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Par Marsup, le 18/05/2010
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
Oh mon amour, je voudrais que, là où tu te trouves, tu ne souffres plus jamais. Par moments même, je voudrais que tu m'aies oubliée, pour que je ne sois pas un objet de souffrance pour toi. Et puis, le moment d'après, bien sûr, je voudrais que tu ne m'oublies jamais, au contraire, et n'être pas la seule à regarder par la fenêtre en pleurant, à rester là comme une idiote, les bras ballants, inutile, avec tout mon corps inutile et mon sourire pour personne, ces dents éclatantes pour ne rien croquer, et tous ces jours vides devant moi.
Au moment où je t'ai perdu,j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui. Cette souffrance-là aiguise les autres, et les creuse et les écorche à chaque instant. Je veux bien que les souvenirs me brûlent, mais je ne sais pas quoi faire avec ce présent vide, cette plaie.
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Par luocine, le 27/08/2009
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
J’ai poussé un soupir en pensant à la tête de mon patron, demain : je suis fatigué mais c’est parce que ma fille a vu un ange cette nuit, vous comprenez ? Ça n’arrive pas tous les jours .
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Par luocine, le 27/08/2009
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
Je songeais à publier un recueil de mes opinions sur la littérature mondiale. Je connaissais Gérard Depardieu. Je laissais planer avec délices toutes les rumeurs possibles concernant ma véritable sexualité. J’hésitais à acheter un chat. Je possédais trois paires de mocassins John Lobb et j’avais annoncé la mort officielle de la littérature postmoderne.
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Par julinou, le 11/02/2011
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
Au moment où je t'ai perdu, j'ai bien compris que la souffrance allait être terrible. Je l'ai compris immédiatement, avec les premières larmes et les premières injures. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était l'ennui. Je m'apprêtais à souffrir d'amour et d'injustice, mais pas à souffrir d'ennui.
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Par Marsup, le 07/06/2010
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
"Je veux bien que les souvenirs me brûlent, mais je ne sais pas quoi faire avec ce présent vide."
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Par brigetoun, le 12/11/2009
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
Il n’y a plus de sens maintenant, mais, maintenant, je sais que la vie n’a aucun sens.
Sous l’impulsion de Montaigne, j’ai aussi repeint le plafond de mon appartement
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Par anyasmith, le 09/08/2011
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
C'est typique des humains : démolir consciencieusement ce qui peut les rendre heureux, ne pas savoir résister au doute. Et tu ne peux rien, m'a-t-il dit, absolument rien, contre ce sentiment de solitude qui les tenaille.
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Par Marsup, le 18/05/2010
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
« Quelle est la VERITE de cette chaussure ? Voilà ce que doit dire l'art. Voilà la tâche »
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Par luocine, le 27/08/2009
La chaussure sur le toit de
Vincent Delecroix
Et bien moi, figure-toi, ça m’a exaspérée, ce sermon. Si les pompiers refusent d’aider les vieilles dames, qui le fera, hein ? Les marchands de saucisses, les agents immobiliers ?
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Par de, le 09/10/2011
Cartographie de l’utopie. L’œuvre indisciplinée de Michael Löwy de
Vincent Delecroix
Ce que l’intellectuel anticapitaliste refuse n’est pas tel ou tel aspect quantitatif, partiel, superficiel, du mode de production capitaliste, mais son fondement même. Ce qu’il désire n’est pas une amélioration, une réforme ou un aménagement du système, mais son bouleversement total, et son remplacement par un mode de vie qualitativement différent.