre guère accroché au style de l'auteur. Il se rapproche selon moi de l'oralité grâce à certaines répétitions et expressions destinées à un auditeur, afin de donner l'impression d'une conversation entre voisins de palier. le procédé s'inscrit bien dans le projet, mais ne me plaît pas. Si ce style ne vous déplaît pas, je vous recommande ce livre difficilement catégorisable dans un seul genre et très bien construit.

    Lien : http://minoualu.blogspot.be/2012/09/la-chaussure-sur-le-toit-vincent..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par absolu, le 01 août 2012

    absolu
    "L'imbrication des histoires les unes dans les autres à l'intérieur du roman permet à Vincent Delecroix d'aborder des registres très différents, du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire des moeurs et par la peinture drolatique de la solitude".
    Ils se débrouillent pas mal chez Gallimard, pour donner un avant-goût en peu de lignes. Ne pas trop en dire, le plus juste possible. Pas facile. Moi j'ai toujours eu du mal à faire court.
    Toujours est-il que l'auteur parvient à faire d'une chaussure la cause, la conséquence, le moyen, la finalité d'une histoire ou d'une autre. Point de départ ou d'arrivée, vous êtes assurés de la retrouver, dans chaque histoire, toujours sur ce toit. Elle peut tout aussi bien appartenir à un ange en imper, perché sur ce toit, les bras en croix, en pleine nuit, envoyée là par un cambrioleur enragé, abandonné par un amoureux transi venu saluer sa belle accoudée à la fenêtre d'en face.. Tout est possible. Et plausible.
    Et puis, l'une des histoires en fait appartient au narrateur d'une autre, et le chevalier anonyme d'une Cendrillon du 21ème siècle se retrouve à caresser un chien en colère contre son maître qui a gâché une relation avec une femme formidable, à cause d'une tragédie grecque, laquelle se joue un peu plus loin dans l'espace ou le temps, sur le toit d'un immeuble. Tout converge vers cette chaussure, ou tout commence. Ce roman est un véritable exercice de style, d'imagination, d'imbrication, d'entrelacements d'histoires sans jamais en perdre le fil. Ariane en serait comblée. Un tissage poétique à ridiculiser Pénélope (vous savez, celle qui fait et défait son tissage chaque nuit).

    Ecriture précise "caméléonne", modulant son amplitude, son délié, en fonction des caractères et caractéristiques de chacun, et toujours autour d'un même sentiment, la solitude. L'ange dit : "Mais eux ne faisaient jamais les rencontres que je faisais, qui d'ailleurs étaient toujours plus nombreuses et fréquentes, de sorte que mon accablement était toujours plus profond. Pas un jour sans que j'aperçoive une larme sur un visage, une disgrâce quelconque, un geste méprisable, des vêtements usés, une nuque ployée. Il aurait fallu que je sois un monstre pour ne pas rentrer accablé et avec sur le visage cet air à la fois douloureux et fatigué qui finissait par lasser tout le monde.", quand l'amoureuse exhale son désarroi :"Ma mère ne veut pas savoir que j'ai vieilli deux fois, une première fois quand tu m'as prise dans tes bras, la deuxième fois quand on m'en a arrachée -la première fois je suis devenue une femme, la seconde une morte. Je suis plus vieille que ma mère, plus vieille que n'importe qui.", et que Philoctète agonise sur le toit : "Exactement, mon garçon, ricana Philoctète, ils sont au spectacle, un spectacle qui dure depuis un moment déjà. Inquiet, Ulysse demandé à Philoctète : mais aucun n'a prévenu la police ? Ils sont au spectacle, je te dis, ils ne font rien d'autre. Ils attendent ce qui va se passer. Ils me regardent crever ou gémir. Parfois, je les terrorise, avec mes coups de fusil, parfois ils me prennent en pitié."
    D'ailleurs, ce dernier extrait est tiré de la seule histoire narrée à la troisième personne. Monsieur Delecroix, (pardonnez la question), est-ce intentionnel ? Mais surtout, si ça l'est (mes excuses), dans quel but ? Si vous passez dans le coin, je vous en prie, ne vous déchaussez pas. Cela me contrarierait.

    Lien : http://www.listesratures.fr/archive/2007/11/19/la-chaussure-sur-le-t..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Schimisa, le 22 avril 2014

    Schimisa
    Dix récits, de dix personnes différentes, habitants ou presque d'un même immeuble, autour d'une chaussure sur un toit. Un ouvrage excellent tant par la forme que par le fond. le style excellent de Vincent Delecroix, pourtant différent à chaque histoire. Une véritable prouesse de l'auteur. Des récits légers, mais forts. A lire absolument.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par JulyF, le 15 février 2014

    JulyF
    Dix récits se déroulent les uns après les autres, à proximité les uns des autres, de nos jours à Paris... le point commun de ces histoires ? Une chaussure gisant, seule et exposée aux éléments, sur le toit d'un immeuble où se croisent nos personnages.
    Exercice de style avec ses dix narrateurs différents, jeu de références où on saisit le regard d'un narrateur sur le narrateur précédent, émaillé aussi de réflexions esthétiques ou philosophiques, ce livre est amusant. Pas vraiment un roman puisqu'il y manque une véritable unité, bien plus qu'un simple recueil de nouvelles, on vogue d'un chapitre à l'autre au gré des mots d'une vieille dame, d'un amoureux transi ou d'un chien attentif.
    Lecture agréable, indice aussi sur le travail d'artiste et l'imagination qu'un objet insolite peut éveiller, ce livre est une jolie découverte.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

> voir toutes (22)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Schimisa, le 22 avril 2014

    Je ne peux douter que c'est l'effet du pétard géant qui a soudain décollé ma tête du reste de mon corps, laquelle se met à parcourir très lentement le salon, irradiant l'obscurité qui s'est faite soudain dans la pièce. Elle s'approche de la femme de ma vie et celle-ci, se figeant, cesse de danser. Ma tête décollée se tient face à son visage. Elle fait un léger mouvement de recul, tend la main, paume ouverte et verticale, vers ma face.
    Je comprends qu'elle est Salomé et que je suis Jean-Baptiste.
    Je lui dis : n'aie pas peur, on va s'arranger, Flaubert est là.
    Le canapé se referme sur moi. Tout devient noir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Schimisa, le 22 avril 2014

    J'ai dénoué ma chaussure et je l'ai posée sur le rebord de la gouttière pour que la trace reste, pour que le signe soit là, pour qu'ils sachent, tous, que quelqu'un, cette nuit, avait veillé sur eux et qu'il en était ainsi tous les jours, pour que, en se réveillant le matin et en la découvrant, ils puissent inventer toutes les histoires qu'ils voudraient afin de se divertir de leur solitude, afin de se convaincre - au moins pour un temps -, par les histoires qu'ils auraient inventées, qu'ils n'étaient pas si seuls, afin qu'au moins, dans ces histoires, ils puissent en parler.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Schimisa, le 22 avril 2014

    Evidemment, la découverte que l'espace et le temps n'appartiennent pas aux choses elles-mêmes, mais révèlent de notre faculté réceptive, a provoqué chez moi un vertige assez désagréable : j'ai eu du mal à me déplacer dans mon appartement durant cette période, les objets bougeant en même temps que moi - mais je crois que c'était aussi dû à mon régime alimentaire.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Schimisa, le 22 avril 2014

    J'ai fait une découverte capitale, qui a mis un point final à mes spéculations au sujet de la voix qui m'avait parlé par deux fois. J'ai compris en effet dans un éclair fulgurant que cette voix était celle du démon de Socrate. 25 siècles plus tard, il s'était de nouveau manifesté. Et c'était à moi qu'il avait choisi de se manifester. Comme on s'en souvient, j'avais tout de suite relevé qu'elle avait parlé avec un accent étranger : c'était du grec. Toute autre hypothèse, et notamment celle fondée sur une autre explication de type bêtement psychologique, insinuant que c'est simplement ma propre voix intérieure que j'ai entendue à ce moment, est dérisoire et évidemment fausse.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Schimisa, le 22 avril 2014

    J'allais rentrer chez moi, lorsqu'une fenêtre s'est brusquement ouverte et une voix tonitruante a hurlé : c'est pas bientôt fini, tout ce bordel sur le toit ?
    Je ne m'y attendais vraiment pas, à ce hurlement. C'est vrai : je ne croyais pas parler si fort, je pensais que tout le monde dormait profondément. J'ai bondi de peur, j'ai dérapé et, comme un imbécile, je suis tombé du toit. Et c'est bien l'histoire la plus stupide que j'aurais à raconter, si j'étais encore vivant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
12,00 € (neuf)
0,53 € (occasion)

   

Faire découvrir La chaussure sur le toit par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (166)

> voir plus

Quiz