Avec ce dixième volet des enquêtes de Nicolas le Floch, l'auteur nous fait plonger, une fois de plus, avec virtuosité dans le Paris du XVIIIème siècle. La plume est époustouflante tant elle est dans le ton de l'époque, tout comme les descriptions de la capitale. Comme à son habitude,
Jean-François Parot mêle fort adroitement de nombreux éléments historiques à une trame romanesque haletante.
L'auteur s'inspire des relations détestables qui existaient entre Catherine II de Russie et son fils Paul, pour nous embarquer dans une sombre affaire de complot qu'il situe à Paris. Je n'en dirai pas plus, je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la découverte.
Deux choses occupent une place primordiale dans les volumes de cette série, il s'agit du libertinage (nous sommes en effet à la grande époque libertine) et de la cuisine. L'auteur n'hésite d'ailleurs pas, à l'occasion des nombreux banquets organisés à l'hôtel de Noblecourt, à nous détailler quelques recettes savoureuses qui font monter l'eau à la bouche. de la même façon, il est très sympathique d'assister, lors d'un de ces banquets, à une discussion animée et critique à propos d'un livre nouvellement paru et qui fait scandale : je veux parler de celui de Choderlos de Laclos “Les liaisons dangereuses”.
Au fil des pages de l'ouvrage, on sent souffler les premières brises de la révolution à venir. L'auteur y évoque la misère du peuple, les impôts… On imagine aisément le Floch vivre cette révolution dans les volumes à venir, sans savoir pour autant de quel côté il se placera. Bref, à n'en pas douter, tout cela nous incitera vivement à suivre assidûment les prochaines enquêtes de ce héros.
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