> Maurice Nadeau (Préfacier, etc.)
> Max-Pol Fouchet (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> Clarisse Francillon (Traducteur)
> Stephen Spriel (Traducteur)

ISBN : 2070363511
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par nastasiabuergo, le 08 mars 2012

    nastasiabuergo
    Quel livre déprimant, magistralement écrit, mais déprimant. Essayez de vous imaginer, enfermé sans espoir dans le fond d'une gigantesque bouteille de tequila ou d'une obscure gourde de mescal aux proportions dignes du Popocatepelt et que vous essayiez de voir la lumière du jour par l'étroit goulot. Malcolm Lowry nous plonge dans l'univers atroce d'un alcoolique éperdument amoureux et mélancolique, témoin de sa propre déchéance, sans espoir, dont l'issue ne peut être que fatale. Geoffrey Firmin entraine dans sa chute la femme qui l'aime et dont il est pourtant, lui aussi, follement amoureux. L'œuvre se déroule sur 24 heures, une journée pendant laquelle on revit plusieurs vies et leur cortège de bonheurs accessibles et d'occasions ratées. le livre transcrit bien l'impression de pataugeage dans la boue de son héros, cette espèce de rendez-vous dans les forges abyssales d'Héphaïstos. Il est lent à démarrer et monte en intensité tout au long de la lecture mais n'en procure pas moins un sentiment de détresse et de malaise parfois très déprimants. Rien à redire sur le style efficace et travaillé de l'auteur qui signe un livre éminemment autobiographique et crépusculaire.
    NB: Je possède la traduction "Sous le volcan" des cahiers rouges chez Grasset et ne connais pas la précédente traduction "Au dessous du volcan" ni le texte original anglophone, mais il est évident que cette traduction est d'une grande qualité, essayant de reproduire la musicalité du langage d'origine.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par souslevolcan, le 05 février 2012

    souslevolcan
    Cet article a été publié sur : http://souslevolcan.over-blog.com/
    C'est le livre d'une histoire d'amour qui sombre dans le mescal. C'est une idylle aussi belle et incompréhensible que le Mexique aux yeux d'un homme dont l'ivresse est tout autant ce pays et ses couleurs que son désespoir et sa solitude. C'est la chute d'un homme au travers duquel l'humanité chancèle, titubant au cœur d'un jardin merveilleux jusqu'à la nuit, où elle s'effondre dans la boue et la trivialité.
    J'ai commencé la lecture de ce livre le cœur serré. Je m'y ennuyais, prêt à m'arrêter en chemin, poursuivant ma route uniquement guidé par l'influence de sa réputation et de quelque chose de plus impalpable, une impression, une odeur. Je regardais cette grande masse liquide comme une eau dormante et ennuyeuse, mais, de temps à autre, quelque chose passait sous la surface et me disait : tient bon.
    Et puis ce que je pressentais est arrivé, à la page 155, lorsque le consul bondit soudain sur ses pieds, j'ai été frappé par un éclair, un éclair intense, comme un premier shoot d'héroïne.
    J'ai vu dans cet éclair toute la beauté de ce livre, de ce poème, toute sa force de pénétration. Ce n'est pas un livre qui parle à l'âme, c'est un livre qui regarde en nous jusqu'au vertige. Il fouille notre pulpe intime pour faire de chacun de nous un témoin de la beauté et de la cruauté de notre monde, et de l'amour, et de la mort.
    Sa magie m'accompagne depuis de longues années et il ne se passe pas un seul mois sans que j'y songe, comme s'il était toujours sur mon chevet et que j'allais encore m'enivrer à la coupe de ses beautés. Je ne divague pas, le romantisme m'écœure, mais il faut bien, face à ce miroir inverti de nous-mêmes, faire preuve d'humilité et dire : ce livre est une merveille comme il en existe peu. Il me bouleverse.
    S'il fallait convaincre encore, je dirais de prendre un exemplaire Folio édition 2004 et de lire page 554 à partir de : « La pluie tomba plus dru tout à coup… » jusqu'à ce que le livre vous tombe des mains, arrachant à vos lèvres un Mon Dieu… Alors, il y aura aussi page 252 ( le chat et l'insecte), page 265 (le consul dans la salle de bain) et puis toutes les pages à partir de 155.
    J'ai commencé sa lecture le cœur serré, je l'ai achevé le cœur douloureux, répétant comme un mantra que je n'ai pas de mot (Magnifique, prodigieux, sublime, inégalable, sont-ils des adjectifs tout à fait suffisant ?) pour en saluer l'intense beauté.


    Lien : http://souslevolcan.over-blog.com/article-90220729.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67, le 19 octobre 2011

    Philippe67
    Un livre très noir qui décrit très bien la déchéance d'un alcolique et de son entourage, les personnages sont très fouillés et réalistes.
    On est emporté par cette histoire et on assiste impuissant à cette lente descente dans l'enfer de l'alcool d'un homme cultivé et intelligent que ni l'amour de sa femme ni de ses amis ne peut détourner de sa "passion"
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brusc, le 18 novembre 2011

    brusc
    Un chef d'oeuvre. Chut !
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (14)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Mais ne vois-tu pas espèce d'encorné de cabron qu'elle est en train de se dire que la première chose à laquelle tu penses après son arrivée à la maison comme cela c'est à boire de la strychnine dont la malencontreuse nécessité et les circonstances annulent l'innocence tu vois donc qu'en face d'une telle hostilité tu pourrais aussi bien ne pourrais-tu t'y mettre au whisky maintenant au lieu d'attendre à plus tard pas à la tequila à propos où est-elle bon bon bon bon nous savons où elle est qui serait le commencement de la fin ni au mescal qui lui serait la fin quoique peut-être une sacrée bonne fin mais au whisky la bonne et saine eau-de-feu-au-gosier des ancêtres de ta femme nacio 1828 y siguiendo tan campante et puis après tu pourrais peut-être prendre de la bière c'est bon pour toi et aussi plein de vitamines car il y aura ton frère et c'est un événement et le cas ou jamais peut-être d'une petite fête bien sûr que c'est le cas et en buvant le whisky et ensuite la bière tu pourrais néanmoins ne faire que te restreindre poco a poco comme tu dois mais tout le monde sait qu'il est dangereux de tenter ça trop vite mais poursuivre l'oeuvre de ton redressement par Hugh bien sûr que tu le ferais !
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Petitebijou, le 28 juillet 2011

    Au coeur de la puissance sauvage du paysage naguère champ de bataille, quelque chose semblait crier vers lui, présence née de la force dont il reconnaissait le cri familier dans tout son être, qu'il recueillait et renvoyait au vent, mot de passe de courage et de fierté entendu dans l'enfance - affirmation passionnée et cependant presque toujours hypocrite de l'âme individuelle, n'est-ce-pas, du désir d'être, de faire le juste et le bien. Car voici qu'il regardait à présent plus loin que l'étendue des plaines, plus loin que les volcans, jusqu'à ce vaste océan aux houles bleues, éprouvant en son coeur la sempiternelle impatience sans limites, l'incommensurable faim.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Petitebijou, le 28 juillet 2011

    Yvonne était assise sur le lit, le regard flottant sur le magazine, chemise de nuit laissant discrètement apparaître l'endroit où le hâle de la peau s'estompait devant la blancheur du sein, bras sortis des couvertures, main nonchalemment pendue sur le rebord, poignet vers le bas, qu'elle retourna à son approche involontairement, paume vers le ciel d'un réflexe traduisant, qui sait, l'irritation, mais qui prit à son insu la valeur d'une supplique ou, plus symboliquement encore, sembla incarner à lui seul tout à coup l'antique imploration, l'étrange et secrète pantomime sans parole des tendresses, des loyautés indicibles, de l'espoir éternel de leur alliance.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Jdo, le 23 décembre 2011

    Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-là, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par mathieupl, le 30 décembre 2011

    Hugh resettled the towel around his brother's neck, then, as if absent-minded obeying the other's wordless instructions, went out, humming, through the bedroom back to the porch, where the radio was now stupidly playing Beethoven in the wind, blowing hard again on this side of the house. On his return with the whisky bottle he rightly deduced the Consul to have hidden in the cupboard, his eyes ranged the Consul's books disposed quite neatly - in the tidy room where there was not otherwise the slightest sign its occupant did any work or contemplated any for the future, unless it was the somewhat crumpled bed on which the Consul had evidently been lying - on high shelves around the walls : Dogme and Ritual de la Haute Magie, Serpent and Siva Worship in Central America, there were two long shelves of this, together with the rusty leather bindings and frayed edges of the numerous cabbalistic and alchemical books, though some of them looked fairly new, like the Goetia of the Lemegaton of Solomon the King, probably they were treasures, but the rest were a heterogeneous collection : Gogol, the Mahabharata, Blake, Tolstoy, Pontoppidan, the Upanishads, a Mermaid Marston, Bishop Berkeley, Duns Scotus, Spinoza, Vice Versa, Shakespeare, a complete Taskerson, All Quiet on the Western Front, the Clicking of Cuthbert, the Rig Veda - God knows, Peter Rabbit; "Everything is to be found in Peter Rabbit," the Consul liked to say - Hugh returned, smiling, and with a flourish like a Spanish waiter poured himself a stiff drink into a toothmug.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (3)

Video de Malcolm Lowry

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Malcolm Lowry

Extraits lus de "Au-dessous du volcan" de Malcolm Lowry.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Au-dessous du volcan par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (183)

> voir plus

Quiz