> Michel Persitz (Traducteur)
> Colette Audry (Préfacier, etc.)
> Lois Ames (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070712184
Éditeur : Gallimard (1988)


Note moyenne : 4/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
La Cloche de détresse (titre original : The Bell Jar) est l'unique roman de l'écrivaine américaine Sylvia Plath, tout d'abord publié sous le pseudonyme de Victoria Lucas en 1963, un mois avant la mort de son auteur. Il s'agit d'un roman semi-autobiographique, dans leque... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    The bell Jar
    Traduction : Michel Persitz
    "La cloche de détresse" parut dans le monde anglo-saxon en janvier 1963. Un mois plus tard, Sylvia Plath mettait fin à ses jours.
    Le fait d'avoir plongé au plus profond d'elle-même pour en extirper ce livre constitua-t-il pour elle un choc trop violent dont elle ne ressentit peut-être pas l'impact pendant qu'elle écrivait mais qui se révéla dans toute son ampleur après qu'elle eut autorisé son ultime enfants de mots et d'encre à prendre son envol sous la houlette des éditions Faber & Faber ?
    Ou bien les réactions, très mitigées, des êtres de chair et de sang dont elle avait restitué le caractère dans ces pages accentuèrent-elles l'impression qu'elle traînait après elle de n'avoir jamais été réellement comprise et appréciée à sa juste valeur, la renvoyant à sa souffrance intime ?
    Y eut-il d'autres facteurs comme la certitude, illusoire ou définitive, d'avoir atteint, avec "The bell Jar", à l'ultime niveau de son talent ?
    Quoi qu'il en soit, ce roman demeure un modèle d'analyse personnelle sans complaisance. Une fois encore, le miracle de l'écriture se fait sentir et le romancier s'approprie sans vergogne l'individu qu'il est aussi pour en faire l'un de ses personnages. Ce personnage, il l'examine sous toutes les coutures - on dirait de nos jours qu'il le scanne - et le restitue, avec l'intégralité de ses états d'âme, fussent les moins facilement compréhensibles. A ce jeu-là, c'est vrai qu'on peut se perdre et si la réussite de Plath l'écrivain est ici exemplaire, on peut comprendre que Plath la femme n'y est pas survécu.
    Il faut dire que Plath n'a pas choisi la facilité : si elle dote bien évidemment son héroïne d'un Etat-civil à part entière (Esther Greenwood), elle ne peut s'empêcher de recourir au "Je" pour monter son texte. De plus, on sent bien qu'elle n'a rien oublié de son parcours de petite provinciale qui, ayant remporté un concours de poèmes organisé par une grande revue new-yorkaise, se trouve brutalement immergée, presque du jour au lendemain, dans un univers brillant mais superficiel qui l'agace et la charme tour à tour.
    Quand, le séjour-récompense à New-York achevé, Esther-Sylvia prend le chemin du retour, le drame éclate : aux angoisses et aux sensations vertigineuses inspirées par un univers qui semble vaciller, succède une tentative de suicide et l'inévitable thérapie de choc, la seule pratiquée dans les années cinquante.
    Certes, Sylvia Plath a tenu à achever son roman sur une note d'espoir et fait son héroïne quitter, pratiquement guérie, la clinique qui l'a accueillie après sa dernière rechute. L'espoir, il est vrai, s'ouvrait alors à la jeune fille puisque nous étions encore en 1953/1954, soit avant sa rencontre et son mariage avec Ted Hughes. Mais lorsque la romancière pose le point final à ce récit, dix ans se sont écoulés, elle connaît des problèmes de couple et a deux enfants. Pour elle, l'espoir n'est plus.
    Juste avant de s'enfermer dans la cuisine et d'en calfeutrer la porte pour s'assurer que l'arrivée de gaz du four accomplirait correctement son office, Sylvia Plath prit la précaution de préparer, à l'intention de son fils et de sa fille, un goûter de pain et de chocolat. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Myrtle, le 17 novembre 2011

    Myrtle
    J'étais intriguée par cet unique roman de Sylvia Plath... Je me demandais si j'allais y trouver des éléments autobiographiques et peut-être un peu mieux cerner la mystérieuse poétesse. J'en suis ressortie touchée et déroutée. Je n'ai pas trouvé un chef d'œuvre dans "La cloche de détresse" mais le personnage d'Esther est à la fois évanescent, candide et complètement désespérée.
    Il y a clairement deux parties dans l'ouvrage. La première relate les années new yorkaises d'une jeune femme, ses espoirs, ses craintes, ses rencontres et tout d'un coup, tout bascule et l'on retrouve notre héroïne enfermée dans un asile, complètement perdue. Je n'ai pas reconnu Esther dans la deuxième partie. Pourtant, sa "névrose" était sous-jacente et bien amenée, bien sûr. Ses réflexions sur son entourage et ses rencontres désastreuses m'ont fait penser à certaines réflexions des personnages de Bret Easton Ellis (mais la ressemblance s'arrête là).
    En quelques mots, le personnage d'Esther va me hanter longtemps et j'ai aimé suivre ses errances. J'aurais aimé pouvoir dire à Sylvia Plath que son roman n'est pas "une vraie soupe" comme elle le confiait à sa mère. Elle a parfaitement retranscrit le vide, le désespoir et la dépression.
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    • Livres 5.00/5
    Par Titine75, le 25 février 2009

    Titine75
    Esther Greenwood a 19 ans en 1953 et tout lui réussit. Elle est extrêmement brillante, elle remporte des prix, reçoit une bourse pour aller au collège et se retrouve à travailler pendant un mois dans un magazine de mode à New York. Avec d'autres jeunes filles, Esther a gagné un concours en écrivant des essais, des poèmes, des histoires et des slogans publicitaires. Elle mène la grande vie à New York, court la ville de fêtes en fêtes, va au bout de ses envies jusqu'à l'excès. “Il n'y a rien de tel que de dégueuler ensemble pour faire de vieilles amies.”
    Face à ce tourbillon permanent qu'est New York, Esther fait le point sur sa vie et s'en trouve fort déprimée. “Je suppose que j'aurais dû être emballée comme les autres filles, mais je n'arrivais même pas à réagir. Je me sentais très calme, très vide, comme doit se sentir l'oeil d'une tornade, qui se déplace tristement au milieu d'un chaos généralisé.” Esther ne sait plus quoi faire de sa vie, les options s'offrant à elle lui semblent des impasses. Elle se rêve poète mais cela ne fait pas vivre. Les possibilités professionnelles offertes aux femmes dans les années 50 ne peuvent lui convenir : “Je ne pouvais être que serveuse ou dactylo. je ne pouvais supporter d'être ni l'une ni l'autre.” Même sentimentalement Esther est en décalage avec ce que l'on attend d'elle. Elle semblait promise à Buddy qui attrape la tuberculose. Esther en profite pour le quitter, elle estime que Buddy mérite sa maladie. Il avait connu des petites amies avant Esther et celle-ci ne supporte pas que les hommes puissent avoir des aventures alors que les femmes doivent rester chaste avant le mariage.
    Le voyage à New York prend fin et Esther doit rejoindre sa ville natale : Boston. le retour est très douloureux. Esther sombre dans la dépression et tente de se suicider. “L'idée que je pourrais bien me tuer a germé dans mon cerveau le plus calmement du monde, comme un arbre ou une fleur.” Esther est internée et reçoit un traitement à base d'électro-chocs qui n'arrange pas son état.
    La cloche de détresse” est le seul roman de la poétesse Sylvia Plath (1932-1963). Cette oeuvre est largement autobiographique. Sylvia Plath nous narre sa première dépression qu'elle compare à une cloche dans laquelle elle est enfermée. “Pour celui qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figé comme un bébé mort, le monde lui-même n'est qu'un mauvais rêve.” Sylvia était comme Esther tiraillée entre son devoir de mère et d'épouse et son aspiration à être poète. Sylvia Plath ne sortit jamais de sa Cloche de détresse, la dépression revint sans cesse hanter sa vie jusqu'à son suicide à Londres en février 1963. Elle nous a laissé plusieurs recueils de poésie et ce roman qui nous montre la difficulté à trouver sa place pour une jeune femme dans les année 50. “La cloche de détresse” est un roman-témoignage émouvant. Il nous montre une jeune femme pleine de promesses qui n'arrive pas à s'épanouir dans le monde qui l'entoure. Sylvia-Esther reste toujours lucide sur son état et ne se fait guère d'illusion : “Comment savoir? Peut-être qu'un jour, au collège, en France, quelque part, n'importe où, la cloche de verre avec ses déformations étouffantes descendrait de nouveau sur moi?” Une vie gâchée.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2009/01/10/la-cloche-de-detresse-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Reka, le 21 mai 2011

    Reka
    Les critiques littéraires, à la sortie de ce livre en 1963, ont rapproché Esther Greenwood de Holden Caulfield, le narrateur de L'Attrape coeurs (1951). S'il s'agit dans les deux cas de romans initiatiques, j'ai trouvé que ces fictions n'avaient que très peu de choses en commun et que le roman de Sylvia Plath avait moins vieilli que celui de J. D. Salinger.
    D'ailleurs, La cloche de détresse m'a franchement rappelé Moi, Charlotte Simmons (2004), mais sans le patois ‘fuck' qu'y use et abuse Tom Wolfe. En effet, lorsqu'Esther et son amie Doreen choisissent d'échapper aux strass et paillettes de leur cérémonieux voyage pour aller à la rencontre d'un monde opposé – fruste et pervers -, c'est à une jeunesse vaguement décadente que nous avons alors affaire… Toutefois, Sylvia Plath ne poursuit assurément pas les mêmes objectifs que l'Américain aux vestons blancs. Elle nous laisse découvrir un personnage riche en nuances, sans excès, et éminemment humain. C'est, avec elle, fondamentalement la question de l'être qui se pose, et non celle du paraître…
    Lorsque Esther regagne Boston, le désœuvrement laisse place à la panique : Esther reste vêtue durant trois semaines de l'élégante tenue que lui avait donné l'une de ses camarades à New York et ne trouve plus ni le sommeil, ni l'appétit, ni la concentration. Cet affaiblissement progressif se traduit, dans le livre, par une modification stylistique : Esther recourt de plus en plus aux ellipses/flash back et se disperse continuellement. Bien qu'il s'agisse d'une démarche perspicace pour témoigner de la confusion qui l'habite, j'avoue avoir commencé à perdre moi-même les pédales dès lors que j'ai vu Esther à ce point se diviser…
    C'est pour cette raison que je n'ai pas pu savourer la deuxième partie du roman comme la première.
    Cependant, je n'en suis pas restée là : l'insatisfaction s'est dissipée en faveur d'un sentiment nettement plus optimiste grâce aux critiques de Lilly, Chiffonnette, à l'analyse du Buzz littéraire, et à la lecture morcelée de cet ouvrage. Tous ont en effet retranscrit des extraits du livre et c'est en redécouvrant isolément les plusieurs passages qui les avaient marqués eux que j'ai moi-même été percutée par la force du roman.
    J'ai lu dans les mots d'Esther Greenwood mes propres passages à vide…
    C'est donc en deux temps que s'est forgée mon opinion. J'ai initialement été déçue par ce livre jusqu'à ce que les avis et analyses de lecteurs tiers m'aident à revoir mon jugement.
    Au final, La cloche de détresse m'apparait comme une fiction annonciatrice, car ce spleen dont Esther est la proie et qui n'est la cause de presque rien – que l'on qualifierait volontiers d'anodin – pourrait être celui de n'importe qui. de même, ce roman est une démonstration subtile de la fragilité des Hommes et donc de la facilité à laquelle tout un chacun peut sombrer subrepticement, vertigineusement vite et bas.
    Le parcours d'Esther, c'est aussi celui de Sylvia. Ce roman ne peut donc qu'appeler à la réflexion et avoir une résonance.
    C'est un livre vrai.

    Lien : http://marecages.be/?p=3645
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    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 07 février 2012

    Lostinmypal
    Comme chaque fois que je finis un excellent livre, un de ceux qui vont rester, un de ceux impossibles à résumer, les mots me manquent pour en parler. Que dire si ce n'est que j'ai absolument adoré ce bouquin ! J'ai particulièrement apprécié la plume de Sylvia Plath, à la fois élégante et diablement affûtée.
    Le regard qu'Esther pose sur le monde qui l'entoure, notamment lors de son séjour à New York m'a fortement marqué. J'ai beaucoup aimé ce mélange de fragilité de lucidité, à la limite du cynisme. La mentalité de l'époque, puritaine et conservatrice quant à la place de la femme, plombe clairement Esther qui se débat avec les diktats de la société. On la sent tiraillée entre la volonté de faire ce que l'on attend d'elle et une autre voie, jamais tout à fait définie.
    Cette histoire est à la fois fascinante et épouvantable, notamment quand on pense au destin de Sylvia Plath qui se suicida un an après la parution, sous pseudonyme, de ce roman clairement autobiographique. Pourtant, l'écriture limpide et superbe de Plath transcende le sujet et emporte le lecteur, tiraillé entre désolation et admiration.
    On devine sous sa plume qu'elle fut une personne extrêmement brillante et, en dépit de sa disparition précoce, elle a su s'imposer dans les esprits.
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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 17 novembre 2011

    C'était un été étrange et étouffant. L'été où ils ont électrocuté les Rosenberg. je ne savais pas ce que je venais faire à New York. Je deviens idiote quand il y a des exécutions. L'idée de l'électrocution me rend malade, et les journaux ne parlaient que de ça. La "Une" en caractères gros comme des boules de loto me sautait aux yeux à chaque carrefour, à chaque bouche de métro fleurant le renfermé et les cacahuètes. Cela ne me concernait pas du tout, mais je ne pouvais m'empêcher de me demander quel effet cela fait de brûler vivant tout le long de ses nerfs.
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  • Par Myrtle, le 17 novembre 2011

    - Tu n'as pas besoin de danser, je danserai à ta place.
    Il a passé un bras autour de ma taille et m'a précipitée contre son costume blanc aveuglant.
    - Fais comme si tu te noyais.
    J'ai fermé les yeux et la musique a déferlé au-dessus de moi comme un orage. La jambe de Marco s'est glissée en avant contre la mienne qui a glissé en arrière. J'étais comme soudée à lui, flanc contre flanc, je le suivais dans tous ses mouvements, sans aucune volonté ni conscience. Après un moment je songeais : "On n'a pas besoin d'être deux pour danser, un seul suffit." Et je me suis laissé emporter et courber comme un arbre dans le vent.
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  • Par Reka, le 15 mai 2011

    Je voyais les jours de l’année s’étaler devant moi, comme une succession de boîtes blanches, brillantes, et pour séparer chaque boîte de la suivante, il y avait comme une ombre noire, le sommeil… Malheureusement pour moi, la longue zone d’ombre qui séparait les boîtes les unes des autres avait disparu, et je voyais chaque jour briller devant moi une sorte de large route blanche, désertique.
    Il me semblait idiot de laver un jour ce qu’il faudrait relaver le lendemain.
    J’étais fatiguée, rien que d’y penser.
    Je voulais faire les choses une fois pour toutes et en finir avec elles pour de bon. (p.140)
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  • Par Reka, le 16 mai 2011

    Je me sentais comme un cheval de course dans un monde dépourvu d’hippodromes, ou un champion de football universitaire parachuté à Wall Street dans un costume d’homme d’affaires, ses jours de gloire réduits à une petite coupe en or posée sur sa cheminée avec une date gravée dessus, comme sur une pierre tombale. Je voyais ma vie se ramifier devant mes yeux comme le figuier de l’histoire. Au bout de chaque branche, comme une grosse figue violacée, fleurissait un avenir merveilleux. Une figue représentait un mari, un foyer heureux avec des enfants, une autre figue était une poétesse célèbre, une autre un brillant professeur et encore une autre Ee Gee, la rédactrice en chef célèbre, toujours une autre l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Sud, une autre figue représentait Constantin, Socrate, Attila, un tas d’autres amants aux noms étranges et aux professions extraordinaires, il y avait encore une figue championne olympique et bien d’autres figues au-dessus que je ne distinguais même pas. Je me voyais assise sur la fourche d’un figuier, mourant de faim, simplement parce que je ne parvenais pas à choisir quelle figue j’allais manger. Je les voulais toutes, seulement en choisir une signifiait perdre toutes les autres, et assise là, incapable de me décider, les figues commençaient à pourrir, à noircir et une à une elles éclataient entre mes pieds sur le sol. (p. 88)
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  • Par Myrtle, le 17 novembre 2011

    - T'inquiète pas, me disait-elle en souriant, la première fois tout le monde crève de frousse!
    J'ai essayé de sourire, mais ma peau était devenue sèche, comme du parchemin.
    Le docteur Gordon fixait deux plaques de métal de chaque côté de ma tête. Il les a maintenues en place avec des attaches qui me sciaient le front, puis il m'a donné un fil métallique à mordre.
    J'ai fermé les yeux.
    Il s'est produit un bref silence, comme un souffle intérieur.
    Puis quelque chose s'est abaissé pour m'emporter et m'a secouée comme si c'était la fin du monde. Wheeeee-ee-ee-ee-ee, cela me vrillait à l'intérieur comme dans un espace parcouru d'éclairs bleus, et à chaque éclair de grandes secousses me rossaient jusqu'à ce que je sente mes os se briser et la sève me fuir comme celle d'une plante sectionnée.
    Je me suis demandé quelle chose terrible j'avais bien pu commettre.
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