> François Gaudry (Traducteur)

ISBN : 284304555X
Éditeur : Zulma (2011)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

En huit nouvelles haletantes, Eduardo Antonio Parra nous offre une manière de roman à épisodesconsacré à la nuit mexicaine, tragique et infiniment solitaire des prostituées, des cholos, ou coyotesde rue, et des noceurs invét... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 28 décembre 2011

    brigittelascombe
    Attention danger quartiers malfamés la nuit!
    Voilà un peu l'idée qui m'a traversé l'esprit en lisant le prospectus de ce voyage mexicain aux limites de l'horreur.
    Stephen King te hérisse, la seule lecture de Cujo t'a filé des cauchemars et là, tout de go, te voici embarquée dans ce monde cruel "qui engendre des animaux nocturnes assoiffés de sang", ferme ce livre et attrape un bon roman d'amour bon,bon,bon pour le moral.
    Deuxième pensée préventive.
    Curieuse invétérée,j'ai continué, sur la pointe des pieds, prête à prendre les jambes à mon cou en cas de mort aux trousses.
    Et puis, Les limites de la nuit, n'ont-elles pas reçu le prix Antonin Artaud?
    Visitons!
    Une bande de délinquants complote sur une rive du Rio Bravo, n'ont-ils pas juré cinq ans auparavant de "faire la peau" aux salauds de gringos qui traversent le fleuve? L'un d'entre eux aurait-il failli à sa parole? Houlà! Une lame scintille!
    A travers la vitre sale d'un motel minable un couple s'agite, s'insulte,se pâme ("le chercheur de plaisir" et sa dulcinée) sous l'emprise d'alcool, de cocaïne et de shit.
    De fantasme en fantasme, un couteau émerge à nouveau!!!
    Aïe!!!
    C'est quoi ces allées et venues, entre voitures à l'arrêt, travestis et putes mauvais chic, mauvais genre? Et c'est qui cette déesse de romans photos en recherche "d'adorateur nocturne"? Passons!
    Coupure de courant!
    Quelle déveine. Des cris émergent d'une voiture. Un viol?
    Fuyons!
    Un petit café ferait l'affaire histoire d'effacer énergiquement les frayeurs ambiantes!
    Tiens, une boite! Pauvre type qui désire sans recevoir en retour!
    Pas de café sans vrai café!
    Un pub! Encore un pauvre type, non un riche homo, mais has been. A moins que?
    Marche à l'aveuglette.Un puits. Long monologue tissé de haine. Pas de puits. Courons!
    Une ambulance.Un accident. Les mourants parlent tous le même langage à moins qu'ils se détestent en vie. Mort, vie, morts-vivants. C'est ça le Mexique des bas-fonds?
    Dancing. Strip-tease.Du plus gai ou du plus morbide?
    Un coup de révolver?
    Racontées ainsi, mises un peu à distance, je m'en excuse auprès d'Eduardo Antonio Parra, Les limites de la nuit perdent de leur valeur littéraire car cet écrivain mexicain sait rendre une ambiance, décrire des personnages hors-normes à la limite de la folie, créer un suspense,susciter l'angoisse, manier le couteau dans la plaie du lecteur torturé qui, masochiste, en redemande sachant qu'il faut pénétrer dans ces neuf Nouvelles bien calé sur le siège d' un train fantôme où l'on crie dés qu'un squelette grimaçant vous tombe dessus.
    Et si c'était vrai? C'est vrai, sans doute et triste en y repensant toutes ces félures sans guérison possible!
    C'est pourquoi j'ai mis cinq étoiles à ces récits qui dénoncent et à cette écriture sans limites tournée vers un avenir des plus prometteurs.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Madamedub, le 23 juillet 2011

    Madamedub
    Trois amis s'apprêtent à honorer un terrible serment. Un homme sent naître en lui une pulsion inédite. Une femme marche d'un pas décidé vers le coin de trottoir ou elle attendra ses clients. Trois adolescents ivres partent à la recherche de nouvelles sensations. Un habitué d'une boite de nuit contemple la danseuse que tous convoitent. Un amant éconduit cherche de la compagnie dans un bar. Un vieillard défiguré raconte sa triste histoire à un jeune homme. Un employé de banque et son patron rentrent tard sur une nationale mal éclairée. Un criminel pressent que justice sera faite d'une manière ou d'une autre… La nuit est en train de tomber sur un des pays les plus dangereux du monde, et ce soir, vous, lecteur, serez au mauvais endroit, au mauvais moment.
    Telle est la promesse des Limites de la nuit. Principal décor de toutes ces histoires, la Nuit crée un monde sans ciel étrangement semblable au notre. La noirceur n'y est fendue que par les éclairs, par la lumière sale des phares des voitures qui roulent trop vite ou encore les faisceaux meurtriers des projecteurs de la migra, la police des frontières américaine, chargée de tirer à vue sur ceux qui voudraient goûter au paradis gringo. Les neuf nuits que Parra vous invite à vivre sont autant de malédictions, dont les victimes devront endurer la solitude et le désespoir si elles vivent assez pour voir le matin.
    Eduardo Antonio Parra donne à la Nuit le pouvoir de démasquer l'Humanité et de révéler sa nature monstrueuse. Il décrit une faune dégoûtante et absurde de proies et de prédateurs qui se chassent, se violent et se tuent sans pitié. Mais l'auteur permet à ses personnages de rester humains : il prend soin de faire le lien entre ces créatures amorales, criminelles, et les hommes et femmes qu'ils étaient, avant les ténèbres. On se sent curieusement, anormalement proche d'eux. Perra crée des coupables qu'on ne peut pas juger.
    En inventoriant toutes ces déchéances, cet ouvrage a quelque chose de l'exercice de style. On se demande parfois si ce n'est pas le genre de recueil qu'on prend plus de plaisir à écrire qu'à lire. du monologue verbeux à l'apostrophe lapidaire, l'auteur joue d'un style tantôt factuel, tantôt poétique. Malgré quelques artifices, il garde toujours assez de réalisme pour conserver cette brutalité qui manque parfois au glamour vénéneux des films noirs. Quoi qu'il en soit, la variété des thèmes et des narrations en font un de ces livres où chacun trouve finalement quelque chose à apprécier.
    JG

    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/?ha_exhibit=les-limites-de-la-nuit-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigittelascombe, le 28 décembre 2011

    Quand elle augmente sans répit,la peur est comme la nuit,comme l'obscurité:il arrive un moment où elle t'éclaire,t'illumine de l'intérieur,elle apaise ton coeur et te rend capable de faire ce que tu croyais impossible.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 28 décembre 2011

    La véritable peur s'empare de toi lorsque tu as éprouvé une douleur épouvantable et que tu as la certitude que tu vas la revivre.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 28 décembre 2011

    Et maintenant ce que tu croyais être ta nuit glisse de minute en minute vers une aube solitaire et froide.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les limites de la nuit par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Eduardo Antonio
Parra(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (7)

  • Ils veulent le lire (1)

> voir plus

Quiz