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S’il fallait discourir à propos du roman La Disparition, il faudrait l’accomplir ainsi.
A sa façon, G. P. a agi pour l’innovation ou l’imagination dans la production d’albums.
Il nous a donc pondu un roman grinçant, agaçant, usant, torturant la plupart par l’omission, l’oubli d’utilisation d’«un rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal», lui donnant un ton non commun.
Pour qui lit toujours un roman banal, La Disparition aura l’air d’un torchon.
Pourtant, jamais G.P. n’osa trahir un quidam connaissant son art, livrant à tout friand, un roman dur à haïr.
Pour ma part, il m’a abasourdi ; j’y ai pris grand plaisir.
La Disparition est un lipogramme en –e, ce qui signifie, dans un langage plus clair, que le texte ne contient aucun e ! Non, je ne vous mens pas. Georges Pérec a réussi à écrire 300 pages sans un seul –e ! Bon, c’est vrai, c’est tordu, compliqué, plein de personnages qui ne sont pas toujours ce qu’ils croyaient être, de dessins de –e non-identifiables... Mais comment faire autrement sans la lettre la plus utilisée en français ?
Une véritable performance littéraire pour des lecteurs qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont prêts à mettre leur cerveau à rude épreuve !
une histoire curieuse, un bel exercice, mais de lecture un peu angoissante: on se prend à chercher la lttr, surtout de la part du maître des mots et palindromes, 4 "e "au compteur tout de même !